Défi du 20

Le cauchemar du chef d’orchestre

 

Ecrit pour le défi du 20 juin 2018, proposé par Mamylor

En Juin à Moi de « lancer le défi » : « M U S I Q U E  « .. Et que chacun se mette à chanter,  que les orchestres se mettent à Jouer, que nos mémoires se mettent à rêver… tout pour la MUSIQUE ….. Mettez-vous des boules « qui-est-ce » pour vous protéger du bruit

musicienMaurice Baquet

ou battez-vous la mesure avec le pied, tapez-vous dans les mains au rythme des instruments ou de la voix,  ça danse, ça chante, ça écoute…  MUSIQUE !!!

(Hans Schliessmann -Gustav Mahler)

 

Le cauchemar du chef d’orchestre*

  • Et grrrrratte, grrrrrratte surrrrr ta Mandoline, mon petit Bambino.

  • Dalida, ce n’est pas encore ton tour. C’est à Marilyn, avec son Ukulélé. Qu’est-ce qu’elle fiche ?

  • En rrrretarrrd, comme d’habitude.

  • Bon, à toi, le Saxophoniste. Qui êtes-vous ? Où est passé Joé ?

  • Je le remplace.

  • Nom d’un pipe, c’est quoi ça?

  • Un violon d’Ingres, monsieur.

  • On avait dit un piano à Queue !!!!

  • Je, j’ai dû le vendre monsieur.

  •  Vous me jouez du  pipeau, là !?!

  • Je ne sais pas jouer du pip…

  • Marilyn ! Où est ton Ukulélé ?

  • Va le chercher ! Et tambour battant !

  • Quoi encore ? T’as retrouvé ton piano ?

  • Monsieur, je ne sais pas jouer du pipeau.

  • …?

  • Mais je joue très bien de l’Epinette.

Symphonie tragique « Seigneur ! j’ai oublié la corne d’automobile ! Maintenant je peux encore écrire une symphonie ! NB : on peut rattacher à cette caricature de Mahler l’anecdote ultérieure suivante : Pendant les répétitions de la 8e à Vienne avec le Singverein, il arriva un jour qu’une automobile passe sous les fenêtres de la salle en cornant particulièrement fort. Mahler interrompt la répétition et lance aux choristes : « Vous avez certainement lu que j’utilisais des trompes d’automobiles dans mes symphonies. Eh bien ! en voici un exemple ! ». (http://geva.overblog.com/2014/08/mahler-chef-de-choeur.html)

 

 

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Défi du 20 avril 2018

Ecrit pour le défi du 20 avril 2018, proposé par Dame Uranie

« Coups de Gueule » tout ce qui vous agace, vous énerve, vous fait sortir de vos gonds, sur tous les sujets.

Tout est bien, qui finit bien

Agacée, énervée,

Grincent les gonds,

Grimacent les portes,

Dégondées, les cheminées,

La gondole, ai raté.

Dépitée, je reste sur le quai,

Hors de moi et d’haleine.

De mon séjour, avais tant espéré,

Avec Casanova, rendez-vous, ai obtenu.

Tout est fichu.

Ce cavaleur, c’est bien connu,

Ne m’attendra plus.

Cliques et claques, je retrousse,

Chaussures  foutues,

Jupon  décousu,

Fierté, bien mal fichue.

Voilà qu’il se met à pleuvoir,

Mes friselis en dégoulinent

Mon maquillage en a  fondu.

M’interpelle un passant,

Partager son ombrelle, me proposant.

Alors là, je n’en peux plus,

Je le traite de malotru,

Coups de pied et coup de gueule.

L’inconnu se rapproche:

« Mais mademoiselle, quelle ingrate, vous faites,

Épargner votre beauté,

Et des affres du temps, l’en protéger,

Seulement voulais. »

« Et en plus, vieux barbon, tu m’insultes. »

Et le pousse rudement.

Le voilà,  dans le canal, tombant.

Oh! Mon dieu, qu’ai-je fait !

A mon tour, secours, lui porter.

Son ombrelle, lui tends,

La saisit volontiers,

Et remonte tout trempé.

Son bel habit délavé.

Son masque, dans le canal, tombé.

Mon Casanova, reconnais.

Dans mes bras, dans les siens,

Tous les deux, en riant, nous réchauffons.

A la fin, tout trempés,

Mais heureux de cette aventure,

Nous en amusons.

Finis, coups de gueule, déceptions,

Et horions.

 La soirée, terminons

Soupirants et tendres baisers,

En gondole,  sur le Grand Canal !

J’ai écrit ceci, il y a quelques temps, déjà, ne désirant pas raconter mes réels « coups de gueule », qui pourraient prêter à polémique.

Mais vendredi 6 avril 2018, un évènement, qui ne me laisse pas indifférente: la disparition de Jacques Higelin.

Peu de paroles, si peu d’hommages*, ce samedi matin 7 avril, retransmission d’une émission télévisée « Thé ou café » vers 9h 50,

à contrario de tout ce que nous avons pu voir, lire, entendre, et ce n’est pas fini…quand a disparu un certain JP.SMET, qualifié de « héros »????!!!!!!

Deux poids, deux mesures…Higelin le poète généreux, bien sûr dangereusement iconoclaste et dérangeant aux  yeux de certains…

Est-il plus conforme, de voir et d’entendre, d’assister aujourd’hui encore, à ces déballages malsains, immoraux, pour un héritage, des millions ou milliards, surtout quand on sait que de par le monde entier, vivent des humains, sans toit, sans sécurité, malades, emprisonnés, torturés, fuyant leur pays, chômeurs, victimes de ces profits criminels de multinationales, d’actionnaires, du non respect de l’écologie, de laboratoires pharmaceutiques, de préjugés religieux ou prétendument religieux, de sexisme, des ventes d’armes légales ou illégales, de trafic d’hommes, femmes et enfants réduits à l’esclavage, de travail forcé…j’ai dû en oublier, par exemple,  ces personnes, en fin de vie, maltraitées, délaissées, ignorées, réduites à l’état de déchets inutiles, dont on oublie qu’un jour elles ont participé à la vie et à la construction de la société…

 

*Une blogueuse La Licorne a  écrit un poème magnifique et bouleversant, Tu pars, tu pars…c’est  ici

 

 

 

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Défi du 20 mars 2018

Ecrit pour le défi proposé par Passiflore

Le mot NOIR

Liste noire

C’était un de ces matins,

Où, avec des idées noires,

Vous vous réveillez.

Une nuit blanche, vous avez passé

Et des  moutons, les  compter, tenté,

Sur l’écran noir, de vos pensées.

Défilaient trop de  nuages noirs,

Noir corbeau.

Un  rendez-vous important, ce jourd’hui, avez.

Votre  petite robe noire, partout cherchez.

Las, nulle part, ne la trouvez.

Votre sempiternelle tenue passe-partout, enfilez.

Amer et sans sucre,

En vitesse un petit noir, avalez.

Jusqu’au métro, vous vous hâtez.

Comme d’habitude, les couloirs,

De monde, sont noirs

Bousculade, un regard noir,

On vous lance.

La pub, pour un roman de Série Noire,

Titre: La Tulipe Noire,

Pas le temps d’apercevoir.

Pour  l’entretien d’embauche, arrivée.

Vos lunettes noires vont faire mauvais effet.

Mais comment,  cet oeil au beurre noir, dissimuler.

Vous maquiller, n’avez eu le temps.

Sur votre lieu de travail, méchant « cocard » récolté.

Travail au noir, c’est tout ce que vous aviez trouvé.

Car, bientôt, à l’encre rouge,

Votre nom, le banquier aurait souligné.

Assez de broyer du noir,

De ces nuits de cauchemars,

Votre bête noire,  devenues,

Où, sans fin,  dans des trous noirs, vous tombez.

Dans le réduit, cabinet noir, où vous patientez,

Ne pas attendre, décidez.

Dehors, plein soleil, une pub pour bains de boues noires.

 Tenter, vous vous laissez.

En Roumanie, partir  travailler, on vous propose.

À deux pas du beau Danube bleu, de son delta verdoyant.

Où l’or noir,  des miracles accomplissant

N’est pas du pétrole, mais une terre noirâtre

 Au  bord de la Mer Noire.

 

 

 

 

 


 


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Défi du 20 février 2018

Proposé pour le défi du 20 février 2018, proposé par Antiblues

« Et vous, le dimanche, vous faites quoi? « 

Souvent le dimanche après-midi, je me promène toute nue chez moi. Ça me détend. Le dimanche.

Au début, je rougis un peu. Les premières minutes.  Je me dis: si quelqu’un te voyait, Jacou…Toute nue, à ton âge, ma vieille, parmi les meubles et les bibelots. Bien sûr, personne ne peut me voir. Je le sais. Les volets sont fermés, les rideaux sont tirés. J’ai verrouillé la porte, j’ai collé du scotch d’électricien- du chatterton- sur les serrures, j’ai vérifié derrière les cadres. Quelqu’un, un voisin, a pu faire un trou dans la cloison. Ce genre de trou aboutit toujours derrière un cadre ou dans un repli de tenture. Alors ce voisin peut glisser une baguette, et avec cette baguette déplacer le cadre ou repousser la tenture et alors il vous regarde en secret. Ce même voisin, très gentil, par ailleurs, lorsqu’il vous croise dans la cage d’escalier, vous reluque les dimanches après-midi, monté sur une chaise dans sa cuisine. Ça s’est vu.

 

Je contrôle les cadres et les replis des tentures. J’inspecte les plafonds aussi, je compare les lézardes avec les lézardes du dimanche précédent. Quand tout a été vérifié, je mets un disque qui repose. Alors, je me déshabille et je me passe un lait démaquillant sur la totalité du corps. L’odeur de l’amande emplit la salle de bain. Les tampons d’ouate forment un petit tas à mes pieds. Je me dis: « Éh ben, Jacou, ma vieille mémère, quel décrassage ! » Je relâche mes cheveux. Alors je me concentre pour respirer le plus lentement possible et le plus complètement possible. Je respire.

Alors, je sors de la salle de bain et je me promène dans l’appartement. Lentement, je parcours les pièces. Je sens le plancher sous mes orteils, le velours du bois, le ciré de la cire. Je suis nue. Au bord de moi-même. À fleur de ma peau si blanche. Lentement, je me détends…

Une de mes activités du dimanche…

 


Voilà ce que je fais le dim…plutôt ce à quoi m’a fait penser le défi proposé par Antiblues.

Je n’ai pas résisté au plaisir de vous narrer cette activité, imaginée, écrite et signée par son auteur Jean Philippe Ibos, dans « Petites Misères et grandes peurs ».

Jean Philippe Ibos, également metteur en scène, comédien et  génial créateur de la compagnie théâtrale  » L’Atelier de Mécanique Générale Contemporaine », ou AMGC.

Et voilà, j’ai eu la joie, l’honneur de jouer plusieurs de ses textes, et éprouvé un vrai régal à interpréter celui-ci « Toute nue »( j’ai remplacé le prénom Alice, par mon pseudo Jacou) . Cela se passait au cours du Festival « Sur le vif », à Pessac, les 16 et 17 mai 2014.

 

 

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Une souris passe partout.

Ecrit pour le défi du 20 novembre 2017, proposé par Florence

Imaginez que vous êtes une petite souris ayant la possibilité de pointer le bout de son museau où et quand elle le veut ; quel endroit du monde ou de l’univers iriez-vous voir, quand, à quel évènement passé, présent ou à venir voudriez-vous assister ?

Images pour bricoler6

Une souris passe partout

J’ai trouvé dans mes cheveux
Une souris bleue.

Ainsi me parlait La Liberté,

Du haut de ses cent cinquante pieds

 Le jour où elle fut érigée.

J’ai trouvé dans ma manche
Une souris blanche.

Ainsi me parlaient,

Ursula, Hans et Günther

A cheval sur le Mur,

Après l’avoir fait  chuter.

J’ai trouvé dans mon pantalon
Une souris marron.

Ainsi me parlait

Le danseur aux pieds ailés,

Sur le sol du Bourget,

Il avait choisi l’exil,

D’un incroyable bond, avait réussi à sauter,

Échappant au KGB.

J’ai trouvé dans mon oreille
Une souris groseille.

Ainsi me parlaient,

Sonia, Amin et Latifa,

Sur une plage échoués,

Sans espoirs et sans papiers,

On ne fut pas long à les sauver,

Aujourd’hui, continuent à rêver,

De leurs pays dévastés,

Un jour, ces déracinés,

Là bas, veulent y retourner.

Si j’étais cette souris,

Transportée à mon gré,

Partout dans le monde, voudrait aller,

Y trouver des libertés,

Des cultures et des beautés,

De la musique, de l’amour  et de l’amitié,

Voyages et puis la paix.

 

 

 

 

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Mettre des bâtons dans les roues

Ecrit pour le défi du 20 octobre, proposé par Passiflore

En Octobre c’est moi qui vous propose le thème:!

Ce sera le mot BICYCLETTE

une histoire de…

un souvenir de…

des photos de….

Mettre des bâtons dans les roues

 » Cet enfant ne marchera jamais. » s’inquiétait ma mère Ismérie, comtesse de Sivrac.

Nous étions en 1787. Je gazouillais de façon fort intéressante, avais délaissé mon pouce et les seins de ma nourrice. Mais voilà, pas du tout pressé d’imiter ces drôles d’animaux perchés sur deux pattes, je  leur préférais la compagnie des quatre pattes. Mon père crut bon de me poser sur Atalante. Nous fîmes un tour de manège. Triomphant, je déclarais « Je sais y faire » ou quelque chose d’approchant. Mède, mon père s’exclama: »Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ! » Il s’enferma dans son atelier; nous entendîmes, des semaines durant, raboter, scier,  clouer. Mon père, malgré les remontrances de ma mère »  Mède, mon cher, vous ne vous êtes pas encore changé pour le diner, toute cette sciure, c’est d’un inconvenant ! Que va-t-on penser de nous ? »

Mon père souriait » Ismérie, très chère, soyez patiente. Vous ne le regretterez pas. »

Ma mère soupirait, d’un air fataliste; recommençait à chaque dîner, craignant que tout ceci ne ternisse sa réputation.

Nous étions en 1790. Exactement le jour de mes cinq ans. La veille, mon père avait dit à ma mère: » Demain, je vous réserve une surprise. » sans se soucier de l’air ombrageux pris par ma mère.

Au salon, ducs, duchesses, comtes et comtesses du voisinage caquetaient avec entrain. »Ma chère, votre petit Césaire a fait bien des progrès. Que dit-il ? Oui, je sais, mon petit, tu t’appelles Césaire. » « Je sais y faire » insistais-je. « Mais oui, dit ma mère, nous le savons. Rosalie, occupez-vous de Césaire. Cet enfant m’épuise. »

Apparut mon père, poussant un cheval. Les conversations s’arrêtèrent. Ma mère s’éventa de plus belle. Une voix s’écria:  » Comte, que nous avez-vous donc inventé, cette fois-ci. Quelle est cette chose ? »

 » Un célérifère. » répondit-il fièrement.  » Je sais l’y faire. » dis-je, me précipitant sur la chose. Mon père me posa sur l’engin, me poussa.  » Je sais l’y faire » répétais-je. Il me lâcha, et j’avançais sous les applaudissements et les acclamations de l’assistance.

 

Mon père, le comte Mède de Sivrac avait inventé  le CÉLÉRIFÈRE*, ou « machine à courir », roulant grâce aux mouvements de jambes, en ligne droite car il n’avait pas de système de direction. Le célérifère,   devint VÉLOCIFÈRE, et m’aventurant dans le parc, je vis foncer sur moi, montée sur son vélocifère, la plus merveilleuse des vélocipèdes, toutes voiles au vent. J’en oubliais de m’arrêter. Nous nous percutâmes. Aucune conséquence fâcheuse due au choc, si ce n’est, sur le champ, je tombais amoureux.

 

* Dans les années 1890, le journaliste Louis Baudry de Saunier affirme qu’un Français, le comte de Sivrac, a inventé en 1790 (donc vingt-huit ans avant la draisienne) le célérifère sorte de « véhicule tout à fait rudimentaire, constitué par deux roues en bois, réunies, dans leur sens radial, par une traverse, également en bois, servant de selle »Son histoire prend place dans un contexte d’inimitié forte entre la France et l’Allemagne, suite à la guerre de 1870. Le canular est dénoncé dans la seconde moitié du XXe siècle. (http://cnum.cnam.fr/expo_virtuelle/velo/celerifere.html)

 

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Le livre, ce roman

 Ecrit pour le défi du 20 août chez Vonnette
« lecture« 

Vous aimez quoi comme genre ?

Votre auteur préféré ?

Romans fleurs bleues, action, policier, science fiction, horreur, livres d’enfants.

Quel est votre livre du moment ? racontez !  

Trouvé chez Mamylor

Le livre, ce roman

Bon, je commence bien, avec un livre, chez  Mamylor, piqué,

Que je ne lui ai même pas, sa permission, demandé,

Ici,  de m’en excuser, je la prie.

Mais que voulez-vous, il y a ce personnage assis,

Méditant, et ce livre éventail,

Couverture corail ( oui, bon, il fallait une rime),

Ou bien ce livre horloge,

La rime, ici je la loge,

Sur trois heures, et de cinq minutes, passées,

Ou si vous préférez,

Quinze minutes après une heure,

Ou bien pour les habituéEs du digital…

Quinz…bon je sens chez vous, c’est normal,

S’installer une certaine lassitude,

Et êtes sur le point d’abandonner votre lecture-attitude,

Et je ne peux que raison, vous donner.

Nous sommes là pour parler LECTURE,

Pas des différentes façons d’annoncer l’heure,

Quoique, on dise lire l’heure, à l’heure où je lis…

Là, dans vos pensées je lis,

« Ça y est, elle recommence,

Combien de temps,  avec ses problèmes de différences,

Elle va nous bassiner… »

Terminé,

Surtout, vous savez quoi?

Depuis qu’à la retraite je suis,

De l’heure, je me fous,

Non, sans parfois, me poser quelques problèmes pour mes rendez-vous.

Je vous parlerai de cela une autre fois(si, si, cela rime avec quoi, vous avez déjà oublié? Remontez de quatre lignes)

Donc je lis,

Comme je pense, donc je suis. (et vous?)

Et comme je lis au lit

Je suis une librocubiculariste.

Je lis de tout:

articles de journaux,

biographies,

romans historiques,

romans géographiques

 

 

politiques,

 

oniriques

 

 

polars,

 

bandes dessinées,

théâtre (pas trop) ,

poésies (pas trop-avec une préférence pour les haïkus et la poésie contemporaine),

les blogs,

les panneaux publicitaires (dans toutes les langues- même celles que je ne comprends pas)…

les dictionnaires, avec une prédilection pour l’étymologie.

et ce que je lis en ce moment, sera terminé lorsque paraitra cet article…

 

Avant d’aller poursuivre la lecture de, une question:

 

Moi, ça serait la 5, non la 10, non la 3, plutôt la 6…mais parfois c’est , ou, ou bien comme cela

et bientôt cela sera çà , « mamie, je choisis le livre »,.

Alors que vous soyez en vacances , , ou chez vous,, je vous souhaite de très belles lectures .

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Des mots désuets, mais pas muselés

 Proposés

pour le 20 juillet, et le défi  « intello » de Soène, histoire de dérouiller nos neurones !

« Le dire avec des mots démodés »

Dépoussiérer de vieux mots,
réssusciter des mots momifiés,
peut se révéler très plaisant !

un texte écrit pour le JEU 24 : Mots désuets chezla Licorne, avec les mots

ablutions, brûle-pourpoint, calembredaines,  callipyge, chafouin, 
escarcelle, fustiger, galéjade, gougnafier, gouleyant,
mirifique, moult, paltoquet, potron-minet, pleutre, primesautier, 
pusillanime, rodomontades, subrepticement, subodorer
Parmi ces vingt mots, vous devrez en utiliser au moins dix…

EN TOUS BIENS, TOUS HONNEURS 

Au jeu des calembredaines, me voici convié.

De mes plus belles poulaines, chaussé,

Mon pourpoint, de dentelles, orné,

Venise, Calais, ou  Alençon,

Il n’en est pas ainsi de mon pantalon,

Troussé sans façon.

De  bons mots, ai empli mon escarcelle,

A brûle-pourpoint les citerai,

Espérant l’assistance enchanter.

Moult  demoiselles,

A cette soirée, sont priées,

A nous  contempler, ferrailler.

Plumes de paltoquets,

Rodomontades d’écervelés,

Quelques gougnafiers,

Écrivaillons,

Vers de miséreux.

Je m’en vais par la venelle,

Préparé à ce bel affront.

Plus tôt, après énergiques  ablutions,

Qui vous remettent d’aplomb,

Que n’ai-je présagé cette funeste vision.

Adieu Venise, Calais, Alençon,

Comment l’émoi d’une belle mériter.

Me voici, poète primesautier,

En mes atours, attaqué,

Au détour d’une ruelle,

Subrepticement l’imprévu s’est déclaré.

Mon escarcelle éventrée,

Mes mots d’esprit envolés,

Me voilà pleutre,

Dépenaillé,

Juste des larmes pour pleurer,

Fustiger et haïr ces  personnages,

Allures chafouines,

Acteurs de ma déconvenue.

Finir en galéjade,

Mirifique horizon bafoué

Me restent pusillanimes et vains,

Quelques traits que je croyais d’esprits,

Des poulaines avachies,

Un pantalon éculé,

Perruque de guingois,

Sous les broderies et lazzi,

Plus du tout gouleyants à mon esprit.

Je m’apprête à m’enfuir,

Voici que je crois ouïr:

« Damoiseau,

De votre personne  malmenée,

Fort bien tournée, ma foi,

Je ne sais laquelle me met le plus en émoi.

Et de vous consoler,

Grande envie j’eprouve.

Permettez que de votre parure,

J’efface le désordre. »

Par mes yeux, je la vis,

Callipyge, maintes fois rêvée.

Là, céans,

Ses sourires et soutien me cédant.

Je m’inclinais,

La baisais.

Dès potron-minet,

Je m’éveillais,

Convaincu d’avoir tout imaginé.

Elle était là, généreuse et offerte,

De partout et de ce séant,

Qu’aussitôt, de moi, désir vibrant,

De  l’honorer s’empara.

Lecteurs,  votre impudence, et sournoises pensées,

Je subodore,

Ne vous fourvoyez pas,

Ma demoiselle et moi,

Bien qu’épris follement,

Ont souci en amour de bien le faire,

Et  toute moralité confondue,

Vivre et narrer en poésie,

Le restant de notre vie.

Et , enfin, pour terminer,
saurez-vous découvrir
 la définition des mots oubliés suivants ?
emberlucoter, s’emboucaner, bigotelle, enchifrené, argenteur, s’acagnarder, contre-aimer, galimafrée, margouillis, biscoter
et les réponses dans le texte qui suit:
Alangui et pensif, sur le divan
Incarnation parfaite de la bouche de Mae,
Qu’il aspirait tant à biscoter,
Salvador s’acagnardait.
Transporté par ce songe,
Où, céans,  il se figurait contre-aimé de la dive,
Il troquerait sa bigotelle pour la bagatelle,
Peu lui chalait sa fameuse moustache,
Sans margouillis, il irait,
Vain détail, point n’était besoin de s’en emboucaner,
Sinon  à l’encontre de la postérité,
Et ses adorateurs emberlucoter.
Enchifrené, il usa d’un carré de soie brodé,
Chiffres G et D enlacés.
Sitôt s’impressionnèrent images de ses muses,
Gala et Amanda,
Précieuses et femmes,
Pas du galimafrée,
Il était empressé à les retrouver,
Les célébrer.
Moustaches façonnées, hérissées,
Cornes de taureau,
Guidon de vélocipède,
Nanti  de l’autre symbole,
Sa béquille fameuse,
Nul besoin d’argenteur,
Pour en faire la valeur,
Il se leva,
Musardant, génie farceur,
En son musée.
 
 
 
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52 nuances de vert- etcetera

Proposé pour le thème du  du 20 juin 2017 chez MamylorHa Ha ha encore une histoire de couleur, mais pas Que,  pour juin ON SERA en VERT , tout En Vers, Mais pas que : ver, vers, verre, vert  …., un texte écrit pour  52 nuances de vert chez Valentyne et pour le sujet semaine 08, le 23 f évrier2016, chez miletune

SUJET SEMAINE 8 ETCETERA

Sandy Skoglund – clic 
LE MOT A PLACER EST : ETCETERA

52 nuances de vert-etcetera-

Il y eut d’abord La Verte.
Peau luisante, douce à la caresse.
Devint ventrue, prête à rouler.
Naquirent alors,
Le Vert, La Vertu, Le Vertueux,
Le Vertugadin,
Tous mignotant, mignonton, mignontaine,
Le Vertueux ne le resta pas très longtemps.
La Vertu mit bas.
Gambadèrent et ronronnèrent alors,
Vert Galant, Verte Ma Vallée, Vertigo.
C’est là, que nous nous aperçûmes
Que Vertugadin,
Répondait aux avances de Vert Galant,
Qu’à cela ne tienne!
Des amours de notre verdoyant Vert Galant et de notre transsexuel Vertugadin- gadine
Une portée généreuse vit le jour.
Inverti, Extraverti, Introverti, Invertébré
Crûrent, se multiplièrent,
Envers et endroit.
Vert Moussu, Vermoulu, Vertement,
Il y en eut pour tous les goûts,
Nous en firent voir de toutes les couleurs,
Des vertes et des pas mûres,
Vert de Gris, Vert de Rage, Vertige, Vert Amande, Vertèbre, Verveine, Vermine, Verdict.
Il y eut la série des Histoire Verte, Haricot Vert, Langue Verte, Verlan.
Nous eûmes un Verdeur,
Alors, celui-la! Fallait le voir à l’oeuvre!
Tant et si bien, que même nous évertuant à baptiser tous ces rejetons,
Notre mémoire divergente
Nous fit faire maintes confusions invérifiables.
Nous nous disputions sur la véritable identité de nos amis versatiles,
Jusqu’à nous insulter, nous traitant de verrat, verrue, verre à dent, verroterie, vermifuge…
Averse de mots sans vergogne.
A force de tergiverser, nous finîmes par ne plus nous parler.
D’autres créatures vinrent au monde.
Puis un jour,
Caressant l’un ou l’autre,
Ensemble ou séparé,
Nous prononçâmes le même mot: Etcetera.
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Défi en bleu

RENDEZ-VOUS le 20 MAI
avec PassiFlore ici

« Défi en bleu« 

 

Bleus, je vous aime…

Une goutte de jaune, et votre chevelure devient verte,

Verte prairie, pour fleurs bleues, bleuets, coquelicots,

Qui s’épousent, et voici le violet décliné nuances bleues nuit.

Bleus, autrefois, j’aurais dit de Prusse, et serai partie vous y chercher.

J’aurais pris  le Train Bleu, plongeant dans cette mer que l’on dit d’Azur,

Bleus, comment ne pas  vous aimer,

Même, si, parfois, vous envahissez mon âme, entretenant mes chagrins,

Où bien quand,  ma peau, ornée de brutales cocardes, présente une palette de couleurs disgracieuses.

Bleus, mes tons préférés.

Emily Carr,  Ciel  (1935-36)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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