LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

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Qui vivra verra

Ecrit pour DES LETTRES, UN MOT MYSTÈRE, proposé par Lilousoleil

E E E I I I O O L L H P P P D T R

 

Qui vivra verra

  • C’est grave docteur ?

Tout avait commencé en cours de français. J’aimais bien cette matière, et pourtant…

Déjà, un précédent ennuyeux en cours de math « Mademoiselle, ce que je dis, coule sur vous comme la pluie sur les ailes d’un canard ! »

Bon, je ne vais pas passer en revue les aléas de ma vie de lycéenne.

  • C’est grave docteur ?

Bien décidée à ne piper mot, je laissais Odile, ma mère et Dieter, mon père, phlipper* grave ( de mon temps, on disait en proie aux soucis). J’avais décidé de rester en repli.

Pas besoin de faire philo, z’avaient qu’à me laisser tranquilles, au lieu de ça, ils espéraient que je prenne l’air éploré. Moi, le troll, je savais ce que je voulais. Pas la peine d’user de grands mots, leçons de morale du genre « Qu’est-ce que tu vas faire ? T’inscrire à Pôle Emploi**. C’est pas un métier. » Dans ma tête, je pensais « Pipot, cause toujours, laissez-moi opter tranquillement, pour ce que je veux pour mon avenir. »

L’homme de l’art, derrière le philtre de ses lunettes, nous regarda, tour à tour, mes parents, l’air dépité, moi, il eut fallu qu’on m‘étripe, pour que je le considère. Y’avait pas photo, il savait pas quoi dire.

  • Rien de grave. Votre fille cherche sa voie.

 » Voix ? Soprane, colorature  « Ah ! je ris de me voir si belle en ce miroir » Ou bien voie? chanteuse ?

« Tous les garçons et les filles de mon âge

Se promènent dans la rue deux par deux

Tous les garçons et les filles de mon âge

Savent bien ce que c’est d’être heureux »

Travailler à la SNCF? Pour  voyager gratuitement, chouette!!! Quoique je préfèrerais hôtesse de l’air.  »

  • Arrête de faire le pitre,  dit papa.Tu écoutes ce que dit le docteur ?
  • Une vraie tête de loriot, ajoute maman.
  • Linotte, pas loriot, répond papa.
  • Ta prof de math a raison: « Tout ce qu’on te dit glisse comme un roller sur les plumes d’un lor…
  • Canard, maman, et puis c’est pas roller, c’est pluie.

À l’air qu’elle prend, je crains un instant qu’elle m’étrille.***

  • De toutes façons, canard, loriot, pluie, roller, tu arrêtes de papillonner. C’est clair !

Papillonner, tout est parti de là. Mon prof de français avait convoqué mes parents, leur expliquant qu’il lui semblait que j’assistais à ses cours, en dilettante, que je papillonnais.

Je savais ! J’avais trouvé ma voie !

Je serai lépidoptérophile.

  • Maman! Papa ! Pour mon anniversaire, je voudrais bien un filet à pap…***

Heu, je ne suis jamais devenue adepte de la lépidoptérophilie.

 

*Phlipper ou flipper: une phantaisie de ma part pour les besoins du jeu. 😉

**Pôle emploi n’existait pas à l’époque ( Mon père me prédisait: caissière. Je ne voulais froisser personne, d’autant que j’ai le plus grand respect pour ces personnes  trop souvent exploitées, mésestimées, mal payées)

***Je demande pardon à mes parents qui n’ont jamais levé la main sur moi, quoique, effectivement, je leur en ai fait baver pendant ma scolarité.

 

Catégories : DES LETTRES UN MOT MYSTERE | 2 Commentaires

Et au milieu coule une rivière…

Écrit avec la récolte de mots sur le thème Séparation proposé par Émilie.

accompagner, divorcer, cloisonner, maîtrise, milieu,enfant, oubli, rivière, canalisation, barrière, distance, retrouvailles, rompre, sourire, partager, frontière, filer, femme.

Et au milieu, coule une rivière

Je ne m’attendais pas à de telles retrouvailles.

J’avais posé une barrière, là, comme un oubli, cloisonnant ma vie, choisissant la maîtrise de mes sentiments, divorçant d’habitudes mal acquises, au milieu de nulle part.

Cette distance qui, partout, m’accompagnait, cette frontière, au-delà de mes sentiments allaient, malgré moi, se rompre.

Il a suffi d’un sourire, ce sourire, je me surpris à le redonner à cette femme, à cette enfant. Elles étaient là, devant moi, bien vivantes, porteuses d’avenir partagé.

Je sus alors que je ne les laisserais plus jamais filer, la vie allait recommencer.

 

 

 

 

Catégories : LES PETITS CAHIERS D'EMILIE | 3 Commentaires

Le tableau du samedi

Pour le

Miniature

L’art de la miniature dérive de l’enluminure médiévale ; il lui emprunte aussi son nom, puisque le terme de miniature semble provenir de minium, couleur rouge employée dans la décoration des manuscrits. Il n’est pas à exclure, en outre, que l’origine du terme puisse être trouvée dans le mot latin minus, « plus petit », d’où dériverait miniature, peinture de petites dimensions. Au xviie siècle, le mot s’orthographiait « mignature » et Diderot y reconnaissait la même racine que « mignard », délicat.

La miniature fait son apparition au xvie siècle, où elle est surtout utilisée pour des portraits, aisés à conserver et à transporter. (ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS)

Parmi les innombrables miniatures, et peintres miniaturistes j’ai choisi deux miniatures

 

 

de Marie Anne Fragonard(1745-1823)

ci-dessus, Portrait présumé de la fille de l’artiste, peint sur ivoire.

Ces miniatures ayant été  un temps attribuées à son mari, le peintre Jean Honoré Fragonard (1732-1806),  j’y ai vu comme un clin d’oeil à la suite des tableaux des deux samedis précédents.

 

 

 

Catégories : LE TABLEAU DU SAMEDI | 3 Commentaires

POIL de CAROTTE et le bouquet magique

Ecrit pour le jeu  63 proposé par la

 

 

  • Le joli bouquet, Mathilde, dit maman. Merci ma chérie.
  • Mais c’est pour le mariage.
  • Le mariage ? Quel mariage ?
  • Le mariage avec Poil de Carotte.
  • Poil de Carotte ! Ce bon à rien. Je t’interdis, tu m’entends, je t’interdis!
  • Oui, maman, boude Mathilde.

Une pour que Félix nous laisse tranquilles.

Deux pour que Ernestine arrête de rapporter à sa mère ce que Poil de Carotte et moi, on fait ensemble.

Trois, pour que sa mère ne le batte plus. Ah, non, il faut dire « ne le corrige » plus.

Quatre, pour qu’il me dise son secret, là où est enfermé son trésor.

Cinq, quand je saurais, je sais pas si j’aurais encore envie de me marier avec lui.

Six, et si c’était pas vrai, le trésor ? Maman dit tout le temps que c’est un menteur.

Sept, et si c’était vrai,  le trésor, et qu’il l’aurait volé. Maman dit que c’est un voleur.

Huit, bon il me reste plus de pâquerettes. Faut plus que je pense à lui. Il m’attire que des ennuis.

  • Bonjour Mathilde.
  • Va-t-en, je veux plus te voir. Ma mère m’a battue, heu…corrigée, quand elle a su ce qu’on faisait ensemble.
  • Tu veux plus que je te dise le mot de passe pour mon trésor?

Mathilde lui tend le bouquet: « Dis vite, alors! »

  • C’est Lustucru.

 

Catégories : LA LICORNE | Un commentaire

LE TABLEAU DU SAMEDI

Pour le thème Autoportrait de femmes peintres, j’ai choisi

Artemisia Gentileschi

Artemisia Gentileschi(1593-1652) est une artiste peintre de la Renaissance italienne. Être une femme peintre est assez peu accepté à cette époque. Elle a appris la peinture dans l’atelier de son père, proche du Caravage, et à l’Académie de dessin de Florence, où elle est la première femme à s’inscrire.

Particulièrement douée dans cet art, première femme peintre à part entière, elle a représenté des scènes historiques et bibliques ayant le plus souvent des femmes pour protagonistes,  figures fortes, parfois violentes, indépendantes et sensuelles, présentées en héroïnes. Elles sont pour beaucoup inspirées d’elle-même. Ses propres traits physiques sont clairement reconnaissables dans plusieurs de ses œuvres. Elle a également réalisé de nombreux autoportraits.

Artemisia Gentileschi, Autoportrait en Sainte Catherine d’Alexandrie ( 1615-1617)

Artemisia Gentileschi, Autoportrait en joueuse de luth (1615-1617)

Bien qu’elle ait été une artiste renommée de son vivant, après sa mort (qui aurait été causée par la peste qui anéantit la moitié de la population de Naples en 1656), elle a été vouée à l’oubli et exclue des livres d’histoire pendant 400 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.connaissancedesarts.com/artistes/biographies/pouvoir-gloire-et-passion-artemisia-gentileschi-le-roman-dune-vie-11133720/

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AGENDA IRONIQUE AVRIL 2021

Proposé par Jean Pierre Lacombe des Arts et Mots pour l’agenda ironique d’avril trois tableaux évoquant une rencontre, des dialogues, du langage, de la parole…

Vous pourrez vous en inspirer (un seul ou les trois) pour imaginer un récit, des dialogues, un poème, un haiku etc…(l’agenda ironique semble laisser pas mal de latitude à l’inspiration)
avec comme contraintes de placer la phrase « cause toujours, tu m’intéresses », et quelques jeux de mots:
Anagrammes, boutades, homophonies voire un marabout ou un trompe-oreilles.
Et puis, tiens, une citation de votre choix à mêler au texte.
Le tout avant le 30 avril, sans dépasser un rayon de 10 km autour de votre stylo, clavier, burin, pinceau etc…

Henri Matisse La conversation (1910)

Les jeux sont faits, rien ne va plus

« Cause toujours tu m’intéresses. »

Thérèse, que me dites vous là ?

Las, qu’en est il donc de  nos amours ?

« Amours mortes, faut -il vous faire un dessin ? »

Symphonie de notre harmonie,

Où donc est disparue la belle enchanteresse ?

Thérèse, que nous arrive-t-il donc ?

« Dong ! Dingo, dégottez vous en une autre. »

Tristesse et chagrins m’anéantissent,

Tissent en mon coeur douloureuses pensées.

« Pensez en silence,vous m’agacez.

Ces choses là, allez ailleurs les raconter.

Conter ennui ou fleurette, peut m’importe. »

Porte close, désormais me montrerez,

Ainsi en avez décidé,

Thérèse,  pour vous, d’amour je  meurs.

« Meurtre, vous exagérez, aller, déguerpissez ! »

Pisser des larmes de désespoir,

Ne plus jamais vous voir.

« Voire, qui vivra verra, disparaissez!

Paraissez ici où là, allez ailleurs! »

Ailleurs où point ne serez.

« Serrez qui vous voudrez dans vos bras. »

Vos bras, plus jamais ne m’enlaceront.

« On dit:  « Une de perdue, dix de retrouvées »,

Vé, de quoi vous plaignez-vous ?

Vous êtes encore là ?

Là -bas, ici, ramassez vos cliques et vos claques.

Qu’enfin je ne vous vois plus. »

Plus qu’hier, moins que demain, jusqu’à aujourd’hui,

Huis de mon coeur, par vous ouvert,

Par vous désormais clos.

 » Closerie, est -ce que j’ai une gueule de closerie ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les anthologies éphémères

Ecrit pour la septième Anthologie éphémère

Thème Horizons

Horizon

Observe-moi, ne vois tu rien venir ?

Décris-moi, où t’en vas-tu ?

Sur les lignes de ta mémoire,

Tu inscriras mon avenir.

Du passé, quelques brumes perdues,

Comme un verre qui se brise, un éclat de rire,

Espoirs abandonnés, une main s’enfuit.

De ton regard, je m’emplis.

Rêveur, un sourire, tu m’offres.

Harmonie de nos accordailles,

Apaisés, nous flânons,

Ensembles  horizon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LE TABLEAU DU SAMEDI

Pour LE TABLEAU DU SAMEDI, thème proposé par Lilousoleil: 

des autoportraits féminins,

j’ai choisi

l’autoportrait de SOFONISBA ANGUISSOLA (1554)

 

Artiste peintre maniériste, spécialisée dans les portraits, née à Crémone vers 1532 et morte à Palerme en 1625,

Sofonisba Anguissola a été l’une des premières femmes peintres à atteindre, de son vivant, les sommets de la scène artistique européenne.

Son père encourage tous ses enfants à développer leurs talents artistiques.

En 1559, elle quitte la Lombardie pour la cour d’Espagne, et devient la dame d’honneur d’Élisabeth de Valois à qui elle  enseigne le dessin.

Peintre de cour, elle ne peut vendre ses toiles, étant, de plus, noble et dame de compagnie.

L’Alcazar,  où étaient  exposées ses oeuvres, brûle en 1734. Aussi fut elle un temps oubliée.

Peu de temps après le décès de la reine d’Espagne en 1568, elle retourne en Italie (1573).

Sofonisba Anguissola est la première artiste à se représenter âgée.

et l’Autoportrait de Sofonisba Anguissola (1610)

Elle  ne cherche pas à rajeunir ses traits. Elle se dépeint avec une grande majesté, et la sévérité des poses des hommes de pouvoir.

Le tableau est adressé à Philippe III d’Espagne comme en témoigne la lettre pliée dans la main droite, qui indique : « Alla Majestad Catolica besa la mano… Anguissola ».

 

 

Source: WIKIPEDIA

 

 

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LE TABLEAU DU SAMEDI

Pour Le tableau du samedi

Alors on danse ?

La Closerie des Lilas, le Quadrille Français – Charles Vernier ( 1813-1892)

Charles Vernier entre en 1830 dans l’atelier d’Ingres.

Il devient caricaturiste et lithographe. Ses lithographies ,  dont une large part a été publiée dans le Charivari, portent sur plusieurs thèmes.

Le premier thème concerne la vie politique du XIXe siècle, très riche en événements nationaux et internationaux. Ses charges contre les hommes politiques et contre la censure lui ont valu des séjours à la prison Sainte Pélagie.

Le second thème concerne la société au XIXe siècle : son regard se porte, avec une ironie spirituelle sur les mœurs de l’époque. (Source: Wikipedia)

 

Le Bal Mabille, Le Quadrille Français – Charles Vernier (1813-1892)

Ce tableau représente la cinquième et dernière figure du  » quadrille français », appelée Chassé-Croisé ou Galop, dansée à la « saint simonienne », c’est-à-dire en galop avec changement de danseuse.

La saint-simonienne serait née du carnaval de Paris de 1833.

Elle consiste en changements successifs de dames et de cavaliers. Il s’agit là d’échanges de partenaires.

Cela suscita bien des émois, des rejets, des querelles, des réprobations.

Pour certains, cela était considéré  comme de la dépravation et une atteinte aux bonnes moeurs de la société. Les gens de la haute société, les bourgeois se fourvoyaient, en adoptant des gestes « vulgaires », sans moralité, que l’on comparait aux moeurs du petit peuple;

Dans les années 1830, la pratique du chahut ou cancan se développe dans les bals publics parisiens. Les forces de l’ordre la décrivent comme une danse « infâme » constituant un délit d’attentat aux moeurs.

Des jeunes gens se sont pris de querelle au sujet d’une espèce de danse dite saint-simonienne, réclamée par les uns, repoussée par les autres.

« Ces pauvres colombes, nullement initiées aux mystères de la cachucha [(la chahut)] et de la saint-simonienne, se figurent que tous les groupes qu’elles coudoient sont composés de mauvais sujets et de gourgandines. »

« C’est le cas du bal de la Tourelle qui estime que « la valse et le galop [sont] indécents et dangereux pour les familles. » Rapprochements, libération des corps dans des mouvements débridés et exempts de toute technicité, c’est ce qui semble en premier lieu motiver ce rejet, plutôt que le principe d’échange de partenaire. »

« De nos jours, la danse est devenue populaire; en se popularisant elle a dû adopter une allure rude, grossière, indécente; elle a pris ses franches coudées dans les bals publics, entre le broc de vin et la gibelotte de chat et s’est fait baptiser du nom de cancan, chahut ou saint-simonienne. »

En 1837 elle peut être dansée par les marquises mais elles seront alors taxées de « femmes libres ».

Cette cinquième figure aurait été créée pour rompre avec les précédentes figures, empruntées aux contredanses, jugées un peu trop « académiques » et « sérieuses ».

Bien que le mouvement saint simonien ne fasse pas mention de cette danse, il semblerait qu’elle fut nommée ainsi en raison de la doctrine de ce mouvement, qui prône une société  fraternelle, un  pays  prospère, afin que règnent solidarité, esprit d’entreprise, intérêt général, liberté et paix. S’opposant à tout privilège et droit de naissance, les privilèges de la noblesse et de la royauté doivent être supprimés.  Chacun doit obtenir la considération de la société.

La question femme est abordée:  » Nous étions dans les années 1830 et l’avenir appartenait à un monde fondé sur le double pôle du masculin et du féminin. La promesse était celle d’une égalité entre les sexes et d’une sexualité libre. Bien qu’elle fût plus mystique que concrète, certaines femmes ont su profiter de cette ouverture et ont poussé la logique jusqu’au bout. « 

Un féminisme politique renaît: » Nous naissons libres comme l’homme, et la moitié du genre humain ne peut être, sans injustice, asservie à l’autre » (La Femme libre, L’Apostolat des femmes).

La cinquième figure du quadrille français montre une danse plus débridée, moins guindée que celle des autres figures, surtout pour les milieux « BCBG » de l’époque, une familiarité entre les danseuses et danseurs,   gestes et postures osés. Certaines personnes ont peut-être pensé ou imaginé, que ces nouvelles manières résultaient ou étaient influencées par  la doctrine saint simonienne, où femmes et hommes, riches ou pauvres, sont mis sur le même plan d’égalité, d’où la dénomination « La Saint Simonienne. ».

 

PS: ces explications succinctes, sont là pour essayer de comprendre l’appellation de la danse citée ci-dessus. Je demande aux  lecteur.trice.s de mon article, de n’y voir aucune polémique d’aucune sorte, concernant le Saint Simonisme.

 

 

 

 

 

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Le tableau du samedi

Alors, on danse ?, proposé par Fardoise

BAL PUBLIC Huile sur toile de John James Chalon (1778-1854)

 

La scène se passe, en 1818,  dans un bal public en plein air, appelé  bal Tivoli. Le lieu est éclairé par des lampes à gaz. En 1801, la ville de Paris sera éclairée par des lampes à gaz, système inventé par Philip,pe Lebon.

La contredanse,  exécutée ici, présente une figure appelée « moulinet ».

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