Les mots biographent

Chez Jacou, c’est télé-réalité.

À propos de Jacqueline

8 février, Sainte Jacqueline

Je profite de ce 8 février, célébrant Sainte Jacqueline, pour évoquer les  Jacqueline diverses et variées rencontrées au cours de mes recherches.

Pour l’agenda ironique de janvier 2020, cherchant la signification du mot jacquemart, je fis la connaissance de Jacquemart de Dijon; et en même temps appris que femme lui avait été trouvé, prénommée Jacqueline.

Le plus vieux citoyen dijonnais est né à Courtrai, avant 1382. Immigré de force, les habitants de la ville l’ont depuis pris d’affection. Ils lui ont trouvé une femme, Jacqueline, en 1651, et le couple a eu deux enfants: Jacquelin, né en 1715, et Jacquelinette, qui rejoint le clan en 1884.

Mais il y a aussi les pots et pichets  Jacqueline, découverts grâce à une autre recherche.

 

Une légende raconte que, dans les années 1430, Jacqueline de Hainaut, fille de Marguerite de Bourgogne et petite-fille de Philippe le Hardi, alors qu’elle était emprisonnée, trompait son ennui en fabriquant des figurines en terre qu’elle jetait ensuite par la fenêtre. Les paysans de la région, qui lui vouaient une adoration sans bornes, auraient précieusement recueilli ces reliques qu’ils baptisèrent du nom de l’infortunée. La légende est jolie, mais plus qu’improbable, et l’on se perd en conjectures pour connaître aujourd’hui l’origine de ces pichets anthropomorphes destinés au service du vin que les amateurs baptisent Jacquot ou Jacqueline.

Qu’ils soient en faïence, en terre vernissée, en grès, voire en porcelaine, simples paysans, bourgeois ou militaires, ces personnages truculents  datent des XVIIIe et XIXe siècles, et ont été produits dans presque tout le pays. Ils ont gardé les marques et la fraîcheur de leur région d’origine, et reflètent sans ambages l’esprit populaire ayant présidé à leur élaboration comme à leur utilisation.

L’unique exemplaire de ma collection.

Le chapeau Jacqueline (maison Brontë)

ARNAQUE – Un escroc sévissant dans la région d’Angoulême s’en est pris la semaine dernière à cinq femmes s’appelant Jacqueline, le prénom étant censé renseigner sur l’âge, et donc sur la faiblesse présumée de la personne.(https://www.lci.fr/societe/angouleme-lescroc-sattaque-aux-femmes-portant-le-prenom-jacqueline-1526723.html)

Une montre Jacqueline (marque fossil)

 

La

La Jacqueline est un apéritif, cocktail légèrement alcoolisé à boire très frais. Servie durant les ferias dans le Sud Ouest

Ingrédients

Pour 8 verres (environ 10 cl par verre) : 60 cl de vin blanc sec  – 25 cl de limonade  – 6 cl de sirop de grenadine.

 

Signé

Et bonne fête à toutes les JACQUELINE

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AGENDA IRONIQUE BALADIN DE JANVIER

Ecrit pour  Pour l’agenda  ironique de janvier, proposé par Vérojardine

Je vous demande donc d’écrire un « road trip », une déambulation , seul(e) ou accompagné(e), dans une ville, connue, inconnue, imaginaire, terrestre, maritime, céleste… Vous pouvez choisir l’endroit que vous arpentez tous les jours, mais aussi le passé ou le futur.

Bref, tout est possible! … mais… 

Les mots suivants devront figurer : entrechat, rampe, jaquemart, topinambaulx, dents, dindon.

Et le texte devra se finir par la célèbre phrase du petit prince 

 «  L’essentiel est invisible pour les yeux » 

 

GUERRE ET PAIX

Travail, soleil, culture, farniente.

Aujourd’hui c’est pèlerinage.

Ainsi nommais-je un de ces plaisirs rares et intenses,

Que je savais m’offrir, la-bas,

Au pays du faux semblant,

Et, pour reprendre une certaine expression,

Pays du bling-bling.

Sac à dos, tenue sportive,  j’allais.

Coeur joyeux, jambes légères, regard curieux

 Oliviers, mimosas, arbousiers,

Avaient droit à mes observations et saluts.

Les eucalyptus côtoyant les jasmins,

Parfum généreusement offerts à mes sens.

Une fleur égarée, penchant sa tête solaire,

Graines de topinambaulx et de dents de lion

Chahutées par le vent.

Joie simple, nature aimable,

J’avançais, enivrée de pensées chaleureuses.

Je cheminais enchantée, libre et folle de gaieté,

Circulant, ça et là, cabrioles et entrechats,

Roue de paon, ou de dindon, peu importe,

Je  humais à pleins poumons ma joie de vivre.

La nature, doucement, faisant place à la rue.

Je flânais encore, choisissant mes vitrines,

Celles où tout est authentique,

Ateliers d’autrefois, gestes véritables du potier.

Regard nostalgique, tourné vers un glorieux passé,

Quand aujourd’hui, tout n’est qu’attrape-touriste.

Une boulangerie vendant des cannelés.

Tiens, comme chez moi ? Enfin presque,

Ils en ont le nom, mais pas la forme;

Le goût, je suis trop chauvine-girondine,

Pour  avoir jamais mangé un seul de ceux-là.

Et puis le voilà, extérieur retapé, gangue de ciment,

Toujours allure de château fort, mais tout de même.

Avant de pénétrer, regard navré sur l’Homme au mouton**,

Montrant leurs corps, mal achevés, sur la place de l’église.

Quelques marches, et j’y suis.

Silence sous cette voute.

Elle est là. Du monde entier, viennent les gens,

La contempler. Que ressentent-ils ? Que voient ils ?

Les dégoulinades de peinture, ou la colombe en transparence.

Immobile, je ne réfléchissais plus. Il me suffisait d’être là;

Lisant  souffrances,  injustices,  horribles blessures,

Ignorance et  brutalité,

Jacquemarts* mercenaires massacrant sans vergogne.

Je communiais jusqu’à l’exaltation,

De ma totale union, immersion dans la fresque.

Un ultime et intense regard,

Il fallait repartir.

Sortir dans la lumière quotidienne,

Entendre les sons urbains,

Automate, je longeais ces boutiques de revendeurs,

Objets iconoclastes, et sans poésie.

A l’orée de la ville, détour habituel

Rendre hommage à la  rebellissière***.

Descente à travers la luxuriante nature,

Regard effleurant  oranges, et caroubes,

Admirant la courbe d’une palme,

L’ébauche d’un régime de bananes miniatures;

Revigorée, autre communion,

Avant le grand plongeon

Dans ce que nous nommons la civilisation.

Je sais qu’il y aura d’autres temps parfaits,

Et je revivrai ces moments

Où, loin des feux de la rampe,

« L’essentiel est invisible pour les yeux. »

 

*Définition: Jacquemart: Automate de bois ou de métal représentant un personnage armé d’un marteau, qui frappe les heures sur le timbre ou la cloche d’une horloge placée à la partie supérieure d’un édifice, d’un beffroi ou d’une église.

Recherchant l’origine du nom jacquemart, j’ai trouvé également ceci:

Antoine Furetière : “Quand on dit “armé comme un Jacquemart”, cela vient de Jacques Marc de Bourbon, troisième fils de Jacques de Bourbon, connétable de France, sous le règne du roi Jean. C’était un seigneur fort brave et vaillant qui se trouva en toutes les occasions les plus dangereuses de guerre et de tournois.

Dès lors, on appela Jacquemart tous ceux qu’on voyait armés de pied en cap.”Dans son Dictionnaire étymologique de la langue françoise (Briasson éditeur, Paris, nouvelle édition 1750, tome I, page 62 – Source), le grammairien Gilles Ménage propose que “Jacquemart a été fait du mot de jaque et de celui de maille, et qu’il a été dit originairement d’un homme armé de jaque-de-maille (jacomacchiardus).”

Ce vêtement, autrement appelé cotte de mailles, était aussi porté par les guetteurs d’où la proposition, les jacquemarts étant perchés en haut d’églises et beffrois.

 Gabriel Peignot, dans son Illustre Jacquemart de Dijon (V. Lagier éditeur, Dijon, 1832, page 21 – Source) mettait en doute cette hypothèse : “L’orthographe Jacquemart semblerait annoncer un diminutif de Jaque Marteau, martelant, frappant les heures, opinion plus subtile que fondée.”

Source:. http://www.romanshistorique.fr/romans-sur-isere-ou-vient-le-nom-de-jacquemart

**http://www.vallauris-golfe-juan.fr/L-homme-au-mouton.html

***https://www.vallaurisgolfejuan-tourisme.fr/lieux-touristique/statue-la-rebelissiere-de-jean-marais-2/

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SOS BLOG EN DÉTRESSE

SOS,

Depuis ce jour lundi 20 janvier, impossible de commenter sur des blogs qui ne sont pas WORDPRESS.

Comment faire ?

Merci de vos réponses

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Souvenez vous, souvenez moi…

Ecrit pour le Défi du 20 janvier 2020  mené par Dame Uraniequi a choisi pour thème :

On dit qu’il vaut mieux avoir plus d’espérance dans l’avenir que de souvenirs passés, mais la question sera : « Quel est votre plus vieux souvenir ? Bon ou mauvais, celui dont il vous reste des images, il vous a tellement marqué, racontez… »

 

S i tant est que je me souvienne,

O ù, à ma mémoire, moult souvenirs affluent,

U n seul, je dois choisir.

V oici,

E t, de Dame susnommée,   précédent défi ,

N ovembre,  an 2019, jour 20

I nspiration venue

Ronronnant et apaisé, le souvenir de mon premier chat Mitsou.

 

Nous allâmes chercher un chaton ,chez ma maîtresse de CP, celle qui m’avait appris à lire ch, ch-a, chat, miaou, gr-i gri, griffes, m-ou mou,moustaches, r-on, ron, ronron, c-a ca, caresses, d-ou doux, bref, j’ai choisi  M-i mi, Mitsou.

Banal, me direz-vous. Jeux, rigolades, enchantement, bêtises…

Un jour, voulant le caresser, celui-ci me laboura le crâne de ses griffes. J’eus la présence d’esprit de me protéger le visage. Sanguinolente, choquée, je ne perdis pas confiance en mon chat. Nous découvrîmes une blessure. Sans le vouloir, je l’avais touchée; d’où cette réaction agressive.

Pendant les vacances, nous partîmes, confiant la garde de mon compagnon préféré à la dame (d-a da, dame) qui me l’avait donné.

Au retour, celle-ci nous apprit, navrée(n-a na…moins que moi), que Mitsou avait disparu. Terrible chagrin.

Il réapparut. Ma joie fut de courte durée. Mon compagnon avait la gale. Il fallut le faire euthanasier. Cela se passa pendant que j’étais à l’école.

Le vétérinaire vint chez nous.

« Il a couru dans tout  l’appartement, la seringue piquée droite dans son dos. »

Oraison funèbre, du moins je l’entendis ainsi.

 

 

Et pour bien commencer l’année, les quatre saisons de mon chat préféré.

 

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Vous qui passiez me lire…

Un petit mot, cher.ère.s blogueur.euse.s, et toi mon blog.

Vous, qui passiez me lire,

Toi, qui m’accueillais

Mes idées,  mes soupirs.

Vous qui m’encouragiez,

Pour tous mes délires.

Voici qu’un jour, j’ai tout abandonné,

Contre mon gré et mes désirs.

Occupations diverses et variées

Ma vie, mon temps, de les envahir,

Se sont imposées.

Pour 2020, proche avenir,

À vous tous, mes meilleurs souhaits,

L’espoir de vous lire,

Et sait-on jamais ?

Pour moi, celui de revenir.

 

Amicalement.

Jacou

 

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Un réveil noëlien

Les Mots Autographes,

Quelque temps assoupi,

Vers vous revient et vous sourit.

Un moment, fort occupée,

Jacou se joint à lui,

Pour en ce jourd’hui,

Blogueu.r.se.s, inconnu.e.s ou ami.e.s

Vous saluer et vous souhaiter

UN

 

 

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Bordeaux… Bordeaux vertigineux

Vertigineux par ces images…

Parce que je ne me lasserai jamais,

De ce vertige amoureux…

Et merci à ces alpinistes ouvriers…

 

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Née quelque part…

Ecrit pour les impromptus, thème de la semaine:

Les couleurs et les sentiments se sont mélangés toute la semaine écoulée, et pourtant, comme le chante Maxime Le Forestier dans « Né quelque part », « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille… ».
Née quelque part
Née dans les choux,
Pas du tout,
Née dans une rose,
Cela m’aurait fait tout chose.
Venue au monde dans une cuisine,
Et toute en pleurs, était la voisine.
Dehors, orages et trombes d’eau,
On dut, la sage-femme, aller chercher à vélo.
Plus de bus, et les taxis, ça coûtait cher,
Aussi, aujourd’hui, d’ailleurs.
Attendue, pressée, ma mère l’était.
D’une table,  sauter décidait.
Sitôt, cela fit son effet.
Quelques heures avant le petit déjeuner,
Me voilà, faisant mon entrée.
Née quelque part,  girondine devenant,
Cette région, je l’aime tellement,
Même si, comme mes parents,
Choisie, ne l’ai point,
Et avoir parcouru, et connu autres charmants coins,
Toujours, ici me sens bien, lorsque je le rejoins.
 PHOTOS THOMAS PESQUET

 

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V comme Voir Venise

Dans Olympe de Clèves Alexandre Dumas père écrivait Voir Naples et mourir, dit le Napolitain, Qui n’a pas vu Séville n’a rien vu, dit l’Andalou, Rester à la porte d’Avignon, c’est rester à la porte du paradis, dit le Provençal.

Stendhal lui, follement amoureux de la ville de Naples, estimait qu’il fallait au moins avoir vu Naples une fois dans sa vie avant de mourir !

Goethe écrivait dans son journal de voyage en Italie, de Neapolis:  « Quoi qu’on dise, quoi qu’on raconte ou qu’on dépeigne, Naples dépasse tout: la rive, la baie, le golfe, le Vésuve, la ville, les campagnes voisines, les châteaux, les promenades… J’excuse tous ceux à qui la vue de Naples fait perdre les sens »

Cette expression est souvent utilisée pour dire qu’un site est d’une telle beauté, qu’une fois qu’on l’a vu, le reste n’a plus aucune importance et on peut mourir en paix. On pourrait l’évoquer aussi pour une personne dont l’âme nous aurait particulièrement séduite.

Au cours de vos voyages, vous vous êtes certainement déjà fait cette réflexion. Au cours de vos rencontres aussi. L’idée de cette 147ème proposition est de nous parler d’un endroit que vous aurez particulièrement aimé.

V comme Voir Venise

Elle est là. J’y suis. Ça fait longtemps que je t’attends. Eblouissement vertigineux, inimaginable.
J’y suis seule. Moi, seule. Toi avec moi, pour moi.
Je t’aime. Tu es unique. Je suis unique. Les autres ne comptent pas, ne savent pas. Ils n’ont pas le droit de t’aimer. Tu es à moi, rien qu’à moi. Amour dont mon corps est plein dans les moindres recoins. Tout a disparu. Il n’y a que toi. Je ne veux plus revenir sur terre. Je voudrais être à toi pour toujours.

Ecrit le 18 janvier 2010, au cours d’un atelier d’écriture théâtralisée sur l’Amour, avec Catherine Zambon. Il s’agissait de décrire « La première fois ».

 

 

 

 
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9 avril 2017, poison d’avril

#poisondavril2017 La peur est un poison. Bonne nouvelle, il existe des antidotes ! http://ow.ly/uQGF30aFmhn ACAT France LeMonde

Mon grand-père français « déchu de sa nationalité », ayant, de ce fait, perdu son emploi à la SNCF, dut se cacher dans sa cave, chercher un nouveau boulot…

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