LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

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V comme Voir Venise

Dans Olympe de Clèves Alexandre Dumas père écrivait Voir Naples et mourir, dit le Napolitain, Qui n’a pas vu Séville n’a rien vu, dit l’Andalou, Rester à la porte d’Avignon, c’est rester à la porte du paradis, dit le Provençal.

Stendhal lui, follement amoureux de la ville de Naples, estimait qu’il fallait au moins avoir vu Naples une fois dans sa vie avant de mourir !

Goethe écrivait dans son journal de voyage en Italie, de Neapolis:  « Quoi qu’on dise, quoi qu’on raconte ou qu’on dépeigne, Naples dépasse tout: la rive, la baie, le golfe, le Vésuve, la ville, les campagnes voisines, les châteaux, les promenades… J’excuse tous ceux à qui la vue de Naples fait perdre les sens »

Cette expression est souvent utilisée pour dire qu’un site est d’une telle beauté, qu’une fois qu’on l’a vu, le reste n’a plus aucune importance et on peut mourir en paix. On pourrait l’évoquer aussi pour une personne dont l’âme nous aurait particulièrement séduite.

Au cours de vos voyages, vous vous êtes certainement déjà fait cette réflexion. Au cours de vos rencontres aussi. L’idée de cette 147ème proposition est de nous parler d’un endroit que vous aurez particulièrement aimé.

V comme Voir Venise

Elle est là. J’y suis. Ça fait longtemps que je t’attends. Eblouissement vertigineux, inimaginable.
J’y suis seule. Moi, seule. Toi avec moi, pour moi.
Je t’aime. Tu es unique. Je suis unique. Les autres ne comptent pas, ne savent pas. Ils n’ont pas le droit de t’aimer. Tu es à moi, rien qu’à moi. Amour dont mon corps est plein dans les moindres recoins. Tout a disparu. Il n’y a que toi. Je ne veux plus revenir sur terre. Je voudrais être à toi pour toujours.

Ecrit le 18 janvier 2010, au cours d’un atelier d’écriture théâtralisée sur l’Amour, avec Catherine Zambon. Il s’agissait de décrire « La première fois ».

 

 

 

 
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Voïvode ou ovoïde?

Ecrit pour l’alphabet à thème des nulsà la lettre O, et les mots Oracle, Optimal, Optimiste.

 Voïvode ou ovoïde?

Oracle, o désespoir,

Orteils, o cors aux pieds.

Olifants et patapons,

De cris primals*,

En sonorités optimales,

Un orchestre, tambour en tête,

Majorettes équilibristes,

Participent à la fête.

Sonnent alors les trompettes,

La cadence est donnée,

L’optimisme est de retour.

Orteils, o pieds ailés,

Oracle, o mon espoir!

*Oui, un cri primal, des cris primaux, et la rime, alors? 😉

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Madeleine!

Ecrit pour l’alphabet à thème des nuls, et les mots commençant par la lettre P

Patate, Patraque, Prout

Madeleine!

  • Madeleine, appliquez-vous, voyons!
  • Mais quoi, monsieur, qu’est-ce qui ne va pas?
  • Voyez-vous-même! Prout, Prout, Prout…il n’y a rien qui vous dérange, là. Cela devrait vous sauter aux yeux, pourtant.
  • Mes yeux vont bien, monsieur Marcel. Par contre, les haricots, ça me fait toujours la même chose…voyez-vous, je suis un peu patraque aujourd’hui.
  • Les haricots, Madeleine, pas les zaricots…
  •  Je me contenterai de patates. Les zaric…les haricots, ça ne me vaut rien, et en plus, je sens que cela incommode monsieur.
Catégories : ANNUAIRE POUR LES NULS | 2 Commentaires

Même le dimanche…

 

Grasse matinée?

S’inquiète Minet…

BON DIMANCHE

😉

 

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Toujours d’actualité

 

Cela fait trois longues années …

we sign it - Mobilisons-nous pour le retour des lycéennes nigeriannes!

Mobilisons-nous pour le retour des lycéennes nigeriannes!

Depuis le 14 avril 2014, les parents et les proches des jeunes filles enlevées au Nigeria par la secte islamiste Boko Haram attendent toujours leur retour. L’Afrique ne doit pas être le refuge des terroristes. Nous interpellons la CEDEAO, l’Union africaine et la communauté internationale pour mener des actions afin de les ramener dans les plus brefs délais.

Dans la soirée du 14 avril 2014, plus de 200 jeunes lycéennes âgées de 12 à 18 ans ont été kidnappées par des éléments de la secte islamiste, Boko Haram, à Chibok (nord est du Nigeria). Le 5 mai, Aboubakar Shekau, chef de cette organisation terroriste déclarait vouloir « vendre [les filles] sur le marché au nom d’Allah« . « Une fille de 12 ans, je la donnerais en mariage, même une fille de 9 ans je le ferais », ajoute-t-il. Ce rapt et ces déclarations hallucinantes dignes d’un autre siècle mettent en lumière l’obscurantisme de ces individus qui utilisent la réligion à des fins terroristes et déshumanisantes. Plus que jamais, le monde doit se mobiliser pour le retour de ces jeunes filles saines et sauves auprès de leurs parents et surtout l’éradication de toute pensée haineuse au sein de nos sociétés.

Catégories : Evénements, Les mots graffiti | Poster un commentaire

Défi en bleu

RENDEZ-VOUS le 20 MAI
avec PassiFlore ici

« Défi en bleu« 

 

Bleus, je vous aime…

Une goutte de jaune, et votre chevelure devient verte,

Verte prairie, pour fleurs bleues, bleuets, coquelicots,

Qui s’épousent, et voici le violet décliné nuances bleues nuit.

Bleus, autrefois, j’aurais dit de Prusse, et serai partie vous y chercher.

J’aurais pris  le Train Bleu, plongeant dans cette mer que l’on dit d’Azur,

Bleus, comment ne pas  vous aimer,

Même, si, parfois, vous envahissez mon âme, entretenant mes chagrins,

Où bien quand,  ma peau, ornée de brutales cocardes, présente une palette de couleurs disgracieuses.

Bleus, mes tons préférés.

Emily Carr,  Ciel  (1935-36)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catégories : Défi du 20 | 6 Commentaires

Vertitude

 

 Ecrit pourPré vert :, thème de mai.

« La vie en vert, (vers, ver, verre, vair, à votre choix), la vie à l’envers »

 

Vertitude

 Bleu, tout bleu

Ce sera la mer

Et puis dans un coin

Le pinceau allume un soleil

Jaune, tout jaune.

Comme une larme de pluie

Coule une goutte.

Alors naît l’herbe

Verte, toute verte

Eclatant ça et là

Forêt de vie,

Prémices printanières.

S’envolent les premiers bourgeons

Une coccinelle  rouge, toute rouge

Sur un rayon de lune

Et s’éveillent orange, tout orange

Les lueurs de l’aube

Glissant sur des couvaisons

Oiseaux siffleurs, piailleurs,

Ailes noires, blanches, grises.

Un bec jaune se risque hors du nid

Gobe un ver nu, tout nu

Qui se tortille au bout de la canne du pêcheur.

Le ruisseau chante le soleil luisant

Murmures frais, tout frais

Et moi somnolant dans un hamac

Sirotant un verre menthe à l’eau

Menthe à l’eau, menthe à l’eau.

 

 

Catégories : Nid de mots | 8 Commentaires

Comme si de rien n’était…

Ecrit pour les annales de La Petite Fabrique d’Ecriture

Flaming June de Frédéric Leighton

Elle est tellement belle et tellement sereine

que nous vous laissons rêver devant elle,

sans faire de bruit.

Comme si de rien n’était…

Je t’appellerai sommeil languide.

J’attendrai que s’ouvrent

Tes yeux d’or,

Car ils sont dorés, n’est-ce pas?

Dorés comme mes pensées,

Qui te contemplent,

Emerveillées.

Je t’appellerai splendeur ensoleillée,

Unique de cette sérénité,

Enveloppant ton corps.

Je te nommerai rayonnante,

Quand de l’astre royal,

Les feux seront  éteints,

Tu seras là, éclatante,

Baignée  toujours d’ombre ambrée.

Catégories : La petite fabrique d'écriture/Les annales | Un commentaire

Honni soit qui mal y pense…

 

Ecrit pour L’alphabet à thèmes des nulsà la lettre N

Notoire, Notaire, Natatoire

Honni soit qui mal y pense

Honnêtement, monsieur le notaire, que faisiez vous habillé en nonne, ce soir à neuf heures tapantes? Inutile de nier, nonante personnes, vous ont nommément reconnu.

Greffier, notez: monsieur le notaire déclare n’avoir rien de notoire à révéler, et dénonce un coup monté de toute pièce par les témoins susnommés, accusant ces derniers de se complaire en  actions, qu’il qualifie de natatoires, en eaux troubles.

 

 

 

 

 

Catégories : ANNUAIRE POUR LES NULS | 3 Commentaires

Avanti la musica

Voyage en escaliers sur fond musical.

Joëlle Chen a la gentillesse de nous prêter une de ses photographies, celle d’un mur peint à Paris 1er.

L’œuvre peinte est  de Fabio Rieti.

Emmenez-nous marche après marche tout là-haut..

 

Avanti la musica

Un kilomètre à pied, ça u…

Euh, non, tu n’y es pas là…

Quoi, c’est pas le bon rythme?

Voilà, le rythme; non, en fait, tu ne marches pas, tu grimpes.

T’es sûr?

Oui, voilà, lève un pied, repose le doucement…lève l’autre…

Eh, ça va!  Je ne suis pas aveugle!

Bon, recommence, lève le pied…

Un-deux, trois-quatre. C’est une marche à quatre temps?

Je dirais plutôt un escalier, et il faut un certain temps pour arriver la-haut.

Dans les aigus?

Monte encore un peu.

Et si on s’arrêtait, un peu. Le temps d’une respiration.

Juste un soupir, alors.

Chut! Ecoute, on entend le tam-tam.

C’est mon coeur, qui ne bat que pour toi.

Quel tempo! Boum, boum!

Boum, boum, badaboum! Boum, boum!

Allegro presto! Maestro.

Je choisirais plutôt le mouvement moderato.

Moderato cantabile! Andante!

T’entends ?

Quoi?

La chouette!

?

« Houhou! Houhou! »

Tu es sûr que ça va? Tu veux qu’on s’arrête?

Mais oui, je la vois!

Qui est-ce que tu vois? La chouette?

Non, la chef d’orchestre. Elle est tout en haut. Regarde.

 

 

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