LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

Catégories : Folblog, Uncategorized | 2 Commentaires

Godot, pendant ce temps là…

Ecrit pourNouveau thème :

« En attendant… »

Godot, pendant ce temps là…

 

« En attendant Godot, »*

Je cire mes godillots,

Godillots usés, de l’armée,

Mais qui  me font toujours  mal aux pieds.

Pieds usés, comme mes souliers,

« Souliers qui ont  beaucoup voyagé. »*

J’ai oublié où nous sommes passés

C’était il y a bien longtemps,

Tant de jours ont passé.

C’est Godot qui m’avait invité:

« Té, en attendant, si on allait à la Godille ?

On y verra des filles…

Qui godillent

Des quilles. »

Moi je ne vis rien du tout,

Tout le temps, j’eus mal aux pieds.

Pieds usés comme mes souliers.

Yeh! j’eus tout loisir de les faire briller,

Yeh! pendant que Godot,lui, s’amusait,

S’amusait à godiller, Yeh!

Et moi, qui l’attendais.

Merci à Samuel Beckett,  à Félix Leclerc et à Philippe Clay.

 

 

 

 

 

 

 

Catégories : Nid de mots | 3 Commentaires

Renouveau

En ce 20 mars 2019, un bonjour à vous tous, abonnés et surtout ceux qui passaient gentiment me lire, commenter, aimer mes écrits.

avec l’espoir d’écrire encore et encore sur Les Mots Autographes, mon blog délaissé…

Amitiés

et à bientôt, j’espère…

 

 

 

Catégories : Evénements | 4 Commentaires

Enchainement

Ecrit pour la proposition des Mots de Montpellier,  3ème sujet, l’Atelier 2-2019

http://ingberg.com/?Page=view_artwork&PID=60&ImageID=21

ENCHAINEMENT

Guidant ma monture

Des jours enivrants, l’inépuisable compagnon,

Souverains, avides de pouvoir,

Inlassablement, de la nature,

Ses richesses, détruisons.

N’épargnant , féroces et voraces,

De ses générosités, aucun luxe,

Ses beautés, anéantissant.

De cet engouement,

De sa vitalité, nourritures fortuites,

Je me complais.

De ce funeste séjour, me détourner

Nulle raison, nulle voyance

Le pouvoir, jamais n’auront.

Immuable est mon destin.

Et chaque an, revenir me voit

Portant, hivernal, ce fardeau.

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA LICORNE

JEU 41 : Nouvel hymne

Ce mois-ci, nous allons commémorer un peu partout le centenaire de l’armistice de 1918…
A cette occasion, il est très probable que nous entendrons résonner plus d’une fois, dans nos campagnes et ailleurs…notre célèbre « hymne national ».
Je vous propose donc, si vous en êtes d’accord, un thème légèrement sacrilège mais libérateur : Réécrire les paroles de la Marseillaise
Le thème de la nouvelle chanson est entièrement libre…la seule contrainte étant que les nouvelles paroles ne soient pas « guerrières »…et que, bien sûr, la mélodie soit respectée.
Un nuage m’a souri,
Timide mouillé,
Sur la pointe du gris
Chez moi, a pénétré.
D’une serviette jaunie,
Je l’ai tout essuyé.
Alors on s’est assis,
Dessus le canapé.
Comme il était midi,
Nous avons déjeuné
De vol au vent garnis,
Harengs tout enfumés
Oeufs enneigés,
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Défi du 20 janvier 2019, en La Forêt d’Art Contemporain

Écrit pour le défi du 20 janvier 2019, proposé par Soène

Ce sera mon 66e Défi ! Comme le temps passe… Après avoir dressé la liste de tous les Défis auxquels j’ai participé depuis août 2013, je vous donne

« carte blanche »
dans le sens de l’expression apparue dès 1451, de « libre initiative » !

@ vos plumes
Ce Défi « libre » inédit (!) vous permet d’imaginer tous les possibles…
il n’est pas interdit de reproduire un billet que vous aviez adoré écrire…

 

En ce 20 janvier 2019, défi extraordinaire, je vous invite, grâce à l’émission dominicale de FR3 Nouvelle Aquitaine, Cap Sud Ouest, à découvrir

La Forêt d’Art Contemporain

« Incroyable musée à ciel ouvert au cœur de la Forêt des Landes! Lancée après la terrible tempête de 2009, la Foret d’Art Contemporain propose plus de 20 œuvres à travers l’ensemble du massif forestier du Parc Naturel des Landes de Gascogne. Portée par les acteurs locaux, cette initiative est un formidable exemple de l’art comme possibilité de rencontres, d’échanges et d’émotions. La preuve que l’art contemporain n’est pas réservé aux urbains des grandes métropoles. »

Dans l’ordre Hello Apollo (Martine Julié)

Lit Transcendantal (Claire Roudenko-Bertin)

La Portée (Marie Denis)

Une rencontre, le métis, le même et l’autre (Bruno Peinado)

Le Sauveté de Garbachet (Christophe Doucet)

Aux impétueuses manœuvres de l’imprévu (Alain Domagala) .

 

 

 

 

 

 

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Envoûtement

Ecrit pour le 2ème sujet des propositions le 16 décembre pour les Mots de Montpellier

Tautogramme en E

 

Envoûtement

L’été s’est éloigné,

Effluves évanescentes,

L’Estérel s’endort.

Enluminures enrouées,

Élégantes érosions automnales.

Espoirs ensemencés,

Engrangés et enfouis,

Échappant

Aux effets extrêmes de l’hiver,

L’espace d’un entracte.

Ensommeillées, belles endormies

Éclosent, exquis entrelacs,

 Éternel enchantement,

Épanouissement éclatant.

Éveil des êtres, tout entiers,

Échappés des enclos embrumés,

Étreintes émues de printemps,

Enlaçons nous,

Enfin.

 

 

 

 

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La dame de Séville

Ecrit pour miletune Sujet 42/2018

Brassaï (Gyula Halász) – clic et clic

L’expression à insérer facultativement est : LA BUENA VIDA: la belle vie

 

La dame de Séville

Je couds, je pique, toute la journée.

Des envolées enjuponnées.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Coudre le flou, ma destinée,

Autre chose, avait rêvé.

Je me voyais, Sévillane adulée.

En haut de l’affiche, je dansais.

En andalouse, costumée.

 

Je taille, je coupe, toute la journée

Des dentelles enrubannées.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Un beau matin, c’était l’été,

Sur un pont, il me regardait.

A danser, m’a invitée.

Nous nous sommes bien accordés.

 

Je brode, je surfile, toute la journée

Des beaux tissus en soie brochée.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Je les habille toute la journée,

Les essayages, pas cadencés.

Mon père vint nous séparer.

Et  la danse, m’a refusée.

 

Je confectionne, en secret,

La belle robe, que  l’inconnu m’a dessinée.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Je suis cousette de qualité,

Buena vida, ne cesse mon père de répéter.

Un jour, pourtant, je lui désobéirai,

Sur le pont, retournerai.

 

 

 

 

 

 

 

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Des histoires de châteaux en Espagne et les autres…

Ecrit pour le défi du 20 décembre 2018, proposé par Passiflore

Je ne vous propose pas le mot Noël ni la couleur Or mais tout simplement le mot CHÂTEAU! Qu’évoque t-il pour vous?

Des châteaux en Espagne et les autres..

Dieu, un jour, décida,

Belles demeures en France, distribuer.

Se munit d’un grand sac,

Moult châteaux, y plaça.

Au gré des vents, deci delà, quelques uns, parsema.

Mais voici que, patatras,

Le sac craqua.

Sans doute, quelque tourelle, ou clocher pointu,

La toile déchira.

Tous les châteaux, restant à distribuer

Par la fente s’échappèrent,

Et sur le territoire périgourdin s’implantèrent.

Par ma foi, s’y complurent,

Y rester, décidant.

C’est ainsi, qu’à ce jour, en ce département,

Dordogne, nommé,

On peut mille et un châteaux.

Compter et admirer.

Qui l’eut cru, avant de l’avoir bu, le château…

Si, par un des départements voisins, passez,

Que l’on nomme Gironde,

Au détour d’un chemin,

Mention « château » lirez

Si, cette indication suivez,

Parfois ,grande, voire modeste bâtisse rencontrerez,

Ou somptueux châteaux, dénicherez.

A perte de vue, entourés,

De vignes, rangées,

A l’assaut d’un vallon, grimpant,

Une plaine vaste, sillonnant.

Un plateau, quadrillant.

En Pays Bordelais,

Parcourez

Graves, Sauternais

Côtes de Bourg, Blayais

Entre Deux Mers,

Médoc viticole.

Avec des raisins, sur le domaine, récoltés, et vinifiés,

Pour un vin, produit uniquement sur la propriété,

Quelle que soit son importance

 Plus de  neuf mille,

Ont droit de s’appeler château.

Un château peut en cacher un autre*

Venue  de son Allemagne natale,

En France, désormais habitante,

 D’une charmante bourgade,

D’y faire une balade, eut le désir.

De ses enfants, accompagnée.

Leur  attention, par un  panneau « château », fut attirée.

Sitôt, d’aller le découvrir, décidèrent.

Suivirent les indications,

Et quelle ne fut pas leur étonnement,

Devant eux se dressait

Un château d’eau.

* Anecdote vécue et racontée par ma professeure d’allemand.

Sur cette commune existe un autre château, , celui du baron Haussmann, mais propriété privée, il n’existe aucun panneau l’indiquant. La tour aperçue en arrière-plan est le sommet d’un…château d’eau.

 

Et pour bien finir cette année,  je vous souhaite un Noël enchanté avec ou sans…

À toutes et à tous,

 

 

 

 

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Un pur moment de délices

Avant, pendant, après votre petit déj. de ce lundi, et commencer la semaine en gaieté.

Bonne journée

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« Micheline, Renée, Irène, Aglaé et Mélinda… »

Ecrit pour Nouveau thème :

Prochain thème, à publier chez vous le samedi 15 décembre :

« Micheline, Renée, Irène, Aglaé et Mélinda… »

 

Il y avait eu Micheline,

Il l’avait rêvée, une nuit de pleine lune.

Épanouie, fragile en même temps que divine.

Craignant que trop vite elle ne se fane,

Il y eut Renée,

Ce matin-là, il l’avait imaginée,

Il la découvrit, à peine rosée,

Toute en splendeur immaculée,

A peine l’eut il effleurée,

Qu’elle perdit tout attrait.

Vinrent Irène, Aglaé,

A peine respirées,

Déjà oubliées.

Un parfum,  ses sens, troubla,

Avait-il atteint le nirvana,

Un instant, il douta,

Mille questions se posa,

Les attraits contempla,

Teint velouté, reflets incarnats

Attirant son regard, un sourire béat,

Frémit tout entier, la vénéra,

Passèrent les jours, point ne changea

De ses appâts ne se défit pas,

Plus vif encore, était son éclat.

Troublé, de patienter encore, décida,

Enfin, de la nommer, osa,

Et ce fut la rose Mélinda.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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