Impromptus

Le chat me fixe

Ecrit pour Semaine du 5 au 11 février 2018 – Le chat me fixe

 Le thème de cette semaine provient de notre dernière « Foire aux thèmes », et nous est proposé par Stouf qui nous dit : « Par le fait que j’ai toujours adoré les chats depuis ma tendre enfance (aussi les chattes vers l’âge de ma puberté), je vous propose un titre : « Le chat me fixe ». « Cependant, comme il le rajoute, « avec Stouf il n’ y a jamais de directive obligatoire, pas même de prose ou de verres de scotch, et la seule consigne d’ écriture supplémentaire serait de ne pas libeller le texte en Japonais.
Le chat me fixe
Dans la gadoue,
Embourbé jusqu’au cou,
Je rampe, aperçois un trou.
M’y faufile, à croupetons,
Bruits de succion,
Aperçois l’horizon.
Las, ma vue empêchée,
Ma fuite barrée,
Se dresse poils hérissés,
Furieux, un animal.
Menaçant est son râle.
Moi, figé horizontal,
De boue empêtré,
Nul repli espéré,
Tente d’y remédier,
Au félin, ainsi m’adresse:
 » Bien le bonjour, Votre Altesse,
A ces mots, sa moustache, un rictus  redresse,
Ses yeux prenant féroce lueur:
 » Suis Raminagrobis, mangeur de souris à ses heures,
Et de vous, ferais volontiers mon quatre heures. »
Sitôt dit, sitôt agit.
C’était compter sans soudaine frénésie,
Qui mon corps prit.
Reculant prestement,
Le vilain animal, à ma suite, entraînant,
De ses griffes me défaisant.
Celui-ci, poils englués,
Tente de les lécher,
Sa langue en reste empâtée.
Le voilà tout hébété, furieux,
Offrant spectacle curieux,
Statuaire, greffier malgracieux.
Impuissant spectateur,
Au grand bonheur,
De souris et rats rigoleurs,
Dansant pas chassés, entrechats,
Sans qu’il ne bronchât.
Soudain, de sa gangue, se débarrassa.
Tel un ressort, jaillit de la glu,
Menaçante, ongles pointus,
Une patte griffue.
Cris et stupeurs, sauve qui peut
Petits rats, à qui mieux mieux
S’enfuient, désordre et pas d’adieux.
De ce remue-ménage profitant,
Je m’esquive tout autant,
Sans faire révérence ni saluant.
 
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IMPROMPTUS

Ecrit pour Les impromptus Semaine du 29 janvier au 4 février 2018 – Tous poètes
En conservant uniquement le dernier mot de chaque vers du poème d’ Antoine-Vincent Arnault « La feuille », nous vous proposons de créer votre propre poème sur le thème de votre choix.

 

De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu ? — Je n’en sais rien.
L’orage a frappé le chêne
Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine,
Le zéphyr ou l’aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.
Je vais où le vent me mène.
Sans me plaindre ou m’effrayer,
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.

La tache

« De notre rencontre, ma mie, n’est point détachée
Cette trace, désormais desséchée,
Visible, ce n’est pas  rien,
Comme  chanoine chevauchant, nu, branche de chêne.
De  mon généreux soutien,
Ne craignez vous que votre époux en eut haleine,
Sachant que   souffle  aquilon,
Moins vivement que rumeur, en ces airs, ne se promène.
Cette preuve, masquez en, de grâce, votre généreuse plaine,
Où, un instant, distraite de vos charmants vallons,
Ma vue me mène. »
« Ma foi, monsieur, vous êtes bien prompt à vous effrayer,
Et apprenez, que cette chose,
Dont, vous crûtes déflorer ma rose,
Ne fut qu’ illusoire instrument, et n’en recevrez nul laurier. »
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Moi, moi, mon tout, mon moi

Ecrit pour les impromptus Semaine du 22 janvier au 28 janvier 2018 – Faire le tour de soi

Vous êtes vous déjà demandé comment faire le tour de vous-même ? Si ce n’est fait nous vous proposons de « Faire le tour de soi » avec ou sans détours.
« Et si ça vous dit de faire plusieurs tours, n’hésitez pas… »

Moi, moi, mon tout, mon moi

Faire le tour de soi,
Voyons un peu, de la tête aux pieds,
Je dirais,
Avec centimètre de couturière ?
De vous en révélez, les mensurations,
Ne comptez pas sur moi.
Ici ou là, quelques bourrelets,
Rides et peau fanée,
Ainsi aujourd’hui, sans ne plus penser à hier.
Mais est-ce bien de physique,
Que nous parlons ?
Alors, bien campée sur mes pieds,
Que tu aimerais,
Parce que question équilibre psychique,
Du travail, il y aurait.
Vers la tête, grimpons.
Très souvent échevelée,
Pas toujours, au quart de tour, prête à démarrer.
Mais rien de tragique.
Mon coeur, auscultons,
À battre à l’unisson,
Pulsions et passions,
Chagrins et désillusions,
Ainsi aime-t-il,
En esprit qui se voudrait libre,
Et désintéressé.
Pas toujours facile,
D’ignorer le quand- à- soi,
Se laisser envahir de petites bisbilles,
Tracas mondains ou voisins,
Poudres de perlimpinpin,
Poudres aux yeux, grosses escarbilles.
Bleu de mes yeux,
Comme parfois mes vagues à l’âme,
Alors, je rêve à d’autres choses,
Je les vois,
Et je m’aperçois,
Il faut que je rentre, il fait froid.
De la tête aux pieds,
Bien emmitouflée,
Je vais réviser,
Tout ce qui fait que je suis moi.
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Le temps, le vent…souvenez-vous en.

Ecrit pour les impromptus Semaine du 24 au 30 juillet 2017 – J’en ai bien profité

 Nous espérons que vous avez bien profité de tous ces festivals !
Et c’est pourquoi nous suivons la suggestion cette semaine de Pascal qui nous propose d’écrire autour de la phrase « J’en ai bien profité ».
En vers ou en prose, donnez-nous votre version.

Le temps, le vent…souvenez-vous en.

Jean, nez en l’air, profitait de ce quart d’heure de pause bien mérité.
Pour méditer?
Ne rien faire?
Allez savoir.
« Je n’en ai pas assez profité » peut-être songeait-il. « Je vais m’en accorder un peu plus » décidait-il.
Nez en l’air, Jean profitait de ces moments volés au temps, moments plaisirs de ne rien faire, mis à profit pour…mais que vient donc faire le profit dans cette histoire?
Jean né d’une rencontre de bien ou de mal, à qui, profitait du temps perdu, le savourait sans rien en faire.
Ainsi va l’histoire de Jean…
… qui sans le savoir, en a  bien profité, un peu, un instant, un jour, une nuit, pour toujours, une éternité?
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Chantal

Ecrit pour les impromptus Semaine du 17 au 23 juillet 2017 – Un vrai festival
Toute la semaine écoulée nous nous sommes efforcés de ne pas en faire une pendule, alors nous vous convions à présent à écrire  texte qui soit « Un vrai festival » (sur la forme ou sur le fond).

Chantal

Ouf! pense Chantal.

Enfin,  père lui a  donné son aval,

Non sans lui avoir fait entendre l’habituel récital,

Suivi des sempiternelles recommandations : un vrai festival.

Tenue correcte et sans maquillage:  on n’est pas à Carnaval,

Les yeux baissés garder, et gare aux chacals,

Qui pourraient l’entraîner dans le foin du corral…

Ces paroles, elle les connait par coeur, Chantal,

Qui sait qu’au final,

Et, d’avance, elle s’en fait un régal,

Ce soir, elle ira au bal.

 

 

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On ne va pas en faire une pendule

Ecrit pour les Impromptus Semaine du 10 au 16 juillet 2017 – On ne va pas en faire une pendule
Que la pluie vous ait souri ou non dans la semaine, nous vous proposons une idée suggérée par Andiamo : « on ne va pas en faire une pendule ».
En prose ou en vers laissez-vous inspirer par cette expression

On ne va pas en faire une pendule

– On ne va pas en faire une pendule
– Surtout qu’on n’a pas le temps
– De quoi tu parles?
– De la pendule. Bon on s’y met.
– A quoi?
– A mettre les pendules à l’heure.
– Au fait, les aiguilles, je les recule ou je les avance?
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Pluies de bruits

Ecrit pour les impromptus Semaine du 3 au 9 juillet 2017 – La pluie nous souriait
A peine célébré le sacre de l’été que voici déjà le prochain thème : 
La pluie nous souriait.
Glissez cette phrase là où bon vous semblera dans un texte en vers ou en prose.
Pluies de bruits
La pluie nous souriait,
Le parapluie, lui, était bien fatigué.
Une goutte glissait le long d’un tuyau de cheminée.
La pluie luisait,
Sur le trottoir, sans fin, dessinait,
Ruisseaux déglingués.
Un gosse s’amusait,
Chaussures trempées,
Donnait des coups de pied,
La pluie lui souriait.
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L’amphibocycle

Ecrit pour les impromptus Semaine du 19 au 25 juin 2017 – Amphibocycle
La nuit gourmande s’achève et maintenant c’est l’heure de faire de l’exercice avec cette invention qui a de l’avenir l‘amphibocycle.

L’amphibocycle

– Enfi! Tu vois ce que je vois?
– Mais que tu es grossier, ce matin!
– Quoi? Qu’est-ce que j’ai fait encore?
– Oh, rien, juste tu as dit enf…voilà, à cause de toi, j’ai failli le dire.
– Boh! C’est pas méchant!
– Enfi ! Beau! Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre!
– Hé-bé! Je te dis pas d’entendre, je te dis de reluquer.
– Reluquer quoi?
– Là, l’amphi!
– Tu recommences!
– Mais non, j’ai pas dit enfigueille, j’ai dit amphi, comme amphithéâtre, amphigouri, amphi…
– Ah! Tu veux parler de ce truc. Comment t’as dit déjà? Enfi…, non amphi…bof, c’est qu’un cycliste qui pédale sur l’eau.
– Bof !?! C’est tout ce que tu trouves à dire. Ça t’étonne pas, toi, un gonze à vélo, qui pédale sur l’eau.
– Cela doit être une variante du pédalo.
– Pédalo ? Qu’es aco ?
– Ben c’est  un amphibocycle amélioré*.
– Hé-bé ! C’était pas la peine de faire toute une histoire pour mon amphi, non,  enfi, toi aussi, tu l’as dit.
– Ce n’est pas un enfibocycle, mais un amphibocycle, du terme grec  amphibie, signifiant pouvant vivre sur terre et dans l’eau.
– Enfi !
*Le pédalo, pas du tout amphibie (amphigourique, l’explication de notre savant , au sujet de l’engin uniquement aquatique**), est né en 1810, alors que l’amphibocycle a été inventé en 1909.
**- Enfi! Lui dites pas, vous me le mettriez encore fumace.
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Née quelque part…

Ecrit pour les impromptus, thème de la semaine:

Les couleurs et les sentiments se sont mélangés toute la semaine écoulée, et pourtant, comme le chante Maxime Le Forestier dans « Né quelque part », « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille… ».
Née quelque part
Née dans les choux,
Pas du tout,
Née dans une rose,
Cela m’aurait fait tout chose.
Venue au monde dans une cuisine,
Et toute en pleurs, était la voisine.
Dehors, orages et trombes d’eau,
On dut, la sage-femme, aller chercher à vélo.
Plus de bus, et les taxis, ça coûtait cher,
Aussi, aujourd’hui, d’ailleurs.
Attendue, pressée, ma mère l’était.
D’une table,  sauter décidait.
Sitôt, cela fit son effet.
Quelques heures avant le petit déjeuner,
Me voilà, faisant mon entrée.
Née quelque part,  girondine devenant,
Cette région, je l’aime tellement,
Même si, comme mes parents,
Choisie, ne l’ai point,
Et avoir parcouru, et connu autres charmants coins,
Toujours, ici me sens bien, lorsque je le rejoins.
 PHOTOS THOMAS PESQUET

 

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Chère Madeleine

Ecrit pour les impromptus Semaine du 20 au 26 mars 2017 – Ma chère Madeleine

D’objets mal lunés en objets mal lunés, nous vous proposons de revenir à votre : 
« Chère madeleine » (thème qui nous est suggéré par Tiniak) :

 

Ma chère Madeleine,

Le  printemps est en veine,

Et nous souffle sa chaude haleine.

N’as tu point ôté tes bas de laine?

Ton bonnet,  tes mitaines,

Quitte le coin du feu, et tes lectures proustiennes.

Ne sens-tu pas sur ta peau porcelaine,

Des rayons ensoleillés, la caresse sereine.

Laisse donc, sans que rien ne te freine,

Tes oripeaux , en quarantaine.

Révèle-nous ce corps de reine,

Ne crains plus ce capitaine,

Qui osa t’appeler vilaine.

Pour moi, tu seras toujours la Belle Hellène,

Dans mon refrain, ma cantilène,

Sur des airs  madrilènes,

Nous irons par les monts et les plaines,

Cueillir la marjolaine,

Nous roulant dans la verveine,

Amants , à la claire fontaine,

Je ferai de toi ma châtelaine.

Mais je te vois incertaine,

Crois-moi, ces mots, ne sont pas paroles vaines,

Encore moins des fredaines.

Faut-il qu’à tes pieds, encore enveloppés de futaine,

Je m’incline, et dépose, ma sirène,

Des baisers sur cette scène,

Et qu’à moi confiante, ils t’amènent.

 

 

 

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