Défi du 20

Défi du 20 mai 2020

Écrit pour  le Défi du 20 mai,  proposé par Soène deux mots en « d » : dent de lion et dîner
(attention, petit piège, à Lyon, on ne dîne pas quand les autres dînent,
tout le monde peuvent pas y savoir !)

 

  • On mange quoi, à midi ?
  • Des clopinettes.
  • Encore !
  • T’as qu’à aller faire les courses.
  • T’as vu le temps! Faire la queue sous la pluie; de quoi attraper la mort
  • T’as pas à t’inquiéter. Le virus ne résiste pas à un bon lavage. Tu risques rien.
  • Vas-y toi.
  • Ah non, moi il faut que je cueille les clopinettes. Avec toute cette pluie, elles vont toutes moisir.
  • M’attends pas pour diner. J’ai pas envie de m’empoisonner.
  • Tu as si peur que ça ! Au moins si tu mangeais les pissenlits par la racine, tu ne mourrais plus de faim.
  • Des dents de lion ! Ça nous changera.
  • J’ai tout un zoo, gueules de loup, herbe à chat, queues de lièvre, oreilles de  lapin, ophrys abeilles, pieds d’alouettes, crêtes de coq, prunes à cochon mais pas de dents de lion.
  • Y’en a chez la voisine. Elle sera contente que je l’en débarrasse.
  • Mets un masque; le bleu, il va bien avec tes yeux .Il est sec. N’oublie pas l’attestation .
  • C’est vrai; je vais cocher quelle case ?
  • Ah, oui , t’as raison. Rajoutes-en une : aider son prochain.
  •  Avec des croutons aillés, des oeufs et des lardons, on va se régaler au diner !
  •  Il n’es pas interdit de rêver…

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Défi du 20 avril 2020

Écrit pour

Passiflore en charge de la lettre C, a choisi  Ciel et confinement

 

Y a-t-il vraiment de quoi en faire un plat ?

– Antoine !

– Quoi encore ?

– Tu as encore mangé mes restes! Le confit, ne mens pas, je sais que c’est toi !

– Mais maman !

– Y’a pas de maman qui tienne ! Et arrête de lever les yeux au ciel quand je te parle ! Qu’est-ce que je vais y mettre, moi, dans mon hachis Parmentier ?!?

– Mais maman !

  • Tu m’agaces, tiens ! File et range ta chambre !
  • Mais maman !
  • File, je te dis ! Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu*, pour avoir un fils comme ça !!!! Et arrête de hausser les épaules.

*L’expression « Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu » s’accompagnant généralement du geste de deux bras levés vers le ciel.

Voici un poème, qui me semble correspondre au sens des deux mots proposés:

Le ciel est, par-dessus…

Paul Verlaine

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine, Sagesse (1881)

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Défi du 20 mars

Écrit pour le défi du 20 mars 2020, et la proposition de Florence

 Jouer avec les mots BROUETTE et BEAUTE.

Belle trouvaille

Il était une brouette, qui dans une vitrine, s’ennuyait.

De longs mois, déjà avaient passé,

Sans que rien n’ait changé.

 » Bientôt, je serai toute rouillée,

Plus personne, de moi, ne voudra. »

Hélas, c’est ce qui arriva.

 » Si au moins, j’étais soldée,

Quelqu’un m’emporterait. »

Hélas, jamais cela n’arriva.

Dans une vitrine, à s’ennuyer, continuait;

De longues années passaient.

 » Ma carcasse est toute trouée.

Pourvu que je ne sois pas jetée. »

Hélas, c’est ce qui arriva.

Sur un tas de gravats, on la jeta.

Des enfants qui, passaient par là,

Sur le tas grimpèrent.

De la brouette, s’emparèrent.

La firent rouler, coururent avec elle.

Sitôt, elle se sentit pousser des ailes.

Quel magnifique jouet, n’avaient-ils pas trouvé ?

De rentrer à la maison, il fut temps.

Et leur journée,  la raconter aux parents.

 » À quelqu’un, elle doit bien appartenir » dit maman;

 » On l’a trouvée, elle était abandonnée. »

Avec papa, nous partîmes la chercher.

 » Un peu rouillée, mais elle fera l’affaire. »

On l’amena dans notre maison.

On la peignit jaune citron.

D’abord, les trous, on boucha,

Puis on la ponça.

Aujourd’hui, notre jardin, décore.

Ou bien sert  de transport

Pour notre chat Beauté.

 

 

 

 

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DEFI du 20 FEVRIER 2020

Pour la nouvelle formule du défi du 20, proposée par Antiblus

Chacun d’entre nous, mensuellement, à tour de rôle, proposera deux mots (ou expressions ) qu’il aime bien mais sans forcement de rapport l’un avec l’autre : un concret et un abstrait.
Et, le 20 du mois, chaque participant commentera comme il le souhaite avec un texte de 5 à 10 lignes maximum pour chaque mot et si possible une photo illustrant le mot en question.

Et si on peut tricoter les deux mots ensemble, ce sera encore mieux: un défi dans le défi ! !

Cela peut être l’occasion de se raconter (anecdotes) ou d’en donner une définition personnelle ou de monter de joyeux délires…

Pas de limites et de la fantaisie avant tout !

Pour corser la chose, nous allons respecter l’ordre alphabétique (deux mots commençant par « A » donc pour février, « B » pour mars etc …)
Chaque volontaire s’inscrira pour le mois suivant (comme dans l’ancien défi…)

Je me lance donc pour le 20 février, je vous propose: Artichaut et Amour défendu

Être un  artichaut à Vérone

Je l’aime un peu, beaucoup, à la folie, pas du t…

  • Mange,  ça va être froid.

J’ai un secret; j’aime pas l’artichaut, cuit; alors je m’invente une histoire de Roméo. Moi c’est Juliette, et pour faire passer ce goût peu ragoutant, j’effeuille lentement ce gros bourgeon, arrachant du bout des dents un lambeau de chair gris-vert, alors que je rêve de croquer à belles dents un autre bourgeon, bien vert et bien fr…

– T’as vu tout ce que tu gaspilles ! Pense aux petits enfants qui n’ont rien à manger.

Moi, je pense rien du tout. Enfin, si, je pense au fils des voisins. Je pense aux cerises bien mûres et juteuses, au goût sucré de mes lèvres, que je lèche…burk,  l’artichaut bouilli.

– Dis maman. Pourquoi, on les mangerait pas crus.

– Manger cru, quoi ?

– Ben, les artichauts.

– Ça me fait mal aux dents.

– Mal de dents, mal d’amour. Moi j’adore l’artichaut cru, À la croque au sel, avec des tartines beurrées.

Et puis  Roméo beurrerait mes tartines, je tartinerais les siennes. On effeuillerait tour à tour, ensemble…

  • En attendant, mange, bon sang ! La prochaine fois, je me le ferai cuire; toi, tu l’auras cru. Si y’a que ça pour te faire plaisir.

Roméo, mon bel artichaut, je te croquerai tout cru,  sur tartines beurrées. Tu me croqueras toute crue, il me croquera, nous nous croquerons, tout cr…

  • Vas voir qui sonne. Si c’est pour le loyer, n’ouvre pas. Je peux pas payer.

Par le judas, je vois que ce n’est pas le loyer. C’est le fils du voisin !!!! J’ouvre.

  • Fous le camp, et dis à ton père qu’on a pas l’argent. Tu comprends ça ? Pas d’flouse, pas d’pèse, pas d’artiche…
  • Mais si maman, même qu’on vient d’en manger.
  • Tais toi, espèce d’idiote ! Je t’avais dit de pas l’ouvrir !
  • Mais, c’était pas le prop…
  • Ah, non, et c’est qui alors ? Roméo, peut-être ?
  • Oui, madame, je suis Roméo. Et je voulais demander à votre fille si elle voulait…
  • Voulait, rien du tout! Juliette, va dans ta chambre. Jamais ma fille ne sortira avec le fils de ce proprio de m…Tu m’entends! Jamais !

Enfermée dans ma chambre, je pleurais toutes les larmes de mon coeur, m’endormis, Je rêvais…je sautais du balcon; tombais dans les bras de  Roméo, on courait dans la campagne, traversant des champs fleuris à perte de vue. nous ne faisions plus qu’un.

Une fleur bleue dans un coeur…d’artichaut

 

 

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Souvenez vous, souvenez moi…

Ecrit pour le Défi du 20 janvier 2020  mené par Dame Uraniequi a choisi pour thème :

On dit qu’il vaut mieux avoir plus d’espérance dans l’avenir que de souvenirs passés, mais la question sera : « Quel est votre plus vieux souvenir ? Bon ou mauvais, celui dont il vous reste des images, il vous a tellement marqué, racontez… »

 

S i tant est que je me souvienne,

O ù, à ma mémoire, moult souvenirs affluent,

U n seul, je dois choisir.

V oici,

E t, de Dame susnommée,   précédent défi ,

N ovembre,  an 2019, jour 20

I nspiration venue

Ronronnant et apaisé, le souvenir de mon premier chat Mitsou.

 

Nous allâmes chercher un chaton ,chez ma maîtresse de CP, celle qui m’avait appris à lire ch, ch-a, chat, miaou, gr-i gri, griffes, m-ou mou,moustaches, r-on, ron, ronron, c-a ca, caresses, d-ou doux, bref, j’ai choisi  M-i mi, Mitsou.

Banal, me direz-vous. Jeux, rigolades, enchantement, bêtises…

Un jour, voulant le caresser, celui-ci me laboura le crâne de ses griffes. J’eus la présence d’esprit de me protéger le visage. Sanguinolente, choquée, je ne perdis pas confiance en mon chat. Nous découvrîmes une blessure. Sans le vouloir, je l’avais touchée; d’où cette réaction agressive.

Pendant les vacances, nous partîmes, confiant la garde de mon compagnon préféré à la dame (d-a da, dame) qui me l’avait donné.

Au retour, celle-ci nous apprit, navrée(n-a na…moins que moi), que Mitsou avait disparu. Terrible chagrin.

Il réapparut. Ma joie fut de courte durée. Mon compagnon avait la gale. Il fallut le faire euthanasier. Cela se passa pendant que j’étais à l’école.

Le vétérinaire vint chez nous.

« Il a couru dans tout  l’appartement, la seringue piquée droite dans son dos. »

Oraison funèbre, du moins je l’entendis ainsi.

 

 

Et pour bien commencer l’année, les quatre saisons de mon chat préféré.

 

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Défi du 20 janvier 2019, en La Forêt d’Art Contemporain

Écrit pour le défi du 20 janvier 2019, proposé par Soène

Ce sera mon 66e Défi ! Comme le temps passe… Après avoir dressé la liste de tous les Défis auxquels j’ai participé depuis août 2013, je vous donne

« carte blanche »
dans le sens de l’expression apparue dès 1451, de « libre initiative » !

@ vos plumes
Ce Défi « libre » inédit (!) vous permet d’imaginer tous les possibles…
il n’est pas interdit de reproduire un billet que vous aviez adoré écrire…

 

En ce 20 janvier 2019, défi extraordinaire, je vous invite, grâce à l’émission dominicale de FR3 Nouvelle Aquitaine, Cap Sud Ouest, à découvrir

La Forêt d’Art Contemporain

« Incroyable musée à ciel ouvert au cœur de la Forêt des Landes! Lancée après la terrible tempête de 2009, la Foret d’Art Contemporain propose plus de 20 œuvres à travers l’ensemble du massif forestier du Parc Naturel des Landes de Gascogne. Portée par les acteurs locaux, cette initiative est un formidable exemple de l’art comme possibilité de rencontres, d’échanges et d’émotions. La preuve que l’art contemporain n’est pas réservé aux urbains des grandes métropoles. »

Dans l’ordre Hello Apollo (Martine Julié)

Lit Transcendantal (Claire Roudenko-Bertin)

La Portée (Marie Denis)

Une rencontre, le métis, le même et l’autre (Bruno Peinado)

Le Sauveté de Garbachet (Christophe Doucet)

Aux impétueuses manœuvres de l’imprévu (Alain Domagala) .

 

 

 

 

 

 

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Des histoires de châteaux en Espagne et les autres…

Ecrit pour le défi du 20 décembre 2018, proposé par Passiflore

Je ne vous propose pas le mot Noël ni la couleur Or mais tout simplement le mot CHÂTEAU! Qu’évoque t-il pour vous?

Des châteaux en Espagne et les autres..

Dieu, un jour, décida,

Belles demeures en France, distribuer.

Se munit d’un grand sac,

Moult châteaux, y plaça.

Au gré des vents, deci delà, quelques uns, parsema.

Mais voici que, patatras,

Le sac craqua.

Sans doute, quelque tourelle, ou clocher pointu,

La toile déchira.

Tous les châteaux, restant à distribuer

Par la fente s’échappèrent,

Et sur le territoire périgourdin s’implantèrent.

Par ma foi, s’y complurent,

Y rester, décidant.

C’est ainsi, qu’à ce jour, en ce département,

Dordogne, nommé,

On peut mille et un châteaux.

Compter et admirer.

Qui l’eut cru, avant de l’avoir bu, le château…

Si, par un des départements voisins, passez,

Que l’on nomme Gironde,

Au détour d’un chemin,

Mention « château » lirez

Si, cette indication suivez,

Parfois ,grande, voire modeste bâtisse rencontrerez,

Ou somptueux châteaux, dénicherez.

A perte de vue, entourés,

De vignes, rangées,

A l’assaut d’un vallon, grimpant,

Une plaine vaste, sillonnant.

Un plateau, quadrillant.

En Pays Bordelais,

Parcourez

Graves, Sauternais

Côtes de Bourg, Blayais

Entre Deux Mers,

Médoc viticole.

Avec des raisins, sur le domaine, récoltés, et vinifiés,

Pour un vin, produit uniquement sur la propriété,

Quelle que soit son importance

 Plus de  neuf mille,

Ont droit de s’appeler château.

Un château peut en cacher un autre*

Venue  de son Allemagne natale,

En France, désormais habitante,

 D’une charmante bourgade,

D’y faire une balade, eut le désir.

De ses enfants, accompagnée.

Leur  attention, par un  panneau « château », fut attirée.

Sitôt, d’aller le découvrir, décidèrent.

Suivirent les indications,

Et quelle ne fut pas leur étonnement,

Devant eux se dressait

Un château d’eau.

* Anecdote vécue et racontée par ma professeure d’allemand.

Sur cette commune existe un autre château, , celui du baron Haussmann, mais propriété privée, il n’existe aucun panneau l’indiquant. La tour aperçue en arrière-plan est le sommet d’un…château d’eau.

 

Et pour bien finir cette année,  je vous souhaite un Noël enchanté avec ou sans…

À toutes et à tous,

 

 

 

 

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Le cauchemar du chef d’orchestre

 

Ecrit pour le défi du 20 juin 2018, proposé par Mamylor

En Juin à Moi de « lancer le défi » : « M U S I Q U E  « .. Et que chacun se mette à chanter,  que les orchestres se mettent à Jouer, que nos mémoires se mettent à rêver… tout pour la MUSIQUE ….. Mettez-vous des boules « qui-est-ce » pour vous protéger du bruit

musicienMaurice Baquet

ou battez-vous la mesure avec le pied, tapez-vous dans les mains au rythme des instruments ou de la voix,  ça danse, ça chante, ça écoute…  MUSIQUE !!!

(Hans Schliessmann -Gustav Mahler)

 

Le cauchemar du chef d’orchestre*

  • Et grrrrratte, grrrrrratte surrrrr ta Mandoline, mon petit Bambino.

  • Dalida, ce n’est pas encore ton tour. C’est à Marilyn, avec son Ukulélé. Qu’est-ce qu’elle fiche ?

  • En rrrretarrrd, comme d’habitude.

  • Bon, à toi, le Saxophoniste. Qui êtes-vous ? Où est passé Joé ?

  • Je le remplace.

  • Nom d’un pipe, c’est quoi ça?

  • Un violon d’Ingres, monsieur.

  • On avait dit un piano à Queue !!!!

  • Je, j’ai dû le vendre monsieur.

  •  Vous me jouez du  pipeau, là !?!

  • Je ne sais pas jouer du pip…

  • Marilyn ! Où est ton Ukulélé ?

  • Va le chercher ! Et tambour battant !

  • Quoi encore ? T’as retrouvé ton piano ?

  • Monsieur, je ne sais pas jouer du pipeau.

  • …?

  • Mais je joue très bien de l’Epinette.

Symphonie tragique « Seigneur ! j’ai oublié la corne d’automobile ! Maintenant je peux encore écrire une symphonie ! NB : on peut rattacher à cette caricature de Mahler l’anecdote ultérieure suivante : Pendant les répétitions de la 8e à Vienne avec le Singverein, il arriva un jour qu’une automobile passe sous les fenêtres de la salle en cornant particulièrement fort. Mahler interrompt la répétition et lance aux choristes : « Vous avez certainement lu que j’utilisais des trompes d’automobiles dans mes symphonies. Eh bien ! en voici un exemple ! ». (http://geva.overblog.com/2014/08/mahler-chef-de-choeur.html)

 

 

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Défi du 20 avril 2018

Ecrit pour le défi du 20 avril 2018, proposé par Dame Uranie

« Coups de Gueule » tout ce qui vous agace, vous énerve, vous fait sortir de vos gonds, sur tous les sujets.

Tout est bien, qui finit bien

Agacée, énervée,

Grincent les gonds,

Grimacent les portes,

Dégondées, les cheminées,

La gondole, ai raté.

Dépitée, je reste sur le quai,

Hors de moi et d’haleine.

De mon séjour, avais tant espéré,

Avec Casanova, rendez-vous, ai obtenu.

Tout est fichu.

Ce cavaleur, c’est bien connu,

Ne m’attendra plus.

Cliques et claques, je retrousse,

Chaussures  foutues,

Jupon  décousu,

Fierté, bien mal fichue.

Voilà qu’il se met à pleuvoir,

Mes friselis en dégoulinent

Mon maquillage en a  fondu.

M’interpelle un passant,

Partager son ombrelle, me proposant.

Alors là, je n’en peux plus,

Je le traite de malotru,

Coups de pied et coup de gueule.

L’inconnu se rapproche:

« Mais mademoiselle, quelle ingrate, vous faites,

Épargner votre beauté,

Et des affres du temps, l’en protéger,

Seulement voulais. »

« Et en plus, vieux barbon, tu m’insultes. »

Et le pousse rudement.

Le voilà,  dans le canal, tombant.

Oh! Mon dieu, qu’ai-je fait !

A mon tour, secours, lui porter.

Son ombrelle, lui tends,

La saisit volontiers,

Et remonte tout trempé.

Son bel habit délavé.

Son masque, dans le canal, tombé.

Mon Casanova, reconnais.

Dans mes bras, dans les siens,

Tous les deux, en riant, nous réchauffons.

A la fin, tout trempés,

Mais heureux de cette aventure,

Nous en amusons.

Finis, coups de gueule, déceptions,

Et horions.

 La soirée, terminons

Soupirants et tendres baisers,

En gondole,  sur le Grand Canal !

J’ai écrit ceci, il y a quelques temps, déjà, ne désirant pas raconter mes réels « coups de gueule », qui pourraient prêter à polémique.

Mais vendredi 6 avril 2018, un évènement, qui ne me laisse pas indifférente: la disparition de Jacques Higelin.

Peu de paroles, si peu d’hommages*, ce samedi matin 7 avril, retransmission d’une émission télévisée « Thé ou café » vers 9h 50,

à contrario de tout ce que nous avons pu voir, lire, entendre, et ce n’est pas fini…quand a disparu un certain JP.SMET, qualifié de « héros »????!!!!!!

Deux poids, deux mesures…Higelin le poète généreux, bien sûr dangereusement iconoclaste et dérangeant aux  yeux de certains…

Est-il plus conforme, de voir et d’entendre, d’assister aujourd’hui encore, à ces déballages malsains, immoraux, pour un héritage, des millions ou milliards, surtout quand on sait que de par le monde entier, vivent des humains, sans toit, sans sécurité, malades, emprisonnés, torturés, fuyant leur pays, chômeurs, victimes de ces profits criminels de multinationales, d’actionnaires, du non respect de l’écologie, de laboratoires pharmaceutiques, de préjugés religieux ou prétendument religieux, de sexisme, des ventes d’armes légales ou illégales, de trafic d’hommes, femmes et enfants réduits à l’esclavage, de travail forcé…j’ai dû en oublier, par exemple,  ces personnes, en fin de vie, maltraitées, délaissées, ignorées, réduites à l’état de déchets inutiles, dont on oublie qu’un jour elles ont participé à la vie et à la construction de la société…

 

*Une blogueuse La Licorne a  écrit un poème magnifique et bouleversant, Tu pars, tu pars…c’est  ici

 

 

 

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Défi du 20 mars 2018

Ecrit pour le défi proposé par Passiflore

Le mot NOIR

Liste noire

C’était un de ces matins,

Où, avec des idées noires,

Vous vous réveillez.

Une nuit blanche, vous avez passé

Et des  moutons, les  compter, tenté,

Sur l’écran noir, de vos pensées.

Défilaient trop de  nuages noirs,

Noir corbeau.

Un  rendez-vous important, ce jourd’hui, avez.

Votre  petite robe noire, partout cherchez.

Las, nulle part, ne la trouvez.

Votre sempiternelle tenue passe-partout, enfilez.

Amer et sans sucre,

En vitesse un petit noir, avalez.

Jusqu’au métro, vous vous hâtez.

Comme d’habitude, les couloirs,

De monde, sont noirs

Bousculade, un regard noir,

On vous lance.

La pub, pour un roman de Série Noire,

Titre: La Tulipe Noire,

Pas le temps d’apercevoir.

Pour  l’entretien d’embauche, arrivée.

Vos lunettes noires vont faire mauvais effet.

Mais comment,  cet oeil au beurre noir, dissimuler.

Vous maquiller, n’avez eu le temps.

Sur votre lieu de travail, méchant « cocard » récolté.

Travail au noir, c’est tout ce que vous aviez trouvé.

Car, bientôt, à l’encre rouge,

Votre nom, le banquier aurait souligné.

Assez de broyer du noir,

De ces nuits de cauchemars,

Votre bête noire,  devenues,

Où, sans fin,  dans des trous noirs, vous tombez.

Dans le réduit, cabinet noir, où vous patientez,

Ne pas attendre, décidez.

Dehors, plein soleil, une pub pour bains de boues noires.

 Tenter, vous vous laissez.

En Roumanie, partir  travailler, on vous propose.

À deux pas du beau Danube bleu, de son delta verdoyant.

Où l’or noir,  des miracles accomplissant

N’est pas du pétrole, mais une terre noirâtre

 Au  bord de la Mer Noire.

 

 

 

 

 


 


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