LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

Catégories : Folblog, Uncategorized | 2 Commentaires

25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

 

Catégories : Evénements, Les mots graffiti | 2 Commentaires

Cela n’arrive pas que chez les autres

Pour info

Avec ses 58 réacteurs nucléaires pour 67 millions d’habitants, la France est de loin le pays le plus nucléarisé au monde. Or, l’état du parc nucléaire français est très préoccupant. Aujourd’hui, 37 des 58 réacteurs nucléaires exploités par EDF sont touchés par des problèmes d’anomalies. En raison de nombreuses défaillances, 18 de ces réacteurs sont actuellement à l’arrêt, soit un tiers du parc.

En France nous sommes 66 % à vivre à moins de 75 km d’un réacteur nucléaire. Avec la carte interactive que nous rendons disponible cette semaine, visualisons concrètement le risque nucléaire lié aux 58 réacteurs présents sur notre territoire… et la protection insuffisante dont nous bénéficions. Pour faire le test, rendez-vous sur la carte et entrez votre ville ou votre code postal !

https://www.e-activist.com/page/message?mid=63c12a0339a94fdeb126a9004473016c

Quelque soit l’endroit, où je clique, chez moi, mes enfants, mes petits enfants, nous sommes tous dans le nuage, même parfois, nous le partageons.

       😡   

 

Catégories : Les mots biographent, Les mots graffiti | 4 Commentaires

Une souris passe partout.

Ecrit pour le défi du 20 novembre 2017, proposé par Florence

Imaginez que vous êtes une petite souris ayant la possibilité de pointer le bout de son museau où et quand elle le veut ; quel endroit du monde ou de l’univers iriez-vous voir, quand, à quel évènement passé, présent ou à venir voudriez-vous assister ?

Images pour bricoler6

Une souris passe partout

J’ai trouvé dans mes cheveux
Une souris bleue.

Ainsi me parlait La Liberté,

Du haut de ses cent cinquante pieds

 Le jour où elle fut érigée.

J’ai trouvé dans ma manche
Une souris blanche.

Ainsi me parlaient,

Ursula, Hans et Günther

A cheval sur le Mur,

Après l’avoir fait  chuter.

J’ai trouvé dans mon pantalon
Une souris marron.

Ainsi me parlait

Le danseur aux pieds ailés,

Sur le sol du Bourget,

Il avait choisi l’exil,

D’un incroyable bond, avait réussi à sauter,

Échappant au KGB.

J’ai trouvé dans mon oreille
Une souris groseille.

Ainsi me parlaient,

Sonia, Amin et Latifa,

Sur une plage échoués,

Sans espoirs et sans papiers,

On ne fut pas long à les sauver,

Aujourd’hui, continuent à rêver,

De leurs pays dévastés,

Un jour, ces déracinés,

Là bas, veulent y retourner.

Si j’étais cette souris,

Transportée à mon gré,

Partout dans le monde, voudrait aller,

Y trouver des libertés,

Des cultures et des beautés,

De la musique, de l’amour  et de l’amitié,

Voyages et puis la paix.

 

 

 

 

Catégories : Défi du 20 | 7 Commentaires

Inhospitalité

C’est avec l’exposition de photos de Julien Saison*, intitulée « INHOSPITALITÉ », prêtée par la CIMADE** que débute l’évènement , à Pessac, organisé par le Collectif Pessac Solidarités en 2017 auquel participent  ASTI / CCFD Terre solidaire / COEUR SOLEIL / COMITE DE JUMELAGE de Pessac / EPI’SOL / MBDHP / PEUPLES SOLIDAIRES Bordeaux / SECOURS CATHOLIQUE / SECOURS POPULAIRE avec le RADSI et la Ville de Pessac médiathèque Jacques Ellul.

VIE ORDINAIRE Une matinée dans l’eau stagnante au fond d’une cour désaffectée.

SOLIDARITÉ en réponse aux violentes vagues d’expulsion entreprises depuis 2002 et à la fermeture du « nouveau Sangatte », les exilés se mettent à l’abri des chasses policières quotidiennes dans une désaffectée. Soutenus par les activistes et militants associatifs, des barricades se montent, des assemblées générales et des réunionsintercommunautaires s’y tiennent. 200 à 300 exilés de toutes origines y vivent. 500 y passent chaque jour pour accéder à un minimum d’hygiène, recharger son téléphone, boire un thé, s’y faire soigner. En mai 2015, une expulsion silencieuse solde l’organisation; les exilés ne sont définitivement plus acceptés au coeur de la cité Calaisienne.

BESOINS VITAUX S’hydrater et jouer, pour sepréserver psychologiquement. C’est avec une vieille bouteille de gaz que s’organisent les parties de lancers de poids entre afghans. c’est avec une citerne d’un mètre cube que les soudanais sont trop rarement ravitaillés, le non accès à l’eau potable, prémices de l’abandon moral des exilés.

 

PRECARITÉ Plus de 1000 personnes vivent au coeur d’une zone dunaire-restaurants, églises, salons de coiffure, épiceries et cabanes- avec des bâches plastiques et des cordages comme seulsrefuges. Regards fraternels malgré tout. (Calais- occupation Tioxide)

Tioxideau bout du port de Calais, une longue rue bordée d’entrepôts en grande partie abandonnés, de parking en friche, et derrière les fumées de l’usine Tioxide, un immense terrain vague. Pour les plus chanceux, un abri dans le hangar, pour d’autres une tente ou une cabane de fortune. Erythréens, soudanais, Nigérians, Afghans…près de 1000 exilés s’y reposeront entre deux tentatives de passage, jusqu’au printemp s2015, expulsés vers la « new jungle »

 

PEACE Réponse sans équivoque sur l’irrespect des droits et des besoins fondamentaux, les difficultés d’obtention d’un statut légal, les conditions de vie honteuses, la séparation des familles, l’autisme des autorités et le rejet instrumentalisé d’une partie des calaisiens, français et européens.

 

NON-LIEUX Dans d’autres jungles***, organisées le long d’axes routiers menant à Calais, les tentatives pour s’introduire dans les camions sont moins mouvementées et le harcèlement policier moins soutenu. Pourtant c’est dans la même précarité et le même dénuement matériel et humain qu’y survivent des centaines d’exilés.

FRATERNITE Au bord d’une rocade, plusieurs centaines d’exilés survivent dans la plus grande précarité. La complicité acquise, ils sourient et la vie en collectivité leur permettent d’entretenir un bien-être corporel et, pour autant que faire se peut, rester dignes.

* Julien Saison, natif du Pas-de-Calais, est militant activiste de longue date à Calais et ailleurs, photographe autodidacte. Il développe une approche de lecture collective des images à la croisée des chemins, basée sur la déconstruction des préjugés et la pédagogie. C’est au savoir-vivre ensemble qu’aspire son témoignage photographique.

**La Cimade (Comité inter mouvements auprès des évacués), association militante depuis 1939 accompagne les personnes étrangères dans la défense de leurs droits, agit auprès des personnes enfermées et se mobilise pour témoigner.

La Cimade édite et vend en ligne un petit guide, à mettre entre toutes les mains (10euros 25 exemplaires/ 15 euros 50 exemplaires)

Pour se le procurer, clic sur

***Le terme « jungle« désigne à Calais les lieux de vie des exilés: installations précaires, squats, et campements de fortune, situés loin des regards dans les bois ou des friches.

A l’origine « jangle » est un mot patcho(afghan) qui signifie « petite forêt, bosquet.)

Cet article est une information, et un témoignage; nullement dans l’intention d’entamer une quelconque polémique.

Jacou

 

 

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Cadavre exquis, le treizième

Ecrit pour Incipi’Turbulent #13

C’est en mars 1964 que Jacques a mangé de l’herbe pour la première fois. Il en avait mangé avant, bien avant, beaucoup et des jours durant, mais la première fois qu’il a mangé de l’herbe et qu’il a guéri c’est en mars 1964, c’était le soir et il avait plu.

– C’était quand déjà, la première fois que tu as mangé de l’herbe et que tu as guéri ? lui a demandé Bonzi.

– C’est en mars, c’était le soir et il avait plu, lui a répondu Jacques.

C’était le soir. Il avait plu. (Sorj Chalandon, Le petit Bonzi)

 

Un semblant de liberté, avait coulé dans ses veines; c’était comme ce soleil, qu’il voyait pour la première fois, mais qui avait trop vite disparu. Depuis, chaque  nouvelle aurore  et ses timides rayons lui redonnaient couleur d’espoir. Mais les jours passaient si vite, et il ne pleuvait plus, ou beaucoup trop.

Pour lire le texte final avec toutes les participations, CLIC sur l’herbe

Catégories : CADAVRES, EXQUIUS | Poster un commentaire

La capitale à deux heures et vingt minutes… de Bordeaux.

Ce qui suit me rappelle « Parisiens, têtes de chiens, parigots, têtes de veaux »,  que, l’été à Arcachon, mes copines et moi, nous proférions à la vue de tout véhicule immatriculé 75.

😉

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Mauvaise rencontre

Ecrit pour miletune Sujet semaine 46/2017

Michel François – clic

Le mot à insérer facultativement est : NUANCE

 

Mauvaise rencontre

Gouffre sans pensée,

Ignoble regard éteint

Anus obscène,

Ton insondable trou noir,

Happe la vie.

 

 

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Caramels mous

Thème de novembre, proposé par ABC dans Nouveau thème :

« Caramels mous »

  • Qu’est-ce que tu  manges ?
  • Des caramels.
  • Tu m’en donnes  ?
  • Juchte un, pachque, j’en ai pas beaucoup. Cha coûte cher. Je les chai achetés avec les chous que la chouris a laiché chous mon oreiller; à la plache de ma dent qui est tombée.
  • Il est bon, che caramel.
  • Pourquoi tu machounes chans arrêt ?
  • Pachque il ch’est  collé à mes dents. J’échaie de le décoll…aïe!
  • Qu’èche qui t’arrive ?
  • Ma dent qui voulait pas tomber, elle ch’est chortie toute cheule.
  • L’avale pas; chinon, tu pourras pas la mettre chous ton oreiller; et la chouris, elle pachera pas.
  • Ch’est chûr. Regarde, cha chaigne.
  • Mets-là vite dans ton mouchoir.
  • Attends, je lèche le caramel qui ch’est collé autour.
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Entrez, c’est ouvert.

Ecrit pour la cinquième anthologie éphémère, « orchestrée » par Quichottine

Cette fois il sera question des Possibles Voyages des personnages que chaque auteur aura choisi.

Humain, animal, végétal, minéral… tout est possible, le monde est vaste.

L’important est de nous faire rêver.

Entrez, c’est ouvert.

  • LINE OLÉUM?
  • Oui, c’est moi.
  • Vous?
  • Oui, moi!
  • Avancez- Stop- Tournez-Revenez-Ne bougez plus!

Perchée sur des talons aiguilles, je me sens figée, épinglée comme un insecte. J’ai chaud, j’ai trop chaud; papillon sans ailes, je tournoie, je bascule, ne sais où m’accrocher.

  • Qu’est-ce qu’elle fiche? Comprends pas le français, ou quoi? Astuce, fais quelque chose!
  • A-a-a-atchoum!

Sans m’en rendre compte, je sors un mouchoir de ma poche, le tends à Astuce. « Oh, mademoiselle, je n’oserai jamais! Un si beau mouchoir, et il sent si bon! »

  • Bon, c’est fini. Astuce, mouche-toi, avec ce que tu veux, avec tes doigts, je m’en fiche, on n’est pas là pour discuter chiffon, rhume…

C’est alors que le mouchoir s’envole, va se plaquer sur le visage de Raideuse. Celle-ci tente de se dépêtrer du mouchoir, qui lui colle à la peau, tel un chewing-gum. Raideuse souffle en vain, on voit sa bouche en cul de poule se déformer sous l’effort, joues enflées, yeux exorbités, billes en furie; le mouchoir gonfle, garni d’air, Raideuse également et nous avons bientôt devant nous un énorme ballon qui bat des mains et des pieds, mais plus pour longtemps.

Astuce me tend la main; j’envoie valdinguer les escarpins, et nous quittons l’espace, courant.

Un peu plus loin, hors d’haleine, nous nous regardons, riant.

  • Tu m’as sauvé la vie. Comment savais tu?
  • Mais je ne savais pas. C’est seulement quand je l’ai aperçue, l’autre, ses grands airs, mes pieds m’ont fait très mal. Alors, voilà, j’ai compris que j’étais tombée dans le piège,et toi, dans une voie sans issue, j’ai juste pensé »Que tout cela est devenu poussiéreux », alors tu as éternué, j’ai trouvé ce mouchoir, oublié depuis des éternités, et hop, nous voici libérés, toi et moi, sortis de ce carcan, les convenances, les habitudes et rituels moisis. Nous sommes libres, Astuce!
  • Mais qui es tu?
  • Comme toi, je viens de la même planète. Je n’avais pas compris ce que je venais faire ici. Maintenant, je sais.
  • Line Oléum, c’est ton nom?
  • Pas exactement. C’est un surnom. Parce que lorsque je trouve le temps long, ou bien que j’ai envie d’oublier, de m’évader, je m’installe sur un linoléum, et je voyage n’importe où, dans mes rêves, dans des magies, des devinettes, je flotte, loin, en apesanteur. D’ailleurs, c’est la seule chose que j’ai emporté dans mes bagages. Si tu veux y prendre place avec moi.
  • Tu n’as pas peur de rencontrer Raideuse. Tu as vu, comme elle a filé là-haut.
  • N’aies crainte. A l’heure qu’il est, elle s’est déballonnée. Elle pique un roupillon quelque part. D’ailleurs, nous allons nous en servir.
  • Quoi? Que? Comment? La mère Raideuse va servir à quoi?
  • Nous allons utiliser l’énergie de ses ronflements pour nous envoler.
  • Et bien, ça alors, tu ne t’appellerais pas Astuce, par hasard?
  • Et oui, le hasard fait bien les choses, parfois. Toi et moi étions faits pour nous rencontrer.

Les Astuces prirent place sur le linoléum,  décollant au même instant, loopings, plongeons à bride abattue, s’envoyant en l’air,  jouant des coudes avec les étoiles, surfant sur une aurore boréale,  tressant un arc en ciel de lauriers…sous les applaudissements du public, venu à leur rencontre, voir et entendre « La véritable histoire d’Astuce et Astuce », mise en scène par Mère Raideuse.

Illustration d’Ellen Guillard

 

 

Catégories : ANTHOLOGIE EPHEMERE | Un commentaire

Cadavres exquis : dixième

 Ecrit pour Incipi’Turbulent #10
« Je rêve rarement. Quand cela se produit, je me réveille en sursaut, baignée de sueur. Alors je me rallonge, j’attends que mon cœur cesse de battre la chamade, puis je médite sur le pouvoir magique, irrésistible de la nuit. Dans mon enfance, dans ma jeunesse, je n’avais pas de rêves, ni de bons ni de mauvais. À présent, c’est l’âge qui charrie sans relâche les alluvions du passé en une masse de plus en plus compacte, horreur dense d’autant plus alarmante qu’elle est plus étouffante, plus tragique que ce que j’ai jamais vécu. »
Magda Szabó, La Porte

Masques  en sarabande, grimacent à la figure de la lune, nuages menaçants et glacials; alors me saisit une étrange folie. Je me vois, figure tragédienne, partagée entre pleurs et sourires, tour à tour, croquant la pomme à pleines dents, crachant du venin, ou bien, galipettes en éclats de rires, chutes hallucinantes en un tourbillon sans fin. Je deviens danseuse étoile, en équilibre  sur un fil,  les applaudissements deviennent croassements, ailes noires froissant l’éclat lunaire…

Le texte complet à lire en cliquant sur la photo

 

Catégories : CADAVRES, EXQUIUS | 4 Commentaires

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