Miletune

C’est grave docteur ?

Écrit pourSujet 14/2020

(Annick SB signale ici une occupation intéressante et amusante en ces temps de confinement)

Le mot à insérer facultativement est : GÉNIE

C’est grave docteur ?

-Tirez la langue, dites A.

-Aaaaaaaaaaaaaa

-Bon, rien de grave. Une indigestion de jouets en plastique. Pendant quelques temps, pas de jeux, des arrosages réguliers; vous avez un chien ? Ou un chat ? Enfin un animal, quelque chose comme ça…non. C’est dommage, parce que ça lui tiendrait compagnie; ça lui changerait les idées.

-Attendez, je crois que j’ai quelque chose qui pourrait remplacer; j’ai un boa.

-Oui, pourquoi pas ? Ah, ça ? Mais c’est plein de plumes, votre truc ! Elle risque s’étouffer, avec ça.

-Mais pas du tout ! Je ne me suis jamais étouffée !

-Vous ne vous l’êtes jamais mis dans la bouche, votre boa !

-Ça c’est sûr, j’suis pas un génie, mais quand même, mettre un boa dans ma bouche. Docteur, vous me faites marcher, dites ?

-J’ai une idée, vous pourriez lui tenir compagnie, vous ?

– D’accord, mais faites-moi un arrêt de travail, dans ce cas.

-Vous n’êtes pas un génie, mais vous avez de la suite dans les idées…vous faites quoi, comme métier ?

-Nounou…*

 

*J’ai beaucoup d’estime pour les assistantes maternelles (assistants maternels), ce qui est écrit n’est pas le reflet de ce que je pense.

 

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Je m’en lave les mains…

Écrit pour MILETUNE

Sujet 13/2020 – du 28 mars au 04 avril

Letizia Le Fur – clic et clic

Le mot à insérer facultativement est : RESSORT

Je m’en lave les mains…

-Qu’est-ce que je fais ici ? C’est d’un ennui, leur conférence, faudrait, faudrait pas, heure d’été, d’hiver…Tous les ans, ça ressort, discussions et débats à n’en plus finir. Moi, pourvu que j’ai mes 8 heures de sommeil…

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Pofi quoi ?

Écrit pour Miletune

Sujet 11/2020 –

clic et clic

Le mot à insérer facultativement est : POFIGISME

Pofi quoi ?

« Le pofigisme est une résignation joyeuse, désespérée face à ce qui
advient. Les adeptes du pofigisme, écrasés par l’inéluctabilité des
choses, ne comprennent pas qu’on s’agite dans l’existence. Ils accueillent les
oscillations du destin sans
chercher à en entraver l’élan. Ils s’abandonnent à vivre. »

Ébé, au moins, ce virus aura servi à quelque chose, me faire connaitre ce mot dont je n’avais jamais, ni d’Ève ni d’Adam, entendu parler.

Popopo, figisme, fige moi ce mot savant dans ta cervelle.

Faut bien que je m’y résigne.

Je vais profiter de cette situation pour apprendre par coeur le dictionnaire, je te le jure sur la tête de ta mère, ton cousin, heu non, le cousin, c’est moi.

Vis, ruse,

non russe, « ce mot viendrait peut-être de « pofigizma », mot russe qui signifie attitude face à
l’absurdité du monde et l’imprévisibilité des événements. »

Ben, crois moi ou non, j’avais pas prévu de faire la connaissance de ce pofigisme.

Youpi ! et moralité:

À toute chose, malheur est bon,

En ces temps de communications difficiles,

où embrassades, accolades, sont mises en péril,

continuons à nous aimer, supporter,

conforter

grâce à ces réseaux,

parfois néfastes et porteurs de fausses, dévastatrices criminelles nouvelles,

mais si utiles par les temps qui courent.

Pofigismement vôtre.

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C’est pour mieux…

Ecrit pour et le Sujet 10/2020

source image – clic

Le mot à insérer facultativement est :  BOURGEON

C’est pour mieux…

Médiaphone, phonétiquement, mensonges, songes-y.

Y es-tu  ? « Quelque chose  cloche, clochemerle, merlan frit,

Friture sur la ligne, ligne d’horizon, rien à signaler, les bourgeons sont éclos.

Je répète: les bourgeons sont éclos. »

Les bourdons sont dans l’eau ?

« Les bourdons…, tu me fais tromper. Laisse-moi finir et dis-moi ce que j’entends. »

T’entends, t’entends l’arbre qui verdoie, le soleil qui poudroie, les petits oiseaux gazouillant .

« Gazou, gazoullis, gazouillant ou pas, t’es un peu sourde de la feuille, soit dit en passant.

En passant par ici, t’aurais pas vu mon oreille ? »

Plutôt être sourde que d’entendre ça ! Ton oreille, tu l’as devant tes yeux !

« C’est vrai ! Où avais-je la tête ? »

Dans l’entonnoir, ma soeurette !

 

 

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Trop d’héroïne tue le héros

Ecrit pour Sujet 9/2020 – du 29/02 au 07/03

et pour L’Agenda Ïronique Etrange, L’AÏE de Mars, le mois des fous.

Norman Rockwell – clic et clic

Le mot à insérer facultativement est : HÉROS ou HÉROÏNE

Trop d’héroïne tue le héros

V’la -t’y pas que je me sens empoignée de par la taille.

Un gaillard, que je croyais, v’la t’y pas que je découvre

Un gringalet, triste figure, longue comme un jour sans pain,

Sur son canasson m’y installe, tout en délicatesse chevaleresque.

Comme si quoi, qu’il a peur de me casser.

Par ma foi, me suis ben défendue, mais je l’ouïs dire

 » N’ayez crainte, gente dame, que je  ne vous enlevasse,

Juste un brin de chemin, afin de vous permettre

De prendre quelque repos. »

« Tu parles, lui dis-je, votre seigneurie, j’ai le dos en ravaude.

Et puis, qu’est-ce qui va dire mon maître, que je gardas plus son troupeau,

Adieu, veaux, vaches, cochons…et mon gagne-pain. »

 » Mais, Ma Dame, ils nous accompagnent. »

Ma Dame, pensais-je, in petto et cabrioles, plus loin, mon troupeau au complet.

 » Berlue de mon âme, c’est-y- qui donc, tous ces quidams ? »

Fanfreluches, cornemuses, tournebouilles et confettis,

Rigaudons, fifres et flutiaux,

Drôles d’affutiaux , ces bergères et bergers, nous accompagnent en rigolant.

Je descends de mon attelage, cours vers mes animaux,

L’escogriffe à ma suite; ça sent bon la paille et le foin,

Chansons paillardes, et bons vins.

Je me pince, non je ne rêvas point.

En habits de châtelaine troussée,

Mon maître, revoilà la berlue, berluette, ventripette, esperluette et salut la compagnie

Et cocktails de trompettes, tambours, clavecins,

Sur coussins et cousines à la mode de Caen, , tripettes,

Farfelettes, velours et contrescarpe, escarpins d’escalade,

On y danse, joyeux moulin, meunier ton grain est une folie

On se framboisine, mignotine, mironton, tontaine.

Voici le temps de vous présenter mon mentor, menteries et forfaitures,

Popples, pour les intimes,

Et pour les autres aussi, foi de connaissances ou pas,

Monsieur Popples, mon maître, fraise enchiffonée,

V’la-t-y pas qui s’agenouille: « Dulcinée, mon héroïne,

T’as sauvé mon troupiau. Tout’ ma vie durant et la tienne de vie, sera ma bergère en titre. »

 » Je veux point de vous, et de vos brimades m’sieur mon maître; je veux être libre et courir à ma guise, de par le vaste monde; y faire de belles rencontres. »

« Mais puisque je te dis que j’vas changer. »

 » Nenni, suis point folle de ce côté là. Je vous crois point. Jurez, crachez, tant que vous voulez. Je le connais ce discours Maîtres et valets; servantes et seigneurs de pacotille. Je vous quitte en plaisante et aimable rassurance,   avec eux. »

Les autres, y m’accueillent franchement; pourquoi, il se joint pas à nous Popples. Je leur réponds la vérité, à savoir: Monsieur Popples a des yeux de framboises et se demande connaissance et contoise.

Contoisement, l’horloge des temps a stoppé sa course, et nous voilà joyeusement à conter sans toiser, autres comptes en marmelades, pâtatipâtatés,  naissances à l’aise, couffins garnis, foi de pantins.

Et que la quête continue !

 

 

 

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Sept tique

Ecrit pourSujet 8/2020 – du 22 au 29/02

source image – clic 

Le mot à insérer facultativement est : DIABOLIQUE

SEPT TIQUE

Problème épique

Venue me visiter, la fée électrique,

Me fit ce cadeau, curiosité me pique.

Interloqué, ne voulais me montrer

Quelque peu embarrassé.

Elle me narra comptine pratique,

Afin, que de cet embrouillamini, sans panique

Et sans craindre effets volcaniques,

J’en fis usage logique.

« Si tu branches la jaune,

Toute la journée sera bonne.

Si tu en fais de même avec la noire,

Pense d’abord à vider tes armoires.

Empare toi de la bleue,

Non sans avoir, au préalable, fait un voeu.

Avec la rouge,

Attention à ce que cela se fasse sans que tu bouges.

Pour utiliser la blanche,

Il te faudra retrousser les manches.

Et de cette kaki, tirant sur le  vert caca d’oie,

Tu feras long feu, foi de moi.

Avec des pincettes, saisiras la verte… »

Sitôt dits ces derniers mots, se déclencha une sirène d’alerte.

La fée, sourire sardonique,

Sur le champ disparut, marmonnant  paroles énigmatiques.

Me retrouvais, pensées sceptiques,

Quand au bien fondé de l’usage de tant de fiches mâles,

Pour une seule, femelle,

Décidant, question d’éthique,

D’oublier les  conseils de cette fée diabolique.

 

 

 

 

 

 

 

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Dialogue

Ecrit poursujet 2/2020

Sébastien Del Grosso clic et clic

Le mot à insérer facultativement est: HORIZON

DIALOGUE

Arrière, tu me paralyses.

Renoncer à toi, ça jamais.

Tu m’agaces. Disparais de mon horizon.

Honnêtement, même si je le voulais, je ne pourrais pas.

Relâche mon poignet. J’ai le bras qui  s’ankylose.

Ingrate ! Je suis très attachée à toi, moi !

Tu me lâches, oui !

Essaie de t’habituer. Je te quitte un instant.

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ELECTRON LIBRE

Ecrit pour sujet 1/2020

source Internet

Le mot à insérer facultativement est : PRESSE

Émerveillement, nature paisible

Les yeux interrogateurs,

Et sourire léger.

Comme tu as changé.

Tour à tour, tornade infatigable

Rêveur absent de toute réalité, que rien ne presse

Oubli du temps qui passe.

Nom: Esteban.

L es maîtresses de maternelle,

Interrogées sur ta nature

Bienveillantes à ton égard,

Riaient affectueusement

Et t’avaient surnommé: Électron libre

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« Le plus bel endroit du monde, c’est la maison qui est la tienne. »

Pour le dernier sujet de 2019, MILETUNE propose de choisir une image personnelle ou des images proposées depuis 2011.J’ai choisi d’écrire à partir de cette  image personnelle

 

« LE PLUS BEL ENDROIT DU MONDE, C’EST LA MAISON QUI EST LA TIENNE. »

  T out est silence

  C hiens et chats, les aboiements, les miaulements, ont disparu.

  H ennissement épuisé, dernier cheval de labour.

  E t parfois, il dit: « Allons là-bas. »

  R ien à faire, elle ne veut pas entendre.

« N ous sommes des survivants. Il ne peut plus rien nous arriver, chez nous. »

 O ublier, les jours s’accumulent, mornes et dures pénibilités.

 B eau soleil, neige invasive, air envenimé.

« Y ‘a plus que nous, les autres sont partis, ou sont enterrés ici. Allons là-bas. »

 L a femme lui répond : « Le plus bel endroit du monde, c’est la maison qui est la tienne. »

Le 15 octobre 2017, je publiais un article, sous le titre LE PLUS BEL ENDROIT DU MONDE, C’EST LA MAISON QUI EST LA TIENNE, après avoir vu à un documentaire racontant l’histoire de ces deux personnes, les seules à n’avoir pas quitté  leur village, Zvisdal,  proche de Tchernobyl; histoire émouvante de ces êtres humains si attachants, de leur solitude, du manque absolu de confort, dont la santé se dégrade, au vu de leur âge ( lui meurt pendant le tournage de ce document), de leurs moyens de vivre déplorables, du manque de communication radiophonique.

 

La question du nucléaire me tient à coeur, et je déplore, qu’à ce jour, mon pays, la France, persiste à voir dans le nucléaire l’avenir énergétique avec ses 58 centrales, et n’envisage aucunement de les supprimer à long terme.*

Je n’entends pas créer ici une polémique. Ceux qui ne partageraient pas mon ressenti, sont priés de ne pas l’exprimer sur mon blog. Je les en remercie.

 

 

 

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La dame de Séville

Ecrit pour miletune Sujet 42/2018

Brassaï (Gyula Halász) – clic et clic

L’expression à insérer facultativement est : LA BUENA VIDA: la belle vie

 

La dame de Séville

Je couds, je pique, toute la journée.

Des envolées enjuponnées.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Coudre le flou, ma destinée,

Autre chose, avait rêvé.

Je me voyais, Sévillane adulée.

En haut de l’affiche, je dansais.

En andalouse, costumée.

 

Je taille, je coupe, toute la journée

Des dentelles enrubannées.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Un beau matin, c’était l’été,

Sur un pont, il me regardait.

A danser, m’a invitée.

Nous nous sommes bien accordés.

 

Je brode, je surfile, toute la journée

Des beaux tissus en soie brochée.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Je les habille toute la journée,

Les essayages, pas cadencés.

Mon père vint nous séparer.

Et  la danse, m’a refusée.

 

Je confectionne, en secret,

La belle robe, que  l’inconnu m’a dessinée.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Je suis cousette de qualité,

Buena vida, ne cesse mon père de répéter.

Un jour, pourtant, je lui désobéirai,

Sur le pont, retournerai.

 

 

 

 

 

 

 

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