CHRONIQUES BORDELAISES

La collecte de mots pour Les Plumes 25, autour du mot VILLE, m’a tout de suite donné envie d’écrire sur BORDEAUX.
Cette ville, où lorsque je m’y trouve, je me sens en même temps chez moi et touriste.

Complainte du boeuf

Ecrites pour « L’Alphabet à thème » annuaire-pour-les-nuls-logo chez Dimdamdom, en utilisant les trois mots du thème en E Extase , Estime, Etable, mes impressions, ressenties à la Fête des Boeufs Gras*, à Bazas, à laquelle, pour la première fois, ce jeudi 26 février 2017, j’assistais.

Complainte du boeuf

Cauchemardesques visions

Où sont l’étable chaleureuse, la pâture familière,

Mes compagnons

Partageant foin et herbes odorantes.

Lieux inamicaux, bruits mécaniques,  cris inhabituels.

Attaché,

Insupportable attente au-delà de l’angoisse,

Nocive détresse de tous mes membres.

Terrorisé,

Entravé.

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Débarqué sans estime

Une clameur, un meuglement frère.

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Boeufs gras de Bazas

On est exposés, entassés, de force entraînés.

Et la foule en extase nous fête!

Une clameur, un meuglement, mes frères.

Festivités morbides.

(Photos noir et blanc réalisées par Corinne Couette- Photographe professionnelle à Blaye.)
*Cette fête a lieu depuis le treizième siècle, le jeudi gras précédant le mardi-gras.
Relatée, ici, dans Sud Ouest, la fuite d’un boeuf. A ce moment-là, nous n’étions plus sur la place, mais nous avons pu le voir détaler dans une rue de Bazas. Après avoir assisté au spectacle affligeant, avant la pesée, du débarquement de deux boeufs(on parle d’eux dans l’article), nous n’avons pas été étonnés.

Les deux boeufs, réticents à descendre du camion, ont tous les deux, eu la même réaction, dévalant le plan incliné, continuant leur course folle en escaladant une plateforme attachée au tracteur, tombant brutalement sur le sol goudronné, une des deux bêtes a même cassé dans sa chute un coin de la plateforme, pattes emmêlées aux cordages; et lorsque le tracteur s’est mis en branle, on avait l’impression que ces animaux n’étaient pas encore remis de leur frayeur, tant ils semblaient se déplacer avec peine.

Je connaissais Bazas, jolie ville à visiter; mais JAMAIS, je ne reviendrai pour cette fête.

Concernant cette fête,  des extraits d’un autre article du Sud Ouest.

Fête des boeufs gras de Bazas : les artisans bouchers grincent des dents

Un éleveur qui n’est pas associé à un boucher de la ville est-il admis à défiler à la Fête des bœufs gras ? Question sur fond de tradition

Pas très contents, les artisans bouchers de Bazas ont du mal à dissimuler leur inquiétude à l’approche de la traditionnelle Fête des bœufs gras qui aura lieu jeudi 23 février. « On apprend qu’un éleveur a été admis à faire défiler ses bêtes, sans être associé aux bouchers de la ville », dénoncent d’un commun accord les bouchers Auréglia, Charrier, Lafon et Laffargue qui trouvent là, le signe manifeste d’une entorse au règlement et au respect de la tradition. Ils regrettent surtout d’avoir été mis devant le fait accompli et reprochent à la mairie de ne pas les avoir tenus informés.

Règlement dérogatoire

« La ferme de Bérénice à Arveyres qui dirige un troupeau de vaches de 150 têtes de race bazadaise se verrait finalement reprocher de vendre sa viande à Paris. Cela ne devrait pas l’empêcher de défiler à Bazas. »

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Photo Sud Ouest

Le coupable est…le boeuf de la ferme à Bérénice.

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D’aucun se demande si une main innocente, n’aurait pas, aurait pu détacher…;)

Pour en savoir plus, lire ici, article complet.

 

 

 

 

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Bonjour

Ecrit pourlogo nid de motsProchain thème à publier chez vous le samedi 12 novembre :

Écrire le texte de votre choix, en le commençant obligatoirement par « Bonjour ».

 

Bonjour,

Ce mot, l’écrirais-je majuscule, minuscule.

C’est selon mon humeur du jour.

Ou bien, le jouerai-je grave, grincheux, joyeux, insolent, sensuel.

C’est selon,  que nous serons dans un beau ou mauvais jour.

Le dirais je buongiorno, buna ziua, Jó napot, guten Tag, Hello,

Ou tout simplement, adieu.

Afin la journée, bien commencer,

Pour ce dernier, je pencherai.

En  bordeluche saluerai,

Et jusqu’au soir, pourrai l’utiliser.

Adieu.

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Il y a 200 ans naissait Léo Drouyn…

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Léo DROUYN (auto-portrait)

 

Entre art et science, Léo Drouyn, « artiste-archéologue » girondin, a élaboré au milieu du XIXe siècle une œuvre unique en France par son ampleur et sa diversité. En témoigne aujourd’hui un fonds iconographique exceptionnel sur le patrimoine aquitain autour de 1850, riche de plus de 3000 dessins et près de 1550 gravures, quarante ans avant les premiers témoignages photographiques.

Peintre, dessinateur, graveur, il a surtout dessiné les monuments et les paysages de son département, la Gironde, mais aussi des départements voisins et d’autres régions françaises. Très attiré par la nature, il est l’un des premiers à découvrir la poésie romantique des Landes, de leurs pignadas et de leurs lagunes. Il montre une véritable sensibilité ethnographique, portant une attention toute particulière au petit patrimoine, aux vieilles fermes, à l’architecture en torchis et en pans de bois. Son œuvre peint, dispersé dans des collections particulières, est peu à peu redécouvert.

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Léo Drouyn, se représentant en train de faire un croquis de l’église de Saint Genès de Lombaud (33).

Dans le cadre du bicentenaire de sa naissance, l’exposition conçue par les Éditions de l’Entre-deux-Mers, le CLEM et Archéovision vous propose de découvrir les multiples facettes de cet « artiste-archéologue », tel qu’il aimait à se définir lui-même. Article du CLEM(http://toutartfaire.com/?p=3418)

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Et puis je citerai l’association banniere-4-3

qui,  de juin à septembre, invite, dans le cadre des Scènes d’été en Gironde, à des balades agrémentées de visites, conférences, concerts, découvertes patrimoniales, sur les chemins de La Fête à Léo.

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Le testament d’Aliénor

Cela se passera en Aquitaine…

Voici un projet, pour l’été 2017, à visionner.

https://dartagnans.fr/fr/projects/rock-medieval-aux-chateaux/campaign

Si cela vous intéresse, vous pouvez pouvez participez au financement.

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A été, sera

Eté ou n’est pas été,

Sera la grande question musicale,

De ce jour premier,

Où été est.

Eté d’est,

Perdra-t-il le nord,

Passant du sud,

A l’ouest.

L’été

En musique,

Ce plus long jour, aura été,

Sera fêté.

Attendu au coin des rues,

Etendu sur les places,

Vu dans les campagnes,

Dansera sur les trottoirs,

Rayonnera jusque tard,

Illuminera flutiaux et trompettes,

Dansera sur les tambours,

Enchantera les voix,

Rayonnera d’est

Eclairera au nord,

Brillera au sud,

Sur fond de musiques flamboyantes,

Résonnant jusqu’à l’ouest.

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Embrouillade d’escargots

Défi du 20 mai, chez soène

Bon en Mai, le 20, ce sera mon Défi

Mais alors, et pour vous,
en Mai quels sont les mets qui vous inspirent ?

@ vos fourneaux ou livre de recettes !

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Mai joli ou pas, mets ton tablier, prends ta casserole, descends au jardin.

Tu y trouveras clochettes parfumées.

De quoi donc, pourrais-tu les farcir.

Elles sont si petites, délicates aussi.

Fais en un bouquet.

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Ce joli escargot, bavant sur les feuilles,

Cueille le aussi.

Cours chercher le panier à salade

Pour l’y enfermer.

A quoi bon se hâter,

Lui ne court point,

Avance sans souci vers son destin.

Va dans les iris,

Tu en trouveras.

A jeûner les mettra,

Thym en ton jardin, y ajoutera.

A la bordelaise les préparera.

Trempe-les dans l’huile, trempe-les dans l’eau,

Ça fera un escargot tout chaud.

Heu, non là, c’est la recette à la souris verte.

Bon, plonge-les dans l’eau bouillante, avec bouquet garni

Tu as du thym, du laurier

Le persil n’a pas encore repoussé,

Va chez la voisine,

Je crois qu’elle…non, elle bat pas le briquet dans sa cuisine!

Elle a peut-être du persil.

Sale, poivre.

Prends ta cocotte, orange,

Rousse, comme la poule, si tu veux.

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Attention, tu ne prépares pas une poule au pot.

Ç’est pour l’hiver, et on n’est pas au temps d’Henri IV.

Tu as émincé l’oignon.

Quoi? Tu veux un…je comprends pas.

T’as besoin d’un…bouchoir.

Tu pleures? A cause des cagouilles!

Non, à cause de l’oignon!

Que tu es sensible!

Fais le revenir.

Où il est parti?

Mais non, cela veut dire mettre à cuire tout doucement dans un peu d’huile, jusqu’à ce qu’ils soient dorés.

Dorés aux p’tits oignons, c’est ça.

Le jambon de Bayonne et la ventrèche,

Coupés en dés,

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Oui, comme pour coudre, mais non comme pour jouer au jeu de l’oie.

Ou farcir une oie, ou du foie gras

Tu me fais dire n’importe quoi.

Reprenons, tu t’es coupée?

Non, alors, ne me coupe pas sans arrêt la parole!

On va jamais y arriver!

A quoi?

Mais à la recette!

Tu me laisses finir?

Alors voilà: quoi, encore?

Je ne t’ai pas dit combien de temps pour la cuisson des escargots: quarante cinq minutes.

Dans ta cocotte, fait revenir ton oignon émincé, les dés de jambon cru, ventrèche et un peu de chair à saucisse.

Quoi? Si tu dois aussi couper le saucisson en dés!

La chair à saucisse, pas le saucisson!

T’as  jamais vu de chair à sauc…seulement de la chair à pâtée pour chien.

Ecoute, tu vas chez le charcutier acheter de la chair à saucisse, il saura quoi te vendre, lui.

Ou bien, tu tues le cochon, mais non, ne pleure pas…dans le cochon, tout est bon.

Tu mouilles avec du vin blanc, un bol d’eau de cuisson des cagouilles. Tu ajoutes de la sauce tomate. Une prochaine fois, je t’apprendrai à la faire.

Avec la sauce tomate, quand tu sauras la faire, mets une tête d’ail.

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Oui, d’ail, tu as bien entendu, une tête d’ail, tête de linotte.

C’est quoi, quoi? La différence entre une tête d’ail et une tête de linotte?

De l’ail, tu en as dans ton jardin,  la linotte c’est moins sûr.

Tu sales, tu poivres, tu ajoutes du piment d’Espelette…

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C’est beau le pays basque, et Espelette quand il font sécher le piment…

Tu égouttes les escargots; tu les fais cuire dans ta sauce, doucement, pendant une heure.

BON APPETIT

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20 juin oblige, le prochain défi sera…

Voilà l’été

Si le printemps fut ce que l’on en a vu, avril et mai,  météo sauce à la grimace, oublions ces mois ratés, préparons la recette pour un été solaire, ensoleillé.

Parlons de tous ces soleils qui illuminent  ou ont illuminé notre vie…ombrelles et parasols, fêtes en plein air, rigolades à l’ombre des arbres, surprises et heureux souvenirs…en chansons, photos, tableaux, contes…faites nous déguster cette saison, à votre manière.

 

A bientôt…

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Agenda ironique de mai 2016

Ecrit pour l’agenda ironique de mai 2016, proposé par Emilie et Camille

Thème proposé: En attendant le prochain pont

Un pont, ça peut être long, très long…

  • Où tu es? Ça fait deux heures que je t’attends!
  • Dans les embouteillages…
  • Quoi? Ne me dis pas que tu es encore à la cave de Bac…
  •  Je suis sur le pont d’Aquitaine!
  • Je t’avais dit de prendre le pont tournant!
  • J’ai bien essayé; mais je ne l’ai pas trouvé.
  • Bien sûr; il a été démoli!
  • Alors pourquoi tu m’as dit de passer par là?
  • Pas sur celui qui a été démoli! Sur l’autre!
  • L’autre? Je te signale que l’autre, il est fermé.
  • Non! Pas possible!
  • Et si! Il y aurait des problèmes de joints, je sais pas trop…enfin, ça marche pas. Donc, je suis sur le pont d’Aquitaine; mais tu sais avec les travaux, ça roule pas vite…Oh, dis donc, tu devineras jamais ce que je vois!
  • Un autre pont, sans bouchons, sans travaux, que si tu avais eu la bonne idée de passer dessus…
  • Hé, qui c’est qui m’a dit de prendre le pont tournant, c’est pas toi, peut-être?
  • Arrête de tourner autour du pont; qu’est-ce que tu as vu?
  • Trop tard, il est déjà passé!
  • Ça y’est? T’as passé le pont!
  • « C’est tout de suite l’aventure »
  • Quoi?
  • Rien, je chante.
  • Monsieur chante, et moi je regarde passer les, le l’Airbus…
  • C’est ce que je voulais te dire, j’ai vu l’Airbus, tout à l’heure. Enfin, un morceau.
  • Hébé, il va plus vite que toi. Tu aurais dû prendre le bus, toi aussi.
  • Ça va pas, pour me taper les bouchons des quais.
  • Pas le bus, le bus en bateau, tu serais passé sous les ponts, tu aurais salué « La belle Garonne Et les jardins de Bordeaux »*
  • Qu’est-ce que tu racontes?
  • Hölderlin.
  • Quoi Hölderlin?
  • Un poète allemand qui a séjourné à Bordeaux; il venait comme précepteur des enfants d’un consul d’Allemagne; il espérait aussi rencontrer Napoléon…
  • Ah, oui, Napoléon comme le pont de pierre.
  • C’est exact.
  • Et il a dix sept arches, comme dans Napoléon Bonaparte.
  • Oui, enfin, c’est ce que l’on raconte. En réalité, quand les troupes de l’empereur, se rendant en Espagne, arrivent à Bordeaux, il n’y avait encore aucun pont. Ils durent traverser le fleuve en barque; et tu penses bien que ça prit du temps. Napoléon, ça lui plait pas; il ordonne aux bordelais la construction d’un pont. En Espagne, ils prennent la pâtée. A Bordeaux, y’a plus de sous pour construire le pont; il devait y avoir dix neuf arches; mais la Garonne, elle se laisse pas faire comme ça. On lui construit un pont avec dix sept arches de pierre; et le Napoléon, il a même pas pu y assister à l’inauguration, vu qu’il est déjà mort. Et Bordeaux, comme ça, s’est agrandie.
  • Comment ça?
  • Hébé, ils ont pris un grand morceau de la rive droite.
  • Et pour le pont Mitterrand, c’est lui qui l’a ordonné?
  • Non, le pont d’Arcins, c’est lui qui l’a  inauguré, et pour lui rendre hommage, plus tard, ce pont a été  baptisé le pont François Mitterrand.
  • Dis donc, c’est compliqué les ponts chez vous. Le grand pont levant, ouah, c’était beau, quand il s’est levé pour l’Hermione, et l’Hermione, aussi…heu, qu’est-ce que je disais? Ah, oui, c’est Chaban Delmas qui l’a inauguré?
  • Le pont BaBa? Non, pas du tout. Il a failli s’appeler Toussaint l’Ouverture…
  • Qui? Chaban Delmas?
  • Le pont; enfin, tout le monde était pas d’accord, y’en a qui disait on n’a qu’à l’appeler du nom de la rue qui le prolonge, Lucien Faure…
  • C’est qui encore cet illustre inconnu?
  • Ah, tiens, c’est pas bête, comme question; je sais pas, moi non plus. **Enfin, nous on préfère continuer à l’appeler Baba, de son premier nom.
  • C’est vrai on en reste baba, quand on le voit. Dis, c’est à cause de Toussaint l’Ouverture, du rhum, qu’on dit baba?
  • Non, d’abord, il s’appelait pont Bastide-Bacalan. Le rhum, c’est près de la gare, et de la passerelle Saint Jean. L' »entrée magique » de Bordeaux.
  • ?
  • François Mauriac.
  • Dis-donc, pourquoi on l’a pas appelée passerelle Mauriac?
  • La passerelle Gustave Eiffel*** est le premier pont de chemin de fer de Bordeaux.
  • Faudrait savoir: c’est Saint Jean ou Eiffel, son nom?
  • Eiffel; Eugénie a pris le premier train qui est passé dessus.
  • Eugénie, ta petite amie?
  • L’impératrice, la femme de Nap…dis-donc, comment ça se fait que tu connais Eugénie?
  • Ta copine, y’a longtemps…Et l’autre, la femme à Napoléon, elle aurait pu inaugurer le pont.
  • C’est pas la femme du premier, mais du troisième…Mais tu m’as pas dit comment tu la connaissais Eugénie?
  • J’ai oublié, c’est vieux, tout ça; depuis, beaucoup d’eau est  passée sous le pont Saint Jean, Mitterrand, Baba, Garonne, Aquitaine, Eiffel, t’as vu comme il est beau avec ses illuminations en forme de croix, heureusement qu’ils l’ont pas démoli…
  • T’es où là?
  • Hébé, sur Napoléon, enfin, sur le pont de pierre.
  • Quand même, c’est pas trop tôt. Moi, je suis à côté du lion de Stalingrad.
  • Je te vois.
  • Tu me vois?
  • Je suis en train…
  • T’as pris le train? Où ça?
  • J’ai pas pris le train! Je descends du tramway.
  • T’as pris le tramway? Et ta voiture?
  • Elle est sur le pont.
  • Ça va pas de laisser ta voiture sur le pont d’Aquitaine!
  • Sur le pont, chez un garagiste!
  • T’es en panne? Qu’est-ce qu’elle a ta bagnole?
  • Ben, je sais pas, figure-toi. Et le garagiste, non plus, vu qu’il fait le pont.

LION

* Extrait du Poème d’Hölderlin « Souvenirs » (Andenken) (1803 ou 1804)

**Lucien Faure : 1801- 1877, issu d’une famille protestante de Jonzac, associé d’une société bordelaise qui fait le commerce des vins, produits alimentaires et coloniaux, il réussit dans l’armement maritime.
Hormis sous le second empire, où il se retira pour ne pas prêter serment, il fut membre de la chambre de commerce.
Par ailleurs dévoué à des sociétés de bienfaisance et membre du consistoire protestant. (Lu dans l’ouvrage de Mme Descas )

***En 1860, Gustave Eiffel, alors jeune ingénieur de 27 ans, participait, pour la première fois,en tant que chef  chantier,  à la construction d’une passerelle franchissant la Garonne, pour permettre le passage des trains entre les deux rives.

Il sauva la vie d’un ouvrier en plongeant après lui dans le fleuve pour l’en sortir avant qu’il se noie.

 

 

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Bordeaux féminin

 

Reédité ce 11 mars 2016, pour  10 du mois, proposé par Egalimère. Ce second rendez-vous étant intitulé

Femmes je vous aime – #10dumois, un article écrit le 11 mars 2015,

 

Bordeaux Féminin

bordeaux femme

Les guides-conférenciers, invitaient, ce 8 mars 2015, JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES  FEMMES, à des visites guidées « éclair, gratuites, d’1/4 d’heure sur des Femmes célèbres de Bordeaux. Ceci afin de faire connaître davantage leur métier et défendre leur profession menacée. (Cela a eu lieu dans d’autres villes de France.)

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Rendez-vous Place Gambetta (anciennement Place Dauphine)

 

J’ai ainsi fait connaissance de Thérésa Cabarrus (1773-1835)Thérésa_Cabarrus, d’origine espagnole. Epouse un français. Entre dans une loge maçonnique féminine. Inquiétée, pendant la Révolution française, part habiter Bordeaux, ouvre un salon, est amie des députés girondins. Tallien, envoyé à Bordeaux, pour rétablir l’ordre, installe la guillotine à Bordeaux, sur la Place Dauphine, où Thérésa a ses appartements.. Il fréquente le salon de Thérésa, tombe amoureux. Celle-ci opposée à la peine de mort, lui reproche toutes ces exécutions. Le nombre d’exécutés diminuera, grâce à l’intervention de Thérésa, nommée « Notre Dame de bon Secours »; recevant des familles, venues demander la grâce pour un parent condamné, dans son bureau des « grâces ».

Tallien repart à Paris, où elle le suivra plus tard. Il n’empêche pas son arrestation; ne se manifestant pas non plus pour obtenir sa libération. Thérésa dira: »Demain, je vais mourir d’appartenir à un lâche. »

Tallien déclare arrêter seul le Tyran. Soutenu par une centaine de députés. Robespierre est arrêté, guillotiné.

Thérèse, à qui on doit la fin du régime de la Terreur, devient Madame Tallien.

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Devant le Français, théâtre devenu aujourd’hui cinéma multiplexe, nous attendaient

Les amours d’ Aurélien de Seze.bORDEAUX GSam01_fond_img

BORDEAUX AUR2LIEN DE SEZEIPaurelAurélien de Seze (1799- 1870) rencontra George Sand à Cauterets, l’été 1825.

 Casimir, le mari de George Sand chassait toute la journée et Aurore écrivait dans son journal :
« Sa femme s’en plaint. Il n’a pas l’air de prévoir qu’un temps peut venir où elle s’en réjouira. « (George Sand Histoire de ma vie)

Ce temps était proche. Aurélien était séduisant et cultivé, cette culture qui manquait tant à Casimir.
« Personne ne parle comme vous, personne n’a votre accent, votre voix, votre rire, le tour de votre esprit, votre manière d’envisager une chose et de rendre votre idée. Personne que moi, Aurélien. « 

(George Sand à Aurélien de Sèze, 10 novembre 1825, Correspondance)

Il lui fit la cour et l’accompagna dans ses excursions. Cet amour dura cinq ans et bouleversa la vie d’Aurore Dudevant. Ils échangèrent une importante correspondance et on peut parler de liaison épistolaire. Cette correspondance soutînt longtemps un amour qui languissait. Ils se rencontrèrent rarement, la dernière fois à Bordeaux, au printemps 1830.

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Jardin Public, rencontre de Rosa Bonheur (1822-1899), sur la place du Champ de Mars.

Peintre spécialisée dans les représentations animalières. Première femme artiste décorée de la légion d’honneur.

bordeaux_rosa bonheurveuvenot_leroux_bonheurRosa rencontre son premier et grand amour en la personne de Nathalie Micas, âgée de 12ans, lors du passage de cette dernière à l’atelier de Raymond Bonheur, le père, artiste peintre, lui aussi. Pour parfaire son art, Rosa Bonheur, vêtue d’habits d’hommes – après autorisation délivrée en bonne et due forme par la préfecture de police de l’époque- parcourt les foires et les marchés d’animaux.

BORDEAUX ROSA BONHEURhorsefair                                                Le Marché aux chevaux- (1853-1855)

 En 1859, Rosa va vivre désormais avec Nathalie, dans une vaste demeure en lisière de la forêt de Fontainebleau, à By.

 

 

Elle y fait aménager son atelier et y loge ses chers animaux, mouflons, cerfs, biches, sangliers, moutons, chevaux, boeufs, chiens, et même un couple de lions, le mâle en cage, la femelle « Fatma » en liberté.

BORDEAUXlapins1840bORDEAUXaltessechezelle1885 BORDEAUXavecfatma

                                                                                                  Rosa Bonheur et Fatma

                                                                                                                                

En 1889, peu après la mort de Nathalie Micas, le Colonel Cody, BORDEAUX rosabonheur_buffalobill

le légendaire « Buffalo Bill », de passage en France avec ses cow-boys et des Indiens,

pour l’Exposition universelle, vient la voir à By.

Il veut connaître la petite « frenchy » qui décrit si bien ses grands espaces.

Elle fait la connaissance d’Anna Klumpke,  peintre elle aussi,

et passera les dix dernières années de sa vie, avec elle.

 Colonel Cody ( 1889)

 

 

 


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Angle des  rues Courbin et du Pont de La Mousque, anciennement distillerie Marie Brizard (1714-1804).

Famille de quinze enfants, dont Marie Brizard est la troisième, BX MBmqsRxNfHEKN09zfO1DCuOYAapprend très vite à s’occuper de ses frères et soeurs, mais aussi du voisinage. Son désir est aider, assister les nécessiteux, les malades.

A l’époque, on fabriquait et buvait, sur les bords de la Garonne, une anisette; utilisée comme boisson, comme aseptisant et remède.

Sur la Place Royale,bordeaux_royale Marie trouve un marin  mal en point et inconscient. Elle le ramène chez elle, le soigne. Le marin guérit. Pour la remercier, lui donne les secrets  d’une recette d’élixir d’anis, fabriqué aux Antilles.

BORDEAUXmb_postcardMarie fabrique cette boisson et l’utilise pour soigner. A Bordeaux, on entend très vite parler de cette boisson;  les riches l’achètent.

Devant ce succès, Marie s’associe à son neveu*, prend d’autres collaborateurs et installe une distillerie. Elle vend la liqueur aux Antilles.

Elle continue à s’occuper des nécessiteux, recueille des prêtres réfractaires.

 

 

*Jean-Baptiste Roger épouse Anne Brizard, bORDEAUX MARIE BRIZARDcaptur10

une fille de Martial, frère de Marie Brizard.

 

 

 

 

 BX PL BOURSEclos-bamboo-30

Direction Place de la Bourse (Anciennement, Place Royale)**

C’est dans une des maisons de cette place,que vécut Jeanne Aleman, alias Jean Balde.( 1885-1938)

Ecrivaine de l’extraordinaire dans le quotidien, elle prit pour pseudonyme l’anagramme du nom de son grand oncle, Jean BLade,  folkloriste de la Gascogne. Elle grandit entre ses grands parents, dans  la maison place de la Bourse à Bordeaux (qu’elle évoquera dans « La Maison au bord du fleuve »)BXJBpush_65186922_planes_balde

BX JBArbieuxElle passe de nombreuses vacances  dans la maison de campagne de ses parents,  « La Vialle » qu’elle met en scène dans « Reine d’Arbieux » .

Jeanne Alleman débute comme professeur de lettres dans l’institution où elle a fait ses études. Elle y a comme élève Jeanne Lafon, qui deviendra quelques années plus tard madame François Mauriac après leur rencontre chez elle. Elle sera la marraine de l’un de leurs enfants. François Mauriac lui remettra la Légion d’Honneur en 1938.

« La Vigne et la maison », évoque le Bassin d’Arcachon et Arès, avec ses personnages pittoresques.

 

« Le Goéland », dans lequel sont décrits des paysages des bords de Garonne, BXJBle-goeland-de-jean-balde-1013407000_ML

du bassin d’Arcachon, dans les variations des saisons, reflète la poésie du terroir et son sens des racines et des paysages.

 

Elle  se bat, sur la fin de sa vie contre l’implantation d’un pylône dans son jardin,bXJBle-pylone-et-la-maison-de-jean-balde-938283767_ML

et son combat fait l’objet du roman « Le Pylône et la Maison ».

 

 

 

 

 

 

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C’est devant   l’église Saint Pierre que nous attend Flora Tristan  (1803-1844)BXFlora

Arrivée à la fin de la mini conférence, je n’ai pu entendre que la fin de vie de Flora Tristan; atteinte de  typhoïde, elle décède dans une maison non loin de cette église.

BXTombeau-de-Flora-TristanElle est enterrée au cimetière de La Chartreuse à Bordeaux, en présence de 1500 personnes. Une souscription publique est lancée, dans toute l’Europe, pour financer la construction d’un tombeau.

En 1848, lors de l’inauguration de sa tombe, 8000 personnes lui rendent hommage. Sur sa partie supérieure est posée l’ »Union ouvrière ».

Sa tombe est toujours fleurie.

Sur wikipédia, voici ce qui est dit:

femme de lettres, militante socialiste et féministe française, qui fut l’une des figures majeures du débat social dans les années 1840

et participa aux premiers pas de l’internationalisme.BXFLO64631869

« L’affranchissement des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. »

« L’homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme. Elle est le prolétaire du prolétaire même ».

Féministe française, mariée à 17 ans, avec un graveur en taille-douce, André Chazal, homme   jaloux,  et très violent. Elle parvient néanmoins à s’évader d’une vie quotidienne où la femme est considérée comme une mineure incapable, par la lecture de Rousseau, Lamartine et surtout de Madame de Staël. Echec total de ce mariage : battue, humiliée, séquestrée, elle réussit pourtant à le fuir en 1825, bien qu’enceinte. Malgré les menaces et les voies de fait de plus en plus graves, elle ne reprend plus jamais la vie commune. En 1838, André Chazal lui perfore le poumon gauche d’un coup de pistolet. Condamné à vingt ans de prison. Le divorce est interdit depuis 1816. Les juges accordent alors à Flora Tristan « la séparation de corps » (alors qu’ils étaient déjà séparés depuis près de dix ans). Ce drame pousse Flora Tristan à se battre, pour le restant de sa vie, pour le droit des femmes à divorcer.

BX FLO trif4.highresMilitante socialiste:Elle s’investit dans la mission d’organiser les classes laborieuses. Ouvrière dans les filatures, les imprimeries, une des figures majeures du débat social dans les années 1840. Pour répandre ses idées, elle s’embarque, en 1843, dans « un tour de France », le circuit traditionnel des apprentis-compagnons. Son journal posthume,  trace ses rencontres avec les femmes et les hommes ouvriers à travers la France.

Flora Tristan publie  en 1843, l’Union ouvrière, prêchant l’union des prolétaires et des femmes contre la société de classe et l’ordre patriarcal. Flora Tristan,  poussa son engagement révolutionnaire jusqu’à tenter pour la première fois de susciter l’union organisée des prolétaires, à travers un tour de France et ce petit livre : l’Union ouvrière, qui connut alors un grand succès.

Flora Tristan est la grand-mère du peintre Paul Gauguin.

 

 

 

Les autres femmes à l’honneur, ce jour-là, étaient Aliénor d’Aquitaine, et Claire Mauriac.

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Le temps m’a manqué pour ces deux figures féminines bordelaises.

 

 

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BXFMclaireDevant la maison natale de François Mauriac,

au 86 rue du Pas St Georges, était évoquée Claire Mauriac (1853-1929).
Claire Mauriac, née Coiffard,  mère de François Mauriac, fille de Raymond et Irma Coiffard. Epouse de Jean-Paul Mauriac dont elle aura cinq enfants, elle devint veuve vingt mois après la naissance de François Mauriac.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Devant le portail NORD de la cathédrale St André, rendez-vous avec Aliénor d’Aquitaine (1122-1204)BX ALI2NOR175428123886redim1

 

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Le Château de l’Ombrière et les environs de Bordeaux constituent le berceau d’Aliénor, c’est cependant à Poitiers que se rattache l’histoire de sa dynastie.

À Bordeaux, le 25 juillet 1137, le père de Louis VII, quelques jours avant sa mort, le marie à la duchesse Aliénor (ou Eléonore) d’Aquitaine. Celle-ci lui apporte en dot la Guyenne, la Gascogne, le Poitou, le Périgord, l’Angoumois, la Marche, le Limousin, la Saintonge… Les frontières du royaume capétien s’étendent dès lors jusqu’aux Pyrénées !

Ce mariage fut célébré en la Cathédrale St André.

En ce dimanche 8 mars 2015,  le soleil était généreux, ce fut une balade agréable, à travers ce Bordeaux historique, découvrir ou redécouvrir des lieux, bâtiments et ruelles d’autrefois. Vivent les Femmes! 

bordeaux femme

**Sur la Place Royale, se trouvait la statue de Louis XV, démolie pendant la Révolution. A laplace, on planta un arbre de la Liberté. Nommée Place Impériale sous Napoléon 1er. A la Restauration, reprend le nom de Place Royale; 1869, on y construit une fontaine, remplacée, en 1928, par la « fontaine des trois grâces ».

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Mascaret-La rivière Dordogne

Ecrit pour écritoire, titre de novembre(?) Mascaret (?). Comme le sujet m’inspire…

EAUMascaret

 

La rivière Dordogne

Quand vient le mascaret, dans tes eaux douces
Se mêle alors le sel de la mer.
Ta surface immobile parcourue d’un frisson
Un courant inverse tes eaux
Tu ne résistes pas, ainsi va la nature
Tes berges, un instant recouvertes
S’offrent à cette vague montante.
Comme un caprice, elle s’en retourne,
Te laissant déshabillée
De ce va et vient incessant
Parfois rude, et ravageur
Bouleversant les fonds,
Colorant tes eaux,
Certains disent marron
Je préfère les dire nuancées caramel.

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Rituel

Ecrit pour écritoire, Aout, le mois sans titre.… Non, non, cela ne signifie pas que nous n’écrirons pas : au contraire, nous écrirons en toute liberté, la seule contrainte du mois c’est : écrivez ce que vous voulez, et TROUVEZ UN TITRE D’UN SEUL MOT  pour votre texte.

 

 

RituelmASCARET à ST PARDON en 08 2014.bis jpg

 

Attendue, guettée, elle avance.
Habituelle, chaque jour,
Evènementielle, parfois.
Phénomène rare, naturel
Joyeusement célébré,
Curiosités empressées.
Elle arrive, souple,

Longue, calmement étalée,
Avec gravité et murmure.
Observateurs émerveillés
Ecoutent son approche,
Révélée par un bruissement.
Etirée dans toute la largeur
La voilà, surfeurs du monde entier,
Celle que vous adulez,
De la rivière, inversant le courant,
La vague des grandes marées,
Notre MASCARET.

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Aujourd’hui, mardi 12 août 2014, à 18h19(heure locale), une marée de fort coefficient (113) va amplifier ce phénomène bi quotidien, que l’on nomme mascaret.

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Ne le manquez pas si vous êtes de passage en Gironde. C’est un spectacle magnifique!

Pour ceux qui ne pourraient pas, vous pouvez avoir un aperçu de ce moment « grandiose » sur  Surf sur la Dordogne

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