Les mots photographes

Parce que les photographies sont des écritures, écrivons les photographies.

Maman, les petits bateaux

Ecrit pour miletune, « Spécial cinquième anniversaire »

BATEAU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JL Harel, Lady of Avenel

Maman, les petits bateaux.

Maman m’avait prévenue : « Attention au chant des sirènes. »
Je voulais voir le monde, voguer de mes propres voiles.
Je coupais le cordon, qui m’attachait au port.
Partant au gré du vent, moi le « Petit poisson volant »
Ainsi m’avaient baptisé les compagnons de ma mère.
Je m’étirais, grandissais, porté par les flots amicaux.
Baigné, léché, caressé, je jouais avec l’écume
Dansant sur le sillage blanc laissé par mes semblables,
Glissant sur le toboggan des vagues grandissantes,
Repartant de plus belle à l’assaut de leurs crêtes.
Une accalmie, un rayon de soleil, miroir immobile,
Clapotis, soudain spectacle inouï, au milieu de la grande mer,
Un ballet de jets d’eau, de partout jaillissaient,
Accompagné, rythmé, musique étrange et belle.
Je me laissais guider vers elle, fasciné du spectacle.
Puis plus rien, le trou noir, lumière évanouie.
Fin de l’aventure, me voici, échoué,
Dans le ventre d’une baleine, pour l’éternité.

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D’où l’importance de manger des épinards

Ecrit pour miletune, « Spécial cinquième anniversaire »

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d‘après le sujet semaine 15:2014- clic

D’où l’importance de manger des épinards

Applaudissez Bernard Debreguier, Monsieur Muscle 2013 du Puy de Dôme. Nous le reverrons bientôt, pour un nouveau passage. A tout à l’heure. Le candidat suivant nous vient  des Pyrénées Atlantiques, Nicolas Etchegoïnoa, Monsieur Muscle deux mille…non, revoilà le 63. On vous appellera pour revenir sur scène. Tous les concurrents n’ont pas encore été présentés, je n’ai plus de micro…

– Je remercie ma maman de m’avoir obligé à manger des épinards, quand j’étais petit ; je remercie mon papa, qui m’obligeait à faire des pompes, quand j’avais des fautes à la dictée, dix minutes par faute, et je n’étais pas bon à la dictée, et aussi je remercie tatie Germaine qui…
– Bon, merci Monsieur 63, tout le monde a bien compris, passons au numéro 64, je disais donc Monsieur Muscle 2014 du Pays Basque. Espérons qu’il aimait les épinards et ne faisait pas de fautes d’orthographe.
– Oui, je voulais dire merci à tatie Germaine qui…je t’envoie des gros bisous.
– Applaudissez Monsieur Muscle des Pyrénées Atlantiques, 64, le Pays Basque, la pelote…monsieur 63, nous vous reverrons tout à l’heure ; retournez dans votre loge. Quoi ? Comment ? Remercier aussi les pneus Chimelin. Nous ne faisons pas de pub dans notre émission. C’est eux qui vous ont payé le voyage ? Si vous gagnez, vous remplacerez Bibendum ?

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Hélitron

Samedi 9 janvier 2016, une publication d’oublié.

 

Ecrit pour ecritoire TITRE DE MAI : Histoires Rondes
Contraintes :
1 ) Utiliser le mot « rond » (ou similaires phonétiquement : ron, rhon, raum, etc.. ) dans le titre et au minimum une fois dans le texte
2) Utiliser un des monuments ronds que vous trouverez sur l’autre blog de Jean-Marie Dutey : comme cadre de l’action racontée.

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Hélitron

C’était l’été. Dans la lande, nous nous promenions, ma soeur et moi. Non loin de cette  forêt que,  petites, nous  nommions,  forêt des fées.Un jour, nous étions tombées en arrêt devant un phénomène étrange : comme si quelqu’un avait peint un cercle sur le pré. Un cercle plus vert, herbe plus touffue, plus haute.
Le lendemain, nous retournâmes avec maman, lui montrant notre découverte.
Les brumes enserraient le paysage, des écharpes féériques restant accrochées aux branches.
Maman nous dit alors que c’était un cercle de fées, ou rond de sorcières. Elle nous conta les légendes merveilleuses qui s’y rattachaient ; nous expliquant que les fées venaient, en ce lieu,  danser   au clair de lune;  en ronde, sur des airs enivrants et enchantés , n’effleurant aucun   brin d’herbe.
Alors se dessine  un anneau magique, où poussent des champignons  ; après avoir dansé, elles s’y reposent.

Nous rentrâmes à la maison, émerveillées, et en même temps troublées par un évènement inattendu.
Nous l’évoquions,  approchant, curieuses de revoir ce  lieu magique.
Il y avait longtemps que nous ne croyions plus aux fées et aux sorcières.
Nous tendîmes l’oreille en même temps. Quelqu’un fredonnait ; quelque part ; dans le lointain. Quelqu’un dans notre forêt des fées. La voix se rapprochait; nous percevions des sons apportés par le vent ; puis le chant se précisa, léger, égrenant des mots :

Une pincée de diamants, encore une émeraude
 Allons à la maraude, cueillir les jolis rubis
 Une très belle opale, venue de l’océan
 En ses eaux de turquoise
Qui tournent à l’orage,  deviennent topazes
Quand brille le soleil, une perle jaillit.
La terre en feu nous a offert ceci
Un beau grenat, par ci, un onyx par là
Un deux trois, une agate,
Quatre cinq six, un saphir,
Sept huit neuf, un lapis lasulis
Dix onze douze, quelques tourmalines
Une pincée de diamants, encore une émeraude

Allons à la maraude, cueillir…

La chanson s’éloigna, comme elle était venue. Nous avançâmes vers l’endroit d’où semblait venir la voix.
Soudain, parmi les herbes folles, à l’orée du bois, nous tombâmes en arrêt devant un phénomène étrange. Nous étions à nouveau petites filles. Mais maman n’était plus là.
Ce fut ma sœur, qui , la première comprit. Elle poussa un cri : « Regarde, les… les perles. »
Le jour où nous l’avions amenée voir l’anneau des fées, maman avait perdu son collier. Ce jour là, d’autres jours encore, nous le cherchâmes. Nous ne le retrouvâmes jamais.
Aujourd’hui, il apparaissait, sous nos yeux, d’abord, ce petit tour de cou, perles de nacre blanche, qui faisait briller ses yeux, mais aussi, le grand collier multicolore, ses « perles précieuses en toc », disait-elle, ajoutant « Mes  vraies perles, c’est vous, mes trésors. ». Et elle nous apprenait, montrant les fausses perles, le nom des pierres imitées.
Elles étaient là étincelant, cernant des cailloux joliment posés en spirale, succession de tons verts, et rose foncés, dessinant la  délicate coquille d’un colimaçon.
Nous n’avons touché à rien, le souffle coupé.
Quelquefois, il nous arrive de fredonner :

Une pincée de diamants, encore une émeraude
  Allons à la maraude, cueillir les jolis rubis

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Astique rond

Jeudi 31 décembre 2015, grand nettoyage et textes bradés

TITRE DE MAI : Histoires Rondes par lise le 27 avril 2014 , pour l’atelier d’écriture Ecritoire
Contraintes :
1 ) Utiliser le mot « rond » (ou similaires phonétiquement : ron, rhon, raum, etc.. ) dans le titre et au minimum une fois dans le texte
2) Utiliser un des monuments ronds que vous trouverez sur l’autre blog de Jean-Marie Dutey : comme cadre de l’action racontée. Attention, il y a plus d’une centaine de monuments, maisons, aqueducs, gares, et même des GAZOMETRES et un fabuleux monument complètement délabré avec de superbes peintures dedans – oui, c’est dingue tout ce qui peut se construire en rond de par le monde. Choisissez celui qui vous inspire.

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1979-84 : Palais Bulles, à Théoule-sur-Mer, construite par Antti Lovag

Astique rond

Mon métier : homme d’entretien de bulles.
Oui, ne riez pas : c’est un métier comme un autre.
Je vous entends : « Faire des ronds dans l’eau, peigner la girafe, il se moque de nous ce gars-là. »
Je vous explique. Je suis rentré au service de la famille Fermigou, il y a de ça trente, trente cinq ans. Trente cinq ans, oui, on venait juste de se marier la Maryse et moi.
Je travaillais à l’usine ; elle vendait le pain à la boulangerie du village.
La famille Fermigou cherchait un couple de la région, pour s’occuper de la propriété. J’étais homme à tout faire, j’avais la responsabilité du bon état du domaine, et Maryse faisait la cuisine, le ménage au château.
C’était une jolie maison, flanquée de deux tourelles, un grand escalier sur le devant, quatorze pièces. Nous logions dans une des tourelles. Nous avions un petit appartement très confortable.
La famille Fermigou partit quelques temps aux Etats-Unis ; à leur retour, ils décidèrent de vendre la propriété, pour aller s’installer sur la côte d’Azur ; madame Fermigou parlait d’architecture d’avant-garde, qu’elle voulait vivre en osmose avec la nature, la mer, le soleil, la lune, les étoiles, que sais-je…
Nous vendîmes, heu, ils vendirent le château, nous faisant suivre avec leurs bagages. Ils furent
quelques temps hébergés chez des amis. Nous nous joignîmes aux autres employés. Ce ne fut pas toujours facile, d’autant que le couple d’amis, de monsieur et madame, avait une fille, cette mijaurée, qui menait tout le monde à la baguette.
Un jour, madame emmena Maryse avec elle, afin de procéder à quelques nettoyages dans la nouvelle maison. Les travaux étant terminés, les entreprises avaient laissé ça et là quelques saletés.
Maryse, à son retour, me confia : « Gérard, tu vas pas me croire, la maison, et bien c’est comme si on était sur la lune. Et puis, c’est grand, tu verrais ça ! C’est plein de hublots, de coins et de recoins, enfin, de ronds et de reronds, non de murs, je sais pas comment t’expliquer. J’y comprends rien à cette maison. Enfin, madame est heureuse, folle de bonheur. Tout le temps, elle venait me dire, « regardez Maryse, c’est pas merveilleux, on se croirait dans la mer », « vous voyez là, ce paysage, respirez l’air, sentez comme c’est comme le paradis ». J’avais envie de lui dire que le paradis, j’y suis jamais allée, et que j’espère y être, mais le plus tard possible. A propos de sentir, pas une seule odeur de peinture, de plâtre, rien…
Nous emménageâmes dans la quinzaine.
J’étais pressé de découvrir ce lieu lunaire, aux dires de ma femme. Et je la vis, plutôt, je vis des coupoles roses, certaines, on aurait dit des seins de femme, d’autres avec des ouvertures rondes pareilles à des yeux, toutes de grosseurs différentes, collées les unes aux autres, et plus nous approchions, plus j’en découvrais, prêtes à rouler, posées sur des rochers, avec des bouches comme si elles voulaient les avaler. C’était curieux, inattendu, je trouvais cela très étrange et beau.
Madame courait partout, radieuse, monsieur satisfait du bonheur de madame.
« Nous voilà au Palais des Bulles ; Gérard, je vous nomme l’homme d’entretien des bulles. »
C’est ainsi que je veille sur les lieux, j’ai une échelle courbe, qui s’adapte à la forme des murs, pour grimper jusqu’aux hublots. Chaque jour je vérifie le bon fonctionnement de toutes les ouvertures ; et croyez-moi, j’en ai pour un bon moment ; il y en a partout, des rondes, des ovales, des coulissantes ; et je ne fais que l’extérieur. Parce que l’intérieur, c’est pas difficile, tout est rond ; les murs, les couloirs, les lits…Maryse ne se plaint pas. Au début, la tête lui tournait un peu, mais elle s’y est faite. Et puis, surtout, quand les patrons sont pas là, à nous la belle vie !
Nous avons notre petite bulle rien qu’à nous ; et les jours de congé, bien installés dans notre cocon, nous rêvons au jour quand nous partirons. Nous avons déjà acheté notre billet. Ensemble, sur la lune, nous irons.

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Mes biens chers Frères Grimm

Ecrit pour miletune, Sujet semaine 53

53

 

Source Internet

LE MOT DE LA SEMAINE EST : CURSUS

 

Mes biens chers Frères Grimm

Je sais que vous aimez collecter des histoires, attentifs à tous ces contes nés de légendes,  d’histoires réelles, travesties et déformées par les croyances populaires merveilleuses.
Mon enfance en fut nourrie.
Toutefois, il vous faut revoir votre copie, au sujet de Blanche Neige.
Figurez-vous que je l’ai rencontrée. Elle n’a pas pris une ride, semble en parfaite santé, totalement remise de ses émotions.
Je lui ai demandé des nouvelles du prince ; elle a bien ri, répondant qu’elle n’avait jamais vu ni de près ni de loin un quelconque prince.
Comme elle s’installait à une table, pour manger (j’ai oublié de vous dire que je m’étais arrêté dans un self- service d’une station d’autoroute), je l’ai suivie. Ont pris place David Crockett, Buzz l’Eclair, Lilo d’Hawaï, et un homme à tête de chien. Devant mon air ahuri, il s’est présenté, sous le nom de Dingo ; enfin, j’ai d’abord cru qu’il parlait de moi, vu la tête que je faisais ; non, non, c’est bien son nom.
J’ai cru comprendre que tout ce monde travaille dans un super- marché gigantesque ; pas très bien payés, ils font des trucs un peu idiots devant des badauds qui eux, paient très chers pour les voir. Ce qu’ils m’ont raconté, m’a donné envie de relire vos contes ; ceux de vos collègues écrivains conteurs. Vos plumes talentueuses ont su si bien écrire, décrire et retranscrire ces aventures dans lesquelles héroïnes, héros, vont et viennent à leur guise, en compagnie d’autres personnages, aux exploits non moins méritoires.
Je préfère de loin ce cursus personnel, riche d’images foisonnantes, émotions garanties, me laissant à loisir, libre de mes choix créatifs.
Bien à vous.
Woody le cow-boy.
PS : Sur la carte postale, je suis assis, en train de boire un café.

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Zoom

Ecrit pour bricabook Une photo quelques mots 200è atelier écriture

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© Romaric Cazaux

Zoom

Femme-tronc pour lingerie de pacotille
Pacotilles et gros nichons.
Nichée entre ces globes plantureux,
Une cocarde de dentelle.
Dentelle pour sous-vêtements,
Culottes et falbalas.
Soiries de la peau,
Belle en lumières et reflets,
Femme fatale ou mannequin.

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Triplette

Ecrit pour bricabook, Atelier d’écriture 195

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© Romaric Cazaux

Triplette

Trois petites ballerines,

Maïa, Olga et Ludivine,

A la barre s’entrainaient,

Chaussons satins, guêtres lainées.

Font des rêves de danseuses,

Entrechats, ou simple valse,

Sur la scène d’un opéra,

Un destin de petit rat.

Trois grandes ballerines,

Maïa, Olga et Ludivine,

Le succès les a séparées

Grands écarts ou balancés.

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Le rouleauteur de rouleaux

Ecrit pour miletune sujet semaine 43

44

Ron Mueck – clic et clic

LE MOT DE LA SEMAINE EST : MUSCADE

Le rouleauteur de rouleaux

Je démêle, je démêle, je démêle toujours
Des cheveux longs, des cheveux courts
Des tignasses rousses
Des tignasses blondes

Je suis le rouleur de rouleaux
J’les mets sur la tête
Huile de muscade, vernis aux ongles
Je suis le démêleur de cheveux
Quelle que soit la tête
Cheveux trop longs ou bien fourchus
Je suis l’enrouleur de rouleaux
N’importe quelle tête
Avec frisettes, décolorées
Je suis le dérouleur de rouleaux
Mais avec cette tête,
Cheveux qui n’en finissent pas de s’allonger

J’enroule, j’enroule, j’enroule toujours
Des rouleaux des rouleaux toujours des rouleaux
Des rouleaux des rouleaux des rouleaux des rouleaux des rouleaux

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Impressions premières

Ecrit pour bricabook, atelier d’écriture 192

ATELIER 192

Impressions premières

Oui, bon, là on mettra Barbara. Comme elle aime bien déchirer les tapisseries, ça lui conviendra. Ici, ce sera ton coin, Nathan, tu es végétalien, alors avec cette verdure qui entre par la fenêtre, tu pourras en manger autant  que tu voudras. Attention, mamie, à ne pas vous entraver dans les fils. Je ne vous le fais pas dire, les ouvriers de nos jours, ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils sont d’une négligence ! Et le plastique là, et bien ma foi, je vois que Moumousse l’a adopté ; elle s’y roule allègrement dedans. Estelle, tu fumeras dehors. En plus, cela risquerait de déclencher les détecteurs de fumée. Alors, comme il fait un peu frais, j’ai pas envie de me prendre une douche. M’est avis, vu la fraîcheur qui règne ici, que les fenêtres sont ouvertes depuis un bon moment. Comment Mamie ? On n’a pas choisi votre coin ? Vous le verriez bien à l’abri des courants d’air. A cause de votre rhume chronique. Comme vous appréciez beaucoup la peinture contemporaine, je pensais que vous pourriez disposer de cet endroit, près du tableau. Où cela ? Là au mur derrière vous. Ça va pas le faire ? Le vert porte malheur. Pas de problème. Nous  repeindrons. Vous voulez choisir la couleur. Mais bien sûr.

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Les mots appartiennent à tout le monde

Ecrit pour les mots éparpillés

Cet article participe au rendez-vous mensuel « Mots éparpillés » de Margarida Llabres et Florence Gindre, projet inspiré par « Mots sauvages » de Cécile Benoist. »

Sofie-depuis-Paris

 Les mots appartiennent à tout le monde

Dessus il a marché, sans regarder

Puis il s’est retourné,

Et tous ces signes, comme il y en avait!

A tenté de les déchiffrer,

Comprendre ce que cela signifiait.

Quelques syllabes a anôné

Les a assemblées.

In-ter-na-tio-nal.

International, ce mot l’a fait rêver.

D’apprendre à lire, il continuerait,

Il y avait tant à partager.

Maintenant, il comprenait,

Pour lui ce serait la liberté.

 

 

 

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