CHRONIQUES BORDELAISES

La collecte de mots pour Les Plumes 25, autour du mot VILLE, m’a tout de suite donné envie d’écrire sur BORDEAUX.
Cette ville, où lorsque je m’y trouve, je me sens en même temps chez moi et touriste.

La capitale à deux heures et vingt minutes… de Bordeaux.

Ce qui suit me rappelle « Parisiens, têtes de chiens, parigots, têtes de veaux »,  que, l’été à Arcachon, mes copines et moi, nous proférions à la vue de tout véhicule immatriculé 75.

😉

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Bordeaux… Bordeaux vertigineux

Vertigineux par ces images…

Parce que je ne me lasserai jamais,

De ce vertige amoureux…

Et merci à ces alpinistes ouvriers…

 

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Les hommes nus de Bordeaux

Dans le cadre de la saison « Paysages », le sculpteur britannique Antony Gormley a disséminé 20 sculptures identiques dans la ville. Le jeu est de les trouver toutes.

Rue Sainte Catherine

Grand théâtre

Le sculpteur britannique Antony Gormley a disposé un peu partout en ville des statues (20 en tout) qui lui ressemblent.

 

 

Les hommes nus se font habiller, puis déshabiller, puis rhabiller…« Sud Ouest »

Le plus drôles, c’est que les statues habillées ou décorées sont aussitôt déshabillées ou nettoyées.

Le jeu est de les trouver toutes.

(Article et photos de Sud-Ouest)

 

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Complainte du boeuf

Ecrites pour « L’Alphabet à thème » annuaire-pour-les-nuls-logo chez Dimdamdom, en utilisant les trois mots du thème en E Extase , Estime, Etable, mes impressions, ressenties à la Fête des Boeufs Gras*, à Bazas, à laquelle, pour la première fois, ce jeudi 26 février 2017, j’assistais.

Complainte du boeuf

Cauchemardesques visions

Où sont l’étable chaleureuse, la pâture familière,

Mes compagnons

Partageant foin et herbes odorantes.

Lieux inamicaux, bruits mécaniques,  cris inhabituels.

Attaché,

Insupportable attente au-delà de l’angoisse,

Nocive détresse de tous mes membres.

Terrorisé,

Entravé.

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Débarqué sans estime

Une clameur, un meuglement frère.

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Boeufs gras de Bazas

On est exposés, entassés, de force entraînés.

Et la foule en extase nous fête!

Une clameur, un meuglement, mes frères.

Festivités morbides.

(Photos noir et blanc réalisées par Corinne Couette- Photographe professionnelle à Blaye.)
*Cette fête a lieu depuis le treizième siècle, le jeudi gras précédant le mardi-gras.
Relatée, ici, dans Sud Ouest, la fuite d’un boeuf. A ce moment-là, nous n’étions plus sur la place, mais nous avons pu le voir détaler dans une rue de Bazas. Après avoir assisté au spectacle affligeant, avant la pesée, du débarquement de deux boeufs(on parle d’eux dans l’article), nous n’avons pas été étonnés.

Les deux boeufs, réticents à descendre du camion, ont tous les deux, eu la même réaction, dévalant le plan incliné, continuant leur course folle en escaladant une plateforme attachée au tracteur, tombant brutalement sur le sol goudronné, une des deux bêtes a même cassé dans sa chute un coin de la plateforme, pattes emmêlées aux cordages; et lorsque le tracteur s’est mis en branle, on avait l’impression que ces animaux n’étaient pas encore remis de leur frayeur, tant ils semblaient se déplacer avec peine.

Je connaissais Bazas, jolie ville à visiter; mais JAMAIS, je ne reviendrai pour cette fête.

Concernant cette fête,  des extraits d’un autre article du Sud Ouest.

Fête des boeufs gras de Bazas : les artisans bouchers grincent des dents

Un éleveur qui n’est pas associé à un boucher de la ville est-il admis à défiler à la Fête des bœufs gras ? Question sur fond de tradition

Pas très contents, les artisans bouchers de Bazas ont du mal à dissimuler leur inquiétude à l’approche de la traditionnelle Fête des bœufs gras qui aura lieu jeudi 23 février. « On apprend qu’un éleveur a été admis à faire défiler ses bêtes, sans être associé aux bouchers de la ville », dénoncent d’un commun accord les bouchers Auréglia, Charrier, Lafon et Laffargue qui trouvent là, le signe manifeste d’une entorse au règlement et au respect de la tradition. Ils regrettent surtout d’avoir été mis devant le fait accompli et reprochent à la mairie de ne pas les avoir tenus informés.

Règlement dérogatoire

« La ferme de Bérénice à Arveyres qui dirige un troupeau de vaches de 150 têtes de race bazadaise se verrait finalement reprocher de vendre sa viande à Paris. Cela ne devrait pas l’empêcher de défiler à Bazas. »

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Photo Sud Ouest

Le coupable est…le boeuf de la ferme à Bérénice.

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D’aucun se demande si une main innocente, n’aurait pas, aurait pu détacher…;)

Pour en savoir plus, lire ici, article complet.

 

 

 

 

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Bonjour

Ecrit pourlogo nid de motsProchain thème à publier chez vous le samedi 12 novembre :

Écrire le texte de votre choix, en le commençant obligatoirement par « Bonjour ».

 

Bonjour,

Ce mot, l’écrirais-je majuscule, minuscule.

C’est selon mon humeur du jour.

Ou bien, le jouerai-je grave, grincheux, joyeux, insolent, sensuel.

C’est selon,  que nous serons dans un beau ou mauvais jour.

Le dirais je buongiorno, buna ziua, Jó napot, guten Tag, Hello,

Ou tout simplement, adieu.

Afin la journée, bien commencer,

Pour ce dernier, je pencherai.

En  bordeluche saluerai,

Et jusqu’au soir, pourrai l’utiliser.

Adieu.

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Il y a 200 ans naissait Léo Drouyn…

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Léo DROUYN (auto-portrait)

 

Entre art et science, Léo Drouyn, « artiste-archéologue » girondin, a élaboré au milieu du XIXe siècle une œuvre unique en France par son ampleur et sa diversité. En témoigne aujourd’hui un fonds iconographique exceptionnel sur le patrimoine aquitain autour de 1850, riche de plus de 3000 dessins et près de 1550 gravures, quarante ans avant les premiers témoignages photographiques.

Peintre, dessinateur, graveur, il a surtout dessiné les monuments et les paysages de son département, la Gironde, mais aussi des départements voisins et d’autres régions françaises. Très attiré par la nature, il est l’un des premiers à découvrir la poésie romantique des Landes, de leurs pignadas et de leurs lagunes. Il montre une véritable sensibilité ethnographique, portant une attention toute particulière au petit patrimoine, aux vieilles fermes, à l’architecture en torchis et en pans de bois. Son œuvre peint, dispersé dans des collections particulières, est peu à peu redécouvert.

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Léo Drouyn, se représentant en train de faire un croquis de l’église de Saint Genès de Lombaud (33).

Dans le cadre du bicentenaire de sa naissance, l’exposition conçue par les Éditions de l’Entre-deux-Mers, le CLEM et Archéovision vous propose de découvrir les multiples facettes de cet « artiste-archéologue », tel qu’il aimait à se définir lui-même. Article du CLEM(http://toutartfaire.com/?p=3418)

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Et puis je citerai l’association banniere-4-3

qui,  de juin à septembre, invite, dans le cadre des Scènes d’été en Gironde, à des balades agrémentées de visites, conférences, concerts, découvertes patrimoniales, sur les chemins de La Fête à Léo.

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Le testament d’Aliénor

Cela se passera en Aquitaine…

Voici un projet, pour l’été 2017, à visionner.

https://dartagnans.fr/fr/projects/rock-medieval-aux-chateaux/campaign

Si cela vous intéresse, vous pouvez pouvez participez au financement.

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A été, sera

Eté ou n’est pas été,

Sera la grande question musicale,

De ce jour premier,

Où été est.

Eté d’est,

Perdra-t-il le nord,

Passant du sud,

A l’ouest.

L’été

En musique,

Ce plus long jour, aura été,

Sera fêté.

Attendu au coin des rues,

Etendu sur les places,

Vu dans les campagnes,

Dansera sur les trottoirs,

Rayonnera jusque tard,

Illuminera flutiaux et trompettes,

Dansera sur les tambours,

Enchantera les voix,

Rayonnera d’est

Eclairera au nord,

Brillera au sud,

Sur fond de musiques flamboyantes,

Résonnant jusqu’à l’ouest.

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Embrouillade d’escargots

Défi du 20 mai, chez soène

Bon en Mai, le 20, ce sera mon Défi

Mais alors, et pour vous,
en Mai quels sont les mets qui vous inspirent ?

@ vos fourneaux ou livre de recettes !

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Mai joli ou pas, mets ton tablier, prends ta casserole, descends au jardin.

Tu y trouveras clochettes parfumées.

De quoi donc, pourrais-tu les farcir.

Elles sont si petites, délicates aussi.

Fais en un bouquet.

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Ce joli escargot, bavant sur les feuilles,

Cueille le aussi.

Cours chercher le panier à salade

Pour l’y enfermer.

A quoi bon se hâter,

Lui ne court point,

Avance sans souci vers son destin.

Va dans les iris,

Tu en trouveras.

A jeûner les mettra,

Thym en ton jardin, y ajoutera.

A la bordelaise les préparera.

Trempe-les dans l’huile, trempe-les dans l’eau,

Ça fera un escargot tout chaud.

Heu, non là, c’est la recette à la souris verte.

Bon, plonge-les dans l’eau bouillante, avec bouquet garni

Tu as du thym, du laurier

Le persil n’a pas encore repoussé,

Va chez la voisine,

Je crois qu’elle…non, elle bat pas le briquet dans sa cuisine!

Elle a peut-être du persil.

Sale, poivre.

Prends ta cocotte, orange,

Rousse, comme la poule, si tu veux.

MAIpoule

Attention, tu ne prépares pas une poule au pot.

Ç’est pour l’hiver, et on n’est pas au temps d’Henri IV.

Tu as émincé l’oignon.

Quoi? Tu veux un…je comprends pas.

T’as besoin d’un…bouchoir.

Tu pleures? A cause des cagouilles!

Non, à cause de l’oignon!

Que tu es sensible!

Fais le revenir.

Où il est parti?

Mais non, cela veut dire mettre à cuire tout doucement dans un peu d’huile, jusqu’à ce qu’ils soient dorés.

Dorés aux p’tits oignons, c’est ça.

Le jambon de Bayonne et la ventrèche,

Coupés en dés,

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Oui, comme pour coudre, mais non comme pour jouer au jeu de l’oie.

Ou farcir une oie, ou du foie gras

Tu me fais dire n’importe quoi.

Reprenons, tu t’es coupée?

Non, alors, ne me coupe pas sans arrêt la parole!

On va jamais y arriver!

A quoi?

Mais à la recette!

Tu me laisses finir?

Alors voilà: quoi, encore?

Je ne t’ai pas dit combien de temps pour la cuisson des escargots: quarante cinq minutes.

Dans ta cocotte, fait revenir ton oignon émincé, les dés de jambon cru, ventrèche et un peu de chair à saucisse.

Quoi? Si tu dois aussi couper le saucisson en dés!

La chair à saucisse, pas le saucisson!

T’as  jamais vu de chair à sauc…seulement de la chair à pâtée pour chien.

Ecoute, tu vas chez le charcutier acheter de la chair à saucisse, il saura quoi te vendre, lui.

Ou bien, tu tues le cochon, mais non, ne pleure pas…dans le cochon, tout est bon.

Tu mouilles avec du vin blanc, un bol d’eau de cuisson des cagouilles. Tu ajoutes de la sauce tomate. Une prochaine fois, je t’apprendrai à la faire.

Avec la sauce tomate, quand tu sauras la faire, mets une tête d’ail.

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Oui, d’ail, tu as bien entendu, une tête d’ail, tête de linotte.

C’est quoi, quoi? La différence entre une tête d’ail et une tête de linotte?

De l’ail, tu en as dans ton jardin,  la linotte c’est moins sûr.

Tu sales, tu poivres, tu ajoutes du piment d’Espelette…

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C’est beau le pays basque, et Espelette quand il font sécher le piment…

Tu égouttes les escargots; tu les fais cuire dans ta sauce, doucement, pendant une heure.

BON APPETIT

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20 juin oblige, le prochain défi sera…

Voilà l’été

Si le printemps fut ce que l’on en a vu, avril et mai,  météo sauce à la grimace, oublions ces mois ratés, préparons la recette pour un été solaire, ensoleillé.

Parlons de tous ces soleils qui illuminent  ou ont illuminé notre vie…ombrelles et parasols, fêtes en plein air, rigolades à l’ombre des arbres, surprises et heureux souvenirs…en chansons, photos, tableaux, contes…faites nous déguster cette saison, à votre manière.

 

A bientôt…

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Agenda ironique de mai 2016

Ecrit pour l’agenda ironique de mai 2016, proposé par Emilie et Camille

Thème proposé: En attendant le prochain pont

Un pont, ça peut être long, très long…

  • Où tu es? Ça fait deux heures que je t’attends!
  • Dans les embouteillages…
  • Quoi? Ne me dis pas que tu es encore à la cave de Bac…
  •  Je suis sur le pont d’Aquitaine!
  • Je t’avais dit de prendre le pont tournant!
  • J’ai bien essayé; mais je ne l’ai pas trouvé.
  • Bien sûr; il a été démoli!
  • Alors pourquoi tu m’as dit de passer par là?
  • Pas sur celui qui a été démoli! Sur l’autre!
  • L’autre? Je te signale que l’autre, il est fermé.
  • Non! Pas possible!
  • Et si! Il y aurait des problèmes de joints, je sais pas trop…enfin, ça marche pas. Donc, je suis sur le pont d’Aquitaine; mais tu sais avec les travaux, ça roule pas vite…Oh, dis donc, tu devineras jamais ce que je vois!
  • Un autre pont, sans bouchons, sans travaux, que si tu avais eu la bonne idée de passer dessus…
  • Hé, qui c’est qui m’a dit de prendre le pont tournant, c’est pas toi, peut-être?
  • Arrête de tourner autour du pont; qu’est-ce que tu as vu?
  • Trop tard, il est déjà passé!
  • Ça y’est? T’as passé le pont!
  • « C’est tout de suite l’aventure »
  • Quoi?
  • Rien, je chante.
  • Monsieur chante, et moi je regarde passer les, le l’Airbus…
  • C’est ce que je voulais te dire, j’ai vu l’Airbus, tout à l’heure. Enfin, un morceau.
  • Hébé, il va plus vite que toi. Tu aurais dû prendre le bus, toi aussi.
  • Ça va pas, pour me taper les bouchons des quais.
  • Pas le bus, le bus en bateau, tu serais passé sous les ponts, tu aurais salué « La belle Garonne Et les jardins de Bordeaux »*
  • Qu’est-ce que tu racontes?
  • Hölderlin.
  • Quoi Hölderlin?
  • Un poète allemand qui a séjourné à Bordeaux; il venait comme précepteur des enfants d’un consul d’Allemagne; il espérait aussi rencontrer Napoléon…
  • Ah, oui, Napoléon comme le pont de pierre.
  • C’est exact.
  • Et il a dix sept arches, comme dans Napoléon Bonaparte.
  • Oui, enfin, c’est ce que l’on raconte. En réalité, quand les troupes de l’empereur, se rendant en Espagne, arrivent à Bordeaux, il n’y avait encore aucun pont. Ils durent traverser le fleuve en barque; et tu penses bien que ça prit du temps. Napoléon, ça lui plait pas; il ordonne aux bordelais la construction d’un pont. En Espagne, ils prennent la pâtée. A Bordeaux, y’a plus de sous pour construire le pont; il devait y avoir dix neuf arches; mais la Garonne, elle se laisse pas faire comme ça. On lui construit un pont avec dix sept arches de pierre; et le Napoléon, il a même pas pu y assister à l’inauguration, vu qu’il est déjà mort. Et Bordeaux, comme ça, s’est agrandie.
  • Comment ça?
  • Hébé, ils ont pris un grand morceau de la rive droite.
  • Et pour le pont Mitterrand, c’est lui qui l’a ordonné?
  • Non, le pont d’Arcins, c’est lui qui l’a  inauguré, et pour lui rendre hommage, plus tard, ce pont a été  baptisé le pont François Mitterrand.
  • Dis donc, c’est compliqué les ponts chez vous. Le grand pont levant, ouah, c’était beau, quand il s’est levé pour l’Hermione, et l’Hermione, aussi…heu, qu’est-ce que je disais? Ah, oui, c’est Chaban Delmas qui l’a inauguré?
  • Le pont BaBa? Non, pas du tout. Il a failli s’appeler Toussaint l’Ouverture…
  • Qui? Chaban Delmas?
  • Le pont; enfin, tout le monde était pas d’accord, y’en a qui disait on n’a qu’à l’appeler du nom de la rue qui le prolonge, Lucien Faure…
  • C’est qui encore cet illustre inconnu?
  • Ah, tiens, c’est pas bête, comme question; je sais pas, moi non plus. **Enfin, nous on préfère continuer à l’appeler Baba, de son premier nom.
  • C’est vrai on en reste baba, quand on le voit. Dis, c’est à cause de Toussaint l’Ouverture, du rhum, qu’on dit baba?
  • Non, d’abord, il s’appelait pont Bastide-Bacalan. Le rhum, c’est près de la gare, et de la passerelle Saint Jean. L' »entrée magique » de Bordeaux.
  • ?
  • François Mauriac.
  • Dis-donc, pourquoi on l’a pas appelée passerelle Mauriac?
  • La passerelle Gustave Eiffel*** est le premier pont de chemin de fer de Bordeaux.
  • Faudrait savoir: c’est Saint Jean ou Eiffel, son nom?
  • Eiffel; Eugénie a pris le premier train qui est passé dessus.
  • Eugénie, ta petite amie?
  • L’impératrice, la femme de Nap…dis-donc, comment ça se fait que tu connais Eugénie?
  • Ta copine, y’a longtemps…Et l’autre, la femme à Napoléon, elle aurait pu inaugurer le pont.
  • C’est pas la femme du premier, mais du troisième…Mais tu m’as pas dit comment tu la connaissais Eugénie?
  • J’ai oublié, c’est vieux, tout ça; depuis, beaucoup d’eau est  passée sous le pont Saint Jean, Mitterrand, Baba, Garonne, Aquitaine, Eiffel, t’as vu comme il est beau avec ses illuminations en forme de croix, heureusement qu’ils l’ont pas démoli…
  • T’es où là?
  • Hébé, sur Napoléon, enfin, sur le pont de pierre.
  • Quand même, c’est pas trop tôt. Moi, je suis à côté du lion de Stalingrad.
  • Je te vois.
  • Tu me vois?
  • Je suis en train…
  • T’as pris le train? Où ça?
  • J’ai pas pris le train! Je descends du tramway.
  • T’as pris le tramway? Et ta voiture?
  • Elle est sur le pont.
  • Ça va pas de laisser ta voiture sur le pont d’Aquitaine!
  • Sur le pont, chez un garagiste!
  • T’es en panne? Qu’est-ce qu’elle a ta bagnole?
  • Ben, je sais pas, figure-toi. Et le garagiste, non plus, vu qu’il fait le pont.

LION

* Extrait du Poème d’Hölderlin « Souvenirs » (Andenken) (1803 ou 1804)

**Lucien Faure : 1801- 1877, issu d’une famille protestante de Jonzac, associé d’une société bordelaise qui fait le commerce des vins, produits alimentaires et coloniaux, il réussit dans l’armement maritime.
Hormis sous le second empire, où il se retira pour ne pas prêter serment, il fut membre de la chambre de commerce.
Par ailleurs dévoué à des sociétés de bienfaisance et membre du consistoire protestant. (Lu dans l’ouvrage de Mme Descas )

***En 1860, Gustave Eiffel, alors jeune ingénieur de 27 ans, participait, pour la première fois,en tant que chef  chantier,  à la construction d’une passerelle franchissant la Garonne, pour permettre le passage des trains entre les deux rives.

Il sauva la vie d’un ouvrier en plongeant après lui dans le fleuve pour l’en sortir avant qu’il se noie.

 

 

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