Jeux d’écriture

Lettre de la Saint Valentin 2017 !!!

Sur une proposition de Dimdamdom

Inscrire le 14ème mot de la quatorzième page d’un roman que chacunE, est en train de lire et les utiliser pour écrire la

Lettre de la Saint Valentin 2017

Voici les résultats de la collecte de mots

Pour le thème  “Lettre de Saint Valentin 2017”

utopie – conformisme – suite – cris – plaisir – taureau

parfois – permettre – risque – déplacer – rendez-vous

femmes – tour – étiquette – pustules – reconnaître –

ans – mandariniers

 

Je vous avais demandés 14 mots, j’en ai reçus 18

je vous autorise donc d’en laisser tomber quatre au choix.

Lettre de la Saint valentin 2017

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Toi, Tarzan,

Je cherchais un Roméo.

J’ai trouvé un homme fort comme un taureau.

Tu courais après Chita,

Tu es tombé sur moi.

Tu ne savais rien des femmes,

Je connaissais déjà un peu les hommes.

Pas besoin de rendez-vous,

Tu m’accueillis sans conformisme du tout.

De liane en liane, sitôt, nous nous déplaçâmes.

Au souvenir d’un tel plaisir, encore je me pâme.

Accompagnés de cris,

Véritable ménagerie.

Après un brin de conduite,

Nous atterrîmes dans ta suite,

Le tour en fut vite fait.

Au pied, tes amis se surmenaient.

Tu t’adressas à eux,

Leur dis que nous étions amoureux.

De dire ceci,

Sans te soucier de mon avis,

Jamais tu n’aurais dû te le permettre.

Aujourd’hui, je t’écris cette lettre,

Je repense à cette journée,

Je n’ai rien oublié.

Toi, si excitant,

De tous les risques, me protégeant.

Mais, reconnais-le, n’était-ce pas utopie,

De penser que nous deux, cela aurait pu être pour la vie,

Moi, Jane.tarzan-janegeorge_re_della_giungla_2_christopher_showerman_david_grossman_001_jpg_xidc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’arbre à palabres

Dans le cadre de la SEMAINE SOLIDAIRE INTERNATIONALE, plusieurs manifestations ont eu lieu à Pessac, organisées par diverses associations.

L’une d’elles COEUR SOLEIL organisait un atelier d’écriture ayant pour thème L’AFRIQUE, en présence de Brady*(Eyulu Belombo Pierre), venant du Congo Kinshasa.

J’ai donc écrit le poème qui suit:

L’arbre à palabres

Je ne sais rien de toi Afrique.

Juste quelques doutes, réflexions enfantines

« Maman, ces hommes sont en chocolat ? »

Oh ma fille, innocence rêvée,

Voilà que tu rallumes ma culpabilité.

Je voudrais, comme toi, penser chocolat

Quand mes yeux voient la couleur noire.

Je voudrais, comme toi, imaginer sans obstacle

Quand mon coeur dit, nous sommes pareils.

Je ne sais rien de toi Afrique.

Juste des images, safari pour gens pressés,

Quand les guerres te ravagent.

Tes enfants sacrifiés, enfances mutilées

Espérances déshumanisées, errances exploitées.

Je ne sais rien de toi, Afrique.

Un jour, quand ne seront plus obscènes les mots et les couleurs,

Toi Afrique, moi je serai africaine.

 

J’ai toujours eu un problème de conscience, lorsque en présence de personnes « non blanches », je pense d’abord « c’est un noir », avant de voir l’être humain qui est devant moi.

Il y a peu, j’ai lu cette phrase sur LES MOTS QUELLE HISTOIRE ! NOIR – Histoire – Le blog – Le Crayon

« Pourtant, pas plus que les Blancs sont blancs, ils n’ont jamais été noirs, les Noirs,  ils sont chocolat, avec des nuances de soleil ou d’or sombre, marron glacé ou caramel ! Des mots jolis et sucrés. »

phrase,  faisant écho à la réflexion de ma fille; apportant un peu de réconfort à ma mauvaise conscience.

 

*Brady, vit à Kinshasa, dans sa famille. Ses parents divorcent, alors qu’il est très jeune. A l’âge de 9, 10 ans, accusé de sorcellerie par sa famille, qui le rend responsable de la maladie de sa mère, torturé, séquestré, réussit à s’échapper au bout de trois jours; revenant chez son père où il est très mal accueilli. Vit dans la rue, gagnant sa vie en balayant le marché. Remarqué par une religieuse, il est accepté en milieu ouvert du  foyer ORPER**, soigné pour une plaie profonde, infectée, du cuir chevelu (coups reçus lors de sa séquestration). Puis accepté en milieu fermé, où très vite il rattrape son retard scolaire. En 2006, devenu aide-soignant, tout en   entreprenant des études d’infirmier, parrainé par Coeur Soleil, qui l’avait déjà rencontré en 1999. Reçu major de sa promotion. En 2009, désirant intégrer une faculté de médecine, Coeur Soleil trouvant de nouveaux parrains et marraines pour financer ses études. Aujourd’hui, en 2016, il vient de terminer sa 7 ème année de médecine. Durant ses études, devant effectuer un stage dans un hôpital congolais, il choisit l’hôpital provincial de Kizu.

**ORPER: Oeuvre de Reclassement et de Protection des Enfants de la Rue Kinshasa

En savoir plus sur l’association COEUR SOLEIL http://coeursoleil.free.fr/coeursoleil.html

 

 

 

 

 

 

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Lettre d’amour

Ecrit pour Tisser les mots

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« La grande facilité d’écrire des lettres doit avoir introduit dans le monde – du point de vue purement théorique – un terrible désordre des âmes » écrivait Franz Kafka

PROPOSITION 59: Une lettre d’amour…

A votre tour de prendre votre plus belle plume pour écrire une lettre d’amour

– Vous pouvez écrire « une fausse lettre », celle qu’un personnage célèbre aurait écrite à son amoureuse. 

– Pourquoi ne pas imaginer une correspondance entre vos aïeuls ou vos parents

– Une lettre d’amour plus personnelle

– Tout autre scénario sera le bienvenu pourvu que vous nous parliez d’amour

LES CONSIGNES

– Longueur du texte : 1 page recommandé 

– Il y sera question d’un voyage et d’un animal de compagnie

Mon astre adoré

Depuis que mes bras, vous avez quitté, disparue en un  inaccessible lieu, toujours  mes pensées, habitez.

Tous deux, de nous voir,  je ne cesse, corps complices, un même attrait nous réunissant, folle et inoubliable nuit.

A jamais,  mon coeur et mon corps, hantés par cette languide valse, vous appartiennent.

La lune, seule lumière,  notre couple charmant, éclairait; vous, de voiles vaporeux, auréolée, moi, dans ce bel uniforme de capitaine de cavalerie, virilement sanglé.

Quel magnifique couple nous formions!

De vous, de nous, de vous embrasser toujours, ma belle lunatique, je me consume.

Sur cette lune amie,  pour mieux  rêver  de vous retrouver, souvent,  mon regard, je laisse errer.

Vos humeurs volcaniques, je  vous pardonne. Je vous espère.

Pourquoi un tel silence. Voyez mes souffrances. Agenouillé devant vous, je vous le demande, ne boudez plus.

Je serai votre esclave fasciné,  adorateur endiablé pour toujours.

De grâce, rapprochez-vous. J’ai cru, ce jour, vous voir,  petit point, lueur étincelante, malgré l’éloignement. Etait-ce vous ? Un moment, j’ai cru, mon coeur rugissant d’amour, que vous me faisiez un signe.

Sachez aussi, que, je suis prêt à ce voyage; propulsé dans les airs, sur ce boulet de canon, baptisé, en souvenir de vous, du doux nom de Vénus, pour  de célestes  et grandioses épousailles.

Je ne désire rien tant, mon étoile, que d’être votre berger, j’irai même,  jusqu’à devenir  mouton. Vous suivre partout, brouter gloutonnement l’herbe foulée par vos orteils adorés, pour l’éternité.

Cependant que, vers vous, s’envolent  mes  flamboyants baisers ivres de passion,   tourbillonne mon coeur, s’ embrase mon corps; et de ma bouche assoiffée vous demandent  ardemment  d’être ma bergère.

Votre Karl Friedrich Hieronymus, baron de Münchhausen

 

 

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Agenda ironique de mai 2016

Ecrit pour l’agenda ironique de mai 2016, proposé par Emilie et Camille

Thème proposé: En attendant le prochain pont

Un pont, ça peut être long, très long…

  • Où tu es? Ça fait deux heures que je t’attends!
  • Dans les embouteillages…
  • Quoi? Ne me dis pas que tu es encore à la cave de Bac…
  •  Je suis sur le pont d’Aquitaine!
  • Je t’avais dit de prendre le pont tournant!
  • J’ai bien essayé; mais je ne l’ai pas trouvé.
  • Bien sûr; il a été démoli!
  • Alors pourquoi tu m’as dit de passer par là?
  • Pas sur celui qui a été démoli! Sur l’autre!
  • L’autre? Je te signale que l’autre, il est fermé.
  • Non! Pas possible!
  • Et si! Il y aurait des problèmes de joints, je sais pas trop…enfin, ça marche pas. Donc, je suis sur le pont d’Aquitaine; mais tu sais avec les travaux, ça roule pas vite…Oh, dis donc, tu devineras jamais ce que je vois!
  • Un autre pont, sans bouchons, sans travaux, que si tu avais eu la bonne idée de passer dessus…
  • Hé, qui c’est qui m’a dit de prendre le pont tournant, c’est pas toi, peut-être?
  • Arrête de tourner autour du pont; qu’est-ce que tu as vu?
  • Trop tard, il est déjà passé!
  • Ça y’est? T’as passé le pont!
  • « C’est tout de suite l’aventure »
  • Quoi?
  • Rien, je chante.
  • Monsieur chante, et moi je regarde passer les, le l’Airbus…
  • C’est ce que je voulais te dire, j’ai vu l’Airbus, tout à l’heure. Enfin, un morceau.
  • Hébé, il va plus vite que toi. Tu aurais dû prendre le bus, toi aussi.
  • Ça va pas, pour me taper les bouchons des quais.
  • Pas le bus, le bus en bateau, tu serais passé sous les ponts, tu aurais salué « La belle Garonne Et les jardins de Bordeaux »*
  • Qu’est-ce que tu racontes?
  • Hölderlin.
  • Quoi Hölderlin?
  • Un poète allemand qui a séjourné à Bordeaux; il venait comme précepteur des enfants d’un consul d’Allemagne; il espérait aussi rencontrer Napoléon…
  • Ah, oui, Napoléon comme le pont de pierre.
  • C’est exact.
  • Et il a dix sept arches, comme dans Napoléon Bonaparte.
  • Oui, enfin, c’est ce que l’on raconte. En réalité, quand les troupes de l’empereur, se rendant en Espagne, arrivent à Bordeaux, il n’y avait encore aucun pont. Ils durent traverser le fleuve en barque; et tu penses bien que ça prit du temps. Napoléon, ça lui plait pas; il ordonne aux bordelais la construction d’un pont. En Espagne, ils prennent la pâtée. A Bordeaux, y’a plus de sous pour construire le pont; il devait y avoir dix neuf arches; mais la Garonne, elle se laisse pas faire comme ça. On lui construit un pont avec dix sept arches de pierre; et le Napoléon, il a même pas pu y assister à l’inauguration, vu qu’il est déjà mort. Et Bordeaux, comme ça, s’est agrandie.
  • Comment ça?
  • Hébé, ils ont pris un grand morceau de la rive droite.
  • Et pour le pont Mitterrand, c’est lui qui l’a ordonné?
  • Non, le pont d’Arcins, c’est lui qui l’a  inauguré, et pour lui rendre hommage, plus tard, ce pont a été  baptisé le pont François Mitterrand.
  • Dis donc, c’est compliqué les ponts chez vous. Le grand pont levant, ouah, c’était beau, quand il s’est levé pour l’Hermione, et l’Hermione, aussi…heu, qu’est-ce que je disais? Ah, oui, c’est Chaban Delmas qui l’a inauguré?
  • Le pont BaBa? Non, pas du tout. Il a failli s’appeler Toussaint l’Ouverture…
  • Qui? Chaban Delmas?
  • Le pont; enfin, tout le monde était pas d’accord, y’en a qui disait on n’a qu’à l’appeler du nom de la rue qui le prolonge, Lucien Faure…
  • C’est qui encore cet illustre inconnu?
  • Ah, tiens, c’est pas bête, comme question; je sais pas, moi non plus. **Enfin, nous on préfère continuer à l’appeler Baba, de son premier nom.
  • C’est vrai on en reste baba, quand on le voit. Dis, c’est à cause de Toussaint l’Ouverture, du rhum, qu’on dit baba?
  • Non, d’abord, il s’appelait pont Bastide-Bacalan. Le rhum, c’est près de la gare, et de la passerelle Saint Jean. L' »entrée magique » de Bordeaux.
  • ?
  • François Mauriac.
  • Dis-donc, pourquoi on l’a pas appelée passerelle Mauriac?
  • La passerelle Gustave Eiffel*** est le premier pont de chemin de fer de Bordeaux.
  • Faudrait savoir: c’est Saint Jean ou Eiffel, son nom?
  • Eiffel; Eugénie a pris le premier train qui est passé dessus.
  • Eugénie, ta petite amie?
  • L’impératrice, la femme de Nap…dis-donc, comment ça se fait que tu connais Eugénie?
  • Ta copine, y’a longtemps…Et l’autre, la femme à Napoléon, elle aurait pu inaugurer le pont.
  • C’est pas la femme du premier, mais du troisième…Mais tu m’as pas dit comment tu la connaissais Eugénie?
  • J’ai oublié, c’est vieux, tout ça; depuis, beaucoup d’eau est  passée sous le pont Saint Jean, Mitterrand, Baba, Garonne, Aquitaine, Eiffel, t’as vu comme il est beau avec ses illuminations en forme de croix, heureusement qu’ils l’ont pas démoli…
  • T’es où là?
  • Hébé, sur Napoléon, enfin, sur le pont de pierre.
  • Quand même, c’est pas trop tôt. Moi, je suis à côté du lion de Stalingrad.
  • Je te vois.
  • Tu me vois?
  • Je suis en train…
  • T’as pris le train? Où ça?
  • J’ai pas pris le train! Je descends du tramway.
  • T’as pris le tramway? Et ta voiture?
  • Elle est sur le pont.
  • Ça va pas de laisser ta voiture sur le pont d’Aquitaine!
  • Sur le pont, chez un garagiste!
  • T’es en panne? Qu’est-ce qu’elle a ta bagnole?
  • Ben, je sais pas, figure-toi. Et le garagiste, non plus, vu qu’il fait le pont.

LION

* Extrait du Poème d’Hölderlin « Souvenirs » (Andenken) (1803 ou 1804)

**Lucien Faure : 1801- 1877, issu d’une famille protestante de Jonzac, associé d’une société bordelaise qui fait le commerce des vins, produits alimentaires et coloniaux, il réussit dans l’armement maritime.
Hormis sous le second empire, où il se retira pour ne pas prêter serment, il fut membre de la chambre de commerce.
Par ailleurs dévoué à des sociétés de bienfaisance et membre du consistoire protestant. (Lu dans l’ouvrage de Mme Descas )

***En 1860, Gustave Eiffel, alors jeune ingénieur de 27 ans, participait, pour la première fois,en tant que chef  chantier,  à la construction d’une passerelle franchissant la Garonne, pour permettre le passage des trains entre les deux rives.

Il sauva la vie d’un ouvrier en plongeant après lui dans le fleuve pour l’en sortir avant qu’il se noie.

 

 

Catégories : Agenda Ironique, CHRONIQUES BORDELAISES, Jeux d'écriture | 18 Commentaires

Fabrice

Ecrit pour   La cour de récré de JB chez jillbill

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Fabrice,

Le matin, déjeune de pain d’épice.FABRICE ANIME1706287702

A midi, fait cuire une saucisse.

A quatre heures, mange un petit suisse.

Ce soir, soupera d’une écrevisse,

Avant d’aller admirer le feu d’artifice.

 

Catégories : Jeux d'écriture, LES PRENOMS DU MERCREDI | 10 Commentaires

Crépin

Ecrit pour   La cour de récré de JB chez jillbill

jillbill0aaSpmI0EDcOpq4wDMt2hsm5T3oCrépinCREPIN

Petit, Crépin,

Collectionnait les pépins.

Ne vous méprenez point.

Il s’agit de ceux que l’on trouve dans le raisin.

Très habile de ses mains,

Il les collait grain à grain,

Sur du papier dessin.

Plus tard, il inventa le gros grain,

Bandes de tissu rayé fin,

Et en  ornait ses galurins.

 

 

 

Catégories : Jeux d'écriture, LES PRENOMS DU MERCREDI | 7 Commentaires

Quand le plaisir…

Ecrit pour miletune, Sujet semaine 16

ROBE

Vicente Romero Redondo – clic et clic 

LE MOT A PLACER EST : JAZZY

Quand le plaisir…

Elle l’a choisie, ou bien c’est la robe.

Peu importe ; elles se sont plu.

N’ont plus jamais voulu se quitter.

Ecoutez l’histoire funny- jazzy,

De ce couple à jamais réuni.

Tellement que Fanny,

La robe collée à la peau,

L’a cousue, recousue, décousue,

Sans jamais l’enlever.

Des heures entières à l’essayer,

Se mirer, s’admirer.

Elle, cette robe dont elle avait toujours rêvée,

La robe, habillant ce corps parfait, celui qu’elle avait toujours espéré.

 

Catégories : Jeux d'écriture, Miletune | 4 Commentaires

Rencontre platonique

Ecrit pourLOGO à vos plumeschez Arlette, avec les mots ci-dessous.

texte-du-4-avril-16 pour le 14 avril

Rencontre platonique

Elle marchait, songeuse,  train-train habituel.

Toujours ce même chemin, elle le connaissait par coeur.

Si bien, qu’elle ne vit pas l’obstacle, et ne put l’éviter.

Sous le choc, muette un instant, elle finit par se ressaisir. Rompant avec la monotonie de ses jours, quelque chose croisait sa route.

N’allez pas croire qu’elle s’ennuyait. Mais, tout de même, un peu de piquant, d’inattendu, n’étaient pas pour lui déplaire.

Miracle! Enfin, quelque chose arrivait, au-delà de ses espoirs. Elle tomba amoureuse.

Pas une de ces amourettes qui ne durent que ce que durent les vacances. Non, cette fois-ci, c’était sérieux.

D’instinct, elle sut.

Décida sur le champ que sa vie allait changer.

On allait voir ce que l’on allait voir. Elle irait n’importe où; surtout, elle irait loin.

Le destin, ou autre chose, ce clown lui souriait, lui faisait un clin d’oeil; elle le suivrait partout; les autres pourraient penser ce qu’ils voulaient.

Elle s’évanouit; la pancarte tomba sur elle. Sur l’affiche, on pouvait lire:

Bientôt, dans votre ville,

le Cirque Guérison;

Ne manquez pas

son spectacle de prestidigitation

unique au monde.

 

Catégories : A vos plumes, Jeux d'écriture | 2 Commentaires

Arlequin dans sa chambrette

 Ecrit pour le NID DES MOTS

Regardez le carnaval de l’Arlequin de Miro’ et écrivez :

CARNAVAL d'ARLEQUIN MIRO

Arlequin dans sa chambrette

Arlequin a fermé  boutique,

Dans sa chambrette,  s’est mis à rêver.

De Pierrot, point de plume,

Mais celles d’un oiseau tout bleu.

Où donc se cache Colombine,

Dont il se dit amoureux.

A gardé de son  masque,

Grandes et belles  moustaches.

Et s’emmêlant dans les pelotes,

Voici celles des chats tigrés.

Arlequin, entend-il sa musique,

Pour ce carnaval improvisé.

Est-ce  hasard ou destinée,

Cette Comedia del Arte hallucinée?

 

 

 

 

 

 

 

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Nuits et embrouilles

Ecrit pour BANIERE LES DEFIS de LA PLUME d'EVY,défi 55, thème « la brume »

Nuits et embrouilles

C’était un jour, du côté de Tartifume,

Je portais, je me souviens, un grand chapeau à plumes.

Là, sur le bitume,

Je vis se dessiner à la lueur d’une étrange lume,

La silhouette de l’homme en costume.

Voici, que du plus loin qu’il m’en souvienne,

Revint alors, le souvenir d’une coutume,

Pourquoi, fallait-il donc que ma mémoire l’exhume,

Cette folie, qui ne m’avait laissé qu’amertume,

Au ventre, une peau d’agrume,

Et ce sentiment, de n’être plus depuis, que misérable légume.

C’était un jour, du côté de Tartifume,

Avant que mes idées ne se déplument,

Que je ne goûte à tout ce qui enfume,

Et mon cerveau, désormais, s’emplisse de brume.

Catégories : Jeux d'écriture, La PLUME d'EVY | 3 Commentaires

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