LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

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Pablo

Ecrit pour la cour de récré de JB

 

ET

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un magnifique film, poème hommage à Pablo NERUDA…

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Défi du 20 février 2018

Proposé pour le défi du 20 février 2018, proposé par Antiblues

« Et vous, le dimanche, vous faites quoi? « 

Souvent le dimanche après-midi, je me promène toute nue chez moi. Ça me détend. Le dimanche.

Au début, je rougis un peu. Les premières minutes.  Je me dis: si quelqu’un te voyait, Jacou…Toute nue, à ton âge, ma vieille, parmi les meubles et les bibelots. Bien sûr, personne ne peut me voir. Je le sais. Les volets sont fermés, les rideaux sont tirés. J’ai verrouillé la porte, j’ai collé du scotch d’électricien- du chatterton- sur les serrures, j’ai vérifié derrière les cadres. Quelqu’un, un voisin, a pu faire un trou dans la cloison. Ce genre de trou aboutit toujours derrière un cadre ou dans un repli de tenture. Alors ce voisin peut glisser une baguette, et avec cette baguette déplacer le cadre ou repousser la tenture et alors il vous regarde en secret. Ce même voisin, très gentil, par ailleurs, lorsqu’il vous croise dans la cage d’escalier, vous reluque les dimanches après-midi, monté sur une chaise dans sa cuisine. Ça s’est vu.

 

Je contrôle les cadres et les replis des tentures. J’inspecte les plafonds aussi, je compare les lézardes avec les lézardes du dimanche précédent. Quand tout a été vérifié, je mets un disque qui repose. Alors, je me déshabille et je me passe un lait démaquillant sur la totalité du corps. L’odeur de l’amande emplit la salle de bain. Les tampons d’ouate forment un petit tas à mes pieds. Je me dis: « Éh ben, Jacou, ma vieille mémère, quel décrassage ! » Je relâche mes cheveux. Alors je me concentre pour respirer le plus lentement possible et le plus complètement possible. Je respire.

Alors, je sors de la salle de bain et je me promène dans l’appartement. Lentement, je parcours les pièces. Je sens le plancher sous mes orteils, le velours du bois, le ciré de la cire. Je suis nue. Au bord de moi-même. À fleur de ma peau si blanche. Lentement, je me détends…

Une de mes activités du dimanche…

 


Voilà ce que je fais le dim…plutôt ce à quoi m’a fait penser le défi proposé par Antiblues.

Je n’ai pas résisté au plaisir de vous narrer cette activité, imaginée, écrite et signée par son auteur Jean Philippe Ibos, dans « Petites Misères et grandes peurs ».

Jean Philippe Ibos, également metteur en scène, comédien et  génial créateur de la compagnie théâtrale  » L’Atelier de Mécanique Générale Contemporaine », ou AMGC.

Et voilà, j’ai eu la joie, l’honneur de jouer plusieurs de ses textes, et éprouvé un vrai régal à interpréter celui-ci « Toute nue »( j’ai remplacé le prénom Alice, par mon pseudo Jacou) . Cela se passait au cours du Festival « Sur le vif », à Pessac, les 16 et 17 mai 2014.

 

 

Catégories : Défi du 20 | 14 Commentaires

Le chat me fixe

Ecrit pour Semaine du 5 au 11 février 2018 – Le chat me fixe

 Le thème de cette semaine provient de notre dernière « Foire aux thèmes », et nous est proposé par Stouf qui nous dit : « Par le fait que j’ai toujours adoré les chats depuis ma tendre enfance (aussi les chattes vers l’âge de ma puberté), je vous propose un titre : « Le chat me fixe ». « Cependant, comme il le rajoute, « avec Stouf il n’ y a jamais de directive obligatoire, pas même de prose ou de verres de scotch, et la seule consigne d’ écriture supplémentaire serait de ne pas libeller le texte en Japonais.
Le chat me fixe
Dans la gadoue,
Embourbé jusqu’au cou,
Je rampe, aperçois un trou.
M’y faufile, à croupetons,
Bruits de succion,
Aperçois l’horizon.
Las, ma vue empêchée,
Ma fuite barrée,
Se dresse poils hérissés,
Furieux, un animal.
Menaçant est son râle.
Moi, figé horizontal,
De boue empêtré,
Nul repli espéré,
Tente d’y remédier,
Au félin, ainsi m’adresse:
 » Bien le bonjour, Votre Altesse,
A ces mots, sa moustache, un rictus  redresse,
Ses yeux prenant féroce lueur:
 » Suis Raminagrobis, mangeur de souris à ses heures,
Et de vous, ferais volontiers mon quatre heures. »
Sitôt dit, sitôt agit.
C’était compter sans soudaine frénésie,
Qui mon corps prit.
Reculant prestement,
Le vilain animal, à ma suite, entraînant,
De ses griffes me défaisant.
Celui-ci, poils englués,
Tente de les lécher,
Sa langue en reste empâtée.
Le voilà tout hébété, furieux,
Offrant spectacle curieux,
Statuaire, greffier malgracieux.
Impuissant spectateur,
Au grand bonheur,
De souris et rats rigoleurs,
Dansant pas chassés, entrechats,
Sans qu’il ne bronchât.
Soudain, de sa gangue, se débarrassa.
Tel un ressort, jaillit de la glu,
Menaçante, ongles pointus,
Une patte griffue.
Cris et stupeurs, sauve qui peut
Petits rats, à qui mieux mieux
S’enfuient, désordre et pas d’adieux.
De ce remue-ménage profitant,
Je m’esquive tout autant,
Sans faire révérence ni saluant.
 
Catégories : Impromptus | 3 Commentaires

Silas

  • Ecrit pour la cour de récré de JB
  • Silas.
  • Si lasse ! Toujours à parler de vous ! Cet enfant a bien un prénom, tout de même.
  • Je vous ai répondu: Silas. Il s’appelle Sil…
  • C’est un comble ! Ne me dites pas que vous êtes trop fatiguée pour vous en souvenir !
  • SILAS ! ESSE-I- ELLE-A- ESSE !
  • Ça va, je ne suis pas sourde. Silas ? C’est un prénom, ça ?
Catégories : LES PRENOMS DU MERCREDI | 10 Commentaires

IMPROMPTUS

Ecrit pour Les impromptus Semaine du 29 janvier au 4 février 2018 – Tous poètes
En conservant uniquement le dernier mot de chaque vers du poème d’ Antoine-Vincent Arnault « La feuille », nous vous proposons de créer votre propre poème sur le thème de votre choix.

 

De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu ? — Je n’en sais rien.
L’orage a frappé le chêne
Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine,
Le zéphyr ou l’aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.
Je vais où le vent me mène.
Sans me plaindre ou m’effrayer,
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.

La tache

« De notre rencontre, ma mie, n’est point détachée
Cette trace, désormais desséchée,
Visible, ce n’est pas  rien,
Comme  chanoine chevauchant, nu, branche de chêne.
De  mon généreux soutien,
Ne craignez vous que votre époux en eut haleine,
Sachant que   souffle  aquilon,
Moins vivement que rumeur, en ces airs, ne se promène.
Cette preuve, masquez en, de grâce, votre généreuse plaine,
Où, un instant, distraite de vos charmants vallons,
Ma vue me mène. »
« Ma foi, monsieur, vous êtes bien prompt à vous effrayer,
Et apprenez, que cette chose,
Dont, vous crûtes déflorer ma rose,
Ne fut qu’ illusoire instrument, et n’en recevrez nul laurier. »
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Mélusine

Ecrit pour la cour de récré de JB

 

 

 

 

 

M comme mains de fée É comme étoile dor L comme légèreté U comme unique S comme sensible I comme intelligente N comme noblesse d’esprit E comme esthète.

Mélusine est ma cousine.

« Mélusine, elle au moins, cuisine,

On ne peut pas en dire autant de toi. »

Mélusine, je la déteste, parce que:

M comme manipulatrice, É comme éteignoir, L comme lacrymogène, U comme ubuesque, S comme salamalec, I comme imbroglio, N comme narcissique, E comme elle est super égoïste.

 

 

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Moi, moi, mon tout, mon moi

Ecrit pour les impromptus Semaine du 22 janvier au 28 janvier 2018 – Faire le tour de soi

Vous êtes vous déjà demandé comment faire le tour de vous-même ? Si ce n’est fait nous vous proposons de « Faire le tour de soi » avec ou sans détours.
« Et si ça vous dit de faire plusieurs tours, n’hésitez pas… »

Moi, moi, mon tout, mon moi

Faire le tour de soi,
Voyons un peu, de la tête aux pieds,
Je dirais,
Avec centimètre de couturière ?
De vous en révélez, les mensurations,
Ne comptez pas sur moi.
Ici ou là, quelques bourrelets,
Rides et peau fanée,
Ainsi aujourd’hui, sans ne plus penser à hier.
Mais est-ce bien de physique,
Que nous parlons ?
Alors, bien campée sur mes pieds,
Que tu aimerais,
Parce que question équilibre psychique,
Du travail, il y aurait.
Vers la tête, grimpons.
Très souvent échevelée,
Pas toujours, au quart de tour, prête à démarrer.
Mais rien de tragique.
Mon coeur, auscultons,
À battre à l’unisson,
Pulsions et passions,
Chagrins et désillusions,
Ainsi aime-t-il,
En esprit qui se voudrait libre,
Et désintéressé.
Pas toujours facile,
D’ignorer le quand- à- soi,
Se laisser envahir de petites bisbilles,
Tracas mondains ou voisins,
Poudres de perlimpinpin,
Poudres aux yeux, grosses escarbilles.
Bleu de mes yeux,
Comme parfois mes vagues à l’âme,
Alors, je rêve à d’autres choses,
Je les vois,
Et je m’aperçois,
Il faut que je rentre, il fait froid.
De la tête aux pieds,
Bien emmitouflée,
Je vais réviser,
Tout ce qui fait que je suis moi.
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Dépouillage

Ecrit pour miletune Sujet semaine 03/2018

 

Jono Dryclic

Le mot à insérer facultativement est : CARTON

Dépouillage

– Au secours, maman ! Une drone d’araignée me vole mes idées.

– Mais non, mon chéri. C’était juste un cauchemar. Et puis, rassure-toi, il y a longtemps que tes idées…

– Quoi, mes idées ? Oh, non, ne me dis pas que…

– Il le fallait mon chéri. Je n’ai pu m’empêcher de vider ton carton.

– Mais qu’est-ce que je vais devenir sans elles ?

– Comme moi, mon chéri, un robot.

 

 

 

 

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Le beau temps a grise mine

Hier, en réponse à la carte de Carnets Paresseux, répondant lui-même à Nervures et entailles, j’écrivais « Après la pluie, le beau temps »

Il est bien connu que les jours se suivent et ne se ressemblent pas…voici ma carte d’aujourd’hui.

Le beau temps a grise mine

Était-ce une trêve,

Le rideau, un instant déchiré,

De ce hier, enchanté.

Était-ce un rêve,

Reprennent en choeur les oiseaux.

Ce jourd’hui.

Interminable litanie,

S’apprêtent les parapluies,

Qui de s’ébrouer,

N’ont pas terminé.

Sur ce ciel de misère,

Ai ouvert,

A nouveau

Maussades, mes volets.

Du côté de Bordeaux

En ce jeudi

25 janvier 2018

 

PS: Allez lire, la carte postale, en forme de Poème étoilé,

« Article 1 : Pour le plaisir du partage et de la lutte contre la grisaille.
Article 2 : Parce-qu’une racine de soleil c’est tenace. CF plus bas.
Article 3 : Parce qu’une étoile à cinq branches, ça laisse pousser des feuilles.
Article 4 : Pour que la poésie en ressorte lumineuse.
Article 5 : C’est comme vous voudrez »

la suite, avec sa participation à l‘Agenda Ironique de janvier 2018, chez Jobougon en un  clic 

 

 

 

 

 

 

Catégories : Chronique du temps qui passe | 4 Commentaires

Après la pluie, le beau temps

Voici ma carte, d’aujourd’hui, en réponse de celle de Carnets Paresseux, répondant lui-même à  celle de Nervures et Entailles.

Qui prend la suite de cette chaîne ?

Ce matin,

Enfin,

L’éternel rideau,

Grisaille infinie,

A fui.

Chants d’oiseaux,

D’espoir ensoleillé, mon jardin,

Ont garni.

 

Environs de Bordeaux

En ce mercredi

24 janvier 2018

Catégories : Chronique du temps qui passe | 6 Commentaires

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