Les mots biographent

Chez Jacou, c’est télé-réalité.

Née quelque part…

Ecrit pour les impromptus, thème de la semaine:

Les couleurs et les sentiments se sont mélangés toute la semaine écoulée, et pourtant, comme le chante Maxime Le Forestier dans « Né quelque part », « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille… ».
Née quelque part
Née dans les choux,
Pas du tout,
Née dans une rose,
Cela m’aurait fait tout chose.
Venue au monde dans une cuisine,
Et toute en pleurs, était la voisine.
Dehors, orages et trombes d’eau,
On dut, la sage-femme, aller chercher à vélo.
Plus de bus, et les taxis, ça coûtait cher,
Aussi, aujourd’hui, d’ailleurs.
Attendue, pressée, ma mère l’était.
D’une table,  sauter décidait.
Sitôt, cela fit son effet.
Quelques heures avant le petit déjeuner,
Me voilà, faisant mon entrée.
Née quelque part,  girondine devenant,
Cette région, je l’aime tellement,
Même si, comme mes parents,
Choisie, ne l’ai point,
Et avoir parcouru, et connu autres charmants coins,
Toujours, ici me sens bien, lorsque je le rejoins.
 PHOTOS THOMAS PESQUET

 

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V comme Voir Venise

Dans Olympe de Clèves Alexandre Dumas père écrivait Voir Naples et mourir, dit le Napolitain, Qui n’a pas vu Séville n’a rien vu, dit l’Andalou, Rester à la porte d’Avignon, c’est rester à la porte du paradis, dit le Provençal.

Stendhal lui, follement amoureux de la ville de Naples, estimait qu’il fallait au moins avoir vu Naples une fois dans sa vie avant de mourir !

Goethe écrivait dans son journal de voyage en Italie, de Neapolis:  « Quoi qu’on dise, quoi qu’on raconte ou qu’on dépeigne, Naples dépasse tout: la rive, la baie, le golfe, le Vésuve, la ville, les campagnes voisines, les châteaux, les promenades… J’excuse tous ceux à qui la vue de Naples fait perdre les sens »

Cette expression est souvent utilisée pour dire qu’un site est d’une telle beauté, qu’une fois qu’on l’a vu, le reste n’a plus aucune importance et on peut mourir en paix. On pourrait l’évoquer aussi pour une personne dont l’âme nous aurait particulièrement séduite.

Au cours de vos voyages, vous vous êtes certainement déjà fait cette réflexion. Au cours de vos rencontres aussi. L’idée de cette 147ème proposition est de nous parler d’un endroit que vous aurez particulièrement aimé.

V comme Voir Venise

Elle est là. J’y suis. Ça fait longtemps que je t’attends. Eblouissement vertigineux, inimaginable.
J’y suis seule. Moi, seule. Toi avec moi, pour moi.
Je t’aime. Tu es unique. Je suis unique. Les autres ne comptent pas, ne savent pas. Ils n’ont pas le droit de t’aimer. Tu es à moi, rien qu’à moi. Amour dont mon corps est plein dans les moindres recoins. Tout a disparu. Il n’y a que toi. Je ne veux plus revenir sur terre. Je voudrais être à toi pour toujours.

Ecrit le 18 janvier 2010, au cours d’un atelier d’écriture théâtralisée sur l’Amour, avec Catherine Zambon. Il s’agissait de décrire « La première fois ».

 

 

 

 
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9 avril 2017, poison d’avril

#poisondavril2017 La peur est un poison. Bonne nouvelle, il existe des antidotes ! http://ow.ly/uQGF30aFmhn ACAT France LeMonde

Mon grand-père français « déchu de sa nationalité », ayant, de ce fait, perdu son emploi à la SNCF, dut se cacher dans sa cave, chercher un nouveau boulot…

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Complainte du boeuf

Ecrites pour « L’Alphabet à thème » annuaire-pour-les-nuls-logo chez Dimdamdom, en utilisant les trois mots du thème en E Extase , Estime, Etable, mes impressions, ressenties à la Fête des Boeufs Gras*, à Bazas, à laquelle, pour la première fois, ce jeudi 26 février 2017, j’assistais.

Complainte du boeuf

Cauchemardesques visions

Où sont l’étable chaleureuse, la pâture familière,

Mes compagnons

Partageant foin et herbes odorantes.

Lieux inamicaux, bruits mécaniques,  cris inhabituels.

Attaché,

Insupportable attente au-delà de l’angoisse,

Nocive détresse de tous mes membres.

Terrorisé,

Entravé.

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Débarqué sans estime

Une clameur, un meuglement frère.

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Boeufs gras de Bazas

On est exposés, entassés, de force entraînés.

Et la foule en extase nous fête!

Une clameur, un meuglement, mes frères.

Festivités morbides.

(Photos noir et blanc réalisées par Corinne Couette- Photographe professionnelle à Blaye.)
*Cette fête a lieu depuis le treizième siècle, le jeudi gras précédant le mardi-gras.
Relatée, ici, dans Sud Ouest, la fuite d’un boeuf. A ce moment-là, nous n’étions plus sur la place, mais nous avons pu le voir détaler dans une rue de Bazas. Après avoir assisté au spectacle affligeant, avant la pesée, du débarquement de deux boeufs(on parle d’eux dans l’article), nous n’avons pas été étonnés.

Les deux boeufs, réticents à descendre du camion, ont tous les deux, eu la même réaction, dévalant le plan incliné, continuant leur course folle en escaladant une plateforme attachée au tracteur, tombant brutalement sur le sol goudronné, une des deux bêtes a même cassé dans sa chute un coin de la plateforme, pattes emmêlées aux cordages; et lorsque le tracteur s’est mis en branle, on avait l’impression que ces animaux n’étaient pas encore remis de leur frayeur, tant ils semblaient se déplacer avec peine.

Je connaissais Bazas, jolie ville à visiter; mais JAMAIS, je ne reviendrai pour cette fête.

Concernant cette fête,  des extraits d’un autre article du Sud Ouest.

Fête des boeufs gras de Bazas : les artisans bouchers grincent des dents

Un éleveur qui n’est pas associé à un boucher de la ville est-il admis à défiler à la Fête des bœufs gras ? Question sur fond de tradition

Pas très contents, les artisans bouchers de Bazas ont du mal à dissimuler leur inquiétude à l’approche de la traditionnelle Fête des bœufs gras qui aura lieu jeudi 23 février. « On apprend qu’un éleveur a été admis à faire défiler ses bêtes, sans être associé aux bouchers de la ville », dénoncent d’un commun accord les bouchers Auréglia, Charrier, Lafon et Laffargue qui trouvent là, le signe manifeste d’une entorse au règlement et au respect de la tradition. Ils regrettent surtout d’avoir été mis devant le fait accompli et reprochent à la mairie de ne pas les avoir tenus informés.

Règlement dérogatoire

« La ferme de Bérénice à Arveyres qui dirige un troupeau de vaches de 150 têtes de race bazadaise se verrait finalement reprocher de vendre sa viande à Paris. Cela ne devrait pas l’empêcher de défiler à Bazas. »

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Photo Sud Ouest

Le coupable est…le boeuf de la ferme à Bérénice.

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D’aucun se demande si une main innocente, n’aurait pas, aurait pu détacher…;)

Pour en savoir plus, lire ici, article complet.

 

 

 

 

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Quand la sécurité ne devrait être que…sociale

Si « LA SOCIALE« , passe et est projetée par chez vous; si vous voulez tout connaître de cette dame née en 1945, ce qu’elle aurait pu être réellement, aujourd’hui; pourquoi, elle a pu être attaquée, remise en question dès 1967; et puis les conséquences sur notre santé, les services grignotés des hôpitaux publics, les cadeaux aux cliniques  privées, assurances, et j’en passe, pas la peine d’évoquer les labos, les vrais chiffres et raisons  du « trou » en question, les gouvernements successifs qui se sont engouffrés dans le système libéral, diminuant lentement, mais sûrement les remboursements sécu,…tout cela est fidèlement expliqué dans ce film.

http://www.lasociale.fr

PS: cet article est une in formation.

Certains d’entre vous, peut-être en désaccord avec le sujet,  et désirant répondre ont un droit de réponse.

Et le devoir de rester poli, de ne tenir aucun propos agressif et malveillant.

Je me verrais obligée de supprimer leurs commentaires

Bonne Journée

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Bonne Grafanette

Ecrit pour miletune Sujet semaine 01/2017

grafanette

 

image Mil et une 

Le mot à insérer facultativement est : utopie

Bonne Grafanette.

Mesdames et messieurs, cette année 2017 sera grafanette, ou ne sera pas.

  • Grafanette!? Est-ce que j’ai une tête de Grafanette?
  • Grafanette?
  • Oui, c’est moi.

Mesdames et messieurs, non, ce n’est pas une utopie. Applaudissez , l’an dix sept, l’anette, agrafez, grafez, paragrafez, vous n’y échapperez pas.

  • On se lève tous pour Grafanette.
  • C’est grave, docteur?
  • Ne vous inquiétez pas. Quelques gouttes de grafanette, et ni vu ni connu, je t’embrouille.
  • Vous grafouillez quoi là?
  • Une bafouille pour la sécurité.
  • Ah, bon, c’est dangereux, la grafanette.
  • Au contraire, grafanetez un jour, vous grafanetterez toujours. Tournez vous que je vous gratouille.
  • Hihihi, vous me chatouillez, docteur.
  • Voilà, vous prendrez tous les jours des papouilles, puis un bon verre de grafanette…
  • Je vais trouver ça en pharmacie?
  • Chez le marchand de journaux, vous trouverez La Grafanette illustrée, et pour les papouilles, ça ne dépend pas de moi, mais de votre famille, monsieur le comte de Anette.
  • Graf von Anette, docteur.
  • Ach! Cher comte, chavaizoublié, fou barlé zi bien franzais.
  • Tout va bien, docteur?! Un peu de grafanette?
  • Non, pas celle-là; l’autre.
  • Ah, bon, pourquoi?
  • Celle-ci n’est qu’une copie. L’autre c’est la vraie. L’authentique.
  • C’est que je n’arrive pas à l’ouvrir. Ach! Was ist das? Docteur, docteur, vous êtes où?
  • Je ne suis qu’une illusion grafanettique, grafanettiste, cher Graf von Anette. Je suis votre invention…et puis regardez le calendrier. Quel jour sommes nous?
  • Mais, mein Gott,  ce n’est pas possible!
  • Hihihi, et oui! Nous sommes le 1er avril 2017.
  • Mais comment cela se peut-il?!
  • Ah, mon cher, mystère des utopies utopiquement grafériennes. Mais qu’à cela ne tienne! Bonne Année, quand même!

Voilà, j’avais préparé un autre article pour souhaiter, à vous, qui passez par ici, chères abonnées, chères abonnées, blogueuses et blogueurs de tous genres, ici, ou la-bas.

Mon article s’intitulait « De ANNÉE, pour A à B pour BONNE

Il passait de accueil des migrants, à Alep, allait à Ankara, puis attentats, faisait un détour par la Belgique, se terminait à Berlin…

Abécédaire un peu succinct, qui ne contenait pas les mots birmanie, boko aram, brexit, bruxelles, calais, congo, crash, droits, culture, égalité, erdogan, fillon, justice, kinshasa, lagarde, liberté, mossoul, münich, nice, nouvelle aquitaine, pollution, poutine,  santé, solidarité, tchernobyl, tolérance, trump, violences…

Je donnerai une place de choix à JACQUELINE SAUVAGE, enfin libre!

PS: mon dictionnaire ayant une quantité infinie de pages, libre à vous d’y rajouter, à votre convenance, souhaits ou non-souhaits.

 

A vous toutes et tous BONNE GRAFANETTE 2017

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Qui a dit que ce logo ressemblait à celui du territoire de Belfort?richard-coeur-de-lion
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Broyer des couleurs

Ecrit pour logo nid de mots« Peur du noir et superstition »

Broyer des couleurs

  • Qu’on se le dise! Je n’aime pas le noir.
  • Tu entends ce que tu dis là.
  • Ben, oui, quoi!? Je n’aime pas le n…Zut, j’ai pas fait attention! Je viens de passer sous une échelle.
  • C’est ça, détourne la conversation.
  • Mais non, je ne détourne rien. Je peux t’en parler du noir. Je ne l’aime pas, d’abord ça ne me va pas du tout; ensuite le noir n’est pas une couleur, mais l’absence de couleurs.
  • Tu sais que les peintres se le fabriquent le noir, en mélangeant les couleurs.
  • Oui, je sais; j’ai même essayé; j’ai fabriqué un marronnasse…enfin, n’est pas Picasso qui veut.
  • Ou Soulage. Mais revenons à ton noir.
  • Mon noir?
  • Oui, tu dis ne pas aimer le noir. Tu es raciste, alors.
  • Ça va pas! Tiens, minou, minou, qu’il est beau! Ecoute le ronronner; et ses yeux. Où tu vas?
  • Tu ne devrais pas le caresser.
  • Pauvre bête. Je crois que je vais l’adopter.
  • Alors je ne viendrai plus chez toi.
  • Tu es allergique ?
  • Pas du tout.Mais  les noirs  portent malheur!

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Noël et pacotilles…an nouveau

Commencé le 15 décembre 2016

Difficile, après avoir lu ALEP, de penser Noël, fêtes et traditions, de vous exprimer des voeux joyeux.

Alors mes voeux seront solidaires et fraternels, parce que j’aime les êtres vivants, la vie sous toutes ses formes.

Difficile, en cette fin d’année 2016, aussi terrible que 2015, où chacune et chacun pensait, espérait un 2016 meilleur, plus juste, plus humain, plus tolérant…

Dans le degré des horreurs, avons nous atteint l’impossible?

Je n’ose plus dire que 2017 soit meilleur que 2016.

Alors, espérer que de petits gestes, gouttes d’eau dans l’océan cruel, bonnes volontés et amour survivent…

Le 16 décembre, pendant que le monde entier se penche au chevet des habitants d’Alep, évacués, craignant d’être tués, enlevés, emprisonnés dans les prisons syriennes (aucune prison au monde n’est recommandable, mais nous pouvons nous faire une idée de celles de Syrie et en particulier de celle de Tadmor (Palmyre)dans le documentaire du même nom. Extraitset

Me « promenant » sur facebook, je découvre Nicole Feroni.

Puis je continue sur youtube, et voici que pour la première fois, j’entends au sujet de l’expression « elle a des couilles », expression qui m’a toujours irritée (et pas me fout les boules!),  me disant en effet, pourquoi n’arrive-t-on pas à dissocier le courage de ces soi-disant attributs virils, pourquoi ne peut on reconnaitre une femme et ses actes, juste qu’en tant qu’être humain, sans passer par des valeurs patriarcalement étriquée.

Nicole Feroni l’exprime  très bien.

 

Et puis un moment de rêve.

Bonne soirée

A bientôt, pour la suite de ce journal informel…préparation du passage à l’an 17.

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L’arbre à palabres

Dans le cadre de la SEMAINE SOLIDAIRE INTERNATIONALE, plusieurs manifestations ont eu lieu à Pessac, organisées par diverses associations.

L’une d’elles COEUR SOLEIL organisait un atelier d’écriture ayant pour thème L’AFRIQUE, en présence de Brady*(Eyulu Belombo Pierre), venant du Congo Kinshasa.

J’ai donc écrit le poème qui suit:

L’arbre à palabres

Je ne sais rien de toi Afrique.

Juste quelques doutes, réflexions enfantines

« Maman, ces hommes sont en chocolat ? »

Oh ma fille, innocence rêvée,

Voilà que tu rallumes ma culpabilité.

Je voudrais, comme toi, penser chocolat

Quand mes yeux voient la couleur noire.

Je voudrais, comme toi, imaginer sans obstacle

Quand mon coeur dit, nous sommes pareils.

Je ne sais rien de toi Afrique.

Juste des images, safari pour gens pressés,

Quand les guerres te ravagent.

Tes enfants sacrifiés, enfances mutilées

Espérances déshumanisées, errances exploitées.

Je ne sais rien de toi, Afrique.

Un jour, quand ne seront plus obscènes les mots et les couleurs,

Toi Afrique, moi je serai africaine.

 

J’ai toujours eu un problème de conscience, lorsque en présence de personnes « non blanches », je pense d’abord « c’est un noir », avant de voir l’être humain qui est devant moi.

Il y a peu, j’ai lu cette phrase sur LES MOTS QUELLE HISTOIRE ! NOIR – Histoire – Le blog – Le Crayon

« Pourtant, pas plus que les Blancs sont blancs, ils n’ont jamais été noirs, les Noirs,  ils sont chocolat, avec des nuances de soleil ou d’or sombre, marron glacé ou caramel ! Des mots jolis et sucrés. »

phrase,  faisant écho à la réflexion de ma fille; apportant un peu de réconfort à ma mauvaise conscience.

 

*Brady, vit à Kinshasa, dans sa famille. Ses parents divorcent, alors qu’il est très jeune. A l’âge de 9, 10 ans, accusé de sorcellerie par sa famille, qui le rend responsable de la maladie de sa mère, torturé, séquestré, réussit à s’échapper au bout de trois jours; revenant chez son père où il est très mal accueilli. Vit dans la rue, gagnant sa vie en balayant le marché. Remarqué par une religieuse, il est accepté en milieu ouvert du  foyer ORPER**, soigné pour une plaie profonde, infectée, du cuir chevelu (coups reçus lors de sa séquestration). Puis accepté en milieu fermé, où très vite il rattrape son retard scolaire. En 2006, devenu aide-soignant, tout en   entreprenant des études d’infirmier, parrainé par Coeur Soleil, qui l’avait déjà rencontré en 1999. Reçu major de sa promotion. En 2009, désirant intégrer une faculté de médecine, Coeur Soleil trouvant de nouveaux parrains et marraines pour financer ses études. Aujourd’hui, en 2016, il vient de terminer sa 7 ème année de médecine. Durant ses études, devant effectuer un stage dans un hôpital congolais, il choisit l’hôpital provincial de Kizu.

**ORPER: Oeuvre de Reclassement et de Protection des Enfants de la Rue Kinshasa

En savoir plus sur l’association COEUR SOLEIL http://coeursoleil.free.fr/coeursoleil.html

 

 

 

 

 

 

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Périphrases chicoufiennes, ou l’art d’être grand-mère

 

Ecrit pour chromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1etlogo-poesie

Des périphrases chicoufiennes***,ou l’art d’être grand-mère

A   proposition grand maternelle attentive,

Réponse enthousiaste,  grand plaisir apporte,

Bien plus que de ce « Nul ! * », trop souvent mes oreilles  souffrant,

Mot couperet,

Quand, il n’est pas suivi, souvent, de bouderies, et autres « renfrogneries »,

Du plus gracieux effet.

A  suggestion grand maternelle affectueuse,

Réponse participative,  grand bonheur apporte,

Autrement que, navrant et trop souvent ouï, ce « C’est nul! »,

Expression lapidaire,

Et, cerise sur le gâteau,

S’accompagnant de trognes hostiles et regards mécontents.

Alors,  consentante, patiente, aimante,

Grand mère, des trésors d’images, invente,

Paraphrasant les sentiments par trop réducteurs,

De ses adorables enfantelets.

Déguisant ces mots disgracieux,

Les habillant en phrases construites,

Délicieusement surannées,

Du plus bel effet sur les récalcitrants mouflets.

 » Mamie, ta proposition, par ailleurs, fort aimable,

A mes  personnelles envies, adaptée ne se peut d’être.

Qu’en lieu et place de cette activité,

J’en choisirais une ,

De laquelle , je me sentirais plus enclin. »

Ou bien, encore:

 » Mamie, craignant à la chose, être en incapacité, intérêt y apporter,

En conséquence, nullement ne  souhaiterais-je

Prendre part  à la réjouissance,

Bien qu’en  généreuse et assortie courtoisie, tu m’y convies,

Ce dont je te remercie. »

Non pas que ces charmants bambins,

Aient, à leur usage, vocabulaire restreint,

Bien au contraire,

Mais n’est-il pas gratifiant,

Et pour eux, et pour moi,

Passer quelques instants,

Avec les mots jouant,

Et la situation dédramatisant.

photo-signature

 

* A une personne qui, en commentaire au Jeu de mots **,écrivait se trouver « nulle en poésie »,  Martine  répondait: » Là, en l’occurrence, la poésie ne sert que de support. Et c’est justement pour les gens qui se disent « nuls » que je fais ce jeu… pour qu’ils découvrent des poèmes sans s’en rendre compte😉
Et tu vois, c’est pas si dur que ça, que de se laisser porter par la poésie !
Je disais à mes élèves que le mot « nul » est une grossièreté et je leur en interdisais l’emploi. »😀

**le Jeu de mots, proposé le jeudi, par Martine l’Ecrevisse Turbulente

***chicoufienne, adj. qualifiant des personnes , appelées chicoufs (voir ww.birdsdessines.fr/2014/09/15/les-chicoufs-2/,  rocduloup.com/humour/pour-rire-ou-sourire/connaissez-vous-les-chicoufs)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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