Archives d’Auteur: jacou33

Il suffit d’être sur le pont

Ecrit pour, proposition 157

J’ai semé quelques œufs dans l’atelier. Il y en a trois sortes, les œufs « personnages », les œufs « Action » et les œufs « Lieu ».  Piocher dans chacun de ces œufs et écrire une courte histoire basée sur ces éléments :

Les œufs « Personnages »: Un dentiste psychopathe/ Une chorégraphe célèbre en mal d’amour/Un vieil alcoolique amnésique/Une ado rebelle/un enfant prodige/Le conservateur d’un musée improbable/Une magicienne à la retraite/Un professeur idéaliste dépressif/Un toiletteur professionnel pour animaux de compagnie/Un marin fragile amoureux de musique classique

Les œufs « Action » : Part en voyage / Perd un pari /Voit quelqu’un de familier dans un club de striptease /Peut revenir dans le passé et changer une chose/Part en lune de miel seul(e) /Organise un diner pour la première fois/Vole accidentellement quelque chose d’inestimable/Devient célèbre du jour au lendemain/Confesse un terrible secret/Se réveille chauve.

Les œufs « Lieu » : Dans un bistrot malfamé/ Dans un cimetière en rase campagne/ Aux Chutes du Niagara/un motel miteux de Chicago/ au cœur de la Taïga sibérienne/ au sommet du World Trade Center/ Dans un bar à chats / Au fin fond de la Thaïlande / Dans une réserve indienne / sur un bateau de pêche en route pour l’Alaska/

Une histoire = un personnage, une action, un lieu, choisis dans la liste des « œufs »

Il suffit d’être sur le pont

Il est des petits matins fraîcheur,

Où l’on aimerait un peu de chaleur.

Les albatros taquinent les pêcheurs,

Sans se soucier du conservateur.

Celui-ci a pris un bateau, au hasard,

Quittant  un lieu devenu trop casanier et  son sempiternel bazar.

Las de le recenser, choses classées à part,

Collection de mots bizarres,

Échecs scolaires et fils à la patte,

A mis la clé sous la porte.

Ce jour de départ, direction la gare.

Panne, grève ou retard,

Pas un seul train, ce jour, ne démarre.

Abandonnant la solution ferroviaire,

Se décide pour la voie des airs.

Passant devant un embarcadère,

Imagine un voyage sur les eaux.

Pourquoi pas ce bateau ?

Avise une passerelle.

Un marin l’interpelle.

« Holà, monsieur,

Sur le champ quittez ces lieux. »

Notre conservateur, collectionneur d’accents,

Tout en le notant,

Ne s’arrête pas pour autant.

 » Acceptez que je devienne votre clandestin

Et avec vous, fasse un bout de chemin »

L’homme du bateau, interloqué,

Sans broncher, le regarde monter.

 » A nous deux, l’aventure,

Et voguons bâbord amures. »

Notre conservateur collectionnant aussi des idées reçues,

De certaines, se défaire, n’a pas voulu.

Mais revenons à ce fameux matin frileux.

Jetant, par le hublot, un oeil curieux,

Sur le pont, notre conservateur se précipite:

 » Où sommes-nous ? demande-t-il, la mine déconfite.

 » En route pour l’Alaska. »

 » Pour qui sonne ce glas ? »

 » Pour prévenir les icebergs. »

« Mais à quoi cela sert ? »

 » Pour qu’ils s’écartent devant nous. »

N’importe qui, cette histoire de fou,

Aurait décontenancé.

Mais en conservateur passionné,

Et d’aventures sans lendemain, collectionneur,

Ceci le mit d’excellente humeur,

Prenant de bon coeur,

Ce que, il y a peu,  mauvaise fortune,  pensait.

Voilà un voyage à conserver,

Se frotta-t-il les mains.

 

 

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Catégories : ECRITURE CREATIVE | Un commentaire

Défi du 20 avril 2018

Ecrit pour le défi du 20 avril 2018, proposé par Dame Uranie

« Coups de Gueule » tout ce qui vous agace, vous énerve, vous fait sortir de vos gonds, sur tous les sujets.

Tout est bien, qui finit bien

Agacée, énervée,

Grincent les gonds,

Grimacent les portes,

Dégondées, les cheminées,

La gondole, ai raté.

Dépitée, je reste sur le quai,

Hors de moi et d’haleine.

De mon séjour, avais tant espéré,

Avec Casanova, rendez-vous, ai obtenu.

Tout est fichu.

Ce cavaleur, c’est bien connu,

Ne m’attendra plus.

Cliques et claques, je retrousse,

Chaussures  foutues,

Jupon  décousu,

Fierté, bien mal fichue.

Voilà qu’il se met à pleuvoir,

Mes friselis en dégoulinent

Mon maquillage en a  fondu.

M’interpelle un passant,

Partager son ombrelle, me proposant.

Alors là, je n’en peux plus,

Je le traite de malotru,

Coups de pied et coup de gueule.

L’inconnu se rapproche:

« Mais mademoiselle, quelle ingrate, vous faites,

Épargner votre beauté,

Et des affres du temps, l’en protéger,

Seulement voulais. »

« Et en plus, vieux barbon, tu m’insultes. »

Et le pousse rudement.

Le voilà,  dans le canal, tombant.

Oh! Mon dieu, qu’ai-je fait !

A mon tour, secours, lui porter.

Son ombrelle, lui tends,

La saisit volontiers,

Et remonte tout trempé.

Son bel habit délavé.

Son masque, dans le canal, tombé.

Mon Casanova, reconnais.

Dans mes bras, dans les siens,

Tous les deux, en riant, nous réchauffons.

A la fin, tout trempés,

Mais heureux de cette aventure,

Nous en amusons.

Finis, coups de gueule, déceptions,

Et horions.

 La soirée, terminons

Soupirants et tendres baisers,

En gondole,  sur le Grand Canal !

J’ai écrit ceci, il y a quelques temps, déjà, ne désirant pas raconter mes réels « coups de gueule », qui pourraient prêter à polémique.

Mais vendredi 6 avril 2018, un évènement, qui ne me laisse pas indifférente: la disparition de Jacques Higelin.

Peu de paroles, si peu d’hommages*, ce samedi matin 7 avril, retransmission d’une émission télévisée « Thé ou café » vers 9h 50,

à contrario de tout ce que nous avons pu voir, lire, entendre, et ce n’est pas fini…quand a disparu un certain JP.SMET, qualifié de « héros »????!!!!!!

Deux poids, deux mesures…Higelin le poète généreux, bien sûr dangereusement iconoclaste et dérangeant aux  yeux de certains…

Est-il plus conforme, de voir et d’entendre, d’assister aujourd’hui encore, à ces déballages malsains, immoraux, pour un héritage, des millions ou milliards, surtout quand on sait que de par le monde entier, vivent des humains, sans toit, sans sécurité, malades, emprisonnés, torturés, fuyant leur pays, chômeurs, victimes de ces profits criminels de multinationales, d’actionnaires, du non respect de l’écologie, de laboratoires pharmaceutiques, de préjugés religieux ou prétendument religieux, de sexisme, des ventes d’armes légales ou illégales, de trafic d’hommes, femmes et enfants réduits à l’esclavage, de travail forcé…j’ai dû en oublier, par exemple,  ces personnes, en fin de vie, maltraitées, délaissées, ignorées, réduites à l’état de déchets inutiles, dont on oublie qu’un jour elles ont participé à la vie et à la construction de la société…

 

*Une blogueuse La Licorne a  écrit un poème magnifique et bouleversant, Tu pars, tu pars…c’est  ici

 

 

 

Catégories : Défi du 20 | 6 Commentaires

Fausser les cartes

Ecrit pour le jeu 35, MOTS NOUVEAUX  proposé par
Écrire un texte qui comprendra un maximum de « mots nouveaux« (c’est-à-dire nouvellement créés  par vous), et qu’on ne connaît pas encore…
mais dont on devine quand même, par le contexte, le sens profond (ou pas ! :-).
Pour commencer,vous placerez obligatoirement ces trois-là :contrefiture, tourtinade, musifolle…
 Quant au thème , il sera tout simple : « Racontez un rêve »
Cela peut être un rêve nocturne …ou un rêve de vie…Un vrai, un faux…

Fausser les cartes

Une araignée musifolle, par mon chant, attirée,
De  mes cheveux, quelques filassements s’empara.
Des cornades tressa,
Entre deux brancarches tendit.
Au son du luth, impromptuvisé,
Ma chantierson accompagna.
Abeilles et frelons, trompés par cet air au relent de contrefiture,
S’engluèrent, privésonniers.
Mon accompagnatrice, promptitudement,
Sitôt, en tourtinade, les consomma.
Attristée, mon chant, mélancolèrique,
Devint.
Derechef, nouveau piètementge,
La cruautelle arachnide, tissa.
En vain, attendit proies fadociles.
Mon chant, racontait la tristanstoire,
Aversetissant du danger.
.
Catégories : LA LICORNE | Un commentaire

Une incertaine Certitude

Ecrit pour A vos claviers 6≠

Pour le mois d’avril, je vous propose d’écrire un texte contenant un certain nombre de mots, qui sont tirés du titre ou du contenu des textes proposés par les participants au défi A vos claviers précédent. Pour voir les textes, c’est ici. Ces mots sont donc les suivants :
Energie, Partir, Destins, Cachemire, Belle, Soins, Mourir, Demain, Corps, Amants

 

Une  incertaine certitude

Il est des destins

Comme des jours sans chemins

Partir sans attendre demain

Où, dit-on, la vie est si belle.

Réveiller l’énergie, celle

Du corps qui ne veut pas mourir

Se promettre d’aller au-delà des derniers soupirs,

A l’instar de ces amants du Cachemire.

Vivre des réalités impossibles

Bonheurs inaccessibles

Oser voir  un infime point,

Cette liberté, si prés, si loin

La gagner et en prendre soin.

Catégories : A VOS CLAVIERS | 4 Commentaires

RIBAMBELLE

Ecrit pour le n°2

Une ribambelle est une longue suite de gens, ou de choses et aussi une longue guirlande de papier aux motifs identiques. A partir de chaque lettre du mot RIBAMBELLE, libre cours à notre imagination .

Rubans de dentelles,

Invitent à la  farandole,

Bonhommes et bonnes femmes.

Assemblés,

Main dans la main,

Blanches ou noires, blancs ou noirs,

Étrangères, étrangers,

Libres tous ensemble

Légers, fragiles, dans le vent, virevoltent,

Entremêlant leurs silhouettes éphémères.

 

 

Catégories : JEU DES ACROSTICHES | 10 Commentaires

Prédestination

Ecrit pour miletune Sujet 14/2018

source image – clic

Le mot à insérer facultativement est : PROFIL

Prédestination

Je les vis,

Je les vois,

Je les avais bien vus.

Je me frottais les yeux.

La même image, au fond de ma rétine, apparut.

C’est à cet instant que tout se joua.

C’était décidé, détective, je ferais.

Sitôt,  me mis en quête d’un local approprié.

Cela aurait dû être chose aisée.

D’autant qu’avec mes dons d’ubiquité,

Je me faisais de la recherche, une idée,

Où tout ne serait que simple formalité.

Las, je ne compte plus,

Le nombre de portes claquées,

Les interminables journées,

Devant diverses annonces, passées.

 » Bail à céder. », « Local à louer. »

Enfin, je trouvais:

Ma démarche, expliquais.

« Jeune homme, d’adresse, vous vous êtes trompé.

Pour ce que vous révélez,

Je ne peux, à mon grand regret,

En rien, vous aider. »

Tout cela, dit, derrière un globe violemment éclairé,

Des mains gantées, au-dessus, posées.

Nous échangeâmes, moi, beaucoup de billets,

Elle, un carton imprimé.

Je me rendis à l’adresse indiquée.

Une secrétaire aimable, m’accueillit.

Attendre un instant, me dit.

On m’appela,

Un homme me sourit.

Et là! subite révélation !

C’était eux !

Devant moi rassemblés.

J’allais leur faire part de ma découverte,

Je compris, les sens en alerte,

Que j’allais à ma perte.

 » Hors d’ici ! Fichez le camp ! »

Pour une fois, je n’attendis pas mon reste,

Pris la sortie d’un pas leste.

Je les avais trouvés, mes premiers amants.

Je ne m’étais pas trompé,

Le profil, j’avais, c’était certain,

De détective, je me fis cartomancien.

Aujourd’hui, mes talents, je développe.

Détective révélateur,

Je profile, agent double voyeur,

Pour filature et point de vue.

Catégories : Miletune | Un commentaire

Faut pas plaisanter avec la fée Chocolat

Ecrit pour les impromptus Semaine du 2 au 8 avril 2018 – La fée Chocolat
Il n’y a pas si longtemps Joe Krapov nous a présenté le jeu « J’ai adopté un dragon » des éditions « Le droit de perdre avec le sourire ». Comme nous nous sommes bien amusés en janvier avec quelques unes de ces consignes, nous réitérons avec un thème d’actualité :« Faut pas plaisanter avec la fée Chocolat ! »
« Faut pas plaisanter avec la fée Chocolat ! »
Dans le chocolat, tout est bon.
On peut le fumer, sans craindre la pollution,
Ni encrasser nos poumons.
Les médailles, même en lot de consolation,
Nous apprécions.
Liégeois ou viennois,  dégustons,
Ainsi, nous voyagerons.
En mousse, les babines nous pourléchons.
En un éclair, nous nous pâmons,
Et d’une religieuse, qu’en deux bouchées, nous dévorons.
Et ces tablettes, moulées à Bayonne, nous désirons.
Ah!  pour une barre, nous bondissons.
Quand au pain au chocolat,  attention,
A aucun moment ne le confondons,
Avec la chocolatine de ma région.
Catégories : Impromptus | 2 Commentaires

HOMMAGE

Vendredi 6 avril 2018, quelques mots à la radio, samedi 7 avril 2018 retransmission d’un « Thé ou café », vers 9h5o.

Et ce superbe poème, bien mieux que tous les discours, et autres enchiffonnades, pour la disparition et l’après d’un certain JP Smet.

Ecrit par la Licorne, ce bouleversant et si bel hommage

Tu pars, tu pars…

Oh, tu pars…tu pars…

Et tu ne te retournes pas…

Tu nous laisses avec …

des mots fantasmagiques et des notes musifolles

Des airs qui mettent la tête à l’envers et le reste à l’endroit

Tu nous laisses avec…

nos ressouvenirs qui s’envolent

Et des myriades de moments si fous, si purs

Qu’on se les passe en boucledor

Et qu’on les garde comme un trésor

Tu nous laisses, le coeur en contrefiture

…des allumettes au fond des yeux

Avec l’âme en tourtinade

Tout près d’un piano à queue…

Car tu pars, tu pars

Et tu ne reviendras pas…

Puisque tu  pars derrière le voile

Va dire aux anges et aux milliards d’étoiles

Que nous, petits grains de poussière

Perdus dans le ventre de l’univers

Nous pleurons notre poseur de girouettes,

Notre grand frère, libre et poète

Celui qui mettait notre cœur en fête…

Et des yaourts dans la vinaigrette

Celui qui nous était tombé du ciel

Un jour de danse, un jour de chance

Celui qui balançait ses notes irrévérentielles

Comme autant de lueurs d’avance…

 

Dis-leur que ta folie nous manque déjà

Qu’ils ont bien de la chance là-bas

D’accueillir Jacques et ses ritourterelles

Et que la nuit promet d’être belle…

Car tu étais fils de la terre et du vent

Un rebellenfant dans l’oeil du firmament

Tu avais du cœur, tu aimais la vie

Et la mort ne te faisait pas peur…

 

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Catégories : C'EST TOUT UN POEME, Divers et beautés, Les mots graffiti | Un commentaire

aGENDA IRONIQUE AVRIL 2018

 

Ecrit pour l’agenda d’avril 2018, sur une proposition d’Estelle, de L’atelier sous les feuilles

Le cirque bleu, Marc Chagall     Source

Je vous propose donc de vous mettre dans la peau d’un poisson et de vous appuyer sur l’univers si particulier de cet artiste (en utilisant tout ou une partie de du tableau Le cirque bleu ou bien son œuvre en général) et de le combiner au vôtre pour nous faire rêver !

Hippocampe

Haridelle éphémère,

Illusions passagères,

Passe le temps de l’écuyère

Pirouettes aériennes, légères

Oh, être, ma belle cavalière

Ce destrier, avec toi, ma fière

Agrippée à ma crinière.

Musant, acrobate altière

Perpétuellement, de belle manière,

En chevauchées, que je voudrais marinières.

Catégories : Agenda Ironique | 3 Commentaires

Raconter des salades

Écrit pour miletune, Sujet 13/2018

 

 

images Archibald – montage Mil et une

Raconter des salades

A la terrasse d’un café,

Je prenais mon petit déjeuner,

Rêveusement tournant une cuiller,

Dans ma chicorée, d’un nuage de lait,

Agrémentée.

Il me rejoignit, moustache frisée,

Lueur tendre dans des yeux,

A faire fondre un iceberg.

Me dit se rendre à Trévise,

Retrouver une belle romaine,

Rencontrée à Batavia.

Mon coeur de chicon, un instant chaviré,

Il me fit remarquer, de ma santé,

Inquiet et alerté,

Que d’endive, ma peau,

La couleur avait pris.

Si mes pensées, il avait pu lire,

Mon sourire, les démentant,

Sur le champ, en  aurait été terrassé,

Mes yeux, tels lance-roquettes,

L’auraient volontiers exterminé.

Ne sut rien de tout cela,

Laissant, en me quittant,

Idées amères,

Qu’aujourd’hui encore,

Je mâche, et remâche.

 

 

 

Catégories : Miletune | 6 Commentaires

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