Défi du 20

Mettre des bâtons dans les roues

Ecrit pour le défi du 20 octobre, proposé par Passiflore

En Octobre c’est moi qui vous propose le thème:!

Ce sera le mot BICYCLETTE

une histoire de…

un souvenir de…

des photos de….

Mettre des bâtons dans les roues

 » Cet enfant ne marchera jamais. » s’inquiétait ma mère Ismérie, comtesse de Sivrac.

Nous étions en 1787. Je gazouillais de façon fort intéressante, avais délaissé mon pouce et les seins de ma nourrice. Mais voilà, pas du tout pressé d’imiter ces drôles d’animaux perchés sur deux pattes, je  leur préférais la compagnie des quatre pattes. Mon père crut bon de me poser sur Atalante. Nous fîmes un tour de manège. Triomphant, je déclarais « Je sais y faire » ou quelque chose d’approchant. Mède, mon père s’exclama: »Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ! » Il s’enferma dans son atelier; nous entendîmes, des semaines durant, raboter, scier,  clouer. Mon père, malgré les remontrances de ma mère »  Mède, mon cher, vous ne vous êtes pas encore changé pour le diner, toute cette sciure, c’est d’un inconvenant ! Que va-t-on penser de nous ? »

Mon père souriait » Ismérie, très chère, soyez patiente. Vous ne le regretterez pas. »

Ma mère soupirait, d’un air fataliste; recommençait à chaque dîner, craignant que tout ceci ne ternisse sa réputation.

Nous étions en 1790. Exactement le jour de mes cinq ans. La veille, mon père avait dit à ma mère: » Demain, je vous réserve une surprise. » sans se soucier de l’air ombrageux pris par ma mère.

Au salon, ducs, duchesses, comtes et comtesses du voisinage caquetaient avec entrain. »Ma chère, votre petit Césaire a fait bien des progrès. Que dit-il ? Oui, je sais, mon petit, tu t’appelles Césaire. » « Je sais y faire » insistais-je. « Mais oui, dit ma mère, nous le savons. Rosalie, occupez-vous de Césaire. Cet enfant m’épuise. »

Apparut mon père, poussant un cheval. Les conversations s’arrêtèrent. Ma mère s’éventa de plus belle. Une voix s’écria:  » Comte, que nous avez-vous donc inventé, cette fois-ci. Quelle est cette chose ? »

 » Un célérifère. » répondit-il fièrement.  » Je sais l’y faire. » dis-je, me précipitant sur la chose. Mon père me posa sur l’engin, me poussa.  » Je sais l’y faire » répétais-je. Il me lâcha, et j’avançais sous les applaudissements et les acclamations de l’assistance.

 

Mon père, le comte Mède de Sivrac avait inventé  le CÉLÉRIFÈRE*, ou « machine à courir », roulant grâce aux mouvements de jambes, en ligne droite car il n’avait pas de système de direction. Le célérifère,   devint VÉLOCIFÈRE, et m’aventurant dans le parc, je vis foncer sur moi, montée sur son vélocifère, la plus merveilleuse des vélocipèdes, toutes voiles au vent. J’en oubliais de m’arrêter. Nous nous percutâmes. Aucune conséquence fâcheuse due au choc, si ce n’est, sur le champ, je tombais amoureux.

 

* Dans les années 1890, le journaliste Louis Baudry de Saunier affirme qu’un Français, le comte de Sivrac, a inventé en 1790 (donc vingt-huit ans avant la draisienne) le célérifère sorte de « véhicule tout à fait rudimentaire, constitué par deux roues en bois, réunies, dans leur sens radial, par une traverse, également en bois, servant de selle »Son histoire prend place dans un contexte d’inimitié forte entre la France et l’Allemagne, suite à la guerre de 1870. Le canular est dénoncé dans la seconde moitié du XXe siècle. (http://cnum.cnam.fr/expo_virtuelle/velo/celerifere.html)

 

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Le livre, ce roman

 Ecrit pour le défi du 20 août chez Vonnette
« lecture« 

Vous aimez quoi comme genre ?

Votre auteur préféré ?

Romans fleurs bleues, action, policier, science fiction, horreur, livres d’enfants.

Quel est votre livre du moment ? racontez !  

Trouvé chez Mamylor

Le livre, ce roman

Bon, je commence bien, avec un livre, chez  Mamylor, piqué,

Que je ne lui ai même pas, sa permission, demandé,

Ici,  de m’en excuser, je la prie.

Mais que voulez-vous, il y a ce personnage assis,

Méditant, et ce livre éventail,

Couverture corail ( oui, bon, il fallait une rime),

Ou bien ce livre horloge,

La rime, ici je la loge,

Sur trois heures, et de cinq minutes, passées,

Ou si vous préférez,

Quinze minutes après une heure,

Ou bien pour les habituéEs du digital…

Quinz…bon je sens chez vous, c’est normal,

S’installer une certaine lassitude,

Et êtes sur le point d’abandonner votre lecture-attitude,

Et je ne peux que raison, vous donner.

Nous sommes là pour parler LECTURE,

Pas des différentes façons d’annoncer l’heure,

Quoique, on dise lire l’heure, à l’heure où je lis…

Là, dans vos pensées je lis,

« Ça y est, elle recommence,

Combien de temps,  avec ses problèmes de différences,

Elle va nous bassiner… »

Terminé,

Surtout, vous savez quoi?

Depuis qu’à la retraite je suis,

De l’heure, je me fous,

Non, sans parfois, me poser quelques problèmes pour mes rendez-vous.

Je vous parlerai de cela une autre fois(si, si, cela rime avec quoi, vous avez déjà oublié? Remontez de quatre lignes)

Donc je lis,

Comme je pense, donc je suis. (et vous?)

Et comme je lis au lit

Je suis une librocubiculariste.

Je lis de tout:

articles de journaux,

biographies,

romans historiques,

romans géographiques

 

 

politiques,

 

oniriques

 

 

polars,

 

bandes dessinées,

théâtre (pas trop) ,

poésies (pas trop-avec une préférence pour les haïkus et la poésie contemporaine),

les blogs,

les panneaux publicitaires (dans toutes les langues- même celles que je ne comprends pas)…

les dictionnaires, avec une prédilection pour l’étymologie.

et ce que je lis en ce moment, sera terminé lorsque paraitra cet article…

 

Avant d’aller poursuivre la lecture de, une question:

 

Moi, ça serait la 5, non la 10, non la 3, plutôt la 6…mais parfois c’est , ou, ou bien comme cela

et bientôt cela sera çà , « mamie, je choisis le livre »,.

Alors que vous soyez en vacances , , ou chez vous,, je vous souhaite de très belles lectures .

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Des mots désuets, mais pas muselés

 Proposés

pour le 20 juillet, et le défi  « intello » de Soène, histoire de dérouiller nos neurones !

« Le dire avec des mots démodés »

Dépoussiérer de vieux mots,
réssusciter des mots momifiés,
peut se révéler très plaisant !

un texte écrit pour le JEU 24 : Mots désuets chezla Licorne, avec les mots

ablutions, brûle-pourpoint, calembredaines,  callipyge, chafouin, 
escarcelle, fustiger, galéjade, gougnafier, gouleyant,
mirifique, moult, paltoquet, potron-minet, pleutre, primesautier, 
pusillanime, rodomontades, subrepticement, subodorer
Parmi ces vingt mots, vous devrez en utiliser au moins dix…

EN TOUS BIENS, TOUS HONNEURS 

Au jeu des calembredaines, me voici convié.

De mes plus belles poulaines, chaussé,

Mon pourpoint, de dentelles, orné,

Venise, Calais, ou  Alençon,

Il n’en est pas ainsi de mon pantalon,

Troussé sans façon.

De  bons mots, ai empli mon escarcelle,

A brûle-pourpoint les citerai,

Espérant l’assistance enchanter.

Moult  demoiselles,

A cette soirée, sont priées,

A nous  contempler, ferrailler.

Plumes de paltoquets,

Rodomontades d’écervelés,

Quelques gougnafiers,

Écrivaillons,

Vers de miséreux.

Je m’en vais par la venelle,

Préparé à ce bel affront.

Plus tôt, après énergiques  ablutions,

Qui vous remettent d’aplomb,

Que n’ai-je présagé cette funeste vision.

Adieu Venise, Calais, Alençon,

Comment l’émoi d’une belle mériter.

Me voici, poète primesautier,

En mes atours, attaqué,

Au détour d’une ruelle,

Subrepticement l’imprévu s’est déclaré.

Mon escarcelle éventrée,

Mes mots d’esprit envolés,

Me voilà pleutre,

Dépenaillé,

Juste des larmes pour pleurer,

Fustiger et haïr ces  personnages,

Allures chafouines,

Acteurs de ma déconvenue.

Finir en galéjade,

Mirifique horizon bafoué

Me restent pusillanimes et vains,

Quelques traits que je croyais d’esprits,

Des poulaines avachies,

Un pantalon éculé,

Perruque de guingois,

Sous les broderies et lazzi,

Plus du tout gouleyants à mon esprit.

Je m’apprête à m’enfuir,

Voici que je crois ouïr:

« Damoiseau,

De votre personne  malmenée,

Fort bien tournée, ma foi,

Je ne sais laquelle me met le plus en émoi.

Et de vous consoler,

Grande envie j’eprouve.

Permettez que de votre parure,

J’efface le désordre. »

Par mes yeux, je la vis,

Callipyge, maintes fois rêvée.

Là, céans,

Ses sourires et soutien me cédant.

Je m’inclinais,

La baisais.

Dès potron-minet,

Je m’éveillais,

Convaincu d’avoir tout imaginé.

Elle était là, généreuse et offerte,

De partout et de ce séant,

Qu’aussitôt, de moi, désir vibrant,

De  l’honorer s’empara.

Lecteurs,  votre impudence, et sournoises pensées,

Je subodore,

Ne vous fourvoyez pas,

Ma demoiselle et moi,

Bien qu’épris follement,

Ont souci en amour de bien le faire,

Et  toute moralité confondue,

Vivre et narrer en poésie,

Le restant de notre vie.

Et , enfin, pour terminer,
saurez-vous découvrir
 la définition des mots oubliés suivants ?
emberlucoter, s’emboucaner, bigotelle, enchifrené, argenteur, s’acagnarder, contre-aimer, galimafrée, margouillis, biscoter
et les réponses dans le texte qui suit:
Alangui et pensif, sur le divan
Incarnation parfaite de la bouche de Mae,
Qu’il aspirait tant à biscoter,
Salvador s’acagnardait.
Transporté par ce songe,
Où, céans,  il se figurait contre-aimé de la dive,
Il troquerait sa bigotelle pour la bagatelle,
Peu lui chalait sa fameuse moustache,
Sans margouillis, il irait,
Vain détail, point n’était besoin de s’en emboucaner,
Sinon  à l’encontre de la postérité,
Et ses adorateurs emberlucoter.
Enchifrené, il usa d’un carré de soie brodé,
Chiffres G et D enlacés.
Sitôt s’impressionnèrent images de ses muses,
Gala et Amanda,
Précieuses et femmes,
Pas du galimafrée,
Il était empressé à les retrouver,
Les célébrer.
Moustaches façonnées, hérissées,
Cornes de taureau,
Guidon de vélocipède,
Nanti  de l’autre symbole,
Sa béquille fameuse,
Nul besoin d’argenteur,
Pour en faire la valeur,
Il se leva,
Musardant, génie farceur,
En son musée.
 
 
 
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52 nuances de vert- etcetera

Proposé pour le thème du  du 20 juin 2017 chez MamylorHa Ha ha encore une histoire de couleur, mais pas Que,  pour juin ON SERA en VERT , tout En Vers, Mais pas que : ver, vers, verre, vert  …., un texte écrit pour  52 nuances de vert chez Valentyne et pour le sujet semaine 08, le 23 f évrier2016, chez miletune

SUJET SEMAINE 8 ETCETERA

Sandy Skoglund – clic 
LE MOT A PLACER EST : ETCETERA

52 nuances de vert-etcetera-

Il y eut d’abord La Verte.
Peau luisante, douce à la caresse.
Devint ventrue, prête à rouler.
Naquirent alors,
Le Vert, La Vertu, Le Vertueux,
Le Vertugadin,
Tous mignotant, mignonton, mignontaine,
Le Vertueux ne le resta pas très longtemps.
La Vertu mit bas.
Gambadèrent et ronronnèrent alors,
Vert Galant, Verte Ma Vallée, Vertigo.
C’est là, que nous nous aperçûmes
Que Vertugadin,
Répondait aux avances de Vert Galant,
Qu’à cela ne tienne!
Des amours de notre verdoyant Vert Galant et de notre transsexuel Vertugadin- gadine
Une portée généreuse vit le jour.
Inverti, Extraverti, Introverti, Invertébré
Crûrent, se multiplièrent,
Envers et endroit.
Vert Moussu, Vermoulu, Vertement,
Il y en eut pour tous les goûts,
Nous en firent voir de toutes les couleurs,
Des vertes et des pas mûres,
Vert de Gris, Vert de Rage, Vertige, Vert Amande, Vertèbre, Verveine, Vermine, Verdict.
Il y eut la série des Histoire Verte, Haricot Vert, Langue Verte, Verlan.
Nous eûmes un Verdeur,
Alors, celui-la! Fallait le voir à l’oeuvre!
Tant et si bien, que même nous évertuant à baptiser tous ces rejetons,
Notre mémoire divergente
Nous fit faire maintes confusions invérifiables.
Nous nous disputions sur la véritable identité de nos amis versatiles,
Jusqu’à nous insulter, nous traitant de verrat, verrue, verre à dent, verroterie, vermifuge…
Averse de mots sans vergogne.
A force de tergiverser, nous finîmes par ne plus nous parler.
D’autres créatures vinrent au monde.
Puis un jour,
Caressant l’un ou l’autre,
Ensemble ou séparé,
Nous prononçâmes le même mot: Etcetera.
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Défi en bleu

RENDEZ-VOUS le 20 MAI
avec PassiFlore ici

« Défi en bleu« 

 

Bleus, je vous aime…

Une goutte de jaune, et votre chevelure devient verte,

Verte prairie, pour fleurs bleues, bleuets, coquelicots,

Qui s’épousent, et voici le violet décliné nuances bleues nuit.

Bleus, autrefois, j’aurais dit de Prusse, et serai partie vous y chercher.

J’aurais pris  le Train Bleu, plongeant dans cette mer que l’on dit d’Azur,

Bleus, comment ne pas  vous aimer,

Même, si, parfois, vous envahissez mon âme, entretenant mes chagrins,

Où bien quand,  ma peau, ornée de brutales cocardes, présente une palette de couleurs disgracieuses.

Bleus, mes tons préférés.

Emily Carr,  Ciel  (1935-36)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La conduite attitude

Pour le 20 mars
Antiblues propose ce défi
« dites nous quel genre de conducteur automobile êtes-vous ?
(Ou passager, si vous ne conduisez pas)
Vous considérez vous comme un bon conducteur? 
Conduite cool, hésitante, prudente, debout sur les pédales?
Pensez vous qu’au volant, l’enfer c’est les autres?
Êtes vous adepte de ce truc à la mode qu’est le covoiturage?
Prêtez-vous facilement votre véhicule et si oui,
avez vous pensé à l’assurance?« 

La conduite attitude

Pour faire une bonne conductrice,

Avoir un permis de conduire,

Trouvé ailleurs que dans une pochette surprise.

Apprendre le code de la route,

Se faire prêter une voiture.

Savoir s’en servir,

Penser au plein d’ essence,

Attacher sa ceinture,

Les limites de vitesse,

Eviter de les dépasser,

S’arrêter aux feux rouges,

Pour ne pas son prochain écraser.

Pour un covoiturage,

Quelques inconnu(e)s,

C’est bien pour les longs voyages.

Et puis c’est écolo,

On est assuré,

De ne pas s’endormir,

Avec des passagers,

De dernière minute,

Et puis rendre service,

Pour quelques euros en plus.

Etre une conductrice,

Une voiture qui roule,

Savoir s’en servir,

Penser au plein d’essence,

Attacher sa ceinture,

Les limites de vitesse,

Eviter de les dépasser,

S’arrêter aux feux rouges,

Pour ne pas son prochain écraser.

Attention aux radars,

Appuyer sur le champignon,

 Warning ou clignotant,

Et les autres loupiotes.

Ne pas les oublier.

Chanter une chanson.

Ignorer les klaxons,

Insultes discourtoises,

Et autres idioties.

Pourvu qu’on n’ait pas de panne,

Le reste n’est pas souci.

BONNE ROUTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Au pays des traditions calmes…enfin, pas toutes.

Ecrit pour le défi du 20 février 2017, sur une proposition de Maryline

Partager nos traditions locales (ou connues lors d’un voyage), liées elles-aussi à des évènements, hors tout aspect religieux.

Au pays des traditions calmes…enfin, pas toutes.

Invitée par ma correspondante japonaise,

 Je débarquais à Osaka,

Le 15 mars, d’une lointaine année.

Elle m’avait dit, m’attendre à l’aéroport.

Parmi tous ces gens souriants, accueillants,

Je ne la vis point.

De japonais, je ne connaissais que Banzaï,

C’était un peu gênant,

Bonzaï, je n’ai pas la culture de ces plantes nanifiées,

Samouraï, je n’en avais apparemment pas besoin,

Sumo, pour ça, je verrais plus tard,

Geisha, si seulement il y en avait  une dans l’aéroport…

Je tentais ma chance en bredouillant quelques mots d’anglais.

Ainsi, je dénichais un taxi,

Lui donnais l’adresse de mon amie,

Mie Nishiyama.

Porte close.

La voisine m’apprit que, par la police,

Elle avait été emmenée.

Me proposa, chez elle, d’entrer,

Et m’offrir un thé.

J’étais interloquée.

Mie arrêtée!

Qu’avait-elle donc fait?

  • ホワイトデー, répondit la voisine.
  • Howaito , what is this?
  • White day.

A ce moment, arriva son fils aîné,

Elle lui parla.

Aussitôt revint souriant avec la  photo ci-dessous.

white-day-saint-valentin-japon-valentine-day-japan-1

Tout mimi, c’était lui, en personne.

  • 三倍返し

Je compris quelque chose comme Sanbaigaeshi. « Geishi, pluriel de geisha, comme un scénario, des scénaris. Il me prend pour une geisha!  » Je secouais la tête. J’en voulais pas de ses cadeaux! Il continua, toujours aussi plaisant, répétant sanbagaeshi et me montrant trois doigts. « Ménage à trois?! Ho le samouraï, tu peux te faire hara-kiri! » et j’ajoutais le geste à mes pensées.

  • Are you hungry?
  • Yes, I am!

Sa mère et lui disparurent quelques instants. Pour revenir, portant un plateau couvert de sushis.

  •  Oshizushi, dit la mère.
  • Sasazushi, dit le fils.

Son accent, j’avais compris angry, il avait sûrement  demandé  si j’avais faim. Pendant ce temps, ils continuaient: » Oshizushi/ Sasazushi/Oshizushi/ Sasazushi/Oshizushi/ Sasazushi/…

  • Vous, deux, ça suffit. I am hungry, yes.

valentin-the-vert-sencha1024px-senchaTriomphant, le fils regarda sa mère, me servit un sasazushi, et la mère, un thé.valentin-sushi

  • Sencha.
  • Sencha tea, précisa le fils

Nous mangeâmes avec les doigts. Tout était très bon. Je remerciais, les imitant, mains jointes, légère inclinaison, tout sourire.

  • Mie? What happened?
  • White day, répondit le fils, montrant à nouveau la photo.

Il se mit à m’expliquer en anglo-nippon, une histoire de cravate, de white day, et de chocolat…du mari qui avait crié à l’assassin…me dessinant ceci:valentin-etrangle550934c97831b

  • Vous? dis-je le montrant. En même temps, je remarquais que Mie était devenue blonde.
  • No, répondit-il en me montrant un autre dessin. She is my wife.

valentin

Et me remontrant la première photo:

  • Sanbaigaeshi for her, the White Day, after barentain dē.

Baratin?! Kezako?

Et la mère de dire tout sourire:

  • バレンタインデー

« Encore ce baratin! Il faut que je trouve un truc pour sortir de cette maison de fous. C’est une entremetteuse. Je vais me retrouver geisha. J’ai compris! Mie n’a pas été arrêtée. Elle s’est enfuie! »

Je fis semblant de lire un message.

  • Heu, je suis inquiète pour Mie. Elle me demande de la rejoindre au commissariat. J’appelle un taxi.
  • Je vous y accompagne.

« Le piège. Et si je les assommais? »

  • Mie me demande de venir seule.
  • Dans ce cas, je vous appelle un taxi.
  • Avez-vous un message pour Mie?
  • Son mari va bien.

Au commissariat.

  • Hello, I am french…
  • Bienvenue au commissariat de Sakai…

Un nippon qui parlait français.

  • Je viens voir Mie Nishiyama.

On me fit attendre un peu. Elle arriva, se précipita en pleurant…non, je rembobine: s’inclina, mains jointes, s’assit en face de moi.

Je fis de même.

  •   Kon’nichiha Mie. What happened?
  • Il faut demander à mon mari.
  • Justement, on m’a dit de te dire qu’il va bien.
  • Dommage.
  • Tu peux m’expliquer?
  • C’est un peu long. Je ne sais si on a le temps de…
  • Raconte.
  • Pour le Barentain dē
  • Je t’arrête, c’est quoi cette histoire de baratin?
  • Non, Barentain dē, le 14 février…
  • Ah, le jour de la Saint Valentin…
  • Voilà Barentain dē signifie Valentine Day. Ce jour là, je me suis saignée aux quatre veines pour offrir les meilleurs des meilleurs des meilleurs chocolats, à mon mari, pas des chō-giri choco, ça c’est pour les collègues hommes au travail, ni des Giri choco, pour mes amis …
  • Mie, j’y comprends rien, tu offres des chocolats aux hommes, pour quoi faire?
    • C’est une tradition qui remonte aux années 50. Quand j’étais petite fille, j’ai offert des sewa choco, ou si tu préfères desvalentin2-300x251 papa choco à mon père. Après, au lycée, j’ai offert des honmei choco à mon amoureux; enfin au garçon pour qui j’avais le béguin; parce que l’inverse, on l’apprend le jour du White Day. Et le 14 février, cette année, j’ai offert à mon mari des honmei choco, pour lui dire que je l’aime, à cet 貴様 (bon là,  je suis incapable de traduire, les  origines latines de la langue française ne pouvant rien devant le subtil  caractère policé nippon; juste écrire que j’entendis quelque chose comme pyjama, kisama…)Et lui, il les a pas mangés. Il ne m’en a même pas offert un. J’ai failli aller m’acheter des Jibun Choco. Mais j’avais tellement dépensé pour les chocolats d’amour( honmei), les giri (de courtoisie, de qualité ordinaire, pour les collègues), les tomo( pour les amis), j’avais plus rien pour m’en offrir (des jibun, plaisir perso). Et puis, quand je suis arrivée au bureau, que j’ai vu la boîte sur le bureau de cette ふしだらなおんな ( fushidaranaonna, impossible à traduire, pour des raisons citées plus haut), j’ai tout compris. Il l’avait remerciée, pour ses honmei chocos avec des gyaku chocos, en lui offrant mes honmei choco. Et le pire, il avait pas attendu le jour de howaitode (white day, vous suivez toujours? )
    • – Attends, tu vas trop vite. J’y comprends plus rien, sauf que ton mari t’a fait choc…heu pardon, t’as fait marron, heu, t’as rien donné en retour de tes honeys du 14 février…
    • Honmei, pas honey. Oui, c’est à l’autre, cette fushidaranaonna( la soi-disant copine de bureau et maîtresse du mari), qu’il les a offerts, cet kisama( son mari, enfin non, mari ne se dit pas kisama en japonais)…
    • Ce, pas cet
    • Alors, j’ai attendu le 14 mars…
    • Oui, la vengeance est un plat qui se mange froid…mais comment peux-tu être sûre que c’étaient tes chocolats?
    • Comment être sûre? Mais parce que hier, 14 mars, jour de howaitode, il ne m’a offert ni いち [ichi] , niに [ni], et encore moins 三倍返し ( sanbaigaeshi).

« Revoilà les geishis, peut-être que sanbagaeshi veut dire femme de ménage…ou une geisha qui danse la samba? »

  • Mie, ça sert à quoi une sanbagaeshi?
  • A remercier, c’est la tradition du 14 mars, les hommes offrent Kansha choco à toutes les collègues et amies; on appelle aussi gyaku chocos. Mais à moi, il aurait dû offrir trois fois plus que mes honmei chocos, pour me dire que c’est moi qu’il aime. Et rien…alors ce que j’avais vu, pensé…je l’ai attrapé par sa cravate, j’ai failli l’étrangler, j’étais furieuse, tu comprends…et voilà, je suis accusée de tentative d’assassinat.
  • Mie, je suis désolée, de ce qui t’arrive. Courage.  Sayonara.

Bon, je rentrais chez moi, mon vocabulaire japonais, très enrichi; triste pour Mie.

Je lui écrivis, appris que divorcée, et libérée, elle avait ouvert une boutique de chocolats, pensait bien venir me voir pour me présenter son fiancé; ils se seraient rencontrés lors d’un match de sumo. Sacrée Mie!

valentin-en-japonais

 

Résumé:

En japonais, la saint valentin se dit : Barentain de  (バレンタインデー) ou Valentine Day, fêtée le 14 février.

Ce jour là les femmes offrent Honmei chokkoretto (本命チョコ) à l’homme qu’elles aiment, Tomo chokkoretto (友チョコレート) pour les vrais amis, et Giri chokkoretto (ギリチョコレート) pour les collègues de travail.

On peut aussi s’offrir des Jibun Chokkoretto (自分チョコ), les « chocolats pour soi ».

En retour, le 14 mars, a lieu Howaito dē (ホワイトデー) ou white day  la coutume veut que que les hommes  offrent les chocolats  Kansha (感謝 : remerciements), ou Gyaku choco*(逆チョコ),3 fois en retour (dit sanbaikaeshi 倍返し) de ce qu’ils ont reçu.

Gyaku choco, s’offrent aussi le 14 février, en retour des Honmei, Tomo et Giri.

PS: je ne suis jamais allée au Japon. L’idée m’est venue de raconter cette histoire et cette tradition après avoir lu ceci:

« Une femme, âgée de 43 ans, a tenté de tuer son mari, âgé de 31 ans, en l’étranglant avec une cravate, à Sakai, dans l’ouest du Japon.  Mie Nishiyama a été interpellée lundi par la police. Elle a expliqué aux policiers qu’elle le soupçonnait d’avoir une liaison. Et comble de l’indélicatesse, «il ne m’a pas donné de cadeau en retour de la Saint-Valentin. J’étais furieuse et je l’ai étranglé».

Intriguée, j’ai voulu en savoir plus et j’ai découvert cette tradition.

valentin-cadeau

Catégories : Défi du 20, Evénements, Les mots scénographent | 9 Commentaires

De quoi s’agiter.

Défi du 20 janvier, chez Soène
  qui nous propose 

« Astrologie »
parlez de votre signe astral, de votre ascendant…
y croyez-vous ou pas ?…
lisez-vous l’horoscope du journal ?
êtes-vous interpelés par les similitudes des traits de caractères que l’on retrouve souvent chez les natifs du même signe,
etc.

 

Elle-2017 horoscope

De quoi s’agiter.

Il était une fois, pour la Sainte Barbe,

Des pompiers et autres métiers à risque, la  patronne,

En un lieu, école publique, appelé,

Naquit, girondine, une nouvelle personne.

Effroyable était le temps,

Bientôt l’hiver, en cet automne finissant

Tempête, bourrasques de pluie et  vent violent,

En ce jour lointain, s’étaient invités.

En la circonstance, et astralement parlant,

Ce fut le Sagittaire qui l’emporta.

Si, de certains de mes ascendants,

J’ai connaissance, ressemblance,

De mon ascendant, je reste dans l’ignorance.

 Pour les besoins, de cet astrologique défi,

 Je suis allée, mon avenir, consulter.

En voici quelques extraits.

2ème décan (3 décembre-12 décembre) : Vous vous battez pour la bonne cause : la vôtre. (On n’est jamais mieux servi que par soi-même)
Vous ne ménagerez pas vos forces en janvier pour  mener à bien et réaliser un projet  qui vous tient à cœur. Misez sur une détermination à toute épreuve pour relancer les débats et finir par obtenir ce que vous convoitez.

Ouais!

De ma maison, coins et recoins,bichonnés,

Disparus, fils électriques et araignées.

Ces dernières faisant bien, elles aussi,

Se faire lire, l’avenir, dans leurs dentelles étoilées,

Et fissa, déménager.

Il est peut-être question d’obtenir les moyens   de concrétiser un projet qui est dans l’air depuis l‘automne( ici, n’est pas précisé de quelle année). Vous n’aurez peu de rien ni de personne et vous montrerez fort audacieuse dans vos échanges. Vous plaiderez votre cause avec une belle conviction et pourriez marquer les esprits et des points d’ici au 31 où vos désirs pourraient commencer à devenir réalité.

Chouette!

 AN deux mille dix sept,

Poussières, travaux,tout sera net

Et ces objets jouant les casse-têtes,

Choisissant, une autre planète,

Pour faire des galipettes,

 Enfin sans tambour ni trompette,

Je finirai par trouver leur cachette.

Le deuxième décan commence le 3 décembre et se termine le 12 décembre. Il est gouverné par la Lune et Jupiter. Les Sagittaires du 2ième décan sont très sociables et très dynamiques.

Héhé! 😉

Etre dans la lune, mon attitude préférée,sagittaire-art-deco

Quel bien-être, en cet état, retrouvé.

Soit, par la Lune et Jupiter, gouvernée,

Je me laisserais désormais guider.

Oui! Mais!

Comment être sociable, en société,

Si toujours dans une bulle, je reste enfermée?!

Comment en dynamique, me comporter,

Si dans la Lune, je passe mon temps à trainer?!

Et si tout simplement, loin des astres, en tous sens agités,

Et si tout simplement, toute seule, je me débrouillais,

Gouvernant mes idées,

Partageant mes pensées,

Choisissant mes amitiés…

Et pour finir en beauté,

La Bonne Année vous prédisais, souhaitais.

 

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Défi du 20 juillet 2016- ETE-

Cette page pour parler, raconter, décrire, imaginer nos étés, notre été, pour un rendez-vous habituel des Défis du 20 de chaque mois.

Le 20 juin 2016, à mon tour de lancer ce défi à lire sur « Les chefs d’oeuvre entrent en piste »

Ici déposez vos liens en commentaire.

Je les publierai le 20 juillet.

Le 13 juillet, je commençais le défi par ceci.

 

Automne, hiver, printemps, et l’

ÉTÉ

Musiques et chansons,

Festivals et bonne humeur,

Quand  soleil montre ses rayons.

Voyages et chaleur

Sur les plages et dans nos coeurs.

Découvertes et rencontres.

Sur les routes, des bouchons,

………………..

D’autres images se sont imposées à moi, pour raconter un autre été, cet été qui vient juste de commencer.

NICE

Ils sont là , jeunes parents; émus, c’est son premier feu d’artifice.

Plus loin, juché sur les épaules de son père, un enfant attend le spectacle.

Une main impatiente tire la main de sa mère, veut la lâcher. La main renforce la pression, explique, tu risques te perdre, caprice.

D’autres mains, d’autres épaules, d’autres petits curieux, impatients, c’est la fête; ce soir, ils ne vont pas au lit tout de suite; ce soir, ils font comme les grands.

Les grands qui viennent par groupe; journée à la plage, baignades, vie au grand air, rires, disputes, flirts, premiers amours, premiers émois, tendresse, apprendre à connaître l’autre, le comprendre, l’aimer, le rejeter, l’aider, le détester, mais apprendre à le respecter; savoir les limites, et pourquoi et comment ne pas les dépasser…

Tellement différents, histoire et passé, vie de problèmes douloureux et bonheurs, rencontres et découvertes, chercher du travail, avoir des espoirs, rencontrer des déceptions, vivre difficilement, exister malgré tout. Aujourd’hui, le ciel va inscrire des étoiles; un instant on oubliera…

Le jour a pris des teintes rose orangées, sans se presser, se prépare à la nuit, n’en finit pas de se dévêtir,  s’allonge lentement, une lueur, la-bas, si loin, puis s’éteint l’horizon.

La fête peut commencer; un grand silence porteur de chuchotis, attentes émerveillées, on est prêt.

Vous trouverez les participations de Soène,

de Florence,

d’Antiblues

de Mamylor

de Passiflore

de M@ryline

 

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Les chefs d’oeuvre entrent en piste

Ecrit pour le défi du 20 juin, proposé par Mamylor

dEFI cIRQUE

« Histoires de Cirques » 

Voici le défi que je vous lance pour  le 20 Juin 

Cirques traditionnels, espaces naturels »    …. 

Les chefs d’oeuvre entrent en piste.

CIRQUE MONSIEUR LOYAL9v_Bernard_Buffet_avr1313

Empruntant le costume du Monsieur Loyal de Bernard Buffet, laissez-moi  vous présenter mon cirque.

« Blogueuses, blogueurs, bienvenu dans le Cirque Entoilé,

Vous y verrez artistes de talents, grandes renommées,

Ecuyères, chevaux,

Clowns et dresseurs d’animaux,

Equilibristes, jongleurs,

Un monde en peintures enchantées,  pour vous spectatrices, spectateurs

Voici que le rideau se lève sur les écuyères

Que la fête commence! »

Mesdames et messieurs,  toute en rêverie poétique, voici aérienne…

CIRQUE ECUYEREl-ecuyere-ou-danseuse-au-cirque-chagall-1929

L’écuyère de Chagall

Après la chevauchée enchantée, un homme, je dirais plutôt un élastique fait homme, voici…

 CIRQUE PICASSO18df05376ddcadeb8f239596f0d9ec30 L’acrobate de Picasso

Vous avez pu admirer les exploits de notre homme dégingandée, le suivant semble doué de démultiplication, j’ai nommé…

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERALe jongleur de Bernard Buffet

Et hop! Tout se range en un clin d’oeil, pour laisser place aux…Comment? Vous voulez que je fasse le…le coch…? Soyez poli, monsieur! Vous ne m’avez rien dit? Vous l’avez perdu! Et il est dangereux! Pire! Enragé! Le voilà! Attrapez-le! Que je le fasse moi-même! Dites donc, c’est pas mon métier! Débrouillez-vous!

Mesdames et messieurs, voici…

CIRQUETLCLOWNS MEDRANO et CHOCOLATa90902df7bcff82e60b072182d4b9033

Les clowns Médrano et Chocolat,

de Toulouse-Lautrec

Ouf! Chers spectateurs, nous l’avons échappé belle, vous et moi. Quels maladroits! Un autre numéro de ….

 

cIRQUETLLautrec_at_the_circus__horse_and_monkey_dressage_1899

Dressage d’un cheval et d’un chien

de Toulouse-Lautrec

Ils volent dans les airs; l’art de planer n’a pas de secret pour eux. Mesdames et messieurs, applaudissez les…

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Trapézistes de Botéro

Le spectacle s’achève.

Bientôt, vont s’éteindre les lumières.

Place à La Grande Parade!

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Avec PICASSO,

cirque marc chagall

MARC CHAGALL,

cIRQUELaGrandeParadeSurFondRouge1953-FernandL_r

et FERNAND LEGER.

 

Espérant, chères blogueuses, chers blogueurs que le spectacle vous a plu.

Je rends l’habit de Monsieur Loyal

CIRQUEmonsieur-loyal

Et vous donne rendez-vous pour le défi du 20 juillet 2016.

Qui parlera de l’ETE.

Oui, oui, vous avez bien lu ETE, é-t-é.

Il me semble  que le mot  existe…

Si le printemps fut ce que l’on en a vu, avril et mai,  juin, météo sauce à la grimace, oublions ces mois ratés, préparons la recette pour un été solaire, ensoleillé.

Parlons de tous ces soleils qui illuminent  ou ont illuminé notre vie…ombrelles et parasols, fêtes en plein air, rigolades à l’ombre des arbres, surprises et heureux souvenirs…en chansons, photos, tableaux, contes…faites nous déguster cette saison, à votre manière.

Ensoleillons-nous, ensoleillez-vous…

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Et puis, après la pluie, le beau temps…alors, on y croit! Et on l’écrit.

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A bientôt…

 

 

 

 

 

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