LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

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Cerises sur le chapeau

Ecrit pour miletune Sujet 23/2018 – du 23 au 30/06

source – clic

Le mot à insérer facultativement est :  CORNÉLIEN

Cerises sur le chapeau

C’était ce chapeau, qu’il lui fallait.

Elle aimait la simplicité,

Pas ces chapeaux, telles des pièces montées,

Dégoulinant de plumes, dentelles et bouquets de fleurs;

De plus, les fleurs, pensait-elle, ça fanait vite…

Où bien, elle aurait dû les arroser,

Et puis, va savoir, si les plumes, c’était pas un oiseau en train de couver…

Y’aurait plus manqué que ça.

Et les dentelles, ça jaunit, ou bien il faut les empeser.

Tu parles d’un boulot.

Elle n’avait pas hésité un instant.

Pas comme la cliente, qui essayait le vert, assorti à ses yeux,

Mais la mère de son fiancé était superstitieuse,

Ou bien, le noir, mais cela lui faisait trop penser à « La mariée était en noir. »

Et puis, oh, si sa belle-mère n’était pas…le rouge; vulgaire, non?

« Permettez madame, le vôtre me plait bien;  il me va bien n’est-ce pas? Je le prends.

Et avec mes cheveux, ce bleu! Et les cerises, on en mangerait.

Mais qu’est-ce qui vous prend? Vous êtes folle!

Elle est complètement folle! Elle mange mes cerises.

J’en veux pas de votre chapeau, reprenez-le. »

Elle se planta devant le miroir.

C’était bien ce chapeau qu’il lui fallait.

Et les cerises étaient délicieuses.

 

 

 

 

 

 

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Le cauchemar du chef d’orchestre

 

Ecrit pour le défi du 20 juin 2018, proposé par Mamylor

En Juin à Moi de « lancer le défi » : « M U S I Q U E  « .. Et que chacun se mette à chanter,  que les orchestres se mettent à Jouer, que nos mémoires se mettent à rêver… tout pour la MUSIQUE ….. Mettez-vous des boules « qui-est-ce » pour vous protéger du bruit

musicienMaurice Baquet

ou battez-vous la mesure avec le pied, tapez-vous dans les mains au rythme des instruments ou de la voix,  ça danse, ça chante, ça écoute…  MUSIQUE !!!

(Hans Schliessmann -Gustav Mahler)

 

Le cauchemar du chef d’orchestre*

  • Et grrrrratte, grrrrrratte surrrrr ta Mandoline, mon petit Bambino.

  • Dalida, ce n’est pas encore ton tour. C’est à Marilyn, avec son Ukulélé. Qu’est-ce qu’elle fiche ?

  • En rrrretarrrd, comme d’habitude.

  • Bon, à toi, le Saxophoniste. Qui êtes-vous ? Où est passé Joé ?

  • Je le remplace.

  • Nom d’un pipe, c’est quoi ça?

  • Un violon d’Ingres, monsieur.

  • On avait dit un piano à Queue !!!!

  • Je, j’ai dû le vendre monsieur.

  •  Vous me jouez du  pipeau, là !?!

  • Je ne sais pas jouer du pip…

  • Marilyn ! Où est ton Ukulélé ?

  • Va le chercher ! Et tambour battant !

  • Quoi encore ? T’as retrouvé ton piano ?

  • Monsieur, je ne sais pas jouer du pipeau.

  • …?

  • Mais je joue très bien de l’Epinette.

Symphonie tragique « Seigneur ! j’ai oublié la corne d’automobile ! Maintenant je peux encore écrire une symphonie ! NB : on peut rattacher à cette caricature de Mahler l’anecdote ultérieure suivante : Pendant les répétitions de la 8e à Vienne avec le Singverein, il arriva un jour qu’une automobile passe sous les fenêtres de la salle en cornant particulièrement fort. Mahler interrompt la répétition et lance aux choristes : « Vous avez certainement lu que j’utilisais des trompes d’automobiles dans mes symphonies. Eh bien ! en voici un exemple ! ». (http://geva.overblog.com/2014/08/mahler-chef-de-choeur.html)

 

 

Catégories : Défi du 20 | 4 Commentaires

aBC NID DE MOTS

Ecrit pour le, chez ABC.

Thème du mois de mai

trois expressions, trois petits textes en vers ou en prose :

– Le cœur sur la main, – Prendre ses jambes à son cou, – Tomber dans les pommes.

(vous pouvez aussi, si vous le souhaiter incorporer les trois expressions dans un seul texte)

Catégories : Nid de mots | 3 Commentaires

6 mai Journée Mondiale du Rire et de la Paix

Catégories : Evénements, Les mots graffiti | Un commentaire

Il suffit d’être sur le pont

Ecrit pour, proposition 157

J’ai semé quelques œufs dans l’atelier. Il y en a trois sortes, les œufs « personnages », les œufs « Action » et les œufs « Lieu ».  Piocher dans chacun de ces œufs et écrire une courte histoire basée sur ces éléments :

Les œufs « Personnages »: Un dentiste psychopathe/ Une chorégraphe célèbre en mal d’amour/Un vieil alcoolique amnésique/Une ado rebelle/un enfant prodige/Le conservateur d’un musée improbable/Une magicienne à la retraite/Un professeur idéaliste dépressif/Un toiletteur professionnel pour animaux de compagnie/Un marin fragile amoureux de musique classique

Les œufs « Action » : Part en voyage / Perd un pari /Voit quelqu’un de familier dans un club de striptease /Peut revenir dans le passé et changer une chose/Part en lune de miel seul(e) /Organise un diner pour la première fois/Vole accidentellement quelque chose d’inestimable/Devient célèbre du jour au lendemain/Confesse un terrible secret/Se réveille chauve.

Les œufs « Lieu » : Dans un bistrot malfamé/ Dans un cimetière en rase campagne/ Aux Chutes du Niagara/un motel miteux de Chicago/ au cœur de la Taïga sibérienne/ au sommet du World Trade Center/ Dans un bar à chats / Au fin fond de la Thaïlande / Dans une réserve indienne / sur un bateau de pêche en route pour l’Alaska/

Une histoire = un personnage, une action, un lieu, choisis dans la liste des « œufs »

Il suffit d’être sur le pont

Il est des petits matins fraîcheur,

Où l’on aimerait un peu de chaleur.

Les albatros taquinent les pêcheurs,

Sans se soucier du conservateur.

Celui-ci a pris un bateau, au hasard,

Quittant  un lieu devenu trop casanier et  son sempiternel bazar.

Las de le recenser, choses classées à part,

Collection de mots bizarres,

Échecs scolaires et fils à la patte,

A mis la clé sous la porte.

Ce jour de départ, direction la gare.

Panne, grève ou retard,

Pas un seul train, ce jour, ne démarre.

Abandonnant la solution ferroviaire,

Se décide pour la voie des airs.

Passant devant un embarcadère,

Imagine un voyage sur les eaux.

Pourquoi pas ce bateau ?

Avise une passerelle.

Un marin l’interpelle.

« Holà, monsieur,

Sur le champ quittez ces lieux. »

Notre conservateur, collectionneur d’accents,

Tout en le notant,

Ne s’arrête pas pour autant.

 » Acceptez que je devienne votre clandestin

Et avec vous, fasse un bout de chemin »

L’homme du bateau, interloqué,

Sans broncher, le regarde monter.

 » A nous deux, l’aventure,

Et voguons bâbord amures. »

Notre conservateur collectionnant aussi des idées reçues,

De certaines, se défaire, n’a pas voulu.

Mais revenons à ce fameux matin frileux.

Jetant, par le hublot, un oeil curieux,

Sur le pont, notre conservateur se précipite:

 » Où sommes-nous ? demande-t-il, la mine déconfite.

 » En route pour l’Alaska. »

 » Pour qui sonne ce glas ? »

 » Pour prévenir les icebergs. »

« Mais à quoi cela sert ? »

 » Pour qu’ils s’écartent devant nous. »

N’importe qui, cette histoire de fou,

Aurait décontenancé.

Mais en conservateur passionné,

Et d’aventures sans lendemain, collectionneur,

Ceci le mit d’excellente humeur,

Prenant de bon coeur,

Ce que, il y a peu,  mauvaise fortune,  pensait.

Voilà un voyage à conserver,

Se frotta-t-il les mains.

 

 

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Défi du 20 avril 2018

Ecrit pour le défi du 20 avril 2018, proposé par Dame Uranie

« Coups de Gueule » tout ce qui vous agace, vous énerve, vous fait sortir de vos gonds, sur tous les sujets.

Tout est bien, qui finit bien

Agacée, énervée,

Grincent les gonds,

Grimacent les portes,

Dégondées, les cheminées,

La gondole, ai raté.

Dépitée, je reste sur le quai,

Hors de moi et d’haleine.

De mon séjour, avais tant espéré,

Avec Casanova, rendez-vous, ai obtenu.

Tout est fichu.

Ce cavaleur, c’est bien connu,

Ne m’attendra plus.

Cliques et claques, je retrousse,

Chaussures  foutues,

Jupon  décousu,

Fierté, bien mal fichue.

Voilà qu’il se met à pleuvoir,

Mes friselis en dégoulinent

Mon maquillage en a  fondu.

M’interpelle un passant,

Partager son ombrelle, me proposant.

Alors là, je n’en peux plus,

Je le traite de malotru,

Coups de pied et coup de gueule.

L’inconnu se rapproche:

« Mais mademoiselle, quelle ingrate, vous faites,

Épargner votre beauté,

Et des affres du temps, l’en protéger,

Seulement voulais. »

« Et en plus, vieux barbon, tu m’insultes. »

Et le pousse rudement.

Le voilà,  dans le canal, tombant.

Oh! Mon dieu, qu’ai-je fait !

A mon tour, secours, lui porter.

Son ombrelle, lui tends,

La saisit volontiers,

Et remonte tout trempé.

Son bel habit délavé.

Son masque, dans le canal, tombé.

Mon Casanova, reconnais.

Dans mes bras, dans les siens,

Tous les deux, en riant, nous réchauffons.

A la fin, tout trempés,

Mais heureux de cette aventure,

Nous en amusons.

Finis, coups de gueule, déceptions,

Et horions.

 La soirée, terminons

Soupirants et tendres baisers,

En gondole,  sur le Grand Canal !

J’ai écrit ceci, il y a quelques temps, déjà, ne désirant pas raconter mes réels « coups de gueule », qui pourraient prêter à polémique.

Mais vendredi 6 avril 2018, un évènement, qui ne me laisse pas indifférente: la disparition de Jacques Higelin.

Peu de paroles, si peu d’hommages*, ce samedi matin 7 avril, retransmission d’une émission télévisée « Thé ou café » vers 9h 50,

à contrario de tout ce que nous avons pu voir, lire, entendre, et ce n’est pas fini…quand a disparu un certain JP.SMET, qualifié de « héros »????!!!!!!

Deux poids, deux mesures…Higelin le poète généreux, bien sûr dangereusement iconoclaste et dérangeant aux  yeux de certains…

Est-il plus conforme, de voir et d’entendre, d’assister aujourd’hui encore, à ces déballages malsains, immoraux, pour un héritage, des millions ou milliards, surtout quand on sait que de par le monde entier, vivent des humains, sans toit, sans sécurité, malades, emprisonnés, torturés, fuyant leur pays, chômeurs, victimes de ces profits criminels de multinationales, d’actionnaires, du non respect de l’écologie, de laboratoires pharmaceutiques, de préjugés religieux ou prétendument religieux, de sexisme, des ventes d’armes légales ou illégales, de trafic d’hommes, femmes et enfants réduits à l’esclavage, de travail forcé…j’ai dû en oublier, par exemple,  ces personnes, en fin de vie, maltraitées, délaissées, ignorées, réduites à l’état de déchets inutiles, dont on oublie qu’un jour elles ont participé à la vie et à la construction de la société…

 

*Une blogueuse La Licorne a  écrit un poème magnifique et bouleversant, Tu pars, tu pars…c’est  ici

 

 

 

Catégories : Défi du 20 | 7 Commentaires

Fausser les cartes

Ecrit pour le jeu 35, MOTS NOUVEAUX  proposé par
Écrire un texte qui comprendra un maximum de « mots nouveaux« (c’est-à-dire nouvellement créés  par vous), et qu’on ne connaît pas encore…
mais dont on devine quand même, par le contexte, le sens profond (ou pas ! :-).
Pour commencer,vous placerez obligatoirement ces trois-là :contrefiture, tourtinade, musifolle…
 Quant au thème , il sera tout simple : « Racontez un rêve »
Cela peut être un rêve nocturne …ou un rêve de vie…Un vrai, un faux…

Fausser les cartes

Une araignée musifolle, par mon chant, attirée,
De  mes cheveux, quelques filassements s’empara.
Des cornades tressa,
Entre deux brancarches tendit.
Au son du luth, impromptuvisé,
Ma chantierson accompagna.
Abeilles et frelons, trompés par cet air au relent de contrefiture,
S’engluèrent, privésonniers.
Mon accompagnatrice, promptitudement,
Sitôt, en tourtinade, les consomma.
Attristée, mon chant, mélancolèrique,
Devint.
Derechef, nouveau piètementge,
La cruautelle arachnide, tissa.
En vain, attendit proies fadociles.
Mon chant, racontait la tristanstoire,
Aversetissant du danger.
.
Catégories : LA LICORNE | Un commentaire

Une incertaine Certitude

Ecrit pour A vos claviers 6≠

Pour le mois d’avril, je vous propose d’écrire un texte contenant un certain nombre de mots, qui sont tirés du titre ou du contenu des textes proposés par les participants au défi A vos claviers précédent. Pour voir les textes, c’est ici. Ces mots sont donc les suivants :
Energie, Partir, Destins, Cachemire, Belle, Soins, Mourir, Demain, Corps, Amants

 

Une  incertaine certitude

Il est des destins

Comme des jours sans chemins

Partir sans attendre demain

Où, dit-on, la vie est si belle.

Réveiller l’énergie, celle

Du corps qui ne veut pas mourir

Se promettre d’aller au-delà des derniers soupirs,

A l’instar de ces amants du Cachemire.

Vivre des réalités impossibles

Bonheurs inaccessibles

Oser voir  un infime point,

Cette liberté, si prés, si loin

La gagner et en prendre soin.

Catégories : A VOS CLAVIERS | 8 Commentaires

RIBAMBELLE

Ecrit pour le n°2

Une ribambelle est une longue suite de gens, ou de choses et aussi une longue guirlande de papier aux motifs identiques. A partir de chaque lettre du mot RIBAMBELLE, libre cours à notre imagination .

Rubans de dentelles,

Invitent à la  farandole,

Bonhommes et bonnes femmes.

Assemblés,

Main dans la main,

Blanches ou noires, blancs ou noirs,

Étrangères, étrangers,

Libres tous ensemble

Légers, fragiles, dans le vent, virevoltent,

Entremêlant leurs silhouettes éphémères.

 

 

Catégories : JEU DES ACROSTICHES | 10 Commentaires

Prédestination

Ecrit pour miletune Sujet 14/2018

source image – clic

Le mot à insérer facultativement est : PROFIL

Prédestination

Je les vis,

Je les vois,

Je les avais bien vus.

Je me frottais les yeux.

La même image, au fond de ma rétine, apparut.

C’est à cet instant que tout se joua.

C’était décidé, détective, je ferais.

Sitôt,  me mis en quête d’un local approprié.

Cela aurait dû être chose aisée.

D’autant qu’avec mes dons d’ubiquité,

Je me faisais de la recherche, une idée,

Où tout ne serait que simple formalité.

Las, je ne compte plus,

Le nombre de portes claquées,

Les interminables journées,

Devant diverses annonces, passées.

 » Bail à céder. », « Local à louer. »

Enfin, je trouvais:

Ma démarche, expliquais.

« Jeune homme, d’adresse, vous vous êtes trompé.

Pour ce que vous révélez,

Je ne peux, à mon grand regret,

En rien, vous aider. »

Tout cela, dit, derrière un globe violemment éclairé,

Des mains gantées, au-dessus, posées.

Nous échangeâmes, moi, beaucoup de billets,

Elle, un carton imprimé.

Je me rendis à l’adresse indiquée.

Une secrétaire aimable, m’accueillit.

Attendre un instant, me dit.

On m’appela,

Un homme me sourit.

Et là! subite révélation !

C’était eux !

Devant moi rassemblés.

J’allais leur faire part de ma découverte,

Je compris, les sens en alerte,

Que j’allais à ma perte.

 » Hors d’ici ! Fichez le camp ! »

Pour une fois, je n’attendis pas mon reste,

Pris la sortie d’un pas leste.

Je les avais trouvés, mes premiers amants.

Je ne m’étais pas trompé,

Le profil, j’avais, c’était certain,

De détective, je me fis cartomancien.

Aujourd’hui, mes talents, je développe.

Détective révélateur,

Je profile, agent double voyeur,

Pour filature et point de vue.

Catégories : Miletune | Un commentaire

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