LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

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Dictionnaire des orpherimes – Vitrobulbe

Sur une proposition de Glomérule Néphron relevée par Chachasire ,repris par Carnets Paresseux pour le Dictionnaire des Orpherimes

De l’usage du vitrobulbe

Effet du niveau de ploïdie sur le diamètre cellulaire, la matière sèche, l’osmolarité et la composition en sucre de vitrobulbes d’oignon (Allium cepa L) Peugnet S.Mémoire École Nationale des ingénieurs des Travaux Agricoles 2001 (PRODINRA)

 

 

Tout savoir sur VITROBULBE

https://www.google.com/patents/EP0485298A1?cl=fr

Catégories : ORPHELINES | 4 Commentaires

A l’Elbe, rien de nouveau.

A l’instar de Glomérule Néphron, de Carnets Paresseux, je me suis penchée sur ces rimes orphelines

A l’Elbe, rien de nouveau.

Hostile et inhospitalier monde d’aujourd’hui,

voilà encore, et jusqu’à ce jour, je l’ignorais,

victimes innocentes de notre franc parler.

Comment ne pas s’intéresser au sort, si singulier,

de mots portés, que dis-je, transportés,

tout au long de temps immémoriaux,

tout du moins, depuis qu’homo sapiens,

tutti quanta usent de la langue, orale, écrite, et j’en oublie…

Ils seraient donc pluriels, au nombre de dix neuf,

mais seuls en leur genre,

privés, que dis-je, défendus de rimer.

A ce jour, un Paresseux, ce dogme,

le bousculer a expérimenté,

en ses Carnets,notant, de chacun des orphelins, scrupuleusement,

toute ressemblance physique, avec Pierre, Paul ou Jacques.

A l’instar de notre Dodo inspiré, je me suis lancée

dans une morpho-sciento-pseudo recherche.

Babebine inspirée,

avec orpheline rime.

Ainsi  déterrais-je un bulbe,

d’un intéressant galbe,

et ce mot gravé: Elbe.

Sitôt je traçais un cercle,

définissant cet endroit, pour que j’y sarcle,

le diamètre, décomptant  une verste,

en long, en large, et en traverste.

Echauffant mes muscles,

sitôt le matin, enduits de camphre,

j’aperçus une gracieuse nymphe, Euphre*.

Cette dernière, se tenait au sommet d’un tertre,

accompagnée d’une martre,

que d’abord je pris pour un monstre.

Devant mon air frustre,

elle m’invita d’une voix simple,

le geste ample,

de m’approcher, gardant une distance humble.

L’animal, démarche amble,

me flaira, reconnut en moi le clephte,

me lécha de sa langue sans aphtes,

avant d’aller se rouler dans un champ de sanves.

Euphre, parfumée à la guimauve,

Me tendit sa main, moi, tout mièvre,

ne me sentit plus pauvre.

Elle m’ensorcela,

divine

et puis voilà,

j’en oubliais mes babebines…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Plus exactement Euphraise, car née dans un champ d’Euphraises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rêve et lendemains

Ecrit pour Un tableau, une histoire, proposé par Lakévio

 

Rêve et lendemains

Courses, liste, chariot garni,

Poireaux, steaks hachés, lessive, crème de nuit,

Monde, bouchons, parking, essuie-glaces, pluie,

Et puis, tu es là, toi…

Tu n’en as pas  besoin, crois-moi

Il est tellement beau! Non, Tu n’en as pas besoin,

Tu en as déjà pleins.

Vider le charriot, récupérer le jeton…

Retour à la maison, bruits, radio, chansons.

Vider le coffre, aller-retours, je me mouille.

Ranger placards, frigo,  faire cuire des nouilles,

Il est trop beau.

Ralenti, il est toujours en vitrine, t’as vu le prix?

Poireaux, steak hachés, lessive, crème de nuit,

Tant pis.

Il ira avec la…, le…, je verrai…

Oui, tu as bien fait.

Quand-même, je n’aurais pas dû…

Quoi? Pas dû quoi?

Mais si tu as bien fait. Regarde comme il est beau, maintenant, il est à toi.

Maison, achats rangés,

Vite, regardons-le de plus près.

Mince, c’est pas du tout la même couleur que le…, que les…

Et si je le rapportais?

Il est très bien, ce sac. Garde-le.

Oui, mais, je…

Bon, je le range.

Avec les autres?

C’est ça,

Et surtout, ne pense pas.

 

Catégories : UNE HISTOIRE | 7 Commentaires

Le temps, le vent…souvenez-vous en.

Ecrit pour les impromptus Semaine du 24 au 30 juillet 2017 – J’en ai bien profité

 Nous espérons que vous avez bien profité de tous ces festivals !
Et c’est pourquoi nous suivons la suggestion cette semaine de Pascal qui nous propose d’écrire autour de la phrase « J’en ai bien profité ».
En vers ou en prose, donnez-nous votre version.

Le temps, le vent…souvenez-vous en.

Jean, nez en l’air, profitait de ce quart d’heure de pause bien mérité.
Pour méditer?
Ne rien faire?
Allez savoir.
« Je n’en ai pas assez profité » peut-être songeait-il. « Je vais m’en accorder un peu plus » décidait-il.
Nez en l’air, Jean profitait de ces moments volés au temps, moments plaisirs de ne rien faire, mis à profit pour…mais que vient donc faire le profit dans cette histoire?
Jean né d’une rencontre de bien ou de mal, à qui, profitait du temps perdu, le savourait sans rien en faire.
Ainsi va l’histoire de Jean…
… qui sans le savoir, en a  bien profité, un peu, un instant, un jour, une nuit, pour toujours, une éternité?
Catégories : Impromptus | Un commentaire

Bordeaux… Bordeaux vertigineux

Vertigineux par ces images…

Parce que je ne me lasserai jamais,

De ce vertige amoureux…

Et merci à ces alpinistes ouvriers…

 

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Les hommes nus de Bordeaux

Dans le cadre de la saison « Paysages », le sculpteur britannique Antony Gormley a disséminé 20 sculptures identiques dans la ville. Le jeu est de les trouver toutes.

Rue Sainte Catherine

Grand théâtre

Le sculpteur britannique Antony Gormley a disposé un peu partout en ville des statues (20 en tout) qui lui ressemblent.

 

 

Les hommes nus se font habiller, puis déshabiller, puis rhabiller…« Sud Ouest »

Le plus drôles, c’est que les statues habillées ou décorées sont aussitôt déshabillées ou nettoyées.

Le jeu est de les trouver toutes.

(Article et photos de Sud-Ouest)

 

Catégories : CHRONIQUES BORDELAISES, Divers et beautés, Evénements | Poster un commentaire

Une journée si bien commencée…

Ecrit pour Un tableau, une histoire, proposé par Lakévio

Un long dimanche…

Une journée bien commencée

Quand je pense au temps qu’elle a passé,

Devant le miroir, combien de coiffures, n’a-t-elle pas imaginées,

La bouche, de pinces, encombrée,

Sa brosse virevoltant, inventant, crêpant, lissant, crantant,

Enfin, le regard satisfait,  ce chignon, préférant,

A son visage,  ovale si pur, s’harmonisant.

La tenue vint simplement,

Un bustier de dentelle, couvert d’une veste  noire,

Et ce velours bleu de la jupe de moire.

Et depuis, rien…

On attend, et ma promenade, ça vient?

Il est confortable le canapé,  j’en conviens,

Mais je m’ennuie un peu, cependant qu’elle soupire.

Je me demande ce que l’on attend, sur ses lèvres un fragile sourire.

Va-t-elle se décider?

Tiens, je ne l’avais pas remarqué!

Ce vase, de fleurs, garni,

Mais je devine, pardi!

Monsieur est de retour,

Il revient, il est là, rodant aux alentours,

A nouveau, elle l’espère.

Et moi, je désespère.

 

 

 

Catégories : UNE HISTOIRE | 3 Commentaires

Tristan et Yseult

 Proposé,  pour le JEU 27 : Nouvelle chute chez La Licorne Ma photo, un texte écrit le 2 décembre 2014 pour l’écritoire, et le titre du mois de décembre 2014 La Suite,
et légèrement modifié par 
une  contrainte imposée par La Licorne, » pour le « fun » :le texte devra comporter les mots suivants :  casserole, poil et ruban »

Tristan et Yseult

Voici quelques années, je rencontrais Ysabeau de Tintagel. Venue présenter quelques ouvrages anciens, à un festival de musique celtique.
– Tintagel, comme le château de Tristan et Yseult ? Heu, enfin du roi Marc ?
– Pile-poil, répond elle. Je suis une descendante de Tristan .
– Vous, vous…bafouillais-je. Je ne savais que dire. Cette personne n’avait pas toute sa tête, ou bien pire…
– Non, répond-elle en riant. Je n’invente rien. Mon aïeul Tristan de Loonois et Yseult la blonde ont vécu très heureux ensemble encore longtemps ; élevant mon aïeule.
Mais on a préféré faire de leurs aventures, certes dramatiques, une légende convenable et romantique pour l’époque.
Elle me raconta, ce que je vous livre, ici.
SUITE31165_3« Un jour, mon prince viendra…chantonne la petite fille.
Aujourd’hui, seul le père de Flora est son prince. Mais elle sait bien que les petites filles ne se marient pas avec leurs papas. Marraine le lui a expliqué. Marraine sait toujours tout. Elle connaît le secret des plantes qui guérissent, elle sait, de sa jolie voix, consoler les chagrins, et murmurer les plus beaux chants qui soient.
Ainsi Flora a-t-elle appris cette chanson fredonnée par Marraine, s’accompagnant de sa harpe.
Flora, depuis sa naissance, entend cette voix aux accents tendres, mêlée à celle plus grave et ardente de papa. Très jeune, papa et Marraine lui ont expliqué que Marraine n’est pas sa vraie maman ; qu’elle l’aime comme si c’était sa fille. Flora, confiante se laisse bercer par cette charmante dame, si belle, si attachante et attentionnée. Flora, parfois se regarde dans le miroir, espérant ressembler à Marraine. Elle sait bien que ce n’est pas possible ; ses cheveux sont de la même couleur que ceux de son père, ses yeux, aussi. Pour le reste, elle essaie d’imaginer maman ; et si l’ensemble ne lui déplaît pas, elle ne peut s’empêcher de regretter de ne pas être plus belle.
« Parle-moi de maman, demande-t-elle à son père. Est-ce que je lui ressemble ? »
« Oui, ma belle fleur, répond papa, un éclair de tristesse, passant furtivement dans ses yeux.SUITEtiseult.eps
Mais Flora y voit autre chose ; une espèce de regret, retenue d’un secret difficile à oublier.
Un autre jour : « Ta maman avait la peau blanche, si blanche et des mains fines, pareilles à des lys. »
Flora, aux boucles noires, yeux luisant comme deux perles, pose des questions, encore et encore.
Tristan revoit ce jour si proche et si lointain, où affaibli par une blessure, il avait ressenti, fiévreux sur sa couche, cet élan passionné pour Yseult aux blanches mains, sa femme, qui n’était pas encore sienne. Il connaissait l’intensité de son amour, mais ne pouvait oublier l’autre Yseult, perdue et interdite à jamais. Elle avait répondu passionnément à ses gestes, mêlant voluptueusement son corps au sien, le caressant à n’en plus finir, murmurant des mots d’amour et d’adoration.
Quelques semaines plus tard, elle annonçait sa grossesse. Quelque chose d’indéfinissable le tourmentait. Il éprouva ce bonheur, mêlé de souffrance, à la pensée qu’il ne connaîtrait peut-être jamais son enfant.
Seule Yseult pouvait le guérir, mais elle tardait.
SUITEtristaniseultVoici que la naissance approchait. Tristan dépérissait de jour en jour.
« Je les vois ! » entendit-il, soudain.
« De quelle couleur est …
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Sa femme, soutenant son ventre, hurla. Servantes et valets accoururent, on alla quérir la matrone.
Le navire approchait. Dans les rues de la ville, on vit passer une belle jeune femme à la soyeuse chevelure dorée, nouée d’un ruban blanc.
« Notre princesse accouche » lui disait-on, riant et se félicitant. Ne prêtant pas attention à ces paroles, elle avançait, d’un pas rapide vers le château.
A son arrivée, régnait un silence effrayant : « J’arrive trop tard » pensa-t-elle.
On la conduisit auprès d’un petit être nouveau-né. « Qui est cet enfant ? »
« La fille de notre prince et de notre regrettée princesse. »
« Le prince est encore en vie ? »
Portant l’enfant dans ses bras, elle se rendit dans la chambre du prince.
Les voyant toutes deux, un faible sourire naquit sur ses lèvres. Il tenta de se redresser.
« Je t’en supplie, pas d’efforts, mon aimé, tu dois vivre pour ta fille. Comment la nommes-tu ? »
« Flora ; sa mère a choisi ; ne voulant pas la nommer Yseult ; disant que ce prénom n’apporte que SUITEamoureux_assis_sur_litsouffrances et malédiction à celles qui le portent. »
« Il n’y a pas de malédiction ; je vais te guérir, et rester pour toujours. »
Les onguents firent miracle. Flora grandit, choyée par son père et Marraine.
« Papa, maman s’appelait comment ? »
« Yseult. »
« Marraine, aussi, s’appelle Yseult. »
« Oui, ta maman s’appelait Yseult aux blanches mains ; et Marraine est Yseult. Vois-tu, il n’y a qu’une Yseult. »
« Et toi, Tristan ; pour moi, il n’y aura jamais qu’un Tristan. »
Flora laisse son père, et s’éloigne chantant*:

« Un jour, mon prince viendra
Sur un beau voilier blanc.
Me prendra dans ses bras,
M’emmènera,  disant
Vous êtes ma Flora
Un jour, mon prince viendra…

Au dessus de la tombe de sa mère, Yseult aux blanches mains, fleurit un chèvrefeuille.
Un jour Tristan, aidé d’Yseult la blonde, l’a planté là.
Flora en cueille quelques brins. Elle les offrira à Marraine, car c’est sa fleur préférée…

* Il se dit dans la famille que Flora chantait comme une casserole.

Je vous  rapporte son récit, tel qu’elle me le fit. Bien sûr, vous n’y retrouverez pas le style employé par l’auteur du roman, Joseph Bédier, qui l’écrivit  au début du 20e siècle;  s’ inspirant de poèmes du 12ème siècle.

 

SUITEMNMT006

Catégories : LA LICORNE | 2 Commentaires

Des mots désuets, mais pas muselés

 Proposés

pour le 20 juillet, et le défi  « intello » de Soène, histoire de dérouiller nos neurones !

« Le dire avec des mots démodés »

Dépoussiérer de vieux mots,
réssusciter des mots momifiés,
peut se révéler très plaisant !

un texte écrit pour le JEU 24 : Mots désuets chezla Licorne, avec les mots

ablutions, brûle-pourpoint, calembredaines,  callipyge, chafouin, 
escarcelle, fustiger, galéjade, gougnafier, gouleyant,
mirifique, moult, paltoquet, potron-minet, pleutre, primesautier, 
pusillanime, rodomontades, subrepticement, subodorer
Parmi ces vingt mots, vous devrez en utiliser au moins dix…

EN TOUS BIENS, TOUS HONNEURS 

Au jeu des calembredaines, me voici convié.

De mes plus belles poulaines, chaussé,

Mon pourpoint, de dentelles, orné,

Venise, Calais, ou  Alençon,

Il n’en est pas ainsi de mon pantalon,

Troussé sans façon.

De  bons mots, ai empli mon escarcelle,

A brûle-pourpoint les citerai,

Espérant l’assistance enchanter.

Moult  demoiselles,

A cette soirée, sont priées,

A nous  contempler, ferrailler.

Plumes de paltoquets,

Rodomontades d’écervelés,

Quelques gougnafiers,

Écrivaillons,

Vers de miséreux.

Je m’en vais par la venelle,

Préparé à ce bel affront.

Plus tôt, après énergiques  ablutions,

Qui vous remettent d’aplomb,

Que n’ai-je présagé cette funeste vision.

Adieu Venise, Calais, Alençon,

Comment l’émoi d’une belle mériter.

Me voici, poète primesautier,

En mes atours, attaqué,

Au détour d’une ruelle,

Subrepticement l’imprévu s’est déclaré.

Mon escarcelle éventrée,

Mes mots d’esprit envolés,

Me voilà pleutre,

Dépenaillé,

Juste des larmes pour pleurer,

Fustiger et haïr ces  personnages,

Allures chafouines,

Acteurs de ma déconvenue.

Finir en galéjade,

Mirifique horizon bafoué

Me restent pusillanimes et vains,

Quelques traits que je croyais d’esprits,

Des poulaines avachies,

Un pantalon éculé,

Perruque de guingois,

Sous les broderies et lazzi,

Plus du tout gouleyants à mon esprit.

Je m’apprête à m’enfuir,

Voici que je crois ouïr:

« Damoiseau,

De votre personne  malmenée,

Fort bien tournée, ma foi,

Je ne sais laquelle me met le plus en émoi.

Et de vous consoler,

Grande envie j’eprouve.

Permettez que de votre parure,

J’efface le désordre. »

Par mes yeux, je la vis,

Callipyge, maintes fois rêvée.

Là, céans,

Ses sourires et soutien me cédant.

Je m’inclinais,

La baisais.

Dès potron-minet,

Je m’éveillais,

Convaincu d’avoir tout imaginé.

Elle était là, généreuse et offerte,

De partout et de ce séant,

Qu’aussitôt, de moi, désir vibrant,

De  l’honorer s’empara.

Lecteurs,  votre impudence, et sournoises pensées,

Je subodore,

Ne vous fourvoyez pas,

Ma demoiselle et moi,

Bien qu’épris follement,

Ont souci en amour de bien le faire,

Et  toute moralité confondue,

Vivre et narrer en poésie,

Le restant de notre vie.

Et , enfin, pour terminer,
saurez-vous découvrir
 la définition des mots oubliés suivants ?
emberlucoter, s’emboucaner, bigotelle, enchifrené, argenteur, s’acagnarder, contre-aimer, galimafrée, margouillis, biscoter
et les réponses dans le texte qui suit:
Alangui et pensif, sur le divan
Incarnation parfaite de la bouche de Mae,
Qu’il aspirait tant à biscoter,
Salvador s’acagnardait.
Transporté par ce songe,
Où, céans,  il se figurait contre-aimé de la dive,
Il troquerait sa bigotelle pour la bagatelle,
Peu lui chalait sa fameuse moustache,
Sans margouillis, il irait,
Vain détail, point n’était besoin de s’en emboucaner,
Sinon  à l’encontre de la postérité,
Et ses adorateurs emberlucoter.
Enchifrené, il usa d’un carré de soie brodé,
Chiffres G et D enlacés.
Sitôt s’impressionnèrent images de ses muses,
Gala et Amanda,
Précieuses et femmes,
Pas du galimafrée,
Il était empressé à les retrouver,
Les célébrer.
Moustaches façonnées, hérissées,
Cornes de taureau,
Guidon de vélocipède,
Nanti  de l’autre symbole,
Sa béquille fameuse,
Nul besoin d’argenteur,
Pour en faire la valeur,
Il se leva,
Musardant, génie farceur,
En son musée.
 
 
 
Catégories : Défi du 20 | 8 Commentaires

Chantal

Ecrit pour les impromptus Semaine du 17 au 23 juillet 2017 – Un vrai festival
Toute la semaine écoulée nous nous sommes efforcés de ne pas en faire une pendule, alors nous vous convions à présent à écrire  texte qui soit « Un vrai festival » (sur la forme ou sur le fond).

Chantal

Ouf! pense Chantal.

Enfin,  père lui a  donné son aval,

Non sans lui avoir fait entendre l’habituel récital,

Suivi des sempiternelles recommandations : un vrai festival.

Tenue correcte et sans maquillage:  on n’est pas à Carnaval,

Les yeux baissés garder, et gare aux chacals,

Qui pourraient l’entraîner dans le foin du corral…

Ces paroles, elle les connait par coeur, Chantal,

Qui sait qu’au final,

Et, d’avance, elle s’en fait un régal,

Ce soir, elle ira au bal.

 

 

Catégories : Impromptus | Un commentaire

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