LE TABLEAU DU SAMEDI

Le tableau du samedi

Pour le où il est question de miniatures.

Mon regard s’est porté sur de curieuses miniatures, des bijoux « oeil ».

Oeil bleu masculin, peint sur ivoire, encadré de grenats, sur un cadre en or. ( début 19ème siècle)

Représentant l’oeil du bien-aimé, gage d’amour éternel,  montés en pendentifs, bagues, broches,  ces « lover’s’eyes », nés, comme leur nom l’indique, en Angleterre en 1784, objets de petit format, faciles à transporter, furent à la mode de la fin du 18ème siècle jusqu’au début du 19ème siècle.

 

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Le tableau du samedi

Pour le

Miniature

L’art de la miniature dérive de l’enluminure médiévale ; il lui emprunte aussi son nom, puisque le terme de miniature semble provenir de minium, couleur rouge employée dans la décoration des manuscrits. Il n’est pas à exclure, en outre, que l’origine du terme puisse être trouvée dans le mot latin minus, « plus petit », d’où dériverait miniature, peinture de petites dimensions. Au xviie siècle, le mot s’orthographiait « mignature » et Diderot y reconnaissait la même racine que « mignard », délicat.

La miniature fait son apparition au xvie siècle, où elle est surtout utilisée pour des portraits, aisés à conserver et à transporter. (ENCYCLOPAEDIA UNIVERSALIS)

Parmi les innombrables miniatures, et peintres miniaturistes j’ai choisi deux miniatures

 

 

de Marie Anne Fragonard(1745-1823)

ci-dessus, Portrait présumé de la fille de l’artiste, peint sur ivoire.

Ces miniatures ayant été  un temps attribuées à son mari, le peintre Jean Honoré Fragonard (1732-1806),  j’y ai vu comme un clin d’oeil à la suite des tableaux des deux samedis précédents.

 

 

 

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LE TABLEAU DU SAMEDI

Pour le thème Autoportrait de femmes peintres, j’ai choisi

Artemisia Gentileschi

Artemisia Gentileschi(1593-1652) est une artiste peintre de la Renaissance italienne. Être une femme peintre est assez peu accepté à cette époque. Elle a appris la peinture dans l’atelier de son père, proche du Caravage, et à l’Académie de dessin de Florence, où elle est la première femme à s’inscrire.

Particulièrement douée dans cet art, première femme peintre à part entière, elle a représenté des scènes historiques et bibliques ayant le plus souvent des femmes pour protagonistes,  figures fortes, parfois violentes, indépendantes et sensuelles, présentées en héroïnes. Elles sont pour beaucoup inspirées d’elle-même. Ses propres traits physiques sont clairement reconnaissables dans plusieurs de ses œuvres. Elle a également réalisé de nombreux autoportraits.

Artemisia Gentileschi, Autoportrait en Sainte Catherine d’Alexandrie ( 1615-1617)

Artemisia Gentileschi, Autoportrait en joueuse de luth (1615-1617)

Bien qu’elle ait été une artiste renommée de son vivant, après sa mort (qui aurait été causée par la peste qui anéantit la moitié de la population de Naples en 1656), elle a été vouée à l’oubli et exclue des livres d’histoire pendant 400 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.connaissancedesarts.com/artistes/biographies/pouvoir-gloire-et-passion-artemisia-gentileschi-le-roman-dune-vie-11133720/

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LE TABLEAU DU SAMEDI

Pour LE TABLEAU DU SAMEDI, thème proposé par Lilousoleil: 

des autoportraits féminins,

j’ai choisi

l’autoportrait de SOFONISBA ANGUISSOLA (1554)

 

Artiste peintre maniériste, spécialisée dans les portraits, née à Crémone vers 1532 et morte à Palerme en 1625,

Sofonisba Anguissola a été l’une des premières femmes peintres à atteindre, de son vivant, les sommets de la scène artistique européenne.

Son père encourage tous ses enfants à développer leurs talents artistiques.

En 1559, elle quitte la Lombardie pour la cour d’Espagne, et devient la dame d’honneur d’Élisabeth de Valois à qui elle  enseigne le dessin.

Peintre de cour, elle ne peut vendre ses toiles, étant, de plus, noble et dame de compagnie.

L’Alcazar,  où étaient  exposées ses oeuvres, brûle en 1734. Aussi fut elle un temps oubliée.

Peu de temps après le décès de la reine d’Espagne en 1568, elle retourne en Italie (1573).

Sofonisba Anguissola est la première artiste à se représenter âgée.

et l’Autoportrait de Sofonisba Anguissola (1610)

Elle  ne cherche pas à rajeunir ses traits. Elle se dépeint avec une grande majesté, et la sévérité des poses des hommes de pouvoir.

Le tableau est adressé à Philippe III d’Espagne comme en témoigne la lettre pliée dans la main droite, qui indique : « Alla Majestad Catolica besa la mano… Anguissola ».

 

 

Source: WIKIPEDIA

 

 

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LE TABLEAU DU SAMEDI

Pour Le tableau du samedi

Alors on danse ?

La Closerie des Lilas, le Quadrille Français – Charles Vernier ( 1813-1892)

Charles Vernier entre en 1830 dans l’atelier d’Ingres.

Il devient caricaturiste et lithographe. Ses lithographies ,  dont une large part a été publiée dans le Charivari, portent sur plusieurs thèmes.

Le premier thème concerne la vie politique du XIXe siècle, très riche en événements nationaux et internationaux. Ses charges contre les hommes politiques et contre la censure lui ont valu des séjours à la prison Sainte Pélagie.

Le second thème concerne la société au XIXe siècle : son regard se porte, avec une ironie spirituelle sur les mœurs de l’époque. (Source: Wikipedia)

 

Le Bal Mabille, Le Quadrille Français – Charles Vernier (1813-1892)

Ce tableau représente la cinquième et dernière figure du  » quadrille français », appelée Chassé-Croisé ou Galop, dansée à la « saint simonienne », c’est-à-dire en galop avec changement de danseuse.

La saint-simonienne serait née du carnaval de Paris de 1833.

Elle consiste en changements successifs de dames et de cavaliers. Il s’agit là d’échanges de partenaires.

Cela suscita bien des émois, des rejets, des querelles, des réprobations.

Pour certains, cela était considéré  comme de la dépravation et une atteinte aux bonnes moeurs de la société. Les gens de la haute société, les bourgeois se fourvoyaient, en adoptant des gestes « vulgaires », sans moralité, que l’on comparait aux moeurs du petit peuple;

Dans les années 1830, la pratique du chahut ou cancan se développe dans les bals publics parisiens. Les forces de l’ordre la décrivent comme une danse « infâme » constituant un délit d’attentat aux moeurs.

Des jeunes gens se sont pris de querelle au sujet d’une espèce de danse dite saint-simonienne, réclamée par les uns, repoussée par les autres.

« Ces pauvres colombes, nullement initiées aux mystères de la cachucha [(la chahut)] et de la saint-simonienne, se figurent que tous les groupes qu’elles coudoient sont composés de mauvais sujets et de gourgandines. »

« C’est le cas du bal de la Tourelle qui estime que « la valse et le galop [sont] indécents et dangereux pour les familles. » Rapprochements, libération des corps dans des mouvements débridés et exempts de toute technicité, c’est ce qui semble en premier lieu motiver ce rejet, plutôt que le principe d’échange de partenaire. »

« De nos jours, la danse est devenue populaire; en se popularisant elle a dû adopter une allure rude, grossière, indécente; elle a pris ses franches coudées dans les bals publics, entre le broc de vin et la gibelotte de chat et s’est fait baptiser du nom de cancan, chahut ou saint-simonienne. »

En 1837 elle peut être dansée par les marquises mais elles seront alors taxées de « femmes libres ».

Cette cinquième figure aurait été créée pour rompre avec les précédentes figures, empruntées aux contredanses, jugées un peu trop « académiques » et « sérieuses ».

Bien que le mouvement saint simonien ne fasse pas mention de cette danse, il semblerait qu’elle fut nommée ainsi en raison de la doctrine de ce mouvement, qui prône une société  fraternelle, un  pays  prospère, afin que règnent solidarité, esprit d’entreprise, intérêt général, liberté et paix. S’opposant à tout privilège et droit de naissance, les privilèges de la noblesse et de la royauté doivent être supprimés.  Chacun doit obtenir la considération de la société.

La question femme est abordée:  » Nous étions dans les années 1830 et l’avenir appartenait à un monde fondé sur le double pôle du masculin et du féminin. La promesse était celle d’une égalité entre les sexes et d’une sexualité libre. Bien qu’elle fût plus mystique que concrète, certaines femmes ont su profiter de cette ouverture et ont poussé la logique jusqu’au bout. « 

Un féminisme politique renaît: » Nous naissons libres comme l’homme, et la moitié du genre humain ne peut être, sans injustice, asservie à l’autre » (La Femme libre, L’Apostolat des femmes).

La cinquième figure du quadrille français montre une danse plus débridée, moins guindée que celle des autres figures, surtout pour les milieux « BCBG » de l’époque, une familiarité entre les danseuses et danseurs,   gestes et postures osés. Certaines personnes ont peut-être pensé ou imaginé, que ces nouvelles manières résultaient ou étaient influencées par  la doctrine saint simonienne, où femmes et hommes, riches ou pauvres, sont mis sur le même plan d’égalité, d’où la dénomination « La Saint Simonienne. ».

 

PS: ces explications succinctes, sont là pour essayer de comprendre l’appellation de la danse citée ci-dessus. Je demande aux  lecteur.trice.s de mon article, de n’y voir aucune polémique d’aucune sorte, concernant le Saint Simonisme.

 

 

 

 

 

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Le tableau du samedi

Alors, on danse ?, proposé par Fardoise

BAL PUBLIC Huile sur toile de John James Chalon (1778-1854)

 

La scène se passe, en 1818,  dans un bal public en plein air, appelé  bal Tivoli. Le lieu est éclairé par des lampes à gaz. En 1801, la ville de Paris sera éclairée par des lampes à gaz, système inventé par Philip,pe Lebon.

La contredanse,  exécutée ici, présente une figure appelée « moulinet ».

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LE TABLEAU DU SAMEDI

  Pour LE TABLEAU DU SAMEDI, proposé par Fardoise, encore un métier disparu ou presque, j’ai choisi

le garde champêtre, ou tambour de ville.

Tararaboum, tararaboum

« Avis à la population »

C’était tout un cérémonial. Aujourd’hui, s’il y a toujours des garde champêtres, plus de tambour, pour annoncer nouvelles et décisions prises par la municipalité. Sitôt entendu le roulement de tambour, du monde l’entourait.

Quelqu’un connait peut-être l’auteur de cette peinture ? Je n’ai rien trouvé la concernant.

 

 

 

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Les métiers disparus

Pour LE TABLEAU DU SAMEDI, thème les métiers disparus, j’ai choisi

le chiffonnier,

 peint par Alexis Hinsberger.

Lorsque j’étais enfant, un chiffonnier passait dans les rues de mon village, poussant une charrette, accompagné de sa femme et d’un chien. Ici, c’est une carriole, pas de femme, mais un chien. Lorsque j’entendais « Pôd’lapin, pô », je ressentais une « trouille » bleue. Ce portrait montre un faciès peu rassurant, correspondant aux frayeurs de mon enfance.

 

Grace Darling, fille de gardien de phare

École anglaise- 20ème siècle

1826. Grace Darling vit avec sa famille dans le phare de Longstone, sur une ile. Le navire Forfarshire* s’échouant sur un ilot rocheux, non loin de là,

1838. Grace et son père portent secours, avec un canot à rames, aux naufragés. Grace maintient le canot stable, pendant que cinq survivants embarquent dans le canot.

*Le Forfarshire transportait 62 personnes. 17 furent sauvés du naufrage.

La nouvelle du courage et du mérite de Grace se répandit dans la population, la propulsant au rôle d’héroïne nationale. Grace et son père reçurent la médaille d’argent pour bravoure de la part de la Royal National Institution for the Preservation of Life from Shipwreck. (wikipedia)

 

 

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La neige

J’ai choisi pour Le Tableau du samedi, thème la neige, proposé par Lilousoleil,

une des miniatures Des Très Riches Heures du Duc de Berry, évoquant le mois de février.

Cette miniature créée par les frères Limburg, vers 1410/1411, est selon Erwin Panofsky le « premier paysage de neige de l’histoire de la peinture »(wikipedia)

 

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