Nid de mots

Les mots paroliers

Ecrit pourlogo nid de mots  « Les fanfarons volubiles qui dégoisent ne manquent pas de bagou » sera la moralité de votre fable de l’été.

Les mots  paroliers

Fanfares résonnez,

Les voici arrivés,

En habits de cérémonie

Sourire aux lèvres, et bouches fleuries,

Pour nous charmer,

Un rondeau pour nous enchanter,

Ils sont là, porteurs de paroles fertiles,

Les fanfarons volubiles.

Un instant malhabiles,

Pavoisent

Usant de mots qui se croisent

Et s’entrecroisent.

Volubiles fanfarons,

Vos mots, mis en chansons,

Formant phrases de bon goût

Sont ils bien à vous?

Pour jouer, devant vous, en orchestre  réunis,

Sommes venus ici,

Dans l’intention de vous plaire.

Et en votre honneur, entonnerons le plus célèbre de nos airs,

Intitulé, pour vous complaire:

« Les fanfarons volubiles qui dégoisent ne manquent pas de bagou. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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S’emboustrophéder, c’est grave?

Thème de juin deNID DES MOTS

Écrire un boustrophédon

À la manière de l’écriture étrusque en sillons, comme la charrue :

une ligne dans un sens demi-tour et une ligne dans l’autre sens,

règles à respecter : que les vers aient le même nombre de lettres et qu’ils riment.

S’emboustrophéder, c’est grave?

Boustrophédons nos bêtises.

Scandalisée belle marquise

Réplique, toisant l’insolent:

Monsieur, petit et vil manant,

Vous, malotru, me parler ainsi!

Confus, je suis, précieuse amie,

De me pardonner, vous implore,

N’êtes point vulgaire pécore.

Marquis, odieux, vous devenez.

Navré, madame, ainsi le prenez.

Suffit, à ma vue, disparaissez,

Monmirail, monsieur, quittez,

Allez, où bon il vous semblera,

Ailleurs, loin, partez,ingrat,

Peut me chaut, qui vous suivra,

Noble dame, filles, inviterez,

Et à loisir boustrophéderez.

 

 

 

 

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« crépuscule, taille unique »

Ecrit pour le NID DES MOTS,« crépuscule, taille unique »

« crépuscule, taille unique »

Crêpe de Chine, mouchoirs minuscules

Taillés uniquement pour l’empereur

Il en avait de toutes les couleurs

Arc en ciel, soleil levant,

Matin calme, pivoines ardentes,

Feux d’artifice, chrysanthèmes ciselés

Mais il préférait par dessus tout

Celui couleur crépuscule

Qu’il agitait dans les rayons du soleil finissant

Silhouette ondulante, dragon ailé

Eventail délicat pour graciles geishas

Ombrelle fragile sur  estampe suggérée

D’une nuit ardente dans  le grand palais.

 

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Arlequin dans sa chambrette

 Ecrit pour le NID DES MOTS

Regardez le carnaval de l’Arlequin de Miro’ et écrivez :

CARNAVAL d'ARLEQUIN MIRO

Arlequin dans sa chambrette

Arlequin a fermé  boutique,

Dans sa chambrette,  s’est mis à rêver.

De Pierrot, point de plume,

Mais celles d’un oiseau tout bleu.

Où donc se cache Colombine,

Dont il se dit amoureux.

A gardé de son  masque,

Grandes et belles  moustaches.

Et s’emmêlant dans les pelotes,

Voici celles des chats tigrés.

Arlequin, entend-il sa musique,

Pour ce carnaval improvisé.

Est-ce  hasard ou destinée,

Cette Comedia del Arte hallucinée?

 

 

 

 

 

 

 

Catégories : Jeux d'écriture, Nid de mots | 5 Commentaires

Une vie en chandelle

Ecrit pour le NID DES MOTS

 

 Thème de mars, à publier sur vos blogs le samedi 19 mars :

« Ce n’est pas tant la bougie qui nous fascine et nous captive, mais la précieuse précarité de sa flamme »

Une vie en chandelle

Elles sont toutes là, assemblées sur le gâteau.

Flammes dorées, fièrement dressées.

Immobiles, elles attendent

Pfuitt, un courant d’air,

Les langues jaunes se couchent, se relèvent,

Un instant courbées,

Puis l’accalmie.

Elles sont toutes là, rayonnantes.

Bleues, vertes, rouges, jaunes,

Portant comme un oriflamme,

Cette incandescence,

Minuscule rayon de soleil,

Gai et chaleureux.

Elles sont toutes là, discrètes et silencieuses,

Des gouttelettes de cire,

Abiment leurs jolies robes,

Torsades, cannelures rayées.

La flamme tremblote,

Semblant hésiter,

Avenir incertain,

Encore briller ou partir en fumée.

Un instant de vie,

Illuminée et grandiose,

Feu féérique.

Un souffle puissant et décidé,

Elles veulent résister, vacillent, hésitent,

Le souffle redouble d’ardeur,

  Elles se  couchent, vaincues.

Encore quelques rougeoiements,

Se consument à regret,

Les jolies bougies de la fête.

Volutes de fumée éphémères,

S’échappent encore,

Un dernier souffle, l’ultime,

Puis, plus rien.

Il est temps de se partager le gâteau.

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Trouver chaussures à ses pieds.

Ecrit pour le  Le veillard et l'âneThème pour le samedi 13 février:
« Pendant les soldes, je suis rentrée à la maison après avoir acheté des chaussures.
Oh surprise,dans la boite, il y avait deux pieds gauches ! »
Racontez

 


C’est pas possible ! Comment ai-je pu ? Je les ai essayées pourtant ! Il y avait bien une chaussure gauche et une chaussure droite. Il n’y a pas trente six solutions…mais je les ai aux pieds, celles que j’ai achetées !
Alors, c’est quoi, ces chaussures ? En plus, ce n’est pas du tout mon style, et puis les revendre à qui ?
On sonne. Charmant jeune homme.

  • Mademoiselle, j’ai eu du mal à vous retrouver. Voilà, je vous rends votre boîte.
  • Mes vieilles chaussures ! Merci monsieur ! Attendez, je vais chercher l’autre. Mais, il y a un problème, ce sont  deux pieds gauches.
  • C’est normal. Au-revoir, mademoiselle.
    Je rêve. C’est quoi, cette histoire ? Téléphone.
  • Allo, mademoiselle Achanpoutèle ?
  • Oui .
  • Ici le magasin « Les deux pieds dans le même sabot ». Vous avez été difficile à retrouver. Une de nos vendeuses vient de récupérer deux chaussures droites, correspondant à la paire que vous avez achetée. Pourriez-vous passer au magasin faire l’échange.
  • Impossible. J’ai vos chaussures à mes pieds. Un droit, un gauche.
  • Vous avez été filmée pendant l’essayage ; le modèle que vous avez choisi est une paire de mocassins
  • Oui, genre mocassins indiens.

Mes soeurs se fichent bien assez de moi: »Toujours en pantoufle », rigolent-elles, tout en trottinant fièrement sur leurs talons aiguille; et se tordant régulièrement les chevilles. »Il faut souffrir pour être belle », ripostent-elles, vexées. « Maman y arrive bien, elle, pourquoi pas nous? » « Que ne feraient-elles pas pour ressembler à mère, vraie gravure de mode.

  • J’y suis! Quand je suis rentrée chez moi, dans la boîte, il n’y avait pas mon ancienne paire, mais deux pieds gauches!
  • Et c’était des escarpins.
  • Oui, peut-être; je ne me souviens plus trop. Mais je ne les ai plus. Un jeune homme m’a rapporté mes chaussures; je lui ai rendu les autres. Je lui ai même dit que…
  • Nous savons ce que vous lui avez dit, mademoiselle Achanpoutèle.
  • Que…vous m’avez filmée jusque chez moi? De quel droit? Déjà, dans le magasin, je trouve ça pas très normal, mais…
  • Mademoiselle Achanpoutèle, rassurez-vous; nous n’avons rien fait de tel. Pour La caméra dans le magasin, c’était pour le concours surprise, et vous êtes la gagnante.
  • Je gagne quoi?
  • L’honneur de représenter « Les deux pieds dans le même sabot », aux différents salons de la chaussure, dans le monde entier, pendant une année; et chaque paire portée pour l’occasion vous appartiendra, bien entendu.
  • N’importe quelle chauss…(Là, je réfléchis; une telle offre ne se refuse pas. Tant pis, mes pieds s’habitueront aux carcans, et puis, ce sera plus amusant, que de rester ici). Je suis très contente. Merci. Youpiiiiiiiii!
  • Maria, un peu de tenue, ma fille! Vous n’apprendrez donc jamais les bonnes manières. Bien assez que je supporte vos tenues de souillon, épargnez-moi ces criailleries intempestives. Et puis d’ailleurs, à qui téléphonez-vous?
  • Excusez-moi, je dois raccrocher.
  • Nous vous tenons au courant. Avec toutes nos félicitations!
  • C’est, j’ai gagné un concours.
  • Pfeuh, vous un concours! Doit pas être d’un très haut niveau, pour que vous ayez gagné! De quoi s’agit-il au juste?
  • C’est « Les deux pieds dans le même sabot », qui…
  • Encore un concours bête comme les pieds, cela ne m’étonne pas.
  • J’ai gagné plein de chaussures que je  porterai dans des salons internat…
  • Jeanne-Paule, Ange-Sophie, ici, tout de suite!
  • Votre soeur va représenter « Les sabots dans un même…Les deux sab…
  • « Les deux pieds dans un même sabot » mère.
  • Toi, Maria, la ferme!
  • Maman, protestent  mes soeurs ricanantes, tout en se donnant des coups de coude.
  • Votre soeur, oui, je parle de cette souillon, votre soeur a gagné un concours organisé par « Le pied dans les mêmes…
  • « Les deux pieds dans le même sabot », disent en choeur Jeanne-Paule et Ange-Sophie.
  • Ne m’interrompez pas. Donc Maria, cette, cette misérable a gagné le concours. Elle, avec ces pieds de paysanne. Alors que vous mes sucrées d’amour, vos jolis petons, faits pour les  soirées chez les grands de ce monde.Trouvez moi le numéro de téléphone du magasin.
  • Allo, les sabots? Ici, madame Aschenputtel. C’est au sujet du concours. Ma fille Maria Aschenputtel regrette de ne pouvoir vous représenter. Elle en aurait été fière, mais…comment? Aucune Maria Aschenputtel n’a gagné. vous êtes sûrs?( Elle me sourit, mauvaise). Qui a gagné alors? Vous n’êtes pas autorisé à me…ne quittez pas. On sonne à la porte. Maria, va ouvrir, empotée.
  • Maria Achanpoutèle? C’est bien vous la gagnante?
  • Il y a  erreur, jeune homme. Maria n’a rien gagné du tout! Par contre ces demoiselles-ci…

Mes soeurs se tortillent, rouges et bafouillantes, s’avançant, se tordant les chevilles à qui mieux-mieux.

  • Qui est Maria Achanpoutèle?
  • C’est moi, monsieur.
  • Attendez, Achanpoutèle, tu t’appelles Aschenputtel, comme ton imbécile de père. As-t-on idée de porter ce nom à coucher dehors!
  • Hihihi, huhuhu, ricanent les deux autres.
  • Oui, bon, n’oubliez pas que c’est le nom de votre mère, désormais, leur dit ma mère en tordant la bouche.

Suit un infime soupir.

  • Je comprends madame. Je ne suis pas très doué pour les langues étrangères; lisez vous-même, ce qui est écrit sur le papier.
  • Aschenputtel, Maria.

Ma mère, enfin, cette personne qui tient à ce que je la nomme ainsi, arrache, furieuse, le papier des mains du jeune homme; le déchire en mille morceaux. Mes deux soeurs, enfin, ainsi, je dois les nommer, se précipitent sur les bouts de papier, tentant de reconstituer la feuille.

  • Maria, balaie-moi, tout cela. Il n’est pas question que tu déshonores la famille en te montrant dans ces salons, fréquentés par le haut des soul…du panier. Tu peux dire adieu à tout ceci. Quand à vous, monsieur, ne remettez plus jamais les…

Trop tard, la porte ne claque pas,coincée par le pied du jeune homme; qui en profite pour rentrer. Ma belle-mère lui montre la porte.

  • Fichez le camp d’ici, monsieur.
  • Je partirai  d’ici, accompagné de mademoiselle Acheunnpoutèle.

Pas trop mal prononcé, mon nom, pour une fois.

Et vous savez quoi? Moi Maria Aschenputtel, j’ai  vendu dans le monde entier des millions de chaussures, sous la marque…Cendrillon.

Et oui, Cendrillon en langue allemande se dit Aschenputtel.

Je me suis habituée aux escarpins*. Ma préférence va à ceux que j’ai créés, les « Pantoufles de Vair »**. En hiver, je ne porte qu’elles.

*CENDRILLONceline_028_995683260_north_545xNon, celles-là, c’est pour ma belle-mère!

**CENDRILLONpetit-gris Avec sa fourrure? Mais, non, on en fabrique de la synthétique. c’est très réussi.

 

 

 

 

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