LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

Catégories : Folblog, Uncategorized | 2 Commentaires

Bonjour

Cher blog, me voici de retour

Non sans faille et sans détour.

Mais avec masque et protection.

Bientôt, sera-ce une tradition,

Plutôt qu’une obligation ?

Moult préoccupations,

De matérielles façons,

De toi, Les Mots Autographes,

M’ont éloignée.

Ecrire m’a manqué,

Les autres blogs, visiter,

Trouvailles et idées,

De curiosités en curiosités flâner,

Aux ateliers d’écriture participer.

Je salue blogueurs, blogueuses et abonné.e.s

A bientôt, pour de nouvelles aventures,

Jacou du mois d’août.

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Défi du 20 mai 2020

Écrit pour  le Défi du 20 mai,  proposé par Soène deux mots en « d » : dent de lion et dîner
(attention, petit piège, à Lyon, on ne dîne pas quand les autres dînent,
tout le monde peuvent pas y savoir !)

 

  • On mange quoi, à midi ?
  • Des clopinettes.
  • Encore !
  • T’as qu’à aller faire les courses.
  • T’as vu le temps! Faire la queue sous la pluie; de quoi attraper la mort
  • T’as pas à t’inquiéter. Le virus ne résiste pas à un bon lavage. Tu risques rien.
  • Vas-y toi.
  • Ah non, moi il faut que je cueille les clopinettes. Avec toute cette pluie, elles vont toutes moisir.
  • M’attends pas pour diner. J’ai pas envie de m’empoisonner.
  • Tu as si peur que ça ! Au moins si tu mangeais les pissenlits par la racine, tu ne mourrais plus de faim.
  • Des dents de lion ! Ça nous changera.
  • J’ai tout un zoo, gueules de loup, herbe à chat, queues de lièvre, oreilles de  lapin, ophrys abeilles, pieds d’alouettes, crêtes de coq, prunes à cochon mais pas de dents de lion.
  • Y’en a chez la voisine. Elle sera contente que je l’en débarrasse.
  • Mets un masque; le bleu, il va bien avec tes yeux .Il est sec. N’oublie pas l’attestation .
  • C’est vrai; je vais cocher quelle case ?
  • Ah, oui , t’as raison. Rajoutes-en une : aider son prochain.
  •  Avec des croutons aillés, des oeufs et des lardons, on va se régaler au diner !
  •  Il n’es pas interdit de rêver…

Catégories : Défi du 20 | 2 Commentaires

Au temps du confinement

 Sur le thème CIBLE,choisi par Émilie et ses petits cahiers

les mots proposés

atteindre, concentrer, objectif, tirer, arme, bleu, pachydermique, amour, doigt, flèche, fourreau, flirter

Amour tend son arc, vise. Dzimm, la flèche est partie. La femme, debout dans les bras de l’homme en bleu, s’affaisse. Elle git, maintenant sur le sable.   « Qu’est-ce qu’il attend pour s’occuper d’elle ? C’est bien la première fois que ça m’arrive…ça pour atteindre l’objectif, je l’ai bien atteint. Peut-être mon doigt a-t-il ripé ? »

 » T’inquiète, lui dit une mouette rieuse. Elle s’en remettra. Elle a juste besoin d’une rustine. »

 » Mais c’est un être humain, c’est pas une roue de vélo. » s’indigne Amour

 » Bien imité, rigole encore plus la mouette. Le gendarme a voulu faire son devoir. Une contredanse, qu’il voulait lui coller à la p’tit’dame. »

 » Une contre-danse, il avait pas l’air de l’inviter à danser; mais, il fait quoi, là ? Il l’embrasse ? J’en crois pas mes yeux, il pense qu’à flirter, au lieu de…

 » Mais non, il la regonfle, pour voir où est le trou. »

« Espèce de vieux dégoutant; tu vas voir que je vais lui botter le tr…lui tirer une flèche en plein dans le derrière. »

Inspiré du fait divers à lire ci-dessous.

https://www.20minutes.fr/insolite/2772543-20200504-montpellier-gendarme-controle-baigneuse-poupee-gonflable

Catégories : LES PETITS CAHIERS D'EMILIE | 9 Commentaires

Nostalgie

Avec la récolte des mots

couverture, espionnage, taupe, filou, masque, doigt, empreinte, pigeon

et

 

Nostalgie

Une empreinte, sa main,

Il la voit, il la sent,

Une couverture, son parfum

Couleur taupe, quelques plumes , au pigeon,

Pour orner son masque, empruntées.

Dans la coupe, un doigt de liqueur,

Y trempe-t-elle ses lèvres,

La partageant, rituel délicieux,

Avec un autre.

Nouvel amant,

Est il appelé Filou,

Mon vilain, mon joli,

Suivant ses capricieuses humeurs.

Il y a si longtemps.

La reconquérir, osera-t-il,

Lui, de l’espionnage,

En même temps que du libertinage,

Le maître vénitien incontesté.

 

 

 

 

 

Catégories : DES MOTS UNE HISTOIRE | 2 Commentaires

Massacre sur l’île aux oiseaux

Lu pour…..

Résumé

Un ancien journaliste devenu écrivain reçoit un matin un bien étrange courrier. Il contient une lettre et un long manuscrit d’une soixantaine de pages, datant de plus de 200 ans, qui évoque un drame passé sur l’île aux Oiseaux en Gironde. Ce dernier va mener une enquête pour vérifier si les faits sont authentiques. Ce document, fragile, évoque un drame épouvantable qui se serait déroulé sur l’Ile aux oiseaux.
Dans un premier temps, l’écrivain croit à un canular. Il abandonne donc le document. Toutefois, différentes informations confirment l’authenticité du manuscrit : le papier est ancien, l’encre aussi. Le style du texte également.
Reste donc à vérifier si l’histoire affreuse et incroyable qui est racontée dans ces soixante pages est, elle aussi authentique. L’écrivain entreprend donc une époustouflante enquête qui le conduira évidemment sur le Bassin, sur l’Ile aux oiseaux, mais aussi au Pays basque, en Espagne, à Paris, etc.

Mon avis

Mis à part le style d’écriture que je n’apprécie pas beaucoup, j’ai aimé l’intrigue proposée dans ce livre; de plus, cela se passe en des endroits que je connais bien et dont je garde des souvenirs heureux. L’écrivain part à la recherche d’indices historiques, prouvant la véracité du document qui lui a été confié. De rencontres en rencontres, faisant connaissance avec d’aimables personnes, qui l’aideront dans ses recherches, il découvrira, en même temps que le lecteur, le fin mot de l’histoire, assez inattendu. Un agréable moment à passer en compagnie du journaliste-écrivain autour de ce bassin d’Arcachon, que j’aime tant.

Extrait

Aux archives municipales, il existait des documents relatant la grande tempête au cours de laquelle non seulement les habitants de l’île avaient été emportés, mais également les marins pêcheurs qui se trouvaient en mer au moment des grandes bourrasques.Eux aussi, tous portés disparus, noircissaient le tableau. Le dramatisaient. Quel jour maudit que ce 28 octobre 1781. Bénat, le marin de Saint Jean, patron de Gallo, était lui aussi mort ce jour-là.

Curieusement, Gallo ne sut jamais que les cieux, cette nuit d’épouvante, complétèrent leurs tueries. Ou les effacèrent.

 

Cette partie de l’enquête étant bouclée, mais n’ayant strictement rien donné de véritablement concret- ce qui me désespérait un peu- nous décidâmes de nous rendre à la Pointe aux chevaux pour essayer de retrouver une trace de l’établissement fréquenté par Gallo et ses camarades assassins et violeurs: l’auberge « Aux tchanques agiles », entre le Petit Piquey et le Grand Piquey sur la commune de Lège.

 

Marée basse

Marée haute

Les photos de l’île ne sont pas dans le livre. Ce sont des vues des quartiers, des cabanes tchanquées, symbole du Bassin.

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Journal d’une confinée, concentré de J 29 à J 46

Journal commencé le mercredi 18 mars 2020

Confinement, concentré de j29…………..à j 46

Dimanche 3 mai 2020

Voilà bien 15 jours que j’ai dû confié mon ordi aux mains expertes d’un réparateur. Masquée, gantée, autorisation de déplacement dûment remplie, cochée à la case:

Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr).

Le choix fut délicat. Une sénior, telle que moi, aurait quelle activité professionnelle ?

Pourtant, faire remplacer la mémoire poussive de mon ordi, qui n’en pouvait plus, refusant de faire plus d’efforts, par une mémoire toute jeune, neurones intacts et en grand nombre, n’est-ce pas légal, pour un confort et une survie en toute quiétude surtout en ces temps où « prenez soin de vous » est la règle primordiale de survie.

Les gendarmes, occupés ailleurs , arrivés en renfort pour contrôler les déplacements du week-end, redoutés, vers l’océan, dédaignèrent les petites rues, je pus aller tranquillement chez le dépanneur du coin, sans que ma fraude soit démasquée. Ouf! Quelle aventure !

Autre aventure, ou galère : mon ordi récupéré. Blog introuvable, nouvelle formule de brouillon, pas du tout confort…merci Geneviève, alias brindille 33, pour le dépannage.

Durant ces jours sans ordi, quoi de neuf ? Du blabla, longueurs et tons mielleux, hésitations et voltes-faces, on en a…, on n’en a pas…, on en aura…, etc…

Pendant ce temps, mon jardin fleurit, sent bon, se couvre de belles couleurs, mes cheveux poussent et grisonnent. Pour la longueur, ce sera pratique pour les danses du 19ème siècle. J’ai cousu des masques, selon les normes AFNOR; pas évident, j’ai fait un essai, un brouillon, en quelque sorte pour bien interpréter les explications. Voilà dix jours que j’en ai envoyés, à Paris, à ma fille, par la poste. Elle ne les a toujours pas reçus !?!?!?!? Y aurait-il de la fauc…!!!!

Privée de deux séances de cours d’allemand. (SKYPE)

Jeudi, rendez-vous sympa avec la troupe ARSCENIC. (MESSENGER)

Ce samedi, rendez-vous pour des exercices d’assouplissement, de pas et tenues du corps, apprentissage de danses du 1er empire, avec un couple russe, danseurs magiques, et organisé par notre fée couturière, responsable de l’atelier danse, installée au Brésil. Les brésiliens donnent chaque jour un concert de casseroles dédié à Bolsonaro. Et si on faisait pareil …je parle des casseroles, bien entendu.(ZOOM)

ÉLÉNA, la fée couturière

Ce soir, pilotées par Éléna notre responsable danse, retrouvailles pour trinquer, et célébrer les 3 journées Napoléon III à Vichy( 1er, 2 et 3 mai). L’occasion de préparer un petit buffet, sortir les jolis verres, allumer les bougies et mettre la crinoline.

NOS MERVEILLEUX PROFESSEURS DE DANSE

 

 

 

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Défi du 20 avril 2020

Écrit pour

Passiflore en charge de la lettre C, a choisi  Ciel et confinement

 

Y a-t-il vraiment de quoi en faire un plat ?

– Antoine !

– Quoi encore ?

– Tu as encore mangé mes restes! Le confit, ne mens pas, je sais que c’est toi !

– Mais maman !

– Y’a pas de maman qui tienne ! Et arrête de lever les yeux au ciel quand je te parle ! Qu’est-ce que je vais y mettre, moi, dans mon hachis Parmentier ?!?

– Mais maman !

  • Tu m’agaces, tiens ! File et range ta chambre !
  • Mais maman !
  • File, je te dis ! Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu*, pour avoir un fils comme ça !!!! Et arrête de hausser les épaules.

*L’expression « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu » s’accompagnant généralement du geste de deux bras levés vers le ciel.

Voici un poème, qui me semble correspondre au sens des deux mots proposés:

Le ciel est, par-dessus…

Paul Verlaine

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine, Sagesse (1881)

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Le temps d’une parenthèse

Ecrit pour

Proposition 184 – Au-delà des fenêtres

Pour savoir ce qui se passe dans le monde en période de confinement, il y a la radio et les réseaux sociaux. Pour savoir ce qui se passe dans la rue, ou dans les champs il y a les fenêtres. Et nous n’apercevons pas ou n’entendons pas forcément les mêmes choses qu’avant, confinés dans nos intérieurs. Le silence de la ville est pesant, et en même temps, nous pouvons distinguer ou remarquer des choses que nous avions oubliées. La campagne nous parait suspendue, et pourtant la vie dehors continue. Racontez, choisissez bien les mots de sorte que le lecteur ressente ce que vous voyez ou que vous entendez comme s’il y était. Il y a bien encore quelques passants, quelques voisins qui sortent quand même, quelques animaux errants. Le lecteur doit ressentir votre état d’âme au moment où vous observez l’extérieur. Peut-être même que celui-ci se reflétera dans le paysage et le transformera. Faites appel à tous vos sens.

Vous pouvez nous le conter sous forme de poème ou de prose.

Le temps d’une parenthèse

Le jardin a mis sa tenue vert printemps

Par dessus le mur, grondent,

Quelques moteurs de camions.

Un avion, serait-il sanitaire ?

Vole au-dessus de ma maison.

Les éboueurs font leur tournée

Comme si rien n’avait changé.

Sauf leurs vies,

Perpétuellement mise en danger.

Ma boite aux lettres,

Une seule fois remplie,

Le facteur se confine.

Comme je le comprends.

Il y a assez de gens,

Qu’aujourd’hui, on assassine.

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C’est grave docteur ?

Écrit pourSujet 14/2020

(Annick SB signale ici une occupation intéressante et amusante en ces temps de confinement)

Le mot à insérer facultativement est : GÉNIE

C’est grave docteur ?

-Tirez la langue, dites A.

-Aaaaaaaaaaaaaa

-Bon, rien de grave. Une indigestion de jouets en plastique. Pendant quelques temps, pas de jeux, des arrosages réguliers; vous avez un chien ? Ou un chat ? Enfin un animal, quelque chose comme ça…non. C’est dommage, parce que ça lui tiendrait compagnie; ça lui changerait les idées.

-Attendez, je crois que j’ai quelque chose qui pourrait remplacer; j’ai un boa.

-Oui, pourquoi pas ? Ah, ça ? Mais c’est plein de plumes, votre truc ! Elle risque s’étouffer, avec ça.

-Mais pas du tout ! Je ne me suis jamais étouffée !

-Vous ne vous l’êtes jamais mis dans la bouche, votre boa !

-Ça c’est sûr, j’suis pas un génie, mais quand même, mettre un boa dans ma bouche. Docteur, vous me faites marcher, dites ?

-J’ai une idée, vous pourriez lui tenir compagnie, vous ?

– D’accord, mais faites-moi un arrêt de travail, dans ce cas.

-Vous n’êtes pas un génie, mais vous avez de la suite dans les idées…vous faites quoi, comme métier ?

-Nounou…*

 

*J’ai beaucoup d’estime pour les assistantes maternelles (assistants maternels), ce qui est écrit n’est pas le reflet de ce que je pense.

 

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Journal d’une confinée(28) et le lapin de Pâques

Journal commencé le mercredi 18 mars 2020

Confinement J28, p 26

Lundi 13 avril 2020

Hier, mon jeune voisin, (Arlequin et le comte Ercole dans la pièce que nous préparons pour….pour, pour…. les calendes grecques ?) fêtait son anniversaire, à 200 m de chez moi. J’aurais bien voulu faire plus que le lui souhaiter par Whattsap interposé. L’an passé, il le fêtait avec toute la troupe, pendant une répétition. Mais c’était avant.

Ce matin, en mon jardin,

J’ai croisé un lapin.

« Bonjour, en ce lundi de Pâques.

J’apprends que vous, les humains,

Seriez d’un genre de myxomatose, atteints.

Et sachez bien,

Qu’aucun animal, qu’il soit terrien, aérien, marin, souterrain,

N’y est pour rien. »

 

Revue de presse

Le confinement d’Eric Dupond-Moretti : « Est-ce qu’on va redécouvrir ce qu’est la liberté ? »(Europe 1)

Surtout, il s’interroge sur l’après : quel impact cette période aura-t-elle sur nos libertés ?

« On est tous des Patrick Balkany (contraint de ne pas quitter son domicile depuis sa sortie de prison, début février, ndlr), mais ce n’est pas tout à fait pour les mêmes raisons qu’on est confinés », ironise-t-il. Et puis, plus sérieusement, s’agissant des mesures prises face à la crise sanitaire : « Je crois que c’est une exigence et une nécessité. »

« Comment-va-t-on sortir de cette période ? (…) Comment va-t-on appréhender, les uns et les autres, cette privation de liberté qui est aujourd’hui une contrainte indispensable ? Est-ce qu’on va accepter de perdre encore plus de notre liberté – parce que je pense que le processus est ancien-, ou est-ce qu’on va redécouvrir ce qu’est la privation de liberté, et donc la liberté ? », interroge Eric Dupond-Moretti.

La privation de liberté, ce n’est pas le tout ou rien, c’est une petite acceptation sans qu’on y prenne garde, justement. La liberté, c’est comme le bonheur, pour paraphraser le poète : c’est quand ça disparaît complètement qu’on en mesure la nécessité vitale pour nous. » « Le terrorisme, par exemple, a conduit les gens à accepter un recul de nos libertés. »

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