LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

24df97fc4209c2e22c763335e12a6045

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

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DEFI DU 20 JUILLET

Le Défi du 20 juillet 2021, proposé par Lilou Soleil clic 

Deux mots commençant par la lettre  R  » raclette » et « regret ».

 

Gourmands

Je n’ai qu’un regret, c’est de n’avoir pas trouvé la raclette, pour finir la mousse au chocolat, qui restait dans le fond du plat.

Le temps de la trouver, le chat avait tout léché.

 

Catégories : Défi du 20 | 3 Commentaires

DEFI DU 20 JUIN

Pour le défi du 20 juin, proposé par DAME URANIE

 

En juin, c’est le tour de la lettre Q 

je vous propose de plancher sur les mots

 QUIETUDE

QUILLE

 

LE QUADRILLE DES LANCERS

 

Qui es tu ? Où es tu ?

A l’étude ?

Qu’y fais-tu ?

J’y étudie.

Qu’y étudies donc là ?

Le quadrille, des jeux de quilles.

Qui sont donc ces drôles de drilles ?

Nous sommes quatre couples, et on danse allègrement.

On s’amuse gentiment, on passe de bons moments.

On retrouve la quiétude,

Oui, mais, et le jeu de quilles ?

Nos jambes tricotent, détricotent  pas de danse.

En cadence

Et le chien dans tout cela ?

Rassure-toi, il ne mord pas.

CHARLES VERNIER 1858

Catégories : Défi du 20 | 3 Commentaires

Défi du 20 mai

Avec les mots Peur et Papaye, pour le, proposé par Patricia

Réclame

Païe, païe, païe, païe,païe, païe, païe, païe,
Et un, et deux et trois,
Païe, païe, païe, païe,païe, païe, païe, païe,
Et un, et deux et trois,
Allez, encore un petit effort,
On va se le muscler ce ventre,
On n’a pas peur de se faire un peu mal,
On va avoir des abdos en béton,
Païe, païe, païe, païe,païe, païe, païe, païe,
Et un, et deux et trois,
Païe, païe, païe, païe,païe, païe, païe, païe,
Et un, et deux et trois,
Souriez, étirez vos zygomatiques,
Voilà, c’est bien comme ça,
On n’a pas peur, on se sent belle dans l’effort.
Et après l’effort, le réconfort.
Pour vous maintenir en forme,
Païe, païe, païe, païe,
Buvez tous les matins, un jus de papaye,
Païe, païe, païe, païe,païe, païe, païe,
Et un, et deux et trois,
Jus de papaye!!!
Catégories : Défi du 20 | 4 Commentaires

PROVENCE

Écrit pour

   

 

 

 

 

Peuchère, Provence, t’es pas fada, d’aller dans la garrigue,

Regarde le soleil, il va toute t’ensuquer.

Oh, mademoiselle a rendez-vous avec son gardian.

Vé, te revoilà, toute pègue.

Eh ! Parole! Tu t’es roulée dans la lavande !

Nine, tu les entends les cigales

Comme elles chantent là-bas dans les oliviers.

Écoute-les bien, elles racontent la Provence.

 

 

 

 

Catégories : LES PRENOMS DU MERCREDI | 7 Commentaires

Sirène et queue de poison

Avec E E I U U B N S S S R pour Des lettres, un Mot mystère, proposé par Lilousoleil

Sirène et queue de poison

  • Roger, qu’est-ce que tu regardes ?
  • Y’a les nouveaux voisins qui emménagent.

Les anciens, des bénis oui-oui étaient enfin partis. Curieuse, moi aussi, je m’approchais de la fenêtre, et ce que je vis…j’en ressens encore aujourd’hui les effets.

Beaux comme des dieux ! Ça allait nous changer.

Lui, à vous faire bruisser les papilles, briser tous les codes de la retenue et de la bienséance. Comment autant de perfections bénies, pouvaient-elles être réunies en un seul être ?

Quand à elle, à l’attitude de mon mari…

  • Roger, tu viens, on mange.

Je sentis comme un regret. Nous mangeâmes en silence, épiant les bruits de l’autre côté.

  • Et si,..

Ensemble, nous avions parlé, d’un élan bissé. Puis, plus rien. Après le café, on essuie la vaisselle. « Toc, toc ».

Devant la porte, corps de sirène, la voisine. Mon mari essuie et reéssuie la vaisselle. Le torchon frotte et refrotte la même assiette, bientôt, on pourra voir au travers.

  • Bonjour, entrez. Soyez la bienvenue.

Bruit de vaisselle brisée. C’est bien ce que je pensais; l’assiette n’a pas résisté à l’ adoration de Roger. Pourvu que la voisine ne vienne pas trop souvent, sinon, on aura bientôt plus de vaisselle.

  • Oh! Quel dommage ! Une si jolie assiette.

Si elle continue à parler, il va nous casser autre chose.

  • Ma mère était brunisseuse. Si vous voulez, je vous montrerai les assiettes qu’elle a décorées. Quand nous serons installés.

Espérons qu’ il cassera rien chez elle.

  • Ce sera avec plaisir. Vous voulez qu’on vous aide ?
  • Vous feriez cela ? Je n’osais pas vous le demander.
  • Avec plaisir, répond Roger, qui essuie un verre.
  • Quand ? Tout de suite, si vous voulez.
  • Vous feriez cela ?

Elle manque de vocabulaire, ou quoi ? Sinueuse, une vilaine pensée traverse mon cerveau. En tous les cas, le verre est sauvé.

La porte de la maison voisine s’ouvre:

  • Chérie, tu as vu les voisins ? Ils sont comment? Lui, derrière la vitre, il avait pas un air des plus rusés, et elle, enfin, ils sont bien assortis, ces deux-là, si tu vois ce que je v…

Il nous aperçoit. La briseuse de ménage, d’une voix, qu’elle voudrait rieuse, tente un « Ne l’écoutez pas, il adore plaisanter. »

  • Ce sera sans nous.

Retour à la maison.  Roger a le sourire en berne, et moi, je ressens comme un regret de nos anciens voisins.

 

 

 

 

 

Catégories : DES LETTRES UN MOT MYSTERE | 5 Commentaires

À la belle fontaine

78ème Devoir de Lakevio du Goût

La Fontaine des Mers (Place de la Concorde) – John Salminen

 

À la belle fontaine

 

Ah! Paris ! La fontaine des Mers ! La mer, mon océan…en été, et la canicule, s’y baigner…

Non, je ne suis pas à Paris. Courir les expositions, les théâtres, se régaler des impromptus à l’Odéon.

Je suis devant La Fontaine des Girondins.

Escapade bordelaise, en ces temps où dix kilomètres sont toute une expédition.

Vivre et revivre l’histoire.

Les députés girondins y sont à l’honneur,

Sans pouvoir se défendre, exécutés pendant la terreur.

Huit socles attendent leurs statues, faute de financeurs.

Oubliés quelque part, échappant à la fusion,

Et au triste destin  de canons,

Retrouvés à l’abandon,

Les chevaux de bronze, habillés de bruine aquatique,

Surgissent poitrails majestueux, entrainent la république.

Girondes, la Garonne et la Dordogne, se saluent, toute en courbes gracieuses.

Grappes de raisins  à sa chevelure, mêlées, malicieux

Me sourit, un jeune Bacchus joufflu.

De cette fraicheur emplie, je m’en retourne ragaillardie,

Sans pouvoir, avec d’autres, ma joie,  partager,

Devant rentrer masquée.

 

J’ai écrit le texte « Carnages », à partir de la gravure, pensant que c’était le 78ème devoir.

Pour lire le texte clic sur la gravure.

 

Catégories : CHRONIQUES BORDELAISES, LE GOUT DES AUTRES | 3 Commentaires

Carnages

« 78ème Devoir de Lakevio du Goût

 

 

CARNAGES

Gris, couleurs de cendre,

Pourquoi s’étaient-ils faits descendre ?

La vérité ici, là-bas devenait impure.

Sur les branches d’un arbre, un autre, te jugeais imposture.

Le juge glorifié, portait haut sa victoire,

Cadavre d’un enfant sans histoire.

Une mère éplorée, que l’on assassinait,

Parce que dans l’autre armée, servait.

Guerriers improvisés, des images impies,

Croyaient deviner, leur volaient leur vie.

Pourquoi être étranger, quand tous on se ressemble?

Qu’a donc de si cruel de tenter vivre ensemble ?

Croix de foi, foi en nous, nous tuons l’autre qui nous dérange.

Assassinats et destructrices  vengeances.

Tout s’en mêle, grotesques scènes, lances de victoire,

Incendies, tortures, bassesses et violences, ce qu’en retiendra l’histoire.

Ce jour, vérités illusoires, mensonges de sociétés,

Catastrophes impunies, cruelles et éternelles réalités.

 

Ceci n’est pas le « 78ème devoir, proposé par Le goût des autres.

Le 78 ème devoir « officiel » À LA BELLE FONTAINE est à lire en cliquant sur l’image

 

Catégories : LE GOUT DES AUTRES | Un commentaire

Le tableau du samedi

Pour le où il est question de miniatures.

Mon regard s’est porté sur de curieuses miniatures, des bijoux « oeil ».

Oeil bleu masculin, peint sur ivoire, encadré de grenats, sur un cadre en or. ( début 19ème siècle)

Représentant l’oeil du bien-aimé, gage d’amour éternel,  montés en pendentifs, bagues, broches,  ces « lover’s’eyes », nés, comme leur nom l’indique, en Angleterre en 1784, objets de petit format, faciles à transporter, furent à la mode de la fin du 18ème siècle jusqu’au début du 19ème siècle.

 

Catégories : LE TABLEAU DU SAMEDI | 5 Commentaires

VOLKAN

Écrit pour

À l’horizon, pas un nuage, si ce n’est, dans le lointain,

Un léger panache de fumée.

Nez en l’air, j’allais.

Soudain, comme des plumes, aussi légers

Par le vent balancés, tourbillonnaient

Multitude de petits papiers.

À mes pieds, l’un deux s’échouait

Puis un autre, encore un autre qui descendaient,

Confettis joyeux, de nulle part arrivaient.

C’est alors que je le vis.  Là, devant moi, mon rêve devenait réalité.

Émerveillée, je ne pus que balbutier:

« Bonjour, il y a si longtemps que de vous rencontrer,

Je rêvais. »

Dit l’inconnu, voix enfiévrée,

Regard qui flamboyait.

Nos coeurs s’embrasèrent.

Nos lèvres fusionnèrent,

Nos corps s’enflammèrent.

 

Les images sont empruntées à Volkan Prénom Logo Image

retro-comic.com

 

Catégories : LES PRENOMS DU MERCREDI | 9 Commentaires

Un zeste d’orange dans le bleu de l’océan

Écrit pour le défi du 20 avril, proposé par Mamylor

Lettres O pour le mois d’avril , je donne le tempO :   Océan et orange 

et rajout de dernière minute, le mot optimisme

Un zeste d’orange dans le bleu de l’océan

  • La terre est bleue comme une orange.
  • Que dis-tu ?
  • La terre est bleue comme une orange.
  • Tu es daltonienne ?
  • Non pourquoi ?
  • Ben, une orange, c’est pas bleue.
  • C’est pas moi qui le dis, c’est Paul Éluard.
  • Je vois; enfin non. La terre est ronde comme une orange, ça d’accord, bleue, d’accord, mais une orange c’est orange.
  • Qu’est-ce que tu peux être terre à terre !
  • J’appelle les choses par leur nom, moi. Un chat c’est un chat. Et les chats ne font pas des…
  • …chiens. Bon, on ne va pas passer en revue tous les dictons et proverbes. On n’est pas bien là ? Profite du soleil, écoute le vent; tu entends ?
  • Non. Enfin, y’a bien un petit bruit. C’est quoi ?
  • Le  murmure de l’océan, regarde tout ce bleu.
  • Je te signale que ton océan…
  • …n’est pas bleu, peut-être ?
  • Voilà, à rêvasser, nos affaires sont trempées. Parce que ton océan bleu qui murmure, il est arrivé jusqu’ici.

Avec optimisme, nous essorâmes nos serviettes, les mîmes  à sécher au vent léger avec nos magasines, et riant aux éclats, nous plongeâmes dans les vagues de l’océan farceur.

Catégories : Défi du 20 | 4 Commentaires

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