Les mots graffiti

Vu, entendu, connu, mes cris de coeur, impressions « fatales », humeurs événementielles…

20 juin, journée des migrants

Pour info et partage.

C’était il y a deux ans. La photographie du corps d’un petit garçon de 3 ans gisant sur une plage turque s’affichait à la Une des médias, provoquant une vague d’indignation.

  Depuis, le sort des réfugiés s’est-il amélioré ? NON. 

Ils continuent de vivre l’enfer sur les routes d’un exil forcé.   

Dans les pays de transit comme la Libye par exemple, leur situation s’est même détériorée : ils sont vendus dans de véritables marchés aux esclaves.

Ils risquent toujours leur vie en mer Méditerranée où plus de 5000 personnes sont encore mortes noyées en 2016.

Ils sont refoulés et même traqués aux portes d’une Europe érigée en forteresse qui, en plus de fermer ses frontières extérieures, bloque ses frontières intérieures comme à Calais et Vintimille.  (  LA CIMADE)

Un poème et une nouvelle contre le délit de solidarité avec les réfugiés

Dans l’ouvrage collectif “Ce qu’ils font est juste”, vingt-six auteurs mettent à l’honneur la solidarité et l’hospitalité envers les réfugiés. Télérama.fr vous propose deux de ces textes, signés du romancier François Taillandier et l’ancien reporter de guerre Pascal Manoukian, et accompagnés de dessins d’Enki Bilal.

Publié aux Editions Don Quichotte, Ce qu’ils font est juste est un recueil de vingt-sept œuvres d’écrivains, dessinateur ou journalistes qui se mobilisent pour mettre à l’honneur la solidarité et l’hospitalité envers les réfugiés. Horrifiés par la persistance du délit de solidarité en France, qui amène devant la justice des citoyens accusés d’être venus en aide à des migrants ; par le harcèlement policier dont sont victimes les exilés et ceux qui les soutiennent, ils réunissent le fruit de leur imagination et de leur engagement dans ce livre, dirigé par l’ancienne de Libération Béatrice Vallaeys, dont tous les bénéfices seront reversés à deux associations d’aide aux réfugiés. 

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? », par Pascal Manoukian

Pal regarda son fils remonter l’allée qui menait à l’estrade sous les oriflammes dressées des cadets du Parti. Il aurait souhaité autre chose pour lui que cette mascarade.

En ville, quelques chars manoeuvraient en martyrisant le bitume, pour rappeler au peuple de rester dans les rangs.

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » fredonna-t-il dans sa tête.

La pratique du français était sa seule façon d’échapper à l’immense prison dans laquelle on l’avait renvoyé. Autour de lui, les parents, les militants de la première heure, le milicien qui surveillait le rang où il attendait sagement le discours de son fils, ne pouvaient pas s’imaginer, à son costume triste et à ses chaussures bon marché, à son col sale et à sa cravate vrillée, tout ce que suscitait en lui les parolesd’Aragon.

Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent

Treize ans auparavant, en 1948, il avait presque embrassé la liberté, frôlé ses lèvres, senti son odeur tenace et entêtante.

Aujourd’hui, son parfum l’enivrait encore, quand, seul dans sa chambre après deux verres de mauvaise vodka, il desserrait la muselière que le Parti lui imposait et faisait hurler une marche militaire, couvrant ainsi les murmures de Ferré, puis les sanglots que le souvenir de cette étreinte ratée avec la France déclenchait en lui.

Il alluma une cigarette et regarda tout ce gris autour. Il devait faire si doux à Paris. Il essaya d’oublier ses placards vides, les petites humiliations du quotidien, le poison lent de la propagande qui doucement l’anesthésiait et lui rognait les ailes, pour que docilement il accepte sa cage.

Il avait payé cher sa tentative de fuite à Paris : un an de rééducation et, comme tous les déclarés coupables, il avait dû accepter aussi d’abandonner l’éducation de son enfant au Parti.

C’est ce qui lui faisait le plus mal.

Pourtant, en cet hiver 1948, alors qu’il escaladait les montagnes d’Autriche pour dévaler sur l’Allemagne avec toute la force de ses vingt ans, buvant la nuit aux pis des vaches, réchauffant ses pieds plantés dans la bouse, les mains couvertes de graisse pour éviter les engelures, la chevalière de son père bien au fond de la poche et l’adresse d’un oncle rue Ordener, dans le dix-huitième arrondissement, pliée en quatre dans sa veste, il s’était bien juré de ne jamais revenir.

À Baden-Baden, épuisé, affamé, il avait contacté la Légion étrangère, mais la Légion n’avait pas voulu de lui. Trop freluquet, trop beau parleur, trop d’ambition, lui avait dit un lieutenant tonkinois, en lui griffonnant l’adresse d’un Français, un vrai, de ceux qui faisaient passer les juifs pendant la guerre et qui aujourd’hui hébergeaient tous les désespérés de la terre au mépris d’une vieille loi d’avant Vichy et de son article L 622, remise au goût du jour en cette même année 1948 et qui interdisait de porter secours et assistance aux clandestins, contredisant, pour le moins, une autre loi, universelle celle-ci, tout juste adoptée par les Nations unies, établissant de manière définitive les droits de l’homme et du citoyen, notamment celui garanti par son article 13 de pouvoir aller et venir en toute liberté.

Le salon du Juste, lui avait promis le Tonkinois, était comme un petit camp de la Légion. On y trouvait des Grecs, des Polonais, des Chinois, quelques Russes, des Hongrois et même, disait-on, un Ouzbek venu à cheval jusqu’à Paris. L’homme, le Juste, traître aux yeux de l’article L 622, offrait le gîte et le couvert.

Pal passa la frontière franco-allemande à Strasbourg, remonta jusqu’à Reims et arriva à Paris mi-novembre 1948, les pieds gelés, enveloppés dans les pages d’un journal dont il ne comprenait malheureusement pas le titre et qui, s’il avait pu,l’aurait alerté du danger qu’il courait, tant il promettait de misères à ceux qui pénétraient illégalement sur le sol français et à leurs complices qui se rendaient coupables de les aider : un retour en enfer pour les uns et la prison pour les autres.

Congelé, allongé à moitié mort sur la bouche du métro de la station Étoile, Pal trouva la force de se traîner jusqu’à chez son oncle, qui n’y était pas. Il défroissa alors l’adresse du Juste et sonna au 15 de la rue Du Couédic, dans le quatorzième arrondissement.

C’était une petite maison avec un jardin comme il en existait encore à Paris dans ces années-là.

Le salon était envahi de matelas et de prières dans toutes les langues.

Le Juste servait deux repas par jour. Un avant d’aller travailler aux Halles, et l’autre en rentrant le soir, les bras chargés de mille abats qui faisaient la gourmandise de tous.

Cette année-là, comme une jeune fille à qui l’on pince les joues, la France retrouvait des couleurs. Francis Lemarque chantait un Paris où n’importe qui buvait n’importe quoi en parlant avec les mains.

La France cherchait des bras, les canons allemands en avaient arraché par milliers, mais elle préférait ceux des Italiens à ceux des communistes exilés, car, comme le scandait l’extrême droite, « bolchevique un jour, bolchevique toujours ».

Pal vendit la chevalière de son père pour un costume trois-pièces fait sur mesure par un juif ukrainien. Sur les conseils d’un ancien cheminot polonais, évadé sous un train, il s’était décidé à tenter sa chance au bureau des apatrides. Mais il devait porter beau, ça facilitait, disait-on, l’attribution du sésame.

Chez le Juste, chaque jour des chanceux faisaient de la place aux malheureux. Ils ouvraient une bouteille en trinquant à leur nouvelle nationalité ou à leur permis de travail, puis s’éloignaient avec dans les yeux mille mercis au Juste et à la France.

Dehors, le chaos régnait encore. Il fallait déblayer, construire, reconstituer les familles disloquées, consoler les veuves et les orphelins, réconcilier la France des lâches et celle des courageux.

À peine Pal s’était-il assis à la terrasse de son premier café qu’il était tombé sous le charme. La vie ne lui avait pas laissé le temps de s’amouracher des filles, mais elle avait fait mieux, elle lui avait donné Paris à aimer.

Pal paya son café, ajusta le costume de l’Ukrainien et remonta chez le Juste. Un Grec avait remplacé le Roumain sur le matelas à côté du sien. De la cuisine montait une odeur de soupe aux poireaux. À la radio, on célébrait encore et encore la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen.

Il eut à peine le temps de comprendre. La porte vola en éclats et le Juste apparut coincé entre deux képis. Derrière eux, une dizaine d’autres flics matraquèrent les matelas.

Pal se recroquevilla par peur de mourir et encaissa les coups en se protégeant avec les vers d’Aragon dédiés au groupe de Manouchian.

Ils étaient vingt-trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnèrent leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

Lui aussi allait être sacrifié, victime de ce décret-loi décidé en 1938 par Daladier, le président du Conseil des ministres, qui s’en expliquait auprès du président de la République par ces mots restés dans les archives :

Le présent projet de décret ne modifie en rien les conditions régulières d’accès sur notre sol, il ne porte aucune atteinte aux règles traditionnelles de l’hospitalité française, à l’esprit de libéralisme et d’humanité qui est l’un des plus nobles aspects de notre génie national… la France ne veut plus chez elle d’étrangers “clandestins”, d’hôtes irréguliers… Pour déceler et identifier les étrangers clandestins et ceux qui ne sont pas en règle, il nous a paru indispensable d’étendre à tout logeur, professionnel ou bénévole, l’obligation de déclarer, dans des formes d’ailleurs extrêmement simples et commodes à fixer par voie réglementaire, qu’il héberge un étranger. Rien de vexatoire dans une telle obligation, simple mesure d’ordre dont on aperçoit toute la portée pratique comme toute l’efficacité.

Les lois sont comme les cadavres dans les films à suspense. Il faudrait toujours les achever de peur qu’elles ne ressuscitent.

Le Juste fut condamné à la prison pour délit d’hébergement et de solidarité. Un Tonkinois qui tentait de résister fut matraqué à mort. Pal, lui, fut reconduit à la frontière et confié à la police de son pays, qui se chargea de le ramener chez lui.

Sept ans plus tard, en 1955, naissait son fils. Jugé trop déviant pour le faire pousser droit, le père fut contraint de confier son éducation au Parti.

Le résultat fut spectaculaire. En 1960, en pleine reprise en main du régime, le petit bonhomme de six ans eut l’honneur d’ouvrir le grand meeting des cadets du Parti.

Devant lui, six mille jeunes en uniforme de pionniers, rangés comme dans des casiers à bouteilles, saluaient d’un même geste la faucille et le marteau.

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » se redemanda Pal.

Non, lui le savait, et ça le rendait encore plus malheureux. Parfois, il fermait les yeux et s’installait à la terrasse d’un café. Il sentait aussitôt l’odeur du métro et du bon tabac, le goût du vrai sucre au fond de sa tasse, et cherchait parmi les silhouettes légères qui glissaient entre les tables celle qu’il aurait pu épouser.

Il l’imaginait brune et menue. Elle aurait étudié la médecine avec lui, il aurait gardé l’Ukrainien comme tailleur et ensemble, le soir, en fumant des gitanes, ils se seraient rappelé les temps difficiles et le chemin parcouru depuis.

Il avait droit à ce bonheur-là, se dit-il. Il avait tout fait pour le mériter.

Le milicien lui ordonna d’éteindre sa cigarette. Pal se demanda combien de dissidents avaient rejoint les geôles de l’État aujourd’hui. Qu’allait devenir son fils dans cette Hongrie-là ?

Là-bas, à Paris, l’Ukrainien lui aurait appris le français et les bonnes manières dans une école bien tenue par des instituteurs de la République, il serait devenu avocat, se serait installé dans les beaux quartiers ou à Neuilly, se serait peut-être lancé en politique pour devenir député ou pourquoi pas président de la République.

Il le regarda seul sur l’estrade, déjà nerveux pour son âge, se balancer d’un pied sur l’autre.

Il essaya de l’imaginer en président sur les Champs-Élysées. Sans doute se serait-il souvenu des pieds gelés de son père, de ses ongles sales, de son ventre vide, de la souffrance de tous ces échoués, amoureux de la France, et il aurait alors, sans hésitation aucune, terrassé cet article L 622, condamnant les justes et leurs redevables.

Pal reconnut le tic qui secouait son fils derrière son pupitre chaque fois qu’il prenait la parole. Ce lent mouvement du cou de droite à gauche et ces épaules prises de tressautements incontrôlés.

« C’est votre fils ? lui demanda une grosse dame couverte de décorations.
Oui, dit-il.
Félicitations, répondit la grosse dame. Et comment s’appelle-t-il ?
– Nicolas », dit Pal.

En costumes palóc, à HOLLÓkö (Hongrie)

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Toujours d’actualité

 

Cela fait trois longues années …

we sign it - Mobilisons-nous pour le retour des lycéennes nigeriannes!

Mobilisons-nous pour le retour des lycéennes nigeriannes!

Depuis le 14 avril 2014, les parents et les proches des jeunes filles enlevées au Nigeria par la secte islamiste Boko Haram attendent toujours leur retour. L’Afrique ne doit pas être le refuge des terroristes. Nous interpellons la CEDEAO, l’Union africaine et la communauté internationale pour mener des actions afin de les ramener dans les plus brefs délais.

Dans la soirée du 14 avril 2014, plus de 200 jeunes lycéennes âgées de 12 à 18 ans ont été kidnappées par des éléments de la secte islamiste, Boko Haram, à Chibok (nord est du Nigeria). Le 5 mai, Aboubakar Shekau, chef de cette organisation terroriste déclarait vouloir « vendre [les filles] sur le marché au nom d’Allah« . « Une fille de 12 ans, je la donnerais en mariage, même une fille de 9 ans je le ferais », ajoute-t-il. Ce rapt et ces déclarations hallucinantes dignes d’un autre siècle mettent en lumière l’obscurantisme de ces individus qui utilisent la réligion à des fins terroristes et déshumanisantes. Plus que jamais, le monde doit se mobiliser pour le retour de ces jeunes filles saines et sauves auprès de leurs parents et surtout l’éradication de toute pensée haineuse au sein de nos sociétés.

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Agenda ironique d’avril 2017, Hors sujet

Pour l’édition de  l’article intitulé Liberté, Egalité, Fraternité, Humanité, je m’exprimais ainsi:Parce qu’un blog, c’est partager, des récits, des rigolades, des émotions, des poèmes, des voyages, des idées, connaissances et amitiés, c’est aussi témoigner cette  réalité insoutenable.

A un jour du résultat des urnes chez Martine et une dizaine de jours du second tour des élections en France, voici un récit de « croisières », ne relevant malheureusement pas de la fiction.

 

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21 avril 2017, anti-poison, suites et fin.

Le dernier antidote de la campagne #poisondavril2017, à relayer largement ! http://www.primolevi.org/poisondavril2017

 

A suivre, mes impressions de Hongrie…Orban, manifestations, l’Europe, les migrants, les hongrois…

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14 avril 2017, anti-poison

Absente quelque temps, les anti-poisons seront de retour, bientôt sur Les Mots Autographes, mais sont diffusés chaque jour à 11h, jusqu’au 21 avril 2017, sur la page facebook du Centre Primo Levi, clic ici.

En attendant,

JOYEUSES PÂQUES

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13 avril 2017, anti-poison, la suite

#poisondavril2017 La peur est un poison. Un antidote, les faits ! http://www.tent.org/refugees-work/ OECD BrutLes Décodeurs EDWY PLENEL

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12 avril 2017, anti-poison

#poisondavril2017 La peur est un poison. Un antidote, les faits ! http://ow.ly/1Uqj30aMZub Office de tourisme Albi France 3 Journées Européennes des Métiers d’Art Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés

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11 avril 2017, anti-poison d’avril, suite

 

#poisondavril2017 La peur est un poison. Partagez les antidotes ! http://ow.ly/XqM530aKQ02 Resome École normale supérieure École nationale supérieure des Arts Décoratifs École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

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Liberté, égalité, fraternité, humanité ?

Parce qu’un blog, c’est partager, des récits, des rigolades, des émotions, des poèmes, des voyages, des idées, connaissances et amitiés, c’est aussi témoigner cette  réalité insoutenable.

De Baptiste Beaulieu (FACEBOOK)

À PARTAGER SVP.
Vous voyez cette photo ? Elle a l’air banale, pourtant elle ne l’est pas et ne doit jamais l’être.
Il s’agit d’un camp.
Un camp de concentration pour homosexuels en Tchétchénie. Il vient d’ouvrir et c’est une première depuis la seconde guerre mondiale. Ils seraient déjà près d’une centaine d’hommes à y être parqués comme des bêtes.
Il faut en parler parce que ces hommes pourraient être nos frères, nos cousins ou nos meilleurs amis. Ils pourraient être vos fils.
Il faut en parler parce que les médias internationaux n’en parlent pas.
Il faut en parler parce que la communauté internationale n’en parle pas.
Il faut en parler parce que c’est aux portes de l’Europe, et parce que c’est insupportable.
Il faut en parler parce qu’on ne peut pas être heureux dans un océan de malheurs, parce que chacun porte en soi la nature humaine toute entière, et parce que l’extraordinaire beauté du genre humain réside et résidera toujours dans l’extrême diversité de ses visages.

Baptiste Beaulieu

SOURCES :

http://m.rfi.fr/emission/20170410-russie-centaine-homosexuel-arrete-tchetchenie-droits-homme-justice-societe-sociale?ref=tw

http://www.courrierinternational.com/article/russie-vague-de-repression-contre-les-homosexuels-en-tchetchenie

https://www.amnesty.org/en/documents/eur46/6023/2017/en/

http://m.torontosun.com/2017/04/10/chechyna-gay-concentration-camp-horror

http://www.dailymail.co.uk/news/article-4397118/Chechnya-opens-concentration-camp-homosexuals.html

http://www.adheos.org/federation-de-russie-de-nouvelles-revelations-sur-la-persecution-des-homosexuels-en-tchetchenie

https://www.novayagazeta.ru/articles/2017/04/04/72027-raspravy-nad-chechenskimi-geyami-publikuem-svidetelstvahttp://www.pinknews.co.uk/2017/04/10/chechnya-has-opened-concentration-camps-for-gay-men/

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10 avril 2017, anti-poison, suite

 

#poisondavril2017 La peur est un poison. Cette semaine encore, un antidote par jour ! RioMavuba LOSC http://ow.ly/bIHV30aIufu

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