Impromptus

Chère Madeleine

Ecrit pour les impromptus Semaine du 20 au 26 mars 2017 – Ma chère Madeleine

D’objets mal lunés en objets mal lunés, nous vous proposons de revenir à votre : 
« Chère madeleine » (thème qui nous est suggéré par Tiniak) :

 

Ma chère Madeleine,

Le  printemps est en veine,

Et nous souffle sa chaude haleine.

N’as tu point ôté tes bas de laine?

Ton bonnet,  tes mitaines,

Quitte le coin du feu, et tes lectures proustiennes.

Ne sens-tu pas sur ta peau porcelaine,

Des rayons ensoleillés, la caresse sereine.

Laisse donc, sans que rien ne te freine,

Tes oripeaux , en quarantaine.

Révèle-nous ce corps de reine,

Ne crains plus ce capitaine,

Qui osa t’appeler vilaine.

Pour moi, tu seras toujours la Belle Hellène,

Dans mon refrain, ma cantilène,

Sur des airs  madrilènes,

Nous irons par les monts et les plaines,

Cueillir la marjolaine,

Nous roulant dans la verveine,

Amants , à la claire fontaine,

Je ferai de toi ma châtelaine.

Mais je te vois incertaine,

Crois-moi, ces mots, ne sont pas paroles vaines,

Encore moins des fredaines.

Faut-il qu’à tes pieds, encore enveloppés de futaine,

Je m’incline, et dépose, ma sirène,

Des baisers sur cette scène,

Et qu’à moi confiante, ils t’amènent.

 

 

 

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Le pantalon de paul

Ecrit pour les impromptus Semaine du 20 au 26 février 2017 – Le pantalon de Paul

Dans notre promenade dans les thèmes anciens, nous avons trouvé :
« le pantalon de Paul. »

J’ai vu le pantalon de Pierre, usé par le fond, sur les bancs de l’école,  celui de Jacques, ne devait pas bien tenir, j’ai entendu un jour « Je lui ai remonté les bretelles », quand à Paul, on m’a dit que c’est sa femme qui le portait, et comme je ne la connais pas, je ne peux rien dire du pantalon de Paul, sauf, à penser que c’est peut-être  modèle unisexe.

 

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L’art de perdre son temps

Ecrit pour les impromptus Semaine du 6 au 12 février 2017 – L’art de perdre son temps
Au cours de ces 12 dernières années, les Impromptus ont régulièrement arpenté la thématique du temps.
Pour preuve déjà, au mois de mars 2006, cette proposition d’écriture :
« L’art de perdre son temps », que nous vous proposons de revisiter à présent.
Les mains dans les poches, la tête dans les nuages,
J’étais partie,
A la recherche du temps qui fait naufrage.
Et je le vis,
Ou était-ce un mirage,
Il était assis,
M’invitant au partage.
Me disant ceci,
Le temps n’a pas d’âge,
Rien n’est écrit,
Je n’en ai pas l’usage,
Et sur mon tapis,
De vieux sage,
Depuis longtemps, j’ai appris,
A prendre ces moments sans ambages,
Nous n’avons qu’une vie,
A quoi bon tous ces gaspillages
En fausse  énergie,
Evitons  ces surmenages,
Acceptons nos envies,
Laissons à notre courage,
Des moments de répits,
Apprécions sans arrière-pensée, les images,
Et laissons-nous aller à la fantaisie,
Les mains dans les poches, la tête dans les nuages,
D’oublier corps et esprit,
En un naturel vagabondage,
Et faire fi,
De quelque malfaisant adage,
Et parti-pris,
Voulant que homme sans ouvrage,
En paresseux se conduit.
Avec enthousiasme, je partage
Jusqu’à aujourd’hui,
Cet intemporel message,
Qui si bien m’a appris,
L’art de perdre mon temps.
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La lune dans le caniveau

Ecrit pour les impromptus Semaine du 30 janvier au 5 février 2017 – La lune dans le caniveau.
Alors que nous avons rajouté un peu de sel au fur et à mesure de la semaine écoulée, nous remontons une nouvelle fois le temps en vous proposant un thème de décembre 2005 : « La lune dans le caniveau ».
  • M’sieur, m’sieur, vous pouvez répéter. J’ai pas bien entendu.
  • Je répète pour  Pierrot,  toujours dans la lune,  « dans le caniveau », je répète « dans le caniveau ». Vous avez cinq minutes pour relire votre dictée.

 

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J’ai rajouté un peu de sel.

Ecrit pour les impromptus Semaine du 23 au 29 janvier 2017 – J’ai rajouté un peu de sel
Nous continuons, de semaine en semaine à égrener quelques thèmes anciens afin de rendre hommage à ce site d’écriture, un des plus pérennes sur la toile 🙂
Et comme nous adorons tous ici mettre notre grain de sel, nous vous proposons à présent d’écrire un texte qui a pour consigne :
 
Commencer ou finir par : « j’ai rajouté un peu de sel »

 

« La soupe avait un goût de fiel,
Ne recommence pas, je te le conseille. »
Tout sucre, tout miel,
Je lui répondis, le regardant s’écrouler,
« J’ai rajouté un peu de sel »,

 

 

 

 

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Quitte ou double

Ecrit pour les impromptus, semaine du 16 au 22 janvier 2017
 
Que ce soit à l’ombre du figuier ou ailleurs, continuons de baguenauder dans les thèmes anciens. Cette semaine nous vous invitons à écrire sur cette idée :
Il (elle) posa son doigt sur l’interrupteur.
Quitte ou double
« Il  posa son doigt sur l’interrupteur.
Une décharge électrique traversa son corps.
Sur sa tête, ses cheveux changèrent de couleur,
Balayés de travers,
Il ressemblait, il ressemblait… »
– A qui ressemblait-il? Essayez de vous rappeler. Et la couleur?
– La couleur? Pourquoi vous me parlez de couleur?
– C’est vous qui avez dit que ses chev…Bon, reprenons. Vous étiez où, quand vous avez observé ce phénomène?
– Comme tous les jours, à cette heure-là, comme d’habitude, assise devant la télé, chez mon voisin.
– Et quand il a voulu allumer, c’est là que vous l’avez vu changer de couleur de cheveux.
– Mais non, pas lui! L’homme à la télé.
– Je ne comprends pas.
– C’est pas compliqué, voyons.
– C’est vous qui le dites.
– Ça c’est bien passé hier. C’est ce que vous nous avez dit. C’était bien le 20 janvier 2017.
– Oui. Et aujourd’hui, nous sommes le 21 janvier 2017.
– Monsieur de Lapalisse vous donnerait raison.
– Qui c’est celui-là? C’est un témoin?
– Heu, oubliez.
– Pas question! Il pourrait m’aider à trouver le nom de l’électrifié.
– Hélas, c’est impossible. Je viens d’apprendre qu’il s’est électrocuté.
– Comme Cloclo. Pauvre homme. Voilà, c’est Cloclo!

– A la télé, un homme aux cheveux, heu, de quelle couleur, ses cheveux, déjà, châtains? Non? Châtains clairs, alors? Non plus? Comment? Blond. Donc un homme blond, balayage en travers…pas ça du tout! Je vous rappelle que vous avez dit « ses cheveux changèrent de couleur, Balayés de travers » Faudrait savoir!

  • La coiffure de Cloclo était toujours savamment travaillée; pas comme l’autre clown, que au moment où il allait prêter serment, sur l’interrupteur, la télé du voisin, ben, elle a explosé.
  • Si je vous suis, vous étiez en train de regarder un jeu à la télé, quand celle-ci a explosé; plutôt, implosé.
  •  Implosé, explosé, toujours est-il que mon voisin n’a plus de télé; et puis je regardais pas un jeu, je regardais, en direct, l’invest…et c’est pas interrupteur, qu’il faut dire, c’est buzzer. Et l’homme à la télé, il fait que ça, tout le temps; il joue et il a l’air de beaucoup s’amuser.

 

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A l’ombre du figuier

Ecrit pour les impromptus Semaine du 9 au 15 janvier 2017 – A l’ombre du figuier
Nous poursuivons notre balade dans les thèmes des deux premières années du site. Et après avoir dynamisé les verres à pied nous vous proposons de vous reposer A l’ombre du figuier.
 
A l’ombre du figuier
Négligemment allongé,
Un murmure feuillu, me berçait
Mon nez, par un parfum, taquiné
Odeur indéfinissable du figuier.
Paupières mi-closes,
Mon corps à la pause,
Une parfaite symbiose,
Que  cette nature propose.
Pensées alanguies,
Sens assoupis,
Me voilà soudain surpris.
Un insecte malappris
Se croyant  tout permis,
Mon espace envahit.
Ma douce torpeur dérangée,
Moult gestes dus déployer,
Afin, l’importun, chasser.
Combat, cet animal ailé,
Je l’aurais bien évité,
S’il ce dernier, de me piquer,
Velléités, n’avait montrées.
Une journée malmenée,
De bien finir, se devait.
Au figuier ombragé
Quelques fruits, je goûtais.
Sitôt, un air bien connu,
Mon ouïe reconnut.
Ainsi, était revenu
Le diptère malotru.
Un oiseau passant par là,
Le moustique avala,
Et néanmoins picora,
Une figue qui sur moi tomba.
Ma sieste était fichue.
Heureusement, presque nu,
Vers un autre abri courus.
Rencontrais une inconnue.
Elle s’était perdue,
N’insista pas sur ma tenue incongrue.
Plus tard, la retrouvais,
A ma place, installée.
M’invita gentiment, son figuier,
Et son ombre partager.
Elle était parfumée,
Fragrance poivrée,
Sa bouche, sans y penser,
Une   figue mordait
La maquillant de violet.
Elle me la fit goûter.

 

 

 

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Salmigondis

Ecrit pour les impromptus Semaine du 12 au 18 décembre 2016 – Un plat difficile
 Nous approchons à grands pas de la période des fêtes de fin d’année, et nous vous proposons de vous laisser inspirer par cette phrase de Francisco Azevedo : « La famille est un plat difficile à préparer. Il y a beaucoup d’ingrédients. Les réunir tous est un problème – surtout à Noël et au nouvel an. »
 
Salmigondis
– Julie, ma liste est prête.
– Déjà!  Tu n’as rien oublié?
– Bon voilà. J’ai invité mon cousin le Maharadjah de Jodhpur, ma marraine d’Oléron, mon oncle Ecossais…
– Tu as un oncle écossais? Premières nouvelles.
– Mais si, celui qui a une…
– Oui, je vois, la panse de brebis farcie? Quelle horreur!
– T’inquiète, cette fois, il nous apporte des petits pois.
– Bof, pour un repas de réveillon…
– Pourtant avec la dinde…
– La dinde, quelle dinde?
– Celle du maharadjah, avec des marrons, en plus.
– Très bien. La suite…
– Ta cousine, pour les oeufs…
– Des oeufs au plat pour un repas de fête…et puis, comme elle est enceinte…
– Elle est enceinte? Qui est l’heureux papa?
– Un Max quelque chose. Tu connais pas.
– Si c’est Max Well, il nous porterait le café. Non, je sais, tu préfères celui de ta Grand-Mère.
– Tu sais bien qu’il n’y a qu’elle qui sait faire du bon café.
– Chez toi, ton père vient. Marie Antoinette sera contente.
– Et moi, alors?
– Oui, bien sûr; mais elle, il y a longtemps qu’elle n’a  pas mangé de brioche.
– Mufle! A propos ma cousine, c’est Max Imaux, qu’il s’appelle.
-Max et Anne Imaux, charmant couple. Il est végétarien, aussi? Tu crois qu’on les invite?
-Si  tu as  des gros légumes sur ta liste, ils s’entendront très bien.
– Je ne suis pas sûr que les rois mages puissent venir. On verra. On passe au désert?
– Tu veux dire dessert?
– Oui, bien entendu. Il y aura mon cousin Nanouk.
– Et alors?
– Il habite en Laponie. Tous les ans, il se prend une bûche chez le Père Noël.
– J’ai une surprise pour toi. Tu te souviens de mon oncle Harpagon.
– Non, ne me dis pas qu’il apporte des clopinettes. Mon dessert préféré!
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LOINTAINS

Ecrit pour les impromptus, Semaine du 7 au 13 novembre 2016 – Lointains

banc

crédit photo Tisseuse
Cette semaine nous vous proposons tout simplement de vous laisser inspirer par cette photo : « Lointains »

LOINTAINS

La graine, dans le sol, enfouie

On ne savait plus où,

Il y avait si longtemps.

Nuages et pluie, soleil et canicule,

Tant et si bien, firent, qu’enfin

Avait germé la graine.

Il lui avait fallu du temps,

Nous avait donné un fruit,

Sur lequel nous nous sommes assis.

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Racines

Ecrit pour les impromptus Semaine du 24 au 30 octobre 2016 – Racines
Après nous avoir dévoilé vos cheveux blancs, quoi de plus normal que de nous parler de vos racines, de celles qui vous relient à vos ancêtres, à un terroir ou une ville.

Il était une fois un soldat, écossais, venu défendre les possessions de la Couronne Anglaise, quelque part en ce coin du Sud-Ouest, de nos jours, à nouveau, très prisé par les anglais, en mal de climat tempéré, mais avec ce paysage herbeux vert, qui leur rappelle leur campagne.
Lorsque les troupes de John Talbot, vaincues par l’armée du roi de France, retournèrent en leur pays, le soldat  resta sur ce sol devenu français. Périgourdin d’adoption, il fonda une famille.
Ainsi voulait le croire, et le racontait ma grand-mère maternelle, se fiant au nom qu’elle portait, le même que celui de cette rivière qui traverse la ville de  Glasgow.
Aucune archive n’étant venu étayer la véracité des dires de ma grand-mère, il faut bien constater toutefois, des prédispositions familiales à pratiquer aisément la langue anglaise…Why not? 😉
Plus sérieusement et sans conteste, des racines périgourdines, plutôt Périgord Vert, lignée de cultivateurs, d’enseignants, religieuses et prêtres.
D’un autre côté, des désirs d’Océan Atlantique, mêlés à quelques ancêtres gasconnant, suivi de la rencontre de deux milieux bien différents.
Des ouvriers, une brodeuse, et un conducteur de train, ce dernier issu d’une famille BCBG arcachonaise, vivant de ses rentes, que de vilains bruits de bottes  collaborationnistes, de par et d’autre de la frontière franco-allemande, obligèrent à se dessaisir de leurs biens, en même temps que d’arborer cette constellation à six branches, faisant d’eux des êtres, considérés, différents.
Il était une fois une petite fille, portant en elle, ces différences, profondément attachée à sa Gironde natale, bercée par les vagues de l’océan, courant sur les longues plages atlantiques, dévalant la dune, écoutant les histoires de sa grand-mère maternelle, dans une langue française roulant joliment les R, dormant dans des draps magnifiquement brodés par sa grand-mère paternelle…
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