Impromptus

Souvenirs desséchés

Écrit pour les impromptus Semaines du 26 novembre au 9 décembre 2018 – Le chemin de l’école

Était-ce du fait du poids du Larousse dans le cartable, Andiamo dans un commentaire écrivait il y a peu : « le chemin de l’école était interminable ».
Nous avons choisi de parler de ce chemin de l’école, réel ou symbolique, vécu ou imaginaire.

 

Souvenirs desséchés

Café au lait avalé,

Au-revoir à mes poupées.

Elles en avaient de la chance,

Pas d’angoisse de ne pas bien savoir leurs leçons.

De réussir les divisions,

Toujours bien habillées, le sourire aux lèvres,

Elles ne se saliraient pas pendant la récré,

Pas de taches sur le cahier, ni d’accrocs au tablier.

Réprimandes et punitions,

Privée de récréation.

Vite, vite, les retrouver le soir.

Oublier les mauvais moments,

Raconter, entre copines, instants privilégiés,

Confidences et secrets,

Du lourd fardeau de la journée se débarrasser,

Enfin jouer.

 

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Conversation à baguettes rompues

Ecrit pour les impromptus Semaine du 19 au 25 novembre 2018 – Petit Larousse 2019

S’il est un chantier en perpétuelle reconstruction, c’est bien celui du Petit Larousse qui voit son édition 2019 agrémentée de nouveaux mots comme
travailleur détaché, e-sport , grossophobie, frotteur, replay, teppanyaki…
Proposez-nous votre texte en vers ou en prose en utilisant un ou plusieurs de ces nouveaux mots ou d’autres nouveaux mots de votre choix.

Conversation à baguettes rompues

– Je peux peut-être vous renseigner ?
– Oui, merci. Je cherche un grill.
– Nous avons ce nouveau modèle, leTeppanyaki Jaksch, fabriqué au Japon.
– Je n’aime pas les sushis.
– Les sushis ne se font pas cuire, monsieur.
– Ah, bon ? Mais quand même, je n’ai jamais su manger avec des baguettes.
– Question de savoir-faire, peut-être ?
– Ce doit être ça. Savoir-faire culinaire.

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Faut pas plaisanter avec la fée Chocolat

Ecrit pour les impromptus Semaine du 2 au 8 avril 2018 – La fée Chocolat
Il n’y a pas si longtemps Joe Krapov nous a présenté le jeu « J’ai adopté un dragon » des éditions « Le droit de perdre avec le sourire ». Comme nous nous sommes bien amusés en janvier avec quelques unes de ces consignes, nous réitérons avec un thème d’actualité :« Faut pas plaisanter avec la fée Chocolat ! »
« Faut pas plaisanter avec la fée Chocolat ! »
Dans le chocolat, tout est bon.
On peut le fumer, sans craindre la pollution,
Ni encrasser nos poumons.
Les médailles, même en lot de consolation,
Nous apprécions.
Liégeois ou viennois,  dégustons,
Ainsi, nous voyagerons.
En mousse, les babines nous pourléchons.
En un éclair, nous nous pâmons,
Et d’une religieuse, qu’en deux bouchées, nous dévorons.
Et ces tablettes, moulées à Bayonne, nous désirons.
Ah!  pour une barre, nous bondissons.
Quand au pain au chocolat,  attention,
A aucun moment ne le confondons,
Avec la chocolatine de ma région.
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Les petits métiers de la rue

Ecrit pour les impromptus Semaine du 26 mars au 1er avril 2018 – Les petits métiers

Après tout ce qui vous a coûté un bras la semaine passée, nous allons à présent vous proposer de vous laisser inspirer par l’idée de Andiamo sur « Les petits métiers de la rue. » « Je vous vois venir, vous vous dites le Doyen pense  aux Dames de la rue Gaudot de Mauroy ou de la rue Quincampoix ! Que nenni, je songe aux petits métiers, le rémouleur, le vitrier, le marchand de peaux de lapins, tous ces petits besogneux qui arpentaient nos rues autrefois. »

Les petits métiers de la rue

« POD’LAPPINPO ! POD’LAPINPO ! »

Pod’lapinpo, comme je le nommais, me terrorisait.

Un homme, barbe hirsute, vêtements en désordre, une femme à ses côtés, un chien, formaient, pour la petite fille que j’étais, un tableau effrayant.

Ils remontaient la Grand Rue, (rue Victor Hugo), poussant une charrette, récoltant des peaux de lapins.

 

« Mes royans ! Mes royans frais ! »

De mes vacances d’été, impasse Mauvezin, autre litanie. Une femme, voix rauque, vantait un poisson de Royan. Intriguée, je ne comprenais pas pourquoi elle  faisait le déplacement du port de Royan à Arcachon, où, me semblait-il, en abondance, étaient péchés des poissons. Qu’avait de plus cette sardine**, pour venir de si loin ?

 

Les jeudis, jours sans école, se passaient parfois à Bordeaux.  Les après-midi, coup de sonnette attendu : « Le caillé. »

Un homme, arrivant de la périphérie de Bordeaux, cela lui faisait bien une trentaine de kilomètres, transportant, à l’arrière de son vélo, bidons de lait de  brebis, et petites fioles.

Sur la table de la cuisine de ma grand mère, l’attendait un grand saladier, dans lequel il versait le lait ; et rajoutait ses potions magiques*. S’accomplissait un miracle. Le contenu du récipient se solidifiait, offrant une surface lisse et miroitante. Alors on pouvait déguster ce délicieux mets, légèrement vanillé,  consistance légèrement  ferme,  fondant dans la bouche.

« J’ai connu le caillé de brebis enfant, il n’y avait pas encore de super marché, le laitier nous consignait même les pots de yaourts en verre ; puis jeune adulte je me souviens toujours dans Bordeaux d’un vieux monsieur qui passait dans les maisons connues. Il remplissait notre saladier de lait de brebis, y ajouter de la fraisure, une goutte de vanille et hop au frigo pour le soir… presque soixante années que je mange du caillé …. » Commentaire de Philippe Vinsonneau, à la page de présentation du caillé que l’on trouve aujourd’hui, dans le commerce. (Ce caillé est fabriqué en Gironde, contrairement à ce que le laisse supposer son nom.)

*Plus tard, je compris que c’était de la présure et des parfums, vanille ou citron (peut-être, aussi framboise ou fraise…)

**A l’époque, j’ignorais que l’on pêchait aussi des royans dans le Bassin d’Arcachon.

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Mise en scène

Ecrit pour les impromptus Semaine du 12 mars au 18 mars 2018 – Poires et raisins

 
Après une semaine passée à mettre les pieds à l’étrier, nous vous suggérons d’admirer 

la « nature morte aux Poires et raisins » de Claude Monet.

Pour écrire votre texte nous vous proposons les 10 lettres suivantes afin de composer 5 mots de votre choix de 5 lettres minimum ( les mettre en gras dans votre texte)

A E E O R J G L N L
MISE EN SCÈNE
Bon sang, qu’est-ce que j’ai faim !
Je croquerais bien dans un de ces fruits.
Muuuum, le jus de la pomme qui poisse mon menton.
« Angèle, t’es toute moustous » disait ma mère.
Madame lorgne de ce côté.
Impossible !
Elle se régale bien, elle ! Pourquoi j’y aurais pas droit, moi !
Prendre une goulée de ces grains, laisser craquer la  fine peau et savourer la chair rafraîchissante.
Mais je m‘égare.
Astique et frotte, ces pommes luisent bien assez.
Cette poire qui n’arrête pas de tomber.  Et puis, si je la laissais là. J’ai autre chose à faire.
Monsieur aura qu’à essayer, lui.
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Mettre le pied à l’étrier.

Ecrit pour les Impromptus Semaine du 5 mars au 11 mars 2018 – Le pied à l’étrier

Toute la semaine dernière les rumeurs se sont répandues sur le site. Nous espérons qu’ elles n’ont pas laissé trop de traces. Pour nous redonner de l’énergie  Mamée nous propose de Mettre le pied à l’étrier . Que vous inspire cette expression ?

Mettre le pied à l’étrier

Bien chapeautée,
Plumes dans le vent,
Panache obligé,
Tournure et bel équipement
Me voici sanglée.
Ce jour, d’équitation,
Ma première leçon.
Longs jupons,
Bottines à petits talons,
On nous présente.
Bel étalon,
Poils blonds,
Croupe fièrement bondissante,
Narine frémissante,
Jambes musclées,
Fermement  campé,
Poitrail généreux.
Il me scrute, m’évalue,
Suis-je rétive, ou bien soumise,
Belle et avisée compagne,
Cavale d’occasion, ou fidèle amazone.
Installée sur la croupe,
Rênes retenues, ivresse animale,
Un instant, éblouie, je ressens encore
Effleurant les dentelles, ses mains,
Délicatement, soutenant mon pied,
Pour le mettre à l’étrier.
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Le chat me fixe

Ecrit pour Semaine du 5 au 11 février 2018 – Le chat me fixe

 Le thème de cette semaine provient de notre dernière « Foire aux thèmes », et nous est proposé par Stouf qui nous dit : « Par le fait que j’ai toujours adoré les chats depuis ma tendre enfance (aussi les chattes vers l’âge de ma puberté), je vous propose un titre : « Le chat me fixe ». « Cependant, comme il le rajoute, « avec Stouf il n’ y a jamais de directive obligatoire, pas même de prose ou de verres de scotch, et la seule consigne d’ écriture supplémentaire serait de ne pas libeller le texte en Japonais.
Le chat me fixe
Dans la gadoue,
Embourbé jusqu’au cou,
Je rampe, aperçois un trou.
M’y faufile, à croupetons,
Bruits de succion,
Aperçois l’horizon.
Las, ma vue empêchée,
Ma fuite barrée,
Se dresse poils hérissés,
Furieux, un animal.
Menaçant est son râle.
Moi, figé horizontal,
De boue empêtré,
Nul repli espéré,
Tente d’y remédier,
Au félin, ainsi m’adresse:
 » Bien le bonjour, Votre Altesse,
A ces mots, sa moustache, un rictus  redresse,
Ses yeux prenant féroce lueur:
 » Suis Raminagrobis, mangeur de souris à ses heures,
Et de vous, ferais volontiers mon quatre heures. »
Sitôt dit, sitôt agit.
C’était compter sans soudaine frénésie,
Qui mon corps prit.
Reculant prestement,
Le vilain animal, à ma suite, entraînant,
De ses griffes me défaisant.
Celui-ci, poils englués,
Tente de les lécher,
Sa langue en reste empâtée.
Le voilà tout hébété, furieux,
Offrant spectacle curieux,
Statuaire, greffier malgracieux.
Impuissant spectateur,
Au grand bonheur,
De souris et rats rigoleurs,
Dansant pas chassés, entrechats,
Sans qu’il ne bronchât.
Soudain, de sa gangue, se débarrassa.
Tel un ressort, jaillit de la glu,
Menaçante, ongles pointus,
Une patte griffue.
Cris et stupeurs, sauve qui peut
Petits rats, à qui mieux mieux
S’enfuient, désordre et pas d’adieux.
De ce remue-ménage profitant,
Je m’esquive tout autant,
Sans faire révérence ni saluant.
 
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IMPROMPTUS

Ecrit pour Les impromptus Semaine du 29 janvier au 4 février 2018 – Tous poètes
En conservant uniquement le dernier mot de chaque vers du poème d’ Antoine-Vincent Arnault « La feuille », nous vous proposons de créer votre propre poème sur le thème de votre choix.

 

De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu ? — Je n’en sais rien.
L’orage a frappé le chêne
Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine,
Le zéphyr ou l’aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.
Je vais où le vent me mène.
Sans me plaindre ou m’effrayer,
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.

La tache

« De notre rencontre, ma mie, n’est point détachée
Cette trace, désormais desséchée,
Visible, ce n’est pas  rien,
Comme  chanoine chevauchant, nu, branche de chêne.
De  mon généreux soutien,
Ne craignez vous que votre époux en eut haleine,
Sachant que   souffle  aquilon,
Moins vivement que rumeur, en ces airs, ne se promène.
Cette preuve, masquez en, de grâce, votre généreuse plaine,
Où, un instant, distraite de vos charmants vallons,
Ma vue me mène. »
« Ma foi, monsieur, vous êtes bien prompt à vous effrayer,
Et apprenez, que cette chose,
Dont, vous crûtes déflorer ma rose,
Ne fut qu’ illusoire instrument, et n’en recevrez nul laurier. »
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Moi, moi, mon tout, mon moi

Ecrit pour les impromptus Semaine du 22 janvier au 28 janvier 2018 – Faire le tour de soi

Vous êtes vous déjà demandé comment faire le tour de vous-même ? Si ce n’est fait nous vous proposons de « Faire le tour de soi » avec ou sans détours.
« Et si ça vous dit de faire plusieurs tours, n’hésitez pas… »

Moi, moi, mon tout, mon moi

Faire le tour de soi,
Voyons un peu, de la tête aux pieds,
Je dirais,
Avec centimètre de couturière ?
De vous en révélez, les mensurations,
Ne comptez pas sur moi.
Ici ou là, quelques bourrelets,
Rides et peau fanée,
Ainsi aujourd’hui, sans ne plus penser à hier.
Mais est-ce bien de physique,
Que nous parlons ?
Alors, bien campée sur mes pieds,
Que tu aimerais,
Parce que question équilibre psychique,
Du travail, il y aurait.
Vers la tête, grimpons.
Très souvent échevelée,
Pas toujours, au quart de tour, prête à démarrer.
Mais rien de tragique.
Mon coeur, auscultons,
À battre à l’unisson,
Pulsions et passions,
Chagrins et désillusions,
Ainsi aime-t-il,
En esprit qui se voudrait libre,
Et désintéressé.
Pas toujours facile,
D’ignorer le quand- à- soi,
Se laisser envahir de petites bisbilles,
Tracas mondains ou voisins,
Poudres de perlimpinpin,
Poudres aux yeux, grosses escarbilles.
Bleu de mes yeux,
Comme parfois mes vagues à l’âme,
Alors, je rêve à d’autres choses,
Je les vois,
Et je m’aperçois,
Il faut que je rentre, il fait froid.
De la tête aux pieds,
Bien emmitouflée,
Je vais réviser,
Tout ce qui fait que je suis moi.
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Le temps, le vent…souvenez-vous en.

Ecrit pour les impromptus Semaine du 24 au 30 juillet 2017 – J’en ai bien profité

 Nous espérons que vous avez bien profité de tous ces festivals !
Et c’est pourquoi nous suivons la suggestion cette semaine de Pascal qui nous propose d’écrire autour de la phrase « J’en ai bien profité ».
En vers ou en prose, donnez-nous votre version.

Le temps, le vent…souvenez-vous en.

Jean, nez en l’air, profitait de ce quart d’heure de pause bien mérité.
Pour méditer?
Ne rien faire?
Allez savoir.
« Je n’en ai pas assez profité » peut-être songeait-il. « Je vais m’en accorder un peu plus » décidait-il.
Nez en l’air, Jean profitait de ces moments volés au temps, moments plaisirs de ne rien faire, mis à profit pour…mais que vient donc faire le profit dans cette histoire?
Jean né d’une rencontre de bien ou de mal, à qui, profitait du temps perdu, le savourait sans rien en faire.
Ainsi va l’histoire de Jean…
… qui sans le savoir, en a  bien profité, un peu, un instant, un jour, une nuit, pour toujours, une éternité?
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