LA LICORNE

Césure de césar non homologuée

Ecrit pour le jeu 55, proposé par
Pour le mois de mars, je vous propose  un tout nouveau jeu ! Ce mois-ci, vous allez devoir faire preuve d’inventivité tout en montrant un certain « sens de la rupture »…car il s’agira d’écrire un texte comprenant des « sauts à la ligne »à double sens…
Un exemple valant mieux qu’un long discours, voici quelques exemples
1)  Dans la vie, je suis ac(c)ro…
-bate et musicien.
2) Un poisson dans la mar(e)…
-mite, avec du bouillon, 
c’est vraiment bon !
3) C’est décidé, je par(s)
-ticipe à cette aventure.
Il s’agit donc, en fin de ligne de faire des « césures »
Votre texte devra comporter au moins 4 césures…surprenantes.
Le thème est libre.
Quant à la forme, je vous propose :
– soit un discours
– soit une interview
– soit une chanson
Histoire d’une pâquetterie, bien empaquetée, foi de pieds paquets
En ce mois foisonnant d’idées foldingues, à vous rendre dingo,  mois de mars, dit des fous et un vent à vous décoiffer le bonnet des habitudes, l’attitude martienne prend du zef dans les voiles.
Je voulus cueillir une pâquerette, intention mienne étant de l’effeuiller.
Ma main en suspens, j’entendis ces mots:
 » Monsieur le savant Jeussétou, permettez, avant que vous n’entrepreniez quoique ce soit d’indélicat à l’encontre de ma personne, que je vous enseigne ceci. Sachez que les fleurs ont une âme, des besoins, des envies, des sensations, un désir d’avenir, une liberté de vivre et d’être traitées comme bon leur semble. Il ne me grée pas à moi, simple fleur des champs de subir  l’humiliation d’être dénudée. »
Sitôt ces mots dits,  une bovidée langue gourmande l’avale tout crue
– ment l’historien.
Preuve en fut, la scène qui s’ensui(t)
– vit notre scientifique repousser l’assaillante.
 » Ouf! J’ai bien cru voir arriver l’heure de mon trépas. Finir dans l’estomac d’une ruminante, quelle horreur, j’en frissonne encore. »
 » Vous avez raison,  cette laitière frisonne est sans vergogne. »
Sauvée, la mignonne!
 » Meuh, qu’est-ce donc, on m’empêche de diner. Mon lait s’en retourne dans ma panse. »
La vachère: » Alors, monsieur, on me rapporte que vous empêchez ma bête de faire son travail. »
 » Madame, lait retourné fait bon fromage. « 
Un coup de bâton courroucé:  » Et vous en connaissez quelque chose au fromage, vous, Jeussétou et son contraire! »
« Meuh, bien envoyé ! »
Pétales bien écarquillées, Pâquerette n’en perd pas une goutte, son coeur se rend
– gorge étincelante, rivalisant avec l’astre du jour.
 » Ma bonne étoile, s’e(st)
– merveille, nous avons de la chance, s’en tirent à bon compte le scientifique et la narratrice Jacou, qui
pré(sse)
– sure les césures de césar non homologuées, pataugeant,  comme, dans la grande mare, quand
– canes, canetons s’y baignent, en jouant du croupion.
Extrait d’une interview  tirée par les cheveux, pour le journal « LA LICORNE »
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ESSAIS

Ecrit à partir de la proposition de lapour le

JEU 54 : Lipogramme en…U

Pour le mois qui vient, je vous propose d’écrire un lipogramme.

La lettre interdite sera la lettre U.

De plus, le titre du texte sera imposé…
vous le choisirez obligatoirement
parmi les titres suivants :
« L’idiot » « L’étranger » « Essais » « Les métamorphoses » « Le vieil homme et la mer » « Les misérables » « Les grandes espérances »
« Essais »
Divertissement oblige, impossible d’y échapper,
Le dictionnaire devint mon livre de chevet.
Apprendre sans repos ni répit
En français, les mots ainsi:
Pas l’intégralité, mais en sélectionner
Certains, ne comportant point la  voyelle proscrite,
Entre les consonnes T et V, coincée.
Imaginez donc le travail de titan,
Ce pari à moi-même imposant.
Posséder termes en nombre inimaginable,
Aligner et trier infinis vocables,
Les envoyer de mon encéphale à ma réflexion écrivaine
Mots de tête et en casse-tête,
Craindre la méningite,
Irritations des poils de ma boite crânienne.
Invention de paraphrases, métaphores,
Le moindre verbe, impossible à décliner en totales manières
Avec certaines personnes, ni s’adresser à ces dernières.
Écrire, poser interrogations, sibyllin jargon français,.
En méandres orbitales, transposé.
Craignant totales incompréhensions,
Clairvoyances malmenées,
Je clos cette diatribe,
Essai sinon transformé,
Tentative néanmoins expérimentée.
À Dame Licorne, rapport envoyé,
En ce dimanche ratatam*, en l’an 2020, mois de février.
* J’ai compté: am stram gram pic et pic et colégram, bour et bour et ratatam
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Amours riment avec le plus beau des jours.

Ecrit pour cette proposition de La Licorne, ce premier jour de l’an 20:

L’étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles,
L’infini roulé blanc de ta nuque à tes reins ;
La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
Et l’Homme saigné noir à ton flanc souverain.
Arthur Rimbaud .

Pour ce mois de janvier,
en prévision d’une année « haute en couleurs »,
je vous propose d’écrire un poème,
qui comportera entre quatre à seize vers
et dans lequel, à l’exemple de Rimbaud,
 vous insérerez, justement, quatre couleurs.
La deuxième contrainte sera d’utiliser,
comme lui, les quatre mots suivants :
 étoile, infini, mer, homme.
AMOURS RIMENT AVEC LE PLUS BEAU DES  JOURS
Emmêlés et nuageux, tes cheveux, un baiser fiévreux, y glisse.
Perçoit ton impatience, o’ mon ombrageuse amie.
Il est des jours de tendres pluies,  ta peau, endormie, me câline .
Écrin de sage passion ,aube de timides caresses, éclosion de  furtives embrassades.
Effleurer une courbe rosie ,mes yeux osent tout, ma main attendrie, ne le tente.
Instants promesses, liens dénoués, hommages à ta lumineuse beauté,
Vers toi, à jamais ma mie ,un jour déflorée, pensées et baisers rouge passion.
Favoris grisonnants, perruque blanc cassé, tenue du matin froissée, étoiles d’or, broderie délavée,
Satin élimé, de couleur puce, d’antan ,gris sale devenu.
Mon amour rauque, souffle et m’incline, au delà de  l’infinie éternité.
Du haut de ces escaliers familiers, te vénérer, chaque moment voudrait,
Un dernier regard énamouré,  confusions de sentiments,
Pantin d’homme désarticulé, d’amour, consumé,
Pensées englouties, houle sombre, mer inconnue, je me débats,
Chute fatale ai fait.
Adieu, mon amante de papier.
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Instructions pour rêver d’en rire

Ecrit sur une proposition de Jeu 52

Et si, ce mois-ci, nous partions un peu…
en déraison ?
Dans ce pays où tout est possible,
dans ce pays où le probable et le certain
n’ont plus cours…
et où la poésie côtoie sans cesse
le bizarre et le loufoque ?

Ce pays de « douce folie »,
c’est le pays de Julio Cortazar…

A votre tour, vous écrirez 
vos « Instructions pour…. »
ce que vous voulez…

Utilisation impérative…de l’impératif

…et fantaisie recommandée.
Envoi de vos textes
à undeuxtrois4@orange.fr
avant le 21 décembre 2019

Instruction pour rêver d’en rire

Installez-vous confortablement
Partez en nuage
Oubliez sur terre vos bagages
A grandes cuillerées, dégustez pains en  douce folie
Ouvrez grand vos bouches en oreilles
Planez en sourires
L’air en mélancolie transformée, fleur sage déboutonnez
N’ayez crainte de faner, sagesse envolée,
Coeur débordé, fêtez-vous en légèreté
Baillez à respirer  l’arôme nouveau,
Sentez vous bergamote et joli papillon
De branches en branches,  d’une envolée soyez liane,
Jungle des sentiments étouffés, décrochez ces instants cauchemars
Libre regardez-vous
Offrez-vous ce sourire enguirlandé de rires
Cadeau de vie, la vôtre, soyez comme vous êtes.
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LA LICORNE

JEU 41 : Nouvel hymne

Ce mois-ci, nous allons commémorer un peu partout le centenaire de l’armistice de 1918…
A cette occasion, il est très probable que nous entendrons résonner plus d’une fois, dans nos campagnes et ailleurs…notre célèbre « hymne national ».
Je vous propose donc, si vous en êtes d’accord, un thème légèrement sacrilège mais libérateur : Réécrire les paroles de la Marseillaise
Le thème de la nouvelle chanson est entièrement libre…la seule contrainte étant que les nouvelles paroles ne soient pas « guerrières »…et que, bien sûr, la mélodie soit respectée.
Un nuage m’a souri,
Timide mouillé,
Sur la pointe du gris
Chez moi, a pénétré.
D’une serviette jaunie,
Je l’ai tout essuyé.
Alors on s’est assis,
Dessus le canapé.
Comme il était midi,
Nous avons déjeuné
De vol au vent garnis,
Harengs tout enfumés
Oeufs enneigés,
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Fausser les cartes

Ecrit pour le jeu 35, MOTS NOUVEAUX  proposé par
Écrire un texte qui comprendra un maximum de « mots nouveaux« (c’est-à-dire nouvellement créés  par vous), et qu’on ne connaît pas encore…
mais dont on devine quand même, par le contexte, le sens profond (ou pas ! :-).
Pour commencer,vous placerez obligatoirement ces trois-là :contrefiture, tourtinade, musifolle…
 Quant au thème , il sera tout simple : « Racontez un rêve »
Cela peut être un rêve nocturne …ou un rêve de vie…Un vrai, un faux…

Fausser les cartes

Une araignée musifolle, par mon chant, attirée,
De  mes cheveux, quelques filassements s’empara.
Des cornades tressa,
Entre deux brancarches tendit.
Au son du luth, impromptuvisé,
Ma chantierson accompagna.
Abeilles et frelons, trompés par cet air au relent de contrefiture,
S’engluèrent, privésonniers.
Mon accompagnatrice, promptitudement,
Sitôt, en tourtinade, les consomma.
Attristée, mon chant, mélancolèrique,
Devint.
Derechef, nouveau piètementge,
La cruautelle arachnide, tissa.
En vain, attendit proies fadociles.
Mon chant, racontait la tristanstoire,
Aversetissant du danger.
.
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MADELEINE

Ecrit pour la licorneMa photo JEU 34 : Quittons la prose…
Voyage dans le temps, encore une fois, mais en sens inverse…dans les sables mouvants de la mémoire…et des années enfuies. Pour retrouver un peu de la saveur des jours passés, je vous propose le texte d’un auteur qui savait en parler mieux que personne….Nous allons nous pencher sur un des passages les plus célèbres de la littérature française, celui de la « petite madeleine » et puis, ô sacrilège, le transformer…Le transformer radicalement, puisqu’il s’agira d’en faire un poème…En vers rimés ou en vers libres, comme il vous plaira…du moment que cela nous emmène en poésie…le poème, lui, pourra être beaucoup plus court, bien sûr…Vous pouvez ne garder que l’essentiel…l’important étant que l’on reconnaisse le propos…et que le sens global soit préservé.Vous pouvez aussi prendre le texte comme « point de départ »et y ajouter des éléments personnels ou pourquoi pas, une suite…sans oublier la possibilité de le revisiter totalement(transposition dans un autre contexte,autres personnages, autre époque ou autres aliments…). Tout est possible…vous l’aurez compris,à partir de ces deux pôles obligatoires :« Texte de la petite Madeleine » + « Poésie »
MADELEINE
  Madeleine, elle s’en fut
Madeleine, la voici revenue.
Ce temps, oublié,
Son corps, ses formes admirés.
De ma mémoire passée,
Le voici ressurgi,
Et saveur alanguie,
De ce petit biscuit,
A nouveau m’emplit.
Instants furtifs,
J’eus pu les croire perdus,
Discrets, s’imposent,
Et mon âme troublée,
Les recueille, apaisée.
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Quand les poules auront des dents ?

Écrit pour le JEU 32 : Lieux, objets et expressions, proposé par  La Licorne Ma photo

Passer dans les trois lieux suivants :une salle de bains, un parc, un café
Faire allusion à trois objets: une clé, une statue et… un portrait d’Arthur Rimbaud, objets réels, et pas seulement les mots qui doivent être évoqués dans le texte…
Placer les trois expressions suivantes :décrocher la lune,  être réglé comme du papier à musique, quand  les poules auront des dents.

Quand les poules auront des dents ?

Il était une fois un bois,
Dans ce bois une clôture,
A cette clôture, accrochés tubes de dentifrice et brosses à dents.
Brosses à dents, pour quoi faire ?
Faire croire que ce  dicton « Quand les poules auront des dents »,
Était réglé comme du papier à musique ?
Musique sinistre de ce bois, encombré de vestiges,
Vestiges d’humains,
Humains sans papiers, sans visages ?
Au mur de mon salon, Arthur Rimbaud juvénile et regard inquiet écoute mes pensées.
Je ne suis ni voyant, ni lecteur de marc de café, me révèle-t-il.
Café que songeuse, tourmentée de ces visions,
Je tourne, et retourne, dans ma salle de bains, musique automatique de la petite cuiller,
Mon breuvage est froid, l’eau déborde de la baignoire.
On sonne à la porte, on tambourine à la porte.
Porte secouée, enfoncée, je n’ai pas eu le temps de tourner la clé dans la serrure.
Un inconnu vocifère.
Vocifère, me bouscule, arrête le robinet,
Robinet d’eau et de ses paroles,
Me tend un peignoir, je suis nue,
Pose ma tasse sur l’évier,
Éclate de rire.
 » Je suis sculpteur; accepteriez-vous de poser pour moi ? »
 » A qui appartiennent ces brosses à dents ?  m’entends-je lui répondre.
 » C’est une longue histoire. » répond-il, une lueur triste au fond des yeux.
 » Venez chez moi, je vous raconterai…
« Il était une fois…
Alors je comprends, je vois cette jungle, cette vie d’errance et de pourchassés, de froid, d’humiliations, de privations mutilantes.
Pourtant, il me dit sa joie, ses belles rencontres, qu’il croit qu’un jour ou l’autre on arrive à décrocher la lune,
Même dans notre monde d’indifférences, de vérités toutes faites, de désinformations.
Nous sommes dans son atelier, bric à brac d’objets de tous les jours,
Je l’écoute, il me parle,
Je l’entends, il me comprend.
Il raconte et dessine sa vie d’avant,
Un parc, des oiseaux, une statue,
Ma statue, moi qui contemple ce semblant de vie en dignité.
Cette photo fait partie d’une exposition de photos, prêtée par la Cimade, dans le cadre de  la Semaine des Solidarités en 2017.
( D’autres photos témoignages des conditions de vie des migrants sont visibles  à l’article Inhospitalité, paru sur mon blog)
 
 
 
 
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Fatalité saisonnière

Ecrit pour le JEU 29 : Haïkus d’automne, proposé par la Licorne
Dans quelques jours…
ou dans quelques semaines…l’automne sera là.
L’automne et ses couleurs, l’automne et ses senteurs,
l’automne et ses saveurs…
Saison magique, à la fois lumineuse et sombre,
joyeuse et nostalgique…
 
Pour le célébrer, je vous propose
de vous consacrer à l’écriture d’un haïkud’automne.
 
Le défi sera de nous faire ressentir vos impressions,
vos sensations ou vos éblouissements
en trois vers…
de respectivement 5, 7 et 5 syllabes.
Fatalité saisonnière
Jardins délavés
Nature  désenchantée
Automne fâcheux.
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Va chez la voisine, je crois qu’elle y est…

Ecrit pour le JEU 28, proposé par la Licorne Ma photo

Lettre proverbiale

Ce mois-ci, très chers , je vous propose de choisir une personne ou un personnage connu, (vivant ou mort, réel ou imaginaire) et de lui écrire une lettre
Oui, une vraie lettre…pas de SMS, ni de message électronique écrit à la va-vite le midi entre deux rendez-vous…
une vraie lettre « à l’ancienne »…avec en-tête, formules de politesse et tout le tralala…
Et dans cette lettre, vous veillerez aussi à insérer plusieurs proverbes(français de préférence…mais pas forcément… :-), la sagesse des autres pays
ne pouvant que nous être profitable aussi…)
une réponse à une lettre « Des quatre saisons d’Arcimboldo, inspiré », écrite pour l’atelier COPIE DOUBLE, intitulé FRUITS ET LÉGUMES

Va chez la voisine, je crois qu’elle y est

Monsieur de Melon
                                    Je m’empresse, de répondre, comme vous ne manquerez pas de le noter, au pied de la lettre que je viens de recevoir.
Aux fins de vous convaincre, que, contrairement à ce que vous supputez, je ne la jetterai pas aux orties. Par ailleurs,telles herbes ne défigurent pas mon jardin,  mon fidèle jardinier   s’acquittant, fort bien, d’une tâche,  séparant le bon grain de l’ivraie.
Je vous prierai,  mes plates-bandes, ne plus les piétiner, celles-ci commençant à montrer piètre état, dû à votre  déplorable négligence . Ne vous récriez pas, puisque vous reconnaissez avoir fait le pied de grue, en moultes occasions,  sous mes fenêtres.Toutefois,  faute avouée, à moitié pardonnée, j’en conviens, mais je ne suis pas sûre d’oublier ce sacrilège.
Sachez monsieur, que ce qui est pris, n’est pas à prendre. Je ne serai jamais votre »tendre chou »; appelons un chat, un chat, voulez-vous. Il se trouve que mariée pour le meilleur et pour le pire, je me trouve  fort aise de constater avoir  trouvé chaussure à mon pied.
Monsieur, je ne saurais trop vous encourager à faire contre mauvaise fortune bon coeur, sachant  que une de perdue, dix de retrouvée…alors, de grâce, cher monsieur,  dorénavant, cessez de m’importuner.Quoique vous puissiez encore tenter, sachez que mes cinq à sept ne vous seront jamais réservés; courez, plutôt, conter fleurette sous d’autres cieux, vous y trouverez, j’en suis certaine, l’herbe plus verte et, l’occasion faisant le larron, maintes circonstances à déclamer  charmantes bluettes, cueillant peut-être une rose, n’ayant point encore perdu sa vesprée.
Recevez Monsieur, avec mes salutations, mon profond désir de ne plus vous entendre soupirer entre chien et loup.
Madame Jasselyne de Gazouilly Célestas
 
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