Tisser les mots

TISSER LES MOTS pour l’an 2017

Ecrit pour Tisser les mots PROPOSITION 71
UNE CARTE DE VŒUX POUR 2017

tisser-les-mots

Je vous propose d’exprimer vos vœux pour 2017.  A vous même, à une personne chère, à la planète ou à qui vous voudrez. Réels ou imaginaires, pas de limites !
LES CONSIGNES
– de 15 lignes à un A4 maximum
– Y intégrer 2 mots ; « hérisson » et « scier »

 

Chère année 2017

Oui, c’est à toi que j’adresse ces voeux.

Je sais bien que tu n’es, sur cette terre, aucun être vivant, objet palpable.

Qu’es-tu, alors?

Une abstraction? Non, tu existes, tu es née selon les uns il y deux mille dix sept ans, selon d’autres…

A qui souhaiter Bon Anniversaire? A toi, à tes cadets?

Ce que je sais de toi, 2017, est bien lourd à porter, à partager.

Tant d’eaux ont coulé, avant que ne soient construits les ponts.

Tant de cailloux ont roulé, avant que naisse la première voiture.

Tant de fruits de la terre ont nourri, sans que l’on sache jamais vaincre la famine.

Tant d’animaux sont nés, que l’on a su domestiquer, utiliser, sans savoir qu’il faut aussi les respecter.

Tant d’hommes ont vu le jour, de bien avant toi, jusqu’à aujourd’hui, mais combien ont été sacrifiés, combien d’armes les ont blessés, handicapés, assassinés; destin humain?

Tellement, et l’histoire raconte, témoigne, tellement de belles choses, écritures, découvertes, arts, mais aussi tant de noirceurs…

Le blanc et le noir? La vérité et le mensonge? Les riches et les pauvres? La justice et la morale?

Chère année 2017, toi si ancienne, mais pas sage du tout; moi si jeune…jeune, enfin, par rapport à toi…voici mon voeu:

Ne scie pas la branche sur laquelle je suis assise; je risquerais d’écraser la petite famille de hérissons qui a trouvé refuge dans mon jardin.

Tu trouveras cette lettre accompagnée d’un petit mot à destination de la TISSEUSE de MOTS*

Merci pour cet atelier,

Plein de surprises, émaillé,

Auquel, participer,

J’ai tant apprécié.

Dilettante, continue,

Cette année venue,

Fais comme il te plaira.

Mes voeux t’accompagnent,

Profite du temps qui passe,

Explore cette pause à ta guise,

Projets, voyages,

Que sais-je?

Je souhaite le meilleur,

De bon coeur.

Et que 2017 prévienne les bucherons, parfois, sous les feuilles des arbres, qu’ils doivent scier, vit une famille de hérissons.

 

tisser-les-mots-blogannées d’activités, 71 propositions, 132 auteurs 

et plus de 700 textes. Voilà qui résume l’immense plaisir que nous avons eu réciproquement dans cette belle aventure des mots !

Après ces trois mois de pause, l’envie me prend de continuer cette période de dilettantisme et je ne reprendrai donc pas l’activité du blog en 2017

Pour clore cette première étape de 3 années passées en votre compagnie, je vous propose un atelier qui consisterait tout simplement à écrire vos vœux pour 2017 .

 

 

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MA FORÊT

PROPOSITION 69 – LA FORÊT

Couvrant près de 40 millions de km² des terres de la planète, la forêt tient une place particulière dans nos mémoires primitives. Elle peut être un lieu de paix mais aussi de peurs ancestrales mais aussi de mythes sous toutes les latitudes.

LA PROPOSITION Quelle est votre forêt à vous ? Le lieu des contes et légendes ou un endroit de promenades bienfaisantes et de cueillettes de champignons et de muguet, ou êtes-vous un poète, randonneur, skieur, alpiniste… ?

LES CONSIGNES

– Un texte de 1 à 2 pages (maximum)

– Comme le plus souvent tous les styles sont bienvenus

– N’oubliez pas de donner un titre à votre texte

– intégrer les mots : cicatrice – clair de lune – futaie –

Ma forêt

Ma forêt

S’étale à l’infini,

Existant bien avant, ancêtre,

De celle, qui vit aujourd’hui,

Plantée par l’homme, pour assainir marécages,

Et mieux appréhender ces populations,

Jusque-là intrigant le bon peuple,

Et ceux de Paris.

Ces sauvages, arriérés,

Il fallait changer leurs manières;

Hommes et bêtes, vastes étendues,

Pour circuler librement, échappant à tout contrôle.

Alors,  des hectares et des hectares, on ensemença

Cet arbre, que l’on savait adapté au sol et au climat de ce pays.

De la forêt primitive, au bord des gats, les mêmes arbres montraient leurs fières silhouettes.

Mais on les multiplia.

De ces plantations, naquit une industrie,

S’enrichirent des bourgeois,

Firent construire des maisons de maître,

Décorées d’alios, la pierre du sous-sol,

Au-dessus s’ancraient les racines de ces nouveaux arbres.pot-de-resine-0

Les hommes, apprirent à récolter la résine,

Pots accrochés sous la blessure de l’arbre,

Laissant au sol des  galips, qui collaient les doigts.

D’autres, perchés sur leurs échasses,

Continuaient leur métier de berger,

Géants folkloriques, gilet en fourrure de mouton,

Traversant le pays, tandis que pacageaient les bêtes,

Au milieu des bruyères,

Accrochant leur laine aux ajoncs.

Les ajoncs, tout comme les genêts,

Grappes de fleurs jaunes,

Mais l’ajonc parce qu’il pique, finit par la lettre c.

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Ainsi, en retenais-je la bonne orthographe,

En même temps, dans ma bouche, fondait,

Saveur douçâtre, l’arbouse.

De ces hommes métayers,

Faisant aussi métier de gemmeur,

La révolte vint.

Emplissant du précieux liquide,

Les barriques, dont le prix, au contraire de leur salaire,

Ne cessait d’augmenter,

Sachant l’enrichissement des propriétaires,

Demandaient justice sociale.

Aujourd’hui, plus de pots de résine,

Si ce ne sont, emplis de bougie,

Ceux destinés aux touristes,

Plus de doigts poissés,

Mais toujours le craquement d’une pigne,

Roulant sur le sol,

Ce tapis vernissé des longues aiguilles piquantes,foret-tempete

Ces troncs immenses, érigés droits,

Levant haut la tête au ciel,

Les racines enfoncées dans un sol peu stable,

Faisant de ces géants, les proies faciles de tempêtes,

Arrachés à cette terre sablonneuse,

La soulevant avant de s’écrouler.

A la frange de l’océan,  silhouettes tordues,foret-erosion

Sculptées par le vent atlantique,

Racines et branches emmêlées,

Racontent,des dunes, la lente avancée,

Et  de cette forêt, le lent, mais inévitable grignotage.

 

 

 

foret-landaise

 

 

 

 

 

 

 

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Qui sème le vent récolte la tempête

Ecrit pour L’écritoire chez Lise Genz M   E   T   E   O

 et pour Tisser les mots

PROPOSITION 67 LA TEMPÊTE

tempete-ile-de-sein« Voyez-vous, dit-il, l’avantage des tempêtes, c’est qu’elles vous libèrent de tout souci. Contre les éléments déchaînés, il n’y a rien à faire. Alors on ne fait rien. On s’en remet au destin. » Vendredi ou La Vie sauvage de Michel Tournier  Il y a bien sûr les tempêtes, les vraies comme celles de la photo. Il y a le mot anglais « brainstorming » (tempête sous un crâne) et on peut même s’offrir « une tempête dans un verre d’eau ». Plus inquiétant il y a aussi les tempêtes solaires qui pourraient causer de sacrés dégâts sur notre planète

LA PROPOSITION Dans quelle « tempête » allez-vous nous entraîner ? Tous les genres de tempêtes sont bienvenus, bien sûr dans le respect de la Charte du Blog…

LES CONSIGNES – Le titre de votre texte est une expression avec le mot tempête (il y en a beaucoup)- Pas plus de 2 pages- Dans votre histoire on retrouvera les mots « colibri », « bouder », harpie (au moins 2 de ces 3 mots)

Qui sème le vent récolte la tempête

Un banc,

Sur ce banc, un dictionnaire.

Un léger souffle.

Se tournent les pages,

Libérant une image.

Graines folles voletant,

Légères, dispersées dans l’air. TEMPÊTE PICART LE DOUX 1955image040

Soufflant avec grâce,

S’élève une créature de rêve.

« Je sème à tout vent » murmure -t-elle.

Soulevée dans les airs, sa chevelure malmenée,

La voilà  harpie, devenue.

Un grand nuage noir l’enveloppe.

Sur le banc,

Feuillets agités comme ailes de colibri,

Le dictionnaire reste ouvert.

Sur la page délaissée,

Un mot,

Tempête.

 

 

 

 

 

 

 

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Maternité

Ecrit pour Tisser les mots

PROPOSITION 61

CE COLIS NE VOUS ÉTAIT PAS DESTINÉ

colis

Ce matin on sonne à votre porte. C’est un livreur qui vous tend un carton. Machinalement vous le prenez :

– « Signez-là », dit-il en vous tendant stylo et carnet où dans une case sont bien notés vos nom et prénom. Toujours machinalement, vous signez et lui rendez le tout.

En marmonnant un « au revoir », il tourne les talons et disparait. Le colis est là, posé dans l’entrée lorsque vous réalisez que vous n’avez rien commandé… Vous ouvrez le colis et là, SURPRISE !!! Vous comprenez que, vraiment, vous n’en étiez pas le destinataire. Alors, que faire ?

J’entends vos remarques d’ici… ! « Je rappelle la société de livraison et c’est réglé ».

Oui, mais il n’y aurait pas d’histoire…

LA PROPOSITION

Offrez-nous une histoire à partir de ce scénario banal mais tout à fait crédible…

LES CONSIGNES

– Donner un titre à l’histoire

– Longueur : 1 à 2 pages

– Vous y intégrez des dimensions (à votre convenance) – une date –

Maternité

 

  • Maman, viens voir.Y’a un gros oiseau dans le jardin.

J’ouvre la porte. Sur le seuil, un paquet. Le facteur, d’habitude sonne. Deux fois. C’est notre code. Sinon, je n’ouvre pas.

Ramassant le colis, pas trop lourd, plutôt poids plume, je lis:  » Madame Grue, aux bons soins de madame Cigogne, allée des Rossignols »

Madame Grue? J’ai beau habiter allée des Rossignols, je ne vois pas de Grue dans ma rue; ou bien, ils ont migré plus au nord.

Madame Cigogne? Dans le quartier, chaque maison   équipée de panneaux solaires,  il n’y a pas de cheminée. Qu’est-ce que je raconte? En plus, nez en l’air, je cherche un quelconque nid, et je le vois! Un nid gigantesque, et, sur ses longs pieds, un oiseau, au long bec emmanché d’un long cou,faisant le guet. Révisant mes classiques, je crus voir un héron.

  • Ma chérie, le gros oiseau, c’est un héron. Il niche sur la cheminée du four à pizza.

 » Flute, et ma soirée pizzas! Je ne vais pas pouvoir! A moins que…

Ding-dong, ding-dong. Le signal du facteur.

  • Vous avez encore du courrier pour moi?
  • Pourquoi vous dites ça? Je commence juste ma tournée. Oh! la belle cigogne!
  • Une cigogne?
  • Là, sur votre cheminée. C’est signe de bonheur, ça madame Cornille. Chez moi, en Alsace, on dit que ça porte bonheur et…
  • Moi qui croyais que c’était un héron! Mais dites-moi, ce paquet?
  • Quel paquet?
  • Celui que vous avez laissé devant ma porte.
  • Je n’ai jamais laissé de…

Il jette un oeil sur ce que je tiens dans mes mains; et souriant, me dit:

  • Vous aviez commandé un bébé?
  • Nous essayons d’avoir un autre enfant, mais nous n’y arrivons p…
  • C’est ça! C’est elle qui vous l’a apporté!
  • Bon, les histoires de bébés qui naissent dans les choux, il y a longtemps que je n’y crois plus!
  • Dommage. Vous l’avez ouvert le paquet?
  • Le problème, c’est qu’il n’est pas pour moi. Il est envoyé à une madame Grue. Vous savez qui c’est, cette madame Grue? Moi je ne connais personne de ce nom, qui habite dans cette rue.
  • Madame Grue? Voyons…ça me dit quelque chose. Grue…j’y suis! Elle a déménagé. Il y a longtemps. Vous n’habitiez pas…mais oui! C’est ça! Elle habitait ici. Dans  votre maison!
  • Vous connaissez son adresse?
  • Non. Madame Cigogne doit le savoir. Voulez-vous que je lui demande?

Illico, il file vers le nid, et les voilà tous les deux en grande conversation. Ça claquette à qui mieux mieux. Tous les oiseaux du quartier rappliquent. Mon jardin est transformé en une immense volière.

Tout fier, le facteur revient vers moi:  » Vous pouvez lui confier le paquet. Elle a l’habitude. »

  • ?
  • Vous ne me croyez pas? Tenez, donnez le moi, si vous voulez. Je vais lui apporter moi-même.
  • Si vous insistez…

Le revoilà parti, les oiseaux voletant autour de lui, donnant des coups de bec dans le colis. Il le tend à la cigogne; de son bec, elle le saisit.

  • Voilà, mission accomplie. Au-revoir, madame Cornille.
  • Au revoir, fact…

Mais voici que d’un coup d’ailes, il s’ env…non, enveloppe…, enveloppes, pour un facteur, c’est normal. Il s’envelop…(je me frotte les yeux), s’envole vers le nid. Et claquette, claquette…des applaudissements.

  • Maman, réveille-toi. Le spectacle est fini. Dis donc, il est doué le facteur. Maman, j’aimerais bien apprendre à faire des claquettes.
  • Des quoi? Ah, oui! Des claquettes! Mais bien sûr, ma petite cigogne.
  • A propos, c’est quand que je vais avoir un petit frère?
  • Quand le facteur passera.
  • Maman, tu sais, y’a longtemps que je sais comment on fait les bébés.
  • C’est bien ce que je dis; quand le facteur passera.

 

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Lettre d’amour

Ecrit pour Tisser les mots

lettres2

« La grande facilité d’écrire des lettres doit avoir introduit dans le monde – du point de vue purement théorique – un terrible désordre des âmes » écrivait Franz Kafka

PROPOSITION 59: Une lettre d’amour…

A votre tour de prendre votre plus belle plume pour écrire une lettre d’amour

– Vous pouvez écrire « une fausse lettre », celle qu’un personnage célèbre aurait écrite à son amoureuse. 

– Pourquoi ne pas imaginer une correspondance entre vos aïeuls ou vos parents

– Une lettre d’amour plus personnelle

– Tout autre scénario sera le bienvenu pourvu que vous nous parliez d’amour

LES CONSIGNES

– Longueur du texte : 1 page recommandé 

– Il y sera question d’un voyage et d’un animal de compagnie

Mon astre adoré

Depuis que mes bras, vous avez quitté, disparue en un  inaccessible lieu, toujours  mes pensées, habitez.

Tous deux, de nous voir,  je ne cesse, corps complices, un même attrait nous réunissant, folle et inoubliable nuit.

A jamais,  mon coeur et mon corps, hantés par cette languide valse, vous appartiennent.

La lune, seule lumière,  notre couple charmant, éclairait; vous, de voiles vaporeux, auréolée, moi, dans ce bel uniforme de capitaine de cavalerie, virilement sanglé.

Quel magnifique couple nous formions!

De vous, de nous, de vous embrasser toujours, ma belle lunatique, je me consume.

Sur cette lune amie,  pour mieux  rêver  de vous retrouver, souvent,  mon regard, je laisse errer.

Vos humeurs volcaniques, je  vous pardonne. Je vous espère.

Pourquoi un tel silence. Voyez mes souffrances. Agenouillé devant vous, je vous le demande, ne boudez plus.

Je serai votre esclave fasciné,  adorateur endiablé pour toujours.

De grâce, rapprochez-vous. J’ai cru, ce jour, vous voir,  petit point, lueur étincelante, malgré l’éloignement. Etait-ce vous ? Un moment, j’ai cru, mon coeur rugissant d’amour, que vous me faisiez un signe.

Sachez aussi, que, je suis prêt à ce voyage; propulsé dans les airs, sur ce boulet de canon, baptisé, en souvenir de vous, du doux nom de Vénus, pour  de célestes  et grandioses épousailles.

Je ne désire rien tant, mon étoile, que d’être votre berger, j’irai même,  jusqu’à devenir  mouton. Vous suivre partout, brouter gloutonnement l’herbe foulée par vos orteils adorés, pour l’éternité.

Cependant que, vers vous, s’envolent  mes  flamboyants baisers ivres de passion,   tourbillonne mon coeur, s’ embrase mon corps; et de ma bouche assoiffée vous demandent  ardemment  d’être ma bergère.

Votre Karl Friedrich Hieronymus, baron de Münchhausen

 

 

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Rêverie sur la terrasse

Ecrit pourLOGO TISSER  PROPOSITION 57
Rêverie sur la terrasse…

 

LA PROPOSITION
Offrez-vous un de ces moments. Installez-vous confortablement quelque part et faites-nous partager votre rêverie, racontez ceux qui vous entourent, passants, promeneurs, commerçants à leur étal, voisin de table à la terrasse d’un café…
LA CONSIGNE
– Longueur du texte : 1 à 2 pages maximum
– Trois mots à intégrer : effaroucher (ou effarouché), filiforme, accroche-cœur.

Rêverie sur la terrasse

Siroter une menthe à l’eau,

Peut-être un mojito,

Et puis voici une belle auto.

En descend un danseur de mambo.

A-t-il rendez-vous avec elle, la-bas, la joueuse de saxo?

Ou bien peut-être la jolie soprano?

Il se dirige vers une autre, je ne l’avais pas encore vue.

Que se disent-ils? Elle lui montre la rue.

Ils quittent la terrasse, sa main à lui, tenant sa main à elle, si menue.

Perchée sur des talons aiguilles,

La taille filiforme, la voila qui vacille,

S’accroche à lui, un instant ses yeux brillent,

De ses cheveux gominés, sur son front, dessine,

Un accroche-coeur, et mutine,

Sourit, bouche câline.

Lui, tendrement, se laisse caresser,

Et regarde, émerveillé,

Celle, qu’il a cru, un instant, effaroucher.

Siroter une menthe à l’eau,

Ou peut-être un mojito…

 

 

 

 

 

 

 

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Ceci n’est pas un casse-tête

Ecrit pour LOGO TISSER

OPERA CHINOISPROPOSITION 56
Album des personnages de l’opéra de Pékin
Réalisées par un peintre de la cour de l’empereur Chinois Tongzhi au XIXème siècle, les 97 peintures sur soie de cet album répertorient les costumes des principaux personnages de l’opéra de Pékin. Les costumes et les maquillages étaient strictement codifiés et définissaient les caractères des personnages. Ainsi, dès leur apparition sur scène les spectateurs comprenaient à quel genre de personnages ils avaient à faire.

Découvrez l’album complet ICI  

LA PROPOSITION

– J’ai choisi 4 personnages de l’album. Ils vont devenir les héros de votre histoire. A votre tour, d’en retenir 1, 2, 3 ou pourquoi pas les 4 et faites nous partager leurs aventures. Amusez-vous, racontez une épopée fantastique ou une histoire plus intime, tout est permis.

LA CONSIGNE

1 – N’omettez pas de noter quels personnages vous avez retenu 2 – Trouvez-leur un nom 3 – Intégrez dans votre texte un fragment plus ou moins long du poème de Lao-Tseu ci-dessous intitulé : « CONNAÎTRE »

Sans franchir le seuil
Connaître l’univers.

Sans regarder par la fenêtre
Entrevoir la voie du ciel.


Le plus loin on se rend
Moins on connaît.

Ainsi le sage
Connaît
Sans avoir besoin de bouger
Comprend
Sans avoir besoin de regarder
Accomplit
Sans avoir besoin d’agir.

J’ai choisi les quatre personnages.OPERA CHINOIS
1,Yoko
2, le portrait
3, la mère de Yoko
4, l’autre

Ceci n’est pas un casse-tête.

Yoko , sans franchir le seuil, sait déjà ce qu’elle va trouver derrière la porte. Connaître l’univers de ses semblables est un jeu pour elle. Elle devine, sans regarder par la fenêtre, qui sont les habitants de ce lieu, qu’elle va visiter.
Ouvrir la porte, pour elle, est tout, sauf entrevoir la voie du ciel. Accroché au mur, un portrait, celui qu’elle cherche depuis toujours. Chaque jour, sa mère lui racontait un de ses exploits, commençant toujours de la même façon : « Le plus loin on se rend sur le chemin… » Alors elle lui disait ses voyages en pays inconnus et lointains, comment il avait vaincu la montagne aux mille cheminées, enchainé les nuages monstres, cousu à jamais la bouche d’un féroce trou noir…Elle terminait par cette phrase: « Moins on connait le mal, mieux on se porte. »
Ainsi le sage conseil de sa mère avait porté ses fruits. Elle se revoit, petite, l’accompagnant au puits sans fond. Sa mère portant ce lourd fardeau, sur ses épaules, reconnait et salue tout le monde rencontré, sans avoir besoin de bouger, ou de tourner la tête.

Aujourd’hui, devant ce portrait, elle comprend tout de cet homme ; sa mère le lui a si bien décrit, si vivant, si animé, à travers ses paroles, elle l’entendait, lui, sa respiration, sa voix rauque, elle le voyait, souple, félin, conquérant, rieur, jamais sournois.
La porte grince. Sans avoir besoin de regarder en arrière, elle sait qui vient d’entrer. L’autre est venu. Son regard la traverse, se posant sur le portrait, accomplit ce pour quoi elle est là. Un bruit, comme deux lames qui s’entrechoquent, elle ne voit plus rien. Une main se pose sur son épaule, ou bien est-ce le fardeau de sa mère…non le poids est aimable. Une voix rieuse et rauque : « Bonjour Yoko » C’est lui, son héros. Tout s’est fait à son insu… « enfin presque, pense-t-elle, plutôt sans avoir besoin d’agir ».
Avant de refermer la porte, elle aperçoit, accroché au mur, l’autre qui a su exaucer ses désirs. Elle reviendra…

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Almanach et compagnie

Ecrit pour tisseuse de mots PROPOSITION 54

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POUR 2016, VOTRE ABÉCÉDAIRE IDÉAL

Faites nous partager dans l’ordre de l’alphabet vos souhaits, vos désirs, vos rêves pour l’année à venir !

LA PROPOSITION

– 26 lettres à parcourir

– Pour certaines lettres, un seul mot pourrait suffire et pour d’autres quelques lignes.

– Longueur recommandée : 2  à 3 pages maximum.

LA CONSIGNE

Pour la lettre B – le thème sera bissextile. Nous verrons comment chacun s’empare de cette notion. En effet, 2016 est une année bissextile.

– le style est libre, d’un catalogue de maximes à un guide de jardinage en passant par un almanach, toutes les formes seront les bienvenues !

Almanach et compagnie

 

A, Abécédaire pour vingt cinq lettres, et un a.

B, Bissextile, bissextile, est-ce que j’ai une gueule de bissextile?

C,  Chercheurs de tous les pays unissez-vous

D, Dis-donc, dis-moi où donc tu dois  dîner demain

E, Ecoutes l’écho revenir, boomerang de ta voix.

F, Fumais tu?

G, Grignotez à votre faim, demain est encore loin.

H, Hirondelle, ma belle hirondelle, vois-tu le printemps venir?

I, Inventez peu, mais inventez bien.

J, Joute pour les uns, blette pour les autres. Quand est-ce qu’on mange?

K, Kafka un jour, kafkaïen toujours

L, Liaison et mal à propos prennent-ils le thé ensemble?

M, MSKOH (Aime, souffre et potasse)

N, Nourrissons-nous les uns les autres.

O, On le tient, c’est mieux que nous deux, on va l’attraper.

P, Premier devance d’une seconde le troisième. Où est passé le deuxième?

Q, Quiproquos sans propos ne sont que rimes sans  raisons.

R, Repart la pluie quand elle veut, revient  le beau temps quand il peut.

S, Souris, le petit chat va sortir.

T, Tiens, un train passe.

U, Unis pour les serviettes à carreaux, carreaux pour les torchons unis; résultat du mélange des genres.

V, Vendredi et Samedi attendent le petit Dimanche à la sortie de la semaine.

W, Wagon qui roule, ne prend pas de rouille.

X, X croise et multiplie.

Y, Yoyo aime Yéyé. Yéyé aime Yoyo. Tout est pour le mieux dans le monde des Oyés.

Z, Zone à découper en suivant les zigzags.

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Conte pour aquastomatomane

Ecrit pour la PROPOSITION 53

gourmandise

LA GOURMANDISE COMME UNE VERTU

Voilà une proposition d’écriture très ouverte. Racontez-nous une histoire liée à la gourmandise. Salée ou sucrée, elle vous aura laissé un souvenir impérissable.

L’esprit : dans cette proposition nous considérerons la gourmandise comme une vertu. Pas d’interdit ni de péché ni de maladie…

LA PROPOSITION

– Le genre est libre, comme le plus souvent : texte, poésie, pamphlet, légende, une correspondance…  Ce pourrait aussi être une recette secrète que vous pouvez nous confier.

– réel ou imaginaire, emportez-nous dans votre sillage gourmand.

LA CONSIGNE

Quelques mots à saupoudrer :

1 – Une maryse (une spatule en plastique très utile avec un embout en caoutchouc qui permet de récupérer la totalité des préparations dans les plats)

– Un aquastomatomane : qui a l’eau à la bouche (où, est-ce qu’elle est encore allée chercher ça, vous direz-vous… ?)

Conte pour  aquastomatomane

Goutez aux fruits défendus, mademoiselle Géraldine.

Oui, je voudrais bien, mais Maryse ma nounou m’a dit que c’était mal.

Une idée reçue, et une nounou bien sotte:

Renoncer aux plaisirs de la vie, quels conseils ridicules. Ne rougissez pas.

Maman , aussi me l’a dit. Mais quand même, vous me donnez l’eau à la bouche, monsieur.

Amie, approchez, je ne vais pas vous manger, quoique…j’en eusse très envie.

N‘est-ce pas que cela en valait la peine.?

Drôlement exquis. Jamais je n’avais connu pareil délice.

Il est fortement recommandé de continuer l’initiation sans plus attendre.

Si nous y retournions tout de suite?

Est-ce toujours ainsi le plaisir gourmand? Alors, oui, j’en redemande! Et pouvoir en consommer chaque jour de ma vie!

 

 

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D’or et d’azur

Ecrit pour Tisser les mots, proposition 51

MIRO, UN RÉBUS ?

MIRO« L’or de l’azur » (1967)
 Fondation Juan Miro à Barcelone

Il y a en ce moment à Amsterdam une grande exposition « MIRO et le groupe COBRA » jusqu’au 31 janvier 2016 que j’aurai bien aimé visiter… Mais à défaut de faire le voyage, je vous offre de nous intéresser à ce cher Miro.

Pourquoi j’aime MIRO ?

Il invente un nouveau langage qui unit, la peinture, l’écriture, la calligraphie. Lorsque je suis devant un de ses tableaux, il me semble être devant un rébus qui ne demande qu’à être déchiffré, décodé.

LA PROPOSITION

A vous de déchiffrer le message caché de  « L’or de l’azur » !

Chaque signe, chaque tâche de couleur, chaque symbole est un langage. 
Leur place dans l’œuvre, leur couleur, le titre même serait un véritable message que je vous propose de nous révéler. Pourquoi pas une carte…

LES CONSIGNES

– Longueur 25 lignes environ

– les mots : safran (qui est aussi une couleur), diaprer (scintiller)

Genre, comme le plus souvent : libre !

 

 

D’or et d’azur

L’or, mon beau poète,
Me l’offres à l’infini.
Toi qui rêves d’azur,
Promènes en liberté,
Tes pensées bleutées.
Caracolant dans l’univers,
Tu imagines pour les étoiles,
Une vie diaprée de lumières,
Aux reflets jaunes safran.

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