C’EST TOUT UN POEME

Amis de la poésie,
Du verbe fleuri,
Quelques jeudis
Seront transmis
Des vers jolis.
En ce lieu-ci.

Grandir ensemble

Proposé pour

Grandir ensemble

J’aime beaucoup rêver tout seul

Que je dévore un gros crumble.

Mais j’aime aussi quand on est deux

A regarder le ciel tout bleu.

On a moins peur quand on est trois

Si on se perd au fond des bois.

C’est vraiment bien quand on est quatre

A rigoler comme au théâtre.

Comme les parents, on parle à cinq

Autour d’une table et puis on trinque.

On court beaucoup quand on est six

A faire pin pon comme la police.

Les jours de pluie quand on est sept

On aime recevoir une belle cassette.

On se régale quand on est huit

D’un hamburger et de pommes frites.

On se promène quand on est neuf

Pour bien montrer nos habits neufs…

Je compte mes doigts et ça fait dix

Je sens mes gants qui rapetissent !

 

Jean-François MALARME

Grande section Ecole maternelle Castrice de Charleville-Mézières

Premier prix  du concours « Poèmes et lettres pour la fraternité » catégorie 1, organisé par la Ligue des droits de l’Homme, année 2002-2003, sur le thème « Vivre ensemble« 

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Le portrait fatal

 

Ecrit pourlogo-reduit-ecriture-creativedu mois de mars. Proposition 145. Explications en fin de page.

Et proposé pourlogo-poesie

 

Le portrait fatal

Je ne suis plus d’ailleurs,

Mon aujourd’hui se détisse,

A la triste lueur qui reste de mon âme.

Demain n’est pas venu,

Où ma vie ne s’exprime plus.

Je ne suis plus de la-bas,

Encore en fuite de mes espoirs,

Pouvoirs flétris,

Mondanité des illusions.

Le bonheur, dérisoire chiffon,

Trempé de hontes et renoncements.

Je ne suis plus, dérivant,

A la merci d’une vague d’amertume,

Perdu dans l’océan indifférence,

Mendiant l’humanité,

Mes semblables s’irritent,

Combat de l’ignorance,

Juste une lueur,

Respect pour ce que je donne,

Et non ce qu’ils croient de moi.

Le bien ici, mal ailleurs,

Une vie sans destin,

Une partance en fuite,

Migrant de l’éternité.

Un certain critique littéraire de l’époque, M. Eugène Crepet a eu la bonne idée d’acquérir à la vente de Poulet-Malassis, l’original des liasses de manuscrits ébauchés de Baudelaire. En dépouillant ce monceau de notes rapides, d’ébauches encore vagues, de feuillets où Baudelaire jetait sa pensée toute chaude, il est arrivé à dresser une liste considérable d’œuvres projetées que Baudelaire n’a pas pu écrire avant de mourir et dont les titres, souvent bizarres, ne devaient certainement pas être définitifs.

Ces titres sont les suivants : Le marquis invisible. Le portrait fatal. L’amour parricide. L’almanach. La fin du monde. Pile ou face. Le triomphe du jeune Boniface. La Licorne. La maîtresse de l’idiot. Une brebis galeuse. Une infâme adorée. L’automate. Les enseignements d’un monstre. Le crime au collège. Le catéchisme de la femme aimée. Le mari corrupteur. Les monstres. Les heureux de ce monde. Le monde sous-marin. Une ville dans une ville. Les mineurs. Le rêve prophète. Le prétendant malgache. Le fou raisonnable et la belle aventurière. Le déserteur. Le boa. Une rancune.

Vous choisirez l’un de ces titres et tisserez votre texte en conséquence. A la manière de Baudelaire, vous l’écrirez en vers ou en prose, en nouvelle ou en récit et l’adapterez à notre époque actuelle.

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Si peu, mais quelques mots.

 Proposé pourchromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1, un poème du recueil de poésies « Si peu, mais quelques mots » d’Alain Boudet(2006)

 Si peu, mais quelques mots

Tu aiguises les mots
comme d’autres les couteaux
pour trancher dans le vif
des peines et des peurs

Tu voudrais capturer l’espoir
dans le filet fragile de tes yeux
et prendre pour abri
une parole douce

Tu voudrais que la poésie
soit un peu de douceur
sur la peau des choses

Et tu n’es pas le seul.

Alain Boudet

 

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Léo et Léa

Proposé pourchromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1

 

Léo et Léa

Tu me vas bien. Dans ta grande veste et tes bras,
je me sens au complet. Les percussions de nos deux
cœurs canardent mes tripes. Le tien, le mien.
Avec toi je franchirai les murs qui nous tiennent tête.
On sonne le début des cours. A nous le silence,
la partition codée, les messages. Le prof dessine des
droites qui se rencontreront un jour.

© Françoise Lison-Leroy

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Dimanche

Voici pourchromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1

Dimanche

Entre les rangées d’arbres de l’avenue

des Gobelins

Une statue de marbre me conduit par la main

Aujourd’hui c’est dimanche les cinémas sont pleins

Les oiseaux dans les branches regardent

les humains

Et la statue m’embrasse mais personne

ne nous voit

Sauf un enfant aveugle qui nous montre du doigt.

Jacques PRÉVERT

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Isabelle Autissier

Isabelle Autissier, Une nuit, la mer…

J’aurais aimé raconter, pour l’agenda ironique d’octobre, inspirée par « Une nuit, la mer… »

Hier soir, après avoir écouté cette grande dame, après avoir entendu, respiré, vécu avec elle cette mer, la nuit, je ne peux que partager mon enthousiasme et mon admiration, pour la femme,  grande navigatrice,  conteuse,  sensible, poète, musicienne, écrivaine, ses yeux si bleus, éclairés de sympathie, joie, rêves et émerveillement.

Ecrire autre chose eut été, pour moi, comme si je plagiais son oeuvre.

Alors, voilà, je vous laisse écouter quelques instants de « Une nuit, la mer… », qu’en 2016, elle vit et partage tout aussi intensément que lors de sa création.

 

 

cIEL bORDEAUX SOURIREurl

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Le moijiste

j’ai désiré vous faire partager, avec l’accord de son auteur Fabrice Parisy, ce poème, qui fortement m’interpelle et que j’ai beaucoup apprécié.
 
Le moijistesemaine-41
Le moijiste prend son laïus,
Et puis, tel un lasso, le lance
À l’assaut du malchanceux gus
Qu’il alpague avec excellence.
Le moijiste, alerte, assommant,
Qui met en scène sa personne,
Parle en n’écoutant clairement
Que les moi je qu’il se façonne.
Une fois ferré, capturé,
Dépossédé de sa portance,
L’assailli, bientôt torturé,
Subit l’abusive jactance
De l’égocentrique bavard,
Qu’il absorbe façon buvard.
À moins d’être un aquoiboniste
Qui ne craint pas le temps perdu,
Chacun cherche à fuir le moijiste
Qu’il n’est jamais, bien entendu !
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Haïku de l’oiseleur.

Ecrit  pour le  lOGO POESIErelayé par Martine, voici.

Haïku de l’oiseleur

Oiseau ,

Point d’aile, vole

Quand même.

 

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Poésie du jeudi

Voici pour le POESIE aspho relayée par Martine,

un extrait de La Paupière Philosophale(1947) de Ghérasim Lucas.

Bien au-delà du peu

la peau et l’épée

lapent

l’eau ailée

du petit pire

Toupie d’une peur idéale

épi à pas de pou

appât

ou pâle pet de pétale

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Un intervalle de silences

Ecrit pourlOGO POESIE

Un intervalle de silences

L’orchestre monologue

A perdu son chef.

Chaises et chevalets

S’emmêlent et s’enchevêtrent.

Au plafond, la baguette

S’ accroche.

Partitions effeuillées

Notent un solo pour orpheline,

Intervalles adoptés

Pour silences et soupirs,

D’un orchestre abandonné.

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