LA VISITE

livres-arche-myfotolog-tumbPour commencer cet article, une petite explication.

J’ai piqué cette photo dans La Balade du mercredi chez Asphodèle, pour écrire un texte proposé pour  L’écritoire, dont j’ai inauguré l’atelier Tremplin Photo.

Je vous propose d’écrire à partir de cette photo, ou d’une autre que je proposerai chaque mois.

Vous pouvez aussi envoyer une photo de votre choix, accompagnée de votre texte, à n’importe quel moment sur LES MOTS PHOTOGRAPHES.

Ceci n’est pas nouveau. Rendons à César ce qui appartient à César. Les ateliers Bricabook et Mil et Une fonctionnant comme cela.

Ce que m’a inspiré cette photo
LA VISITE

 

Mesdames et messieurs, bienvenue dans LE CHÂTEAU LIVRES. Je vous demanderai d’éteindre vos portables, de ne pas prendre de photos, de vous abstenir d’éternuer.

 Nous commencerons par le hall.

A votre droite vous pouvez contempler  le maître d’oeuvres, un certain Anonymus. L’original de la statue, se trouve dans les jardins du château Vajdadhunyad à Budapest. Quiconque touche sa plume, reçoit le don d’écrire.  « Non, pas ici, madame, il faut aller à Budapest. »

« Il vous rappelle le Comte de Dracula ? Vous le connaissez personnellement ? Il en a fait couler de l’encre ; sanguine, si j’ose dire… »

Nous pénétrons Boulevard du crépuscule, dédié à la littérature,  ayant inspiré des chefs d’œuvre cinématographiques. Vous remarquerez cette élégante villa style géorgien, un chalet autrichien, ce port dévasté, un désert lunaire, une salle de tribunal, tout construit minutieusement à l’aide de pavés littéraires, de livres rescapés d’autodafés, ou  d’invendus destinés à être détruits. Dans les fondations se sont glissés, également, quelques œuvres censurées, des manuscrits refusés par les éditeurs.

Nous voici Dédale des  Bouquinistes. Nous allons  le suivre.  Remarquez au passage  Thésée contre le Minotaure, le Général dans son labyrinthe, de Gabriel Garcia Marquez, Ariane jeune fille russe, « Oui madame, russe, pas grecque, vous pouvez vérifier. » « Vous trouvez que ce roman est cousu de fil blanc ? ». Tout le monde suit ? Le fil à plomb! Non, suivez le guide. Nous allons aborder la partie la plus ancienne, les fondations de la maison. Attention à la marche.

Ici vous contemplez la voûte livresque. Vous remarquerez quelques étoiles littéraires célèbres.

Les murs sont soutenus par les piliers de la connaissance, le mur porteur des écritures. Le  plafond décoré de médaillons, prix Goncourt, Interallié, Médicis, Nobel…

Admirez l’académisme de ce mur de dictionnaires. Lui faisant face, une fenêtre ouvragée de livres reliés, soutenant des thèses d’équilibrisme, funambulisme, géométrie spatiale.

Derrière vous un encorbellement  d’œuvres manuscrites, de quelques précieux incunables. Cette corniche abritant le Marquis de Sade, l’Histoire d’O, Le con d’Irène, Belle de jour, L’amant de Lady Chatterley…vous aurez reconnu Louis Aragon, Joseph Kessel, Georges Bataille, Musset, Apollinaire…

Un balcon, avec vue sur des romans policiers, d’une construction un peu plus récente ;depuis la fenêtre sur cour, vous pouvez observer une jardinière de récits de jeunes filles en fleurs, d’amours en pleine éclosion, de relations fanées, nourris au terreau d’écrivains en herbe. Les parois inachevées, en attente de nouvelles œuvres dans cette loggia baptisée  La Pléiade.

Le gros œuvre est classé dans ces rayonnages. Ce sont des PAL, en langage de blogger : Piles à lire. « Oui, madame, il faut se tenir au courant des mutations du langage. »

 C’est d’ailleurs par la salle consacrée aux nouveaux langages,  que nous allons terminer la visite. Vous pouvez voir des lambris, des embrasures composées de Boumcoeur, Chroniques de l’asphalte, Kiffe, kiffe demain. Sur les corbeaux, certaines histoires sont stylées. J’en ai lu quelques unes, j’les fissure. Mortelles, j’te dis.

Mesdames et messieurs, la visite est terminée. L’association « Les chantiers de l’écriture »  vous remercie.

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IL était une fois…

En attendant, de lire mes contes en tous genres, je vous offre ces quelques images.

contesdelanuit_04-300x172

CONTES de LA NUIT

tournage "un jour mes princes viendront"

AU BOUT du CONTE

Que-sont-devenues-les-mechantes-de-conte-de-fees

BLANCHE NEIGE

3ettes-1

LES TRIPLETTES de BELLEVILLE

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LE ROI et L’OISEAU

TANTE+HILDA+PHOTO4

ET pour finir, TANTE HILDA

A bientôt…je vous écrirai…

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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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RESURRECTION

RESURRECTION Pêcheurs du lac Kossou (Côte d’Ivoire)Photo de Yann Arthus Bertrand

Zorro Zeus, appelé communément Zézé, droguiste de son état, vendait beaucoup de bombes insecticides.Apprenant que la couche d’ozone était en danger, il renonça au métier de droguiste, vendit son affaire, se mit à cultiver de la citronnelle.

Au village, impatients, les habitants, continuaient à chasser les moustiques à coup d’insecticides.

Quelques habitants, convertis de fraîche date à l’écologie, plantèrent des géraniums. Il y en avait même sur les cabines téléphoniques.

Apparition du téléphone portable, les cabines téléphoniques disparurent.

Les acharnés des géraniums avaient un peu renoncé, ce n’était pas très efficace. Ceux qui continuaient, les arrosaient avec de l’engrais. L’engrais polluait l’eau des étangs environnants. Les gens tombaient comme des moustiq…,heu, comme des mouches.

Pendant ce temps, Zézé, faisait fortune avec sa citronnelle, son essence de citronnelle, ses bougies à la citronnelle ; vendait tout cela de par le monde entier. Les nuages de moustiques entouraient sa propriété, sans l’envahir.

Les habitants, l’accusant d’avoir le mauvais œil, ne voulaient pas avoir affaire à lui, exceptés quelques irréductibles planteurs de géraniums,  allergiques à l’odeur de citronnelle.

En plus des insecticides, le nouveau droguiste vendait des tapettes à mouches. On vit les gens dans les rues se taper dessus ;  bagarres,  querelles anciennes, histoires de famille,  ranimées.

On s’en prit au nouveau droguiste, l’accusa, lui aussi, d’avoir le mauvais œil. Il s’enfuit.

Les villageois pillèrent, saccagèrent le magasin.

Un, plus acharné que les autres, prit sa hache, s’attaqua au sol de la boutique ; jaillit un incroyable  geyser. L’eau dévala dans les rues, envahit les cours, les maisons, les jardins, inondant la forêt voisine, pour s’arrêter enfin aux portes du domaine de Zorro Zeus.

Il va sans dire que l’eau avait avalé tous les moustiques.

Zézé, navré de ce qui était arrivé aux habitants, recueillit les survivants ; tout le monde se mit, qui à cultiver les légumes, qui à inventer des engrais et insecticides naturels, qui à pratiquer l’élevage.

Atelier d'écriture "Au fil de l'eau".<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Médiathèque de Camponac.<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Le 7 octobre 2006Seul Zézé aimait naviguer dans la forêt, découvrir et observer la naissance de nouvelles feuilles sur les arbres, et il rapportait, tous les jours, l’espoir d’une vie meilleure.

RESURRECTION

Ecrit sur le thème « Au fil de l’eau », atelier d’écriture Médiathèque de Pessac, le 7 novembre 2006.

Après avoir noté tout ce que l’eau nous inspirait, imaginer, en regardant cette photo, un personnage, lui donner un nom, une action…

 



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JACQUELINE dans tous ses états

Photo 031

Adorable babouchka, curieuse, diablement élégante, féminine, gourmande honteusement, ignorant jaluosie, kaléidoscopiquement lumineuse, moqueuse, naturelle, oeil pervenche questionneur, recherche séduisant ténor ukrainien, vouvoyant Wagner, xénophile, yogi, zazou.

Abécédaire romancé, écrit pour Talents, thème Portrait, mars 2006

AUTOPORTRAITz2302

Aimablement

Usée,

Tendre,

Occidentale,

Passionnée,

Originalement

Ridée,

Tempérament

Rêveur,

Avec

Inhibitions

Tenaces

Acrostiche écrit pour Talents pour le thème Portraits, mars 2006

1131246_frida9

                                                                            FICHE D’IDENTITE POETIQUE

Père,un cheveu dans l’oreille.

Mère, arachnéenne.

Lieu de naissance, où se préparent les festins.

Date, le jour de la Sainte Barbe. L’année précédente, les françaises eurent le droit de vote.280px-Jan_van_Eyck_011

Domicile, empli de lumière et de nature.

Ecole,  plages ensoleillées, vagues turquoises.

Métier,  fée en même temps que sorcière.

Religion, la mienne et aucune autre.

Loisirs, être et errer dans la lune.

Signes particuliers,  ne se connaît toujours pas.

J’aime particulièrement cette représentation de Sainte Barbe, tableau peint par Jan Van Eyck. De plus, elle semble tenir une plume…la patronne des pompiers.

Texte écrit pour Talents, à l’occasion du Printemps des Poètes, mars 2006

ribambelle_petitePour Talents, thème 2006 une année pleine d’amour et d’écritures, j’ai écrit la première page de mon JOURNAL racontant ma naissance.

landau 7 erreurs

J’aurais dû naître fin novembre. Ma mère, en cette fin d’année mille neuf cent quarante six, sauta d’une table -c’est tout elle, jamais je n’aurais osé le faire-

Je naquis, donc, dans la cuisine d’un logement d’instituteurs, à Carbon-Blanc; cela se passait un quatre décembre . Tout au long de l’accouchement, la voisine n’arrêta pas de pleurer. Ses larmes en rajoutaient aux violentes trombes d’eau, assorties d’un orage, qui tombaient à l’extérieur. Mon père dut , à vélo, parcourir par ce temps-là, une cinquantaine de kilomètres, allant chercher la sage-femme.

Notre famille, exposée à la maladie de la tuberculose, je devais être vaccinée sans tarder contre cette maladie- à ce sujet, je reviendrai plus tard sur les effets de cette vaccination pour mes enfants-.

Ma grand-mère maternelle vint me voir. Habitant près du Parc Bordelais, elle dut se rendre à pied, de l’autre côté de la Garonne, les intempéries ayant rendu les transports publics, hors d’usage. C’est en traversant le Pont de pierre -autrefois, Pont Napoléon*-, qu’elle eut, comme on disait à l’époque, son retour d’âge.

Mon père, ému et ravi, se posait des questions sur la couleur de mes yeux, lui et ma mère ayant tous deux les yeux marron. Il eut la réponse, sa tante Jacqueline, venue faire ma connaissance, avait les yeux bleus.

Ma grand-mère paternelle avait fait une affaire, achetant un landau, que ma mère trouva affreux- pour mon premier enfant, elle acheta un landeau »princier ».  Mon père  repeint l’affaire tendrement.

De cette période, je n’ai, bien sûr, aucun souvenir. De tous  ces récits, je garde une impression de grand dénuement dans un environnement chaotique.

74679481

*Le Pont de pierre a été construit sur ordre de Napoléon 1er. Il comporte dix sept arches, correspondant au nombre de lettres de Napoléon Bonaparte. Il n’est jamais venu à Bordeaux.

pano-bordeaux-garonne

MON ENFANCE PASSA…

Nous déménageâmes à Castillon. Autre école, autre logement de fonction. J’avais neuf mois.

L’appartement n’était pas bien grand, évier en pierre -ma mère les déteste toujours-, pas d’eau courante; il fallait remplir les brocs à un robinet dans la cour; nous habitions au premier étage. Je garde de bons souvenirs de « l’atelier fer »,  de l’autre côté du couloir. J’allais voir mon père, bricoleur adroit, manier les outils; j’avais le droit de raboter, de faire coulisser l’établi, je connaissais l’usage de tout le matériel de menuiserie.

Nous prîmes un appartement au même étage, juste quelques mètres à franchir. Plus grand, doté d’une souillarde, eau courante, toilettes sur le balcon. Cet appartement s’ouvrait par une grande pièce, donnant sur un autre balcon, pendant du nôtre, avec les toilettes  pour l’autre appartement. C’était pour moi une salle de jeu idéale.

Nous traversâmes la cour, pour un appartement tout confort. Les habitants précédents l’ayant doté d’un cabinet de toilette, lavabo, bidet, douche. Pour les toilettes proprement dites, il fallait sortir sur le palier, prendre un long couloir, que mes parents avaient garni d’ étagères, y rangeant, entre autres, des bouquins, et au grand dam du voisin, avec qui les toilettes étaient partagées, je passais, là,des heures, plongée dans des lectures que je n’avais pas le droit de lire.

A propos de lectures défendues, les B.D. n’avaient pas droit d’existence, chez nous. J’avais la permission seulement, de lire la B.D.  « Guy l’éclair »,  paraissant tous les jours, sous forme de feuilleton, dans le quotidien Sud-Ouest.

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DES NOUVELLES…

NAISSANCE de LES MOTS AUTOGRAPHES.

Aujourd’hui, mercredi 5 février 2014, à Gazinet, quartier de Cestas, a vu le jour mon blog, pendant que les éléments dits naturels se déchaînent dans mon jardin.

Les allées inondées rappellent , ici, avant,  n’étaient  que marécages.

La surface de l’eau, agitée par le vent,telle une écharpe de soie, se couvre de risées.

Une musique crépitante,  les vignerons crient à la grêle.

Verrons-nous, une nouvelle fois, les géants décimés?

Leurs grands pieds arrachés, bras tordus écharpés.AQUARELLE

                                                                                                                            La Croquante

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Les tribulations d’une apprentie blogueuse.

champagne-22120_371x268Jacou a la joie de vous annoncer la naissance de son blog Les mots autographes.

                                      Après une gestation difficile, tout va bien, pour le moment.

Alors, champagne pour tout le monde; et surtout pour la bonne fée qui s’est penchée sur le berceau.Envolée de fées

A bientôt, pour d’autres nouvelles, sur FOLBLOG.

Catégories : Folblog, Uncategorized | 2 Commentaires

SOS BLOG EN DÉTRESSE

SOS,

Depuis ce jour lundi 20 janvier, impossible de commenter sur des blogs qui ne sont pas WORDPRESS.

Comment faire ?

Merci de vos réponses

Catégories : Uncategorized | 14 Commentaires

Souvenez vous, souvenez moi…

Ecrit pour le Défi du 20 janvier 2020  mené par Dame Uraniequi a choisi pour thème :

On dit qu’il vaut mieux avoir plus d’espérance dans l’avenir que de souvenirs passés, mais la question sera : « Quel est votre plus vieux souvenir ? Bon ou mauvais, celui dont il vous reste des images, il vous a tellement marqué, racontez… »

 

S i tant est que je me souvienne,

O ù, à ma mémoire, moult souvenirs affluent,

U n seul, je dois choisir.

V oici,

E t, de Dame susnommée,   précédent défi ,

N ovembre,  an 2019, jour 20

I nspiration venue

Ronronnant et apaisé, le souvenir de mon premier chat Mitsou.

 

Nous allâmes chercher un chaton ,chez ma maîtresse de CP, celle qui m’avait appris à lire ch, ch-a, chat, miaou, gr-i gri, griffes, m-ou mou,moustaches, r-on, ron, ronron, c-a ca, caresses, d-ou doux, bref, j’ai choisi  M-i mi, Mitsou.

Banal, me direz-vous. Jeux, rigolades, enchantement, bêtises…

Un jour, voulant le caresser, celui-ci me laboura le crâne de ses griffes. J’eus la présence d’esprit de me protéger le visage. Sanguinolente, choquée, je ne perdis pas confiance en mon chat. Nous découvrîmes une blessure. Sans le vouloir, je l’avais touchée; d’où cette réaction agressive.

Pendant les vacances, nous partîmes, confiant la garde de mon compagnon préféré à la dame (d-a da, dame) qui me l’avait donné.

Au retour, celle-ci nous apprit, navrée(n-a na…moins que moi), que Mitsou avait disparu. Terrible chagrin.

Il réapparut. Ma joie fut de courte durée. Mon compagnon avait la gale. Il fallut le faire euthanasier. Cela se passa pendant que j’étais à l’école.

Le vétérinaire vint chez nous.

« Il a couru dans tout  l’appartement, la seringue piquée droite dans son dos. »

Oraison funèbre, du moins je l’entendis ainsi.

 

 

Et pour bien commencer l’année, les quatre saisons de mon chat préféré.

 

Catégories : Défi du 20, Les mots biographent | 6 Commentaires

Accordons nos violons

Ecrit pour DES LETTRES,UN MOT MYSTÈRE, proposé par Lilousolei

 A I I O O C D H M N N R

manichordion

Ancien instrument de musique,  sorte d’épinette à soixante-dix cordes, revêtue de drap,  pour rendre le son plus doux en l’étouffant.

 

Accordons nos violons

Je le sens, je le sais, ce petit être sera musicien,

Pensais-je, sitôt coupé le cordon.

Je n’eus pas à attendre longtemps: ouin! ouin! ouin!

Sitôt, vilaines pensées: ce chiard, couleur homard, me casse les oreilles.

Derechef,  collé à mon nichon.

S’endort, je le pose dans son nichoir.

La chair de ma chair, je contemple.

Bienvenu, monsieur ronchon.

Voilà, que  dans mon coeur,

Un instant roidi, nait un rondo.

« Normand ou mohican,

Marin ou ondin,

Toujours chair de ma chair,

T’aimerai. »

Transparence carmin de sa jolie peau.

Minuscules frémissements,

Bouche gourmande,

Yeux fermés sur un regard tout nouveau.

Vie fragile et prometteuse.

Petit être, tu seras musicien.

Ouin! Ouin! Te voilà en plein éveil.

Comme tu…nous avons bien dormi.

Sur toi, pour toi, tout un roman,

Ai imaginé. Je te voyais domino,

À Venise ou Monaco.

Je t’ornais de rubans,

Dans la fontaine de Trévi, tu te mirais,

Romain mondain.

Pour toi, on tirait le canon,

Vivats et confettis en tourbillons.

Chut!!!Mon petit musicien,

Écoute bien, cet air lointain,

Quelque part pour toi,

On joue du manichordion.

Ouin ! Ouin ! Te voilà inspiré.

Je le sais, je l’entends, tu seras un grand musicien.

 

 

 

Mots utilisés, anagrammes de manichordion: cordon, homard, chiard, nichon, normand, nichoir, ronchon, roidi, rondo, mohican, marin, ondin, carmin, dormi, roman, domino, ornai(s), mirai(s), canon, manichordion, romain mondain

 

 

Catégories : DES LETTRES UN MOT MYSTERE | 5 Commentaires

Dialogue

Ecrit poursujet 2/2020

Sébastien Del Grosso clic et clic

Le mot à insérer facultativement est: HORIZON

DIALOGUE

Arrière, tu me paralyses.

Renoncer à toi, ça jamais.

Tu m’agaces. Disparais de mon horizon.

Honnêtement, même si je le voulais, je ne pourrais pas.

Relâche mon poignet. J’ai le bras qui  s’ankylose.

Ingrate ! Je suis très attachée à toi, moi !

Tu me lâches, oui !

Essaie de t’habituer. Je te quitte un instant.

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GPS

Ecrit pour avec la récolte 32

Hollande-Étouffer-Image-chanson-nouveauté-destination-voyage-merveille-crisper

GPS

– Votre destination est proche.

Depuis des heures, je l’attends cette phrase miraculeuse. De chemins en chemins, routes, ornières, ronds points, des « Si possible, faites demi-tour », les fatidiques « Nouveaux calculs », me voilà presque arrivée.

Crispée, des kilomètres et des kilomètres durant, arrimée à mon volant, moi, la déboussolée de naissance, même avec cette nouveauté merveilleuse, ce guide automate parlant et infaillible compagnon de voyage, je m’offre une petite halte de soulagement.

Mon corps engourdi mérite bien une petite promenade. Je risque quelques pas dans la nature. Mes yeux las de cette gymnastique route écran, écran route, découvrent des images de nature complaisante. Apaisée, j’ose une chanson guillerette. Reprise en choeur par d’invisibles oiseaux. Sons étouffés de l’activité routière, murmure aquatique, fraicheur du sous-bois, je m’assoupis.

Rassérénée,  réveil sous une voute verdoyante, je me défripe un peu. Retour impatient et guilleret vers le lieu de stationnement. Petits sentiers éclairés de soleil, fleurettes en bouton, vert tendre bourgeonnant, une retenue d’eau s’étale devant moi, friselis de vagues; mémoire en alerte ne reconnait pas ces lieux, rectifie le trajet; souvenirs confus d’un sentier, nord, sud, est, ouest, le soleil se lève à l’est, se couche à l’ouest; GPS où es tu ?

Me voilà perdu. Des voix. Où suis-je ? Je ne comprends pas ce qu’ils disent. J’essaie, sans conviction, mon allemand . » Spricht ihr Deutsch ? »  » Ja! »  » Wo bin ich ? » « In Holland, natürlich! »

En Hollande, naturellement !  J’ai passé la frontière sans m’en apercevoir. Mais ma voiture, elle est restée en Belgique…

Quelques conseils éclairés des hollandais, une boussole bricolée dans un coin de ma tête, je finis par la retrouver et pénètre en Hollande de la plus légale des façons.

 

 

 

 

 

 

 

 

D

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Convoitise honnêtement méritée

Écrit pour, proposition 179

Proposition 179 – Poème en prose

Je vous laisse vous imprégner du poème en prose « le pain » de Francis Ponge – Le parti pris des choses (1942), ou bien encore « les fenêtres » de Baudelaire – Petits poèmes en prose (1869), que vous trouverez sur le net.

A partir de là, je vous demande de nous livrer un regard nouveau sur un objet banal en invitant le lecteur au rêve et à l’émerveillement. Pour rappel, la prose est l’art d’écrire ou de parler pour exprimer sa pensée ou ses émotions sans faire appel à une mise en forme poétique versifiée.

Convoitise honnêtement méritée

Un reflet sur l’herbe, le soleil a pâli depuis longtemps.

Quel est donc ce phénomène? Une pie tatillonne jacasse à son intention.

Suspecte attitude de ce volatile bavard; fascinée par le spectacle, Mariette tente une prudente approche.

Criaillerie infernale, menaces au-dessus de sa tête, bec acéré, coléreuse envolée de plumes.

« Non mais, l’oiseau, crois-tu m’effrayer, je suis dans mon jardin. Retourne au nid, voir si j’y suis. »

L’oiseau persiste, la servante aussi, ce n’est pas cet animal malpoli qui va la faire renoncer.

Rutilante, éclat argenté quelque peu rouillé, grattoir improvisé,

Fourche tordue, oubliée là, les travaux de printemps interrompus,

Vaillante à débusquer racines indésirables, tracer sillons, graines bien alignées,

Mottes de terre allégée, mousses et herbes démasquées…

Toujours  là, à m’observer, regard couleur nuit,  patiente l’agasse.

Plus rapide qu’elle, Mariette me ramasse.

Elle va me briquer, m’astiquer, foi de moi, brillance bien méritée…

L’autre n’a pas renoncé; la suit pas à pas, bel oiseau, habit de demi deuil.

« Et toi, grattoir improvisé, je vais te coucher dans un écrin, satin moiré. »

 » Et toi, brillant objet, sur lit de paille te déposerai, caché parmi mes trésors. »

« Et moi, plus jamais salissante et dégradante corvée ne veut faire,

Enfin retrouver mes congénères, aspirer à goûter savoureux mets,

Décorer nappe de lin brodée, compagne du couteau argenté, murmures cristallins,

Bruits feutrés d’une serviette dépliée, reposer sur une porcelaine finement décorée,

Marquises poudrées, angelots rieurs, tendrement amoureux,

S’enfoncer jusqu’au vertige dans de tendres chairs, folâtrer parmi les feuilles d’ une craquante salade,

Manipulée élégamment, portée à une bouche, effleurant lèvres pulpeuses, enfin pouv…

Je chute, sol carrelé, peau et plumes m’effleurent, cris et caquètements, je glisse…

Noir de ma cachette, prison étouffante, bruits de dispute lointaine. »

 » Non madame, je n’ai rien volé, madame est injuste, qu’est-ce que je vais devenir ? »

Pleurs, portes claquées, je plane, abandonnée dans mon linceul, heurte durement un obstacle,

« Aie!, et ça, c’est quoi ? Répondez ! »

 » Je ne l’ai pas volée, je vous jure ! Madame l’a oubliée au jardin. Je voulais la remettre à sa place.

Mais avant, il faut que je la nettoie. Madame voudrait-elle que je la range dans cet état, toute crottée,

Regardez, une branche est tordue. »

« Faites en ce que vous voulez, curez-vous les dents, grattez-vous le dos, jetez-la, je m’en moque ! »

 » On voit bien que madame est née avec une cuiller en or dans la bouche. Si vous le permettez, je vais la garder,

J’en ferai mes dimanches, de cette fourchette. »

 

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MAGDELONNETTES

Ecrit pour DES LETTRES, UN MOT MYSTÈRE proposé par Lilousoleil

14 LETTRES – nom féminin (ici au pluriel )

A E E E O M G D L N N T T S

 Couvent où on enfermait des jeunes filles pour les punir ou les châtier.

Mots utilisés formés avec les lettres ci-dessus:

admoneste, gantée, élégantes, lamente, galon, montagne, démon, sanglote, langes, magdelonnettes

 

MAGDELONNETTES

 

Maudite, ainsi m’admoneste madame

Atours vertueux, gantée de soie, dentelles élégantes,

Gourgandine, se lamente-t-elle, de son chapeau triturant le galon.

De la tête au pieds, montagne hostile,

Elle me toise, Démon, crache-t-elle,  se détournant de moi.

La suppliant, je sanglote: O’ ma mère, ne m’abandonnez pas !

Oubliez- vous qui je suis, ne pouvez vous pardonner ?

Ne comprenez vous donc pas, en quel horrible endroit vous me jetez ?

Nymphomane éhontée, grimace -t-elle, s’éloignant déjà.

Enfant dans les langes, déjà de moi, vous détourniez,

Toujours aux mains d’étrangères, sans un mot, ni le moindre regard,

Tournée vers votre seule personne, seulement de vous préoccupée,

Et de moi, sembliez encombrée, sourires, vers moi, jamais ne veniez.

Séductrice, grince-t-elle, les yeux mauvais, va expier, tu n’aurais jamais dû exister.

Catégories : DES LETTRES UN MOT MYSTERE | 7 Commentaires

Perversion

Ecrit pour le  thème proposé par

« Derrière le grillage »

Oui, je suis une femme.

Emprisonnée,

Carcan de la bêtise.

Je ne dois pas être vue.

Ils ont peur de moi,

De ne pouvoir dominer leurs pulsions.

Hommes veules, victimes de leurs faiblesses.

Ils ont peur, peur de moi.

Alors, ils ont choisi, plutôt que d’essayer de me comprendre,

Plutôt que de me regarder en face,

Choisi et décidé pour moi.

Ils ont fait de moi une victime,

Victime de leur ignorance, de leur lâcheté,

Qu’ils nomment honneur.

Pour lequel, ils sacrifient mon bonheur.

Ils me cachent à leur regard,

Pour vivre sans tentation, hors du péché.

Mais le plus grand péché,

N’est il pas de m’ignorer, de m’enfermer dans cette inhumanité,

Moi, la femme.

Derrière ce grillage, ne pouvant communiquer avec le reste du monde,

Déplaçant mon corps, entrapercevant tant bien que mal ma route,

Démarche incertaine, je réfléchis.

Ma vue condamnée à des images brouillées et rétrécies,

Je pense,  regard empêché, je suis une femme, offensée.

Ils auront beau m’enfermer, m’encager, m’entraver,

Je resterai femme, cet être humain,

Qui malgré cette épouvantable condition,

Sait l’injustice, l’absurdité de ce monde d’hommes.

Ils ont peur.

 

 

 

Catégories : Nid de mots | 7 Commentaires

ELECTRON LIBRE

Ecrit pour sujet 1/2020

source Internet

Le mot à insérer facultativement est : PRESSE

Émerveillement, nature paisible

Les yeux interrogateurs,

Et sourire léger.

Comme tu as changé.

Tour à tour, tornade infatigable

Rêveur absent de toute réalité, que rien ne presse

Oubli du temps qui passe.

Nom: Esteban.

L es maîtresses de maternelle,

Interrogées sur ta nature

Bienveillantes à ton égard,

Riaient affectueusement

Et t’avaient surnommé: Électron libre

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ABRACADABRANTESQUE

 

Ecrit pour le#52.19 & 01.20

ABRACADABRANTESQUE: mot utilisé au temps jadis pour se débarrasser d’un questionneur ; Braca Dabrat étant un personnage, connu pour avoir réponse à tout.

Par ex. « On avait pris l’habitude de répondre à la longue litanie de quelqu’un posant des questions en rafale  » Je sais pas, mon trésor, va demander à Braca Dabrat. »  Le questionneur infatigable allait le trouver: « Braca Dabrat est-ce que c’est vrai qu’on peut te poser toutes les questions que maman sait pas ? »

Catégories : LE DICTIONNAIRE DÉBONNAIRE | Un commentaire

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