LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

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Mettre des bâtons dans les roues

Ecrit pour le défi du 20 octobre, proposé par Passiflore

En Octobre c’est moi qui vous propose le thème:!

Ce sera le mot BICYCLETTE

une histoire de…

un souvenir de…

des photos de….

Mettre des bâtons dans les roues

 » Cet enfant ne marchera jamais. » s’inquiétait ma mère Ismérie, comtesse de Sivrac.

Nous étions en 1787. Je gazouillais de façon fort intéressante, avais délaissé mon pouce et les seins de ma nourrice. Mais voilà, pas du tout pressé d’imiter ces drôles d’animaux perchés sur deux pattes, je  leur préférais la compagnie des quatre pattes. Mon père crut bon de me poser sur Atalante. Nous fîmes un tour de manège. Triomphant, je déclarais « Je sais y faire » ou quelque chose d’approchant. Mède, mon père s’exclama: »Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ! » Il s’enferma dans son atelier; nous entendîmes, des semaines durant, raboter, scier,  clouer. Mon père, malgré les remontrances de ma mère »  Mède, mon cher, vous ne vous êtes pas encore changé pour le diner, toute cette sciure, c’est d’un inconvenant ! Que va-t-on penser de nous ? »

Mon père souriait » Ismérie, très chère, soyez patiente. Vous ne le regretterez pas. »

Ma mère soupirait, d’un air fataliste; recommençait à chaque dîner, craignant que tout ceci ne ternisse sa réputation.

Nous étions en 1790. Exactement le jour de mes cinq ans. La veille, mon père avait dit à ma mère: » Demain, je vous réserve une surprise. » sans se soucier de l’air ombrageux pris par ma mère.

Au salon, ducs, duchesses, comtes et comtesses du voisinage caquetaient avec entrain. »Ma chère, votre petit Césaire a fait bien des progrès. Que dit-il ? Oui, je sais, mon petit, tu t’appelles Césaire. » « Je sais y faire » insistais-je. « Mais oui, dit ma mère, nous le savons. Rosalie, occupez-vous de Césaire. Cet enfant m’épuise. »

Apparut mon père, poussant un cheval. Les conversations s’arrêtèrent. Ma mère s’éventa de plus belle. Une voix s’écria:  » Comte, que nous avez-vous donc inventé, cette fois-ci. Quelle est cette chose ? »

 » Un célérifère. » répondit-il fièrement.  » Je sais l’y faire. » dis-je, me précipitant sur la chose. Mon père me posa sur l’engin, me poussa.  » Je sais l’y faire » répétais-je. Il me lâcha, et j’avançais sous les applaudissements et les acclamations de l’assistance.

 

Mon père, le comte Mède de Sivrac avait inventé  le CÉLÉRIFÈRE*, ou « machine à courir », roulant grâce aux mouvements de jambes, en ligne droite car il n’avait pas de système de direction. Le célérifère,   devint VÉLOCIFÈRE, et m’aventurant dans le parc, je vis foncer sur moi, montée sur son vélocifère, la plus merveilleuse des vélocipèdes, toutes voiles au vent. J’en oubliais de m’arrêter. Nous nous percutâmes. Aucune conséquence fâcheuse due au choc, si ce n’est, sur le champ, je tombais amoureux.

 

* Dans les années 1890, le journaliste Louis Baudry de Saunier affirme qu’un Français, le comte de Sivrac, a inventé en 1790 (donc vingt-huit ans avant la draisienne) le célérifère sorte de « véhicule tout à fait rudimentaire, constitué par deux roues en bois, réunies, dans leur sens radial, par une traverse, également en bois, servant de selle »Son histoire prend place dans un contexte d’inimitié forte entre la France et l’Allemagne, suite à la guerre de 1870. Le canular est dénoncé dans la seconde moitié du XXe siècle. (http://cnum.cnam.fr/expo_virtuelle/velo/celerifere.html)

 

Catégories : Défi du 20 | 2 Commentaires

Cadavre exquis- neuvième

 Ecrit pour Incipi’Turbulent #9
« C’est par un bel après-midi d’été qu’il amerrit, tout doucement, sur l’océan placide de ma paisible existence. Le jardin du Luxembourg s’étirait d’aise sous les rayons d’un soleil généreux. Disposé là depuis toujours ou peut-être, qui sait, délicatement tombé du ciel comme une grosse goutte tiède d’avant l’orage, il avait, tout de noir vêtu, bien droit sur sa chaise, la majesté d’un obélisque assis. » Pascal de Duve ~ Izo

Était-ce heureux présage ? Je n’avais jamais apprécié la couleur noire. N’est-elle pas définie comme étant absence de couleur ?

Les autres participations et le texte final, en cliquant sur le banc

bench-895074_1920

Catégories : CADAVRES, EXQUIUS | Poster un commentaire

« Le plus bel endroit du monde, c’est la maison qui est la tienne. »

« Le plus bel endroit du monde, c’est la maison qui est la tienne. », ainsi parle Nadia Opanassovitch Lubenoc, habitante de Zvizdal, village proche de Tchernobyl. Avec Pétro, son mari, ils refusent de quitter leur ferme, le village où ils sont nés.

Pendant cinq années,  la compagnie BERLIN les a filmés. Cette histoire émouvante, ces deux humains isolés, au milieu de cette nature renaissante, les radiations( Nadia propose gentiment de donner des champignons, qu’elle cueille et fait sécher), le manque absolu de confort, le travail incessant, les conditions climatiques, la fatigue et l’usure dues à tous ces efforts, à la maladie  et à l’âge, me fait me poser des questions angoissantes sur le sens de leur vie, en tant qu’êtres humains. Ce théâtre-documentaire est bouleversant. Nadia et Pétro sont bouleversants.

 

 

Les prochaines représentations de Zvisdal en France

Théâtre auditorium de Poitiers, les 17 et 18 octobre 2017 ; Le Maillon (Strasbourg), du 5 au 9 décembre 2017; Théâtre d’Arles, les 12 et 13 avril 2018 ; L’apostrophe (Cergy-Pontoise), les 15 et 16 mai 2018 ; Théâtre de Lorient, du 23 au 25 mai 2018 ; La Passerelle (Saint-Brieuc), les 29 et 30 mai 2018.

Catégories : Divers et beautés, Evénements | Un commentaire

Comme si c’était une vie, d’être un bâton de chaise

Bordeaux, le miroir d’eau, 7 octobre 2017; 17heures 30, 5 chaises…

 

Quarante minutes, plus tard…

 

Entretemps…

 

Dans le cadre du Festival International des Arts de Bordeaux, sont présentés, sur scène et dans l’espace public, des spectacles sous diverses formes…

Celui-ci, intitulé « String Section », est présenté par la Compagnie anglo-belge RECKLESS SLEEPERS

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Pêche mignonne

Ecrit pour Nouveau thème :

Voici le thème

« La gourmandise »

en lien avec la fête du livre

qui aura lieu à la Ferme Seigne

les 14 et 15 octobre

42360 Panissières

Pêche mignonne

La gourmandise

quelle hantise!

Quelques bêtises,

et me voilà conquise.

Ces friandises,

au goût de fraise,

Tes yeux de braise,

Et me voilà toute niaise.

Dans le pot de confiture,

mêler nos doigts, parfum de mûre,

toute une aventure.

Et  me voilà,  sage comme une gravure

ta bouche, groseille,

à mon oreille

murmure des merveilles.

Et me voilà, jolie abeille,

je te butine,

deviens câline,

tu me trouves coquine.

Et me voilà,  fruit défendu,

pour ton sourire, j’ai fondu,

à ton regard, me suis offerte sans retenue.

Et  nous voilà, toi et moi, confondus,

 nous  dévorant à bouche que veux-tu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Agenda ironique octobre 2017/ Episode 2: Mais c’est qui ?

Histoire au coup par coup

Résumé de l’épisode 1: après avoir reçu une carte postale, me disant « Rendez-vous à Coupiac, devant le café, même jour, même heure. », ne sachant où se trouve Coupiac, jusqu’au jour où une carte  postale identique (voir ci-dessous) m’est envoyée, avec ces mots » Je t’ai attendu. Pourquoi, tu n’es pas venu? « 

 

 

Episode 2: Mais c’est qui ?

 » Et comment veux-tu que je vienne, c’est où Coupiac ? »

Voilà que je parlais à une carte postale. Je la jetais sur la table.  » Il pourrait me dire, lui, où c’est Coupiac ? C’est qui cet idiot ? »

 » Monsieur Rainbow ? » C’est ma voisine. J’adore quand elle prononce Arc en ciel, avec son accent du Kent. Victoria, ma délicieuse voisine, est anglaise.

  • Monsieur Rainbow ? Avez- vous un problem ? Si vous voulez, tout est prêt chez moi, pour le five o’clock. Cela ne dérange pas moi. On fera chez vous un autre moment. Oh! Mais je connais. Nous avions visité le maison, Albert et moi,  proche ce café. Verlaine, quel joli nom, n’est-il pas ? »
  • C’est à  Coupiac. Vous savez où c’est ?
  •  Nous prenons le thé d’abord, alors nous parlons au sujet Coupiac. Venez, Charles.

Nous bûmes le thé, grignotant quelques scones au cheddar, des sandwichs garnis de concombre. Les thés de ma voisine étaient terriblement bons, en comparaison des miens.

Victoria me montra une photo.  » C’est le maison que nous voulions acheter à Coupiac. » Une ruine.

  •  Le café est juste à côté ?
  • Non, pas exactement. C’est juste que Albert avait idée que Verlaine  avait écrit  ici »Chanson d’automne ». Et nous étions en envie  de trouver l’été.
  • Et Coupiac, alors, c’est où ?
  •  Quelle bizarre question !  Vous moquez vous de moi. En France, of course.

Elle apporta un dépliant d’une agence immobilière. Il manquait la page concernant Coupiac. « I am sorry, Charles. Albert n’aurait pas oublié. »

Ce cher Albert, que j’avais très peu connu, aux five o’clock teas de son épouse, préférait, de loin, une petite absinthe; je le revoyais, installé confortablement à l’ombre d’un mûrier, siroter sa gourmandise, d’un amical clin d’oeil, m’invitant à lui tenir compagnie. Religieusement, nous écoutions  le morceau de sucre fondre lentement, et humions ce parfum anisé,  promesse d’une délectable boisson.

Je quittais Victoria, rendez-vous chez moi pour le prochain five o’clock tea.

Sur la table, m’attendait le café M.Verlaine. Mais, oui, c’est bien sûr ! Le cachet de la poste ! Je parvins à lire iac, 12h45, 5 juin, le reste illisible,l’encre du tampon ayant bavé.

« Monsieur Arc en ciel ? » Ma voisine.

  • J’ai oublié de  dire vous. Nous sommes entrés dans le café pour prendre un boisson. Albert était  très soif; il a  testé cette spécialité, comment vous dites, l’absente…
  • Absinthe.
  • Oh, je vous dérange. Vous êtes en train lire votre courrier.
  • J’essaie de savoir, pour Coupiac.

Je lui expliquais tout, le rendez-vous, l’inconnu, le tampon baveux…

  • Je veux bien penser avec vous; après le thé. Peut-être une autre idée, je penserais. Why not?

Elle me laissa, mes cartes, mes questions,  ses espoirs; et je ne savais toujours pas c’était qui, et puis c’était où. What else ? Je m’en servis un petit, fabriqué par mon filleul. Les thés chez Victoria, j’aimais bien; c’était par pour ça que j’allais sacrifier mes autres habitudes. Demain, j’y verrai plus clair.

Suite à venir, Episode 3: Demain, j’y verrai plus clair.

 

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Agenda ironique octobre 2017/ Episode 2: Mais c’est qui ?

Histoire au coup par coup

Résumé de l’épisode 1: après avoir reçu une carte postale, me disant « Rendez-vous à Coupiac, devant le café, même jour, même heure. », ne sachant où se trouve Coupiac, jusqu’au jour où une carte  postale identique (voir ci-dessous) m’est envoyée, avec ces mots » Je t’ai attendu. Pourquoi, tu n’es pas venu? « 

 

 

Episode 2: Mais c’est qui ?

 » Et comment veux-tu que je vienne, c’est où Coupiac ? »

Voilà que je parlais à une carte postale. Je la jetais sur la table.  » Il pourrait me dire, lui, où c’est Coupiac ? C’est qui cet idiot ? »

 » Monsieur Rainbow ? » C’est ma voisine. J’adore quand elle prononce Arc en ciel, avec son accent du Kent. Victoria, ma délicieuse voisine, est anglaise.

  • Monsieur Rainbow ? Avez- vous un problem ? Si vous voulez, tout est prêt chez moi, pour le five o’clock. Cela ne dérange pas moi. On fera chez vous un autre moment. Oh! Mais je connais. Nous avions visité le maison, Albert et moi,  proche ce café. Verlaine, quel joli nom, n’est-il pas ? »
  • C’est à  Coupiac. Vous savez où c’est ?
  •  Nous prenons le thé d’abord, alors nous parlons au sujet Coupiac. Venez, Charles.

Nous bûmes le thé, grignotant quelques scones au cheddar, des sandwichs garnis de concombre. Les thés de ma voisine étaient terriblement bons, en comparaison des miens.

Victoria me montra une photo.  » C’est le maison que nous voulions acheter à Coupiac. » Une ruine.

  •  Le café est juste à côté ?
  • Non, pas exactement. C’est juste que Albert avait idée que Verlaine  avait écrit  ici »Chanson d’automne ». Et nous étions en envie  de trouver l’été.
  • Et Coupiac, alors, c’est où ?
  •  Quelle bizarre question !  Vous moquez vous de moi. En France, of course.

Elle apporta un dépliant d’une agence immobilière. Il manquait la page concernant Coupiac. « I am sorry, Charles. Albert n’aurait pas oublié. »

Ce cher Albert, que j’avais très peu connu, aux five o’clock teas de son épouse, préférait, de loin, une petite absinthe; je le revoyais, installé confortablement à l’ombre d’un mûrier, siroter sa gourmandise, d’un amical clin d’oeil, m’invitant à lui tenir compagnie. Religieusement, nous écoutions  le morceau de sucre fondre lentement, et humions ce parfum anisé,  promesse d’une délectable boisson.

Je quittais Victoria, rendez-vous chez moi pour le prochain five o’clock tea.

Sur la table, m’attendait le café M.Verlaine. Mais, oui, c’est bien sûr ! Le cachet de la poste ! Je parvins à lire iac, 12h45, 5 juin, le reste illisible,l’encre du tampon ayant bavé.

« Monsieur Arc en ciel ? » Ma voisine.

  • J’ai oublié de  dire vous. Nous sommes entrés dans le café pour prendre un boisson. Albert était  très soif; il a  testé cette spécialité, comment vous dites, l’absente…
  • Absinthe.
  • Oh, je vous dérange. Vous êtes en train lire votre courrier.
  • J’essaie de savoir, pour Coupiac.

Je lui expliquais tout, le rendez-vous, l’inconnu, le tampon baveux…

  • Je veux bien penser avec vous; après le thé. Peut-être une autre idée, je penserais. Why not?

Elle me laissa, mes cartes, mes questions,  ses espoirs; et je ne savais toujours pas c’était qui, et puis c’était où. What else ? Je m’en servis un petit, fabriqué par mon filleul. Les thés chez Victoria, j’aimais bien; c’était par pour ça que j’allais sacrifier mes autres habitudes. Demain, j’y verrai plus clair.

Suite à venir, Episode 3: Demain, j’y verrai plus clair.

 

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Appel à candidatures : Mission de solidarité internationale en service civique

A partager/Merci

Jacou

Appel à candidatures : Mission de solidarité internationale en service civique !

Attention, mission sous réserve de la validation de l’agence du Service Civique. 

Info Birmanie va envoyer un volontaire auprès de l’association Center for Youth and Social Harmony basée à Rangoun (Birmanie), à travers le programme Echanges et Partenariats

Pour candidater, envoyez votre CV et votre lettre de motivation à Echanges et Partenariats, à l’adresse suivante: info@echanges-partenariats.org .


Échanges et Partenariats (E&P) est une association loi 1901 créée en 2003 qui milite pour le respect des droits pour tous et s’engage auprès des acteurs de la société civile pour renforcer et développer les partenariats sur des questions de solidarité internationale. Elle est membre du réseau IPAM (Initiative Pour un Autre Monde) qui a pour objectif de produire une pensée renouvelée des enjeux mondiaux, de proposer une stratégie et des pratiques de solidarités en mesure d’y répondre. E&P met en œuvre sa pédagogie et son savoir-faire associatif au service de plusieurs réseaux dont elle est membre (IPAM, CICP, CRID, Migreurop, Alternatives International, No Vox…) et propose de nouvelles formes d’engagement à des individus impliqués ou désirant s’impliquer dans des luttes et mobilisations.

Nos objectifs :

  • Renforcer les réseaux de solidarité internationale
  • Répondre aux demandes d’individus qui désirent s’impliquer concrètement dans des projets de solidarité et ainsi acquérir une expérience d’engagement
  • Mettre en lien des structures et des personnes travaillant sur des thématiques communes, réaffirmer le partenariat comme moyen de construire les solidarités à l’échelle locale, nationale et internationale
  • Mutualiser les connaissances et expériences sur les thèmes du programme, donner à chacun des éléments de réflexion sur nos modèles de société et comment remettre du sens politique au cœur de nos engagements, agir pour construire un monde plus juste et plus solidaire
  • Amorcer ou renforcer des initiatives collectives européennes et internationales sur les thèmes du programme

Ainsi E&P conçoit et coordonne des programmes d’échanges européens et internationaux; réalise des formations thématiques à destination de la jeunesse mais aussi des associations et produit des outils de diffusion d’information à destination d’un large public.

Plus d’informations sur notre association dans la brochure ci-jointe que vous trouverez également en ligne.

Le programme mis en œuvre par E&P permet de renforcer les partenariats entre associations mais aussi d’ouvrir la voie à de nouvelles générations de militants. Ainsi chaque mission s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre deux organisations, l’organisation d’envoi en France et l’organisation d’accueil à l’étranger. E&P a mis en place une méthodologie s’appuyant autour de trois temps forts : la préparation collective au départ, le terrain et la capitalisation collective au retour.

Préparation collective au départ : 3 à 4 semaines à Paris pour :

  • Donner les clés pour une immersion dans les réseaux de solidarité internationale
  • Co-construire chaque mission avec le volontaire et les organisations d’envoi et d’accueil
  • Permettre de créer des ponts entre les thématiques
  • Permettre l’acquisition d’outils techniques afin que les volontaires puissent valoriser leur mission sur le terrain et au retour (écrit, web, photo, vidéo, etc.)

Le terrain : 5 mois

  • Déroulement de la mission (cf informations sur la mission ci-dessous)
  • Alimentation du blog Vues d’Europe et d’Ailleurs
  • Rédaction de rapports intermédiaires et réunion de suivi avec les organisations partenaires

Capitalisation collective au retour : 3 semaines à Paris pour

  • Permettre aux volontaires de prendre du recul sur leur mission et de poser les acquis de leur expérience
  • Favoriser l’échange et le croisement des thématiques
  • Replacer la mission du volontaire dans son cadre partenarial : articuler l’individuel et le collectif
  • Partager, valoriser et transmettre cette expérience
  • Produire un certain nombre de documents de capitalisation et de supports de valorisation
  • Echanger autour des missions, des thématiques, des partenariats, lors d’une soirée publique de restitution

E&P assure l’articulation entre les partenaires, la transversalité entre les thématiques présentes ; l’organisation et l’animation des différentes phases du programme ; le suivi des volontaires avec les organisations partenaires de la mission.

Organisation d’envoi : Créée en 1996, Info Birmanie est un centre d’information et de plaidoyer. L’association a pour principale mission d’informer et de sensibiliser à la situation politique, économique et sociale en Birmanie, afin de promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme en Birmanie. Elle le fait à travers ses relations avec les médias, la diffusion de campagnes, l’animation des réseaux sociaux ou l’organisation de divers événements. Info Birmanie est l’association française de plaidoyer de référence sur la Birmanie. Depuis plus de vingt ans, nous travaillons sur la situation des droits de l’homme en Birmanie, nous sommes donc à même de nous positionner comme force de proposition auprès de la communauté internationale et de suggérer des pistes de travail concrètes.
Info Birmanie est partenaire d’organisations de la société civile basées en Birmanie, et agit comme une passerelle entre les acteurs locaux birmans et la société civile en France. Ces relations nous permettent de relayer une information de terrain de qualité et de mobiliser les citoyens français pour soutenir la société civile birmane et renforcer les luttes.

Organisation d’accueil : Center for Youth and Social Harmony (CYSH) a été fondé en 2013 par 6 jeunes acteurs de la société civile birmane dans le but de participer à construire un environnement d’harmonie sociale dans le pays, en s’appuyant sur sa diversité ethnique et religieuse ; un pays au sein duquel l’égalité des chances serait une réalité et où tous les citoyens peuvent participer activement au développement d’une Birmanie libre de toute discriminations ethniques et sociales.
CYSH cible principalement les jeunes dans toutes les régions/états de la Birmanie, ainsi que tout un nouveau public via les réseaux sociaux, moyen de communication fondamental en Birmanie.
Afin d’atteindre ces objectifs, CYSH met en place des ateliers et de forums de discussion dans le but de créer et de maintenir un espace commun ; invite différents groupes / individuels issus de différentes ethnies/religions pour définir collectivement les actions qui peuvent être mises en place quant aux conflits ethniques ; l’élaboration de campagnes ; démocratisation des questionnements et accessibilité de ces sujets aux jeunes ; renforcement de la communication et formations.


La mission, Le/La volontaire sera chargé-e de:

  • Se familiariser avec les enjeux démocratiques et l’action de la société civile en Birmanie
  • Participer à la récolte des informations sur la dynamique des mouvements sociaux en Birmanie
  • Accompagner les activités de CYSH (formations, rencontres, débats, campagnes) et éventuellement de ses partenaires locaux sur les questions de paix et de conflits à destination des jeunes birmans.
  • Participer à la mise en réseau au niveau régional et international
  • Participer à la vie associative (notamment sur la communication)
  • Suivi des évolutions politiques et du processus de paix, et transmission d’informations à Info Birmanie
  • Participer à la sensibilisation du grand public (France) sur la situation en Birmanie
  • Alimenter le blog des volontaires

Informations pratiques 

Durée: 7 mois
Préparation: 23 octobre –16 novembre 2017
Terrain: Novembre 2017 à Avril 2018
Capitalisation: Mai 2018
Lieu: Rangoun, Birmanie
Statut et critères : Service civique pour les moins de 26 ans
Indemnités : 507 euros par mois sur l’ensemble de la durée du programme versés directement par l’Etat
744 euros en début de mission versés par E&P
Majoration de l’indemnité (106 euros/mois) si foyer bénéficiaire du RSA ou boursier de l’échelon V ou plus


Concernant cette mission et l’Association française INFO BIRMANIE, cliquer sur http://www.info-birmanie.org/appel-a-candidature-mission-de-solidarite-internationale-en-service-civique/

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Agenda ironique octobre 2017/ Episode 1: Coupiac, c’est où ça ?

Ecrit pour l’agenda ironique d’octobre, proposé par Carnets Paresseux

Voici l’objet

« Septembre fini, Frog me confie l’agenda ironique, le jeu itinérant et débonnaire (pour en savoir plus, lire ici) ; paresseux, je vous montre juste une image. Celle-là même qui est ci-d’ssus, et qui représente l’authentique Café Verlaine, à Coupiac (Aveyron). »

Histoire au coup par coup

Episode 1: Coupiac, c’est où ça ?

Un jour, je reçus une carte postale. Au dos, quelques mots: Rendez-vous à Coupiac, devant le café, même jour, même heure.

Pas de signature. Coupiac, c’est où ça?

Dictionnaire de langue française; le gros, bien lourd, noms communs, noms propres, connaissances générales, encyclopédie.

Passant directement de coupe-vent à couplage, le gros et bien lourd dictionnaire encyclopédique faisait l’impasse sur Coupiac.

Dans les autres, petits, très petits, moyens, moyennement gros, légers, peu encombrants, cela passait de couperose à couple, coupeur à couplage, de coupeur à couple, coupe-vent à coupier. Coupiac inconnu au bataillon des Immortels.

Couperose, coupeur, coupe-vent, coupier, couplage, couple, coupleur…

Je décidais de créer mon dico, le jacousien, y incluant Coupiac.

Coupanne: n.m.; le coup de la panne. Exemple : « Le coupanne, et maintenant le couplage, il me prend pour qui ? »

Coupe-rose: n.m.; voir à couperose

Couperose: n.f.; sécateur uniquement destiné à l’usage de la  fleur symbole de beauté et d’amour. Exemple: « Elle était dans sa première splendeur, couleur lie de vin; n’osant la couperoser, il y plongea son nez, pour en humer les délices. »

Couperoser: v.tr.❶; utiliser une couperose. Exemple: « Elle était dans sa première splendeur, couleur lie de vin; n’osant la couperoser, il y plongea son nez, pour en humer les délices. » –couperoser: v.intrans. Exemple: «  Il devint rouge de colère, sa belle rose lie de vin avait été couperosée. »

Coupeur: n.m.; contraction de coup et peur, mais aussi de cou et peur,  datant de la révolution française, autre nom de la guillotine.

Coupe-vent: n.m.; sorte de paravent  transportable, très utile dans les régions où souffle le mistral.

Coupiac: n.p. inv.; lieu mystérieux de rendez-vous même jour, même heure, devant un café.

Coupier: n.m; désigne  une figure de gymnastique acrobatique,consistant à placer ses orteils autour de son cou. – ierre: n.f.; contraction de coupe et de pierre, jeu de cartes préhistorique.

Couplage: n.m; contraction de coup et plage,  un rendez-vous sur la plage. Exemple:« A mon couplage, elle n’est pas venue. Elle se prend pour qui ? »

Couple: n.m. ou n.f.; contraction de coup et pleut. Moyen servant à abriter deux personnes, de même sexe, ou de sexe différent. Exemple:  » Nicole et Armande étaient toutes trempes, ayant oublié la couple; le couple d’Armand et de Nicolas s’était envolé. »

Coupleur: n.m.; contraction de tout à coup et pleur, pour désigner une nouvelle source d’eau;  se dit aussi d’une personne de sexe masculin qui  fond en larmes sans raison apparente.- euse: n.f.;se dit aussi pour une personne de sexe féminin. Exemple:  Tout à coup un  coupleur jaillit soudain, à l’endroit même où étaient rassemblés des coupleuses et des coupleurs.

Oui, bon, ça fait un peu comme  » Un pêcheur pêchait sous un pêcher. Le pêcher empêchait le pêcheur de pêcher. Le pêcheur coupa le pêcher. »

Je n’étais pas plus avancé, pour autant. N’est pas Rimbaud, qui veut.

Si justement, c’était mon nom; enfin presque. Moi, mon patronyme, c’est Rainbow, oui, oui, comme l’arc en ciel. De quoi faire rêver, non ? J’en vois qui pensent à autre chose…l’affaire du Rainbow Warrior. Je vous jure, je n’y étais pour rien. Moi, je suis plutôt du genre « Peace and love ». De là, à militer avec ceux de Greenpeace, ces casse-cous,  très peu pour moi; remarquez, je les admire, c’est bien ce qu’ils font…

C’est où ça, Coupiac ?

Des semaines après, je reçois la même carte:  » Je t’ai attendu. Pourquoi, tu n’es pas venu? « .

Mais c’est qui ?

En plus, j’avais complètement oublié la première carte. Je ne savais même pas où je l’avais rangée.

 

Suite à venir, Episode 2: Mais c’est qui ?

 

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/19/2279999-faux-mariage-pour-vraie-amitie.html

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Cadavre exquis 7ème

Écrit pour Incipi’Turbulent #7,chez L’Écrevisse
« Il y a trente-six marches à gravir. Elles sont en pierre et le vieillard les gravit lentement, avec circonspection, comme s’il les collectait une par une, avant de les pousser au premier étage : lui, berger, et elles, doux animaux. Modesto, tel est son nom. Il officie dans cette maison depuis cinquante-neuf ans, il en est donc le prêtre. Parvenu sur la dernière marche, il s’arrête face au large couloir qui s’étend sous ses yeux sans surprise : à droite, les pièces fermées des Maîtres, cinq ; à gauche, sept fenêtres étouffées par des volets en bois laqué. C’est l’aube, tout juste.  » ( Alessandro Baricco, La jeune épouse)

Il pourrait le parcourir les yeux fermés; dix pas pour atteindre la première fenêtre, quinze pour la porte de la chambre jaune, ainsi jusqu’ au bout, tous ces pas qu’il accomplit chaque jour sans y penser. Peut-être, ainsi, a-t-il déjà fait le tour de la Terre, peut-être même plusieurs fois; qui sait ?

Le texte complet à lire en cliquant sur les marches

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