Les mots biographent

Chez Jacou, c’est télé-réalité.

Périphrases chicoufiennes, ou l’art d’être grand-mère

 

Ecrit pour chromo-oiseau-couronnc3a9-ana-rosa1etlogo-poesie

Des périphrases chicoufiennes***,ou l’art d’être grand-mère

A   proposition grand maternelle attentive,

Réponse enthousiaste,  grand plaisir apporte,

Bien plus que de ce « Nul ! * », trop souvent mes oreilles  souffrant,

Mot couperet,

Quand, il n’est pas suivi, souvent, de bouderies, et autres « renfrogneries »,

Du plus gracieux effet.

A  suggestion grand maternelle affectueuse,

Réponse participative,  grand bonheur apporte,

Autrement que, navrant et trop souvent ouï, ce « C’est nul! »,

Expression lapidaire,

Et, cerise sur le gâteau,

S’accompagnant de trognes hostiles et regards mécontents.

Alors,  consentante, patiente, aimante,

Grand mère, des trésors d’images, invente,

Paraphrasant les sentiments par trop réducteurs,

De ses adorables enfantelets.

Déguisant ces mots disgracieux,

Les habillant en phrases construites,

Délicieusement surannées,

Du plus bel effet sur les récalcitrants mouflets.

 » Mamie, ta proposition, par ailleurs, fort aimable,

A mes  personnelles envies, adaptée ne se peut d’être.

Qu’en lieu et place de cette activité,

J’en choisirais une ,

De laquelle , je me sentirais plus enclin. »

Ou bien, encore:

 » Mamie, craignant à la chose, être en incapacité, intérêt y apporter,

En conséquence, nullement ne  souhaiterais-je

Prendre part  à la réjouissance,

Bien qu’en  généreuse et assortie courtoisie, tu m’y convies,

Ce dont je te remercie. »

Non pas que ces charmants bambins,

Aient, à leur usage, vocabulaire restreint,

Bien au contraire,

Mais n’est-il pas gratifiant,

Et pour eux, et pour moi,

Passer quelques instants,

Avec les mots jouant,

Et la situation dédramatisant.

photo-signature

 

* A une personne qui, en commentaire au Jeu de mots **,écrivait se trouver « nulle en poésie »,  Martine  répondait: » Là, en l’occurrence, la poésie ne sert que de support. Et c’est justement pour les gens qui se disent « nuls » que je fais ce jeu… pour qu’ils découvrent des poèmes sans s’en rendre compte😉
Et tu vois, c’est pas si dur que ça, que de se laisser porter par la poésie !
Je disais à mes élèves que le mot « nul » est une grossièreté et je leur en interdisais l’emploi. »😀

**le Jeu de mots, proposé le jeudi, par Martine l’Ecrevisse Turbulente

***chicoufienne, adj. qualifiant des personnes , appelées chicoufs (voir ww.birdsdessines.fr/2014/09/15/les-chicoufs-2/,  rocduloup.com/humour/pour-rire-ou-sourire/connaissez-vous-les-chicoufs)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pensées

Après deux jours passés à Verdun, l’Ossuaire de Douauomt,

9 novembre 2016, arrivée de lycéens allemands de Göppingen, en compagnie d’un professeur d’histoire, d’un professeur de français, du président du comité de jumelage de Göppingen, accueillis par le Comité de jumelage de Pessac.

Dans le hall de la mairie, une exposition de photos, lettres, objets civils et militaires, tant français qu’allemands, témoins de cette guerre, interpelant sur la similitude des souffrances, des vies de ces hommes, de leurs questionnements, même amour de la vie, mêmes déchirures morales, mêmes carnages, cette fatigue sans nom, cette ignominie qu’est la guerre, cette négation de l’être humain…

10 novembre 2016, le matin, une pièce de théâtre jouée en langue allemande devant les élèves germanistes du Lycée Pape Clément de Pessac.

10 novembre 2016, l’après-midi, cérémonie commémorative, au cimetière de Bruges-nord,  en présence des lycéens de Göppingen et des lycéens de Pessac, ayant travaillé et échangé sur la guerre de 14/18, les jeunes allemands déposant une gerbe sur la tombe des soldats allemands, victimes de cette guerre.

11 novembre 2016, deux lycéennes allemandes prennent la parole à la cérémonie commémorative à Pessac, ville jumelle de Göppingen. Il sera déposée une gerbe par les deux présidents des comités de jumelage, accompagnés des lycéennes de Göppingen.

Une longue énumération de noms de pessacais « morts pour la France », en même temps que de jeunes enfants, de la famille du défunt ou écoliers de Pessac, déposaient un bouquet tricolore au pied du monument.

A la vue de ces jeunes enfants, si beaux, confiants, émus et impressionnés, traversant entre deux rangées d’anciens combattants présentant les drapeaux, sous le regard d’une foule nombreuse, et entendant ce »Mort pour la France », je me suis  dit, avec un pincement au coeur, sous les drapeaux bleu-blanc-rouge, noir-rouge-doré, mêlés, que ceux que nous honorions, n’avaient certainement pas combattu pour cette France d’aujourd’hui, celle que nous offrons et que vivront ces enfants, émus, joyeux, tendres.

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Bonjour

Ecrit pourlogo nid de motsProchain thème à publier chez vous le samedi 12 novembre :

Écrire le texte de votre choix, en le commençant obligatoirement par « Bonjour ».

 

Bonjour,

Ce mot, l’écrirais-je majuscule, minuscule.

C’est selon mon humeur du jour.

Ou bien, le jouerai-je grave, grincheux, joyeux, insolent, sensuel.

C’est selon,  que nous serons dans un beau ou mauvais jour.

Le dirais je buongiorno, buna ziua, Jó napot, guten Tag, Hello,

Ou tout simplement, adieu.

Afin la journée, bien commencer,

Pour ce dernier, je pencherai.

En  bordeluche saluerai,

Et jusqu’au soir, pourrai l’utiliser.

Adieu.

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TRUMP

Nous sommes tous des réfugiés syriens.

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Racines

Ecrit pour les impromptus Semaine du 24 au 30 octobre 2016 – Racines
Après nous avoir dévoilé vos cheveux blancs, quoi de plus normal que de nous parler de vos racines, de celles qui vous relient à vos ancêtres, à un terroir ou une ville.

Il était une fois un soldat, écossais, venu défendre les possessions de la Couronne Anglaise, quelque part en ce coin du Sud-Ouest, de nos jours, à nouveau, très prisé par les anglais, en mal de climat tempéré, mais avec ce paysage herbeux vert, qui leur rappelle leur campagne.
Lorsque les troupes de John Talbot, vaincues par l’armée du roi de France, retournèrent en leur pays, le soldat  resta sur ce sol devenu français. Périgourdin d’adoption, il fonda une famille.
Ainsi voulait le croire, et le racontait ma grand-mère maternelle, se fiant au nom qu’elle portait, le même que celui de cette rivière qui traverse la ville de  Glasgow.
Aucune archive n’étant venu étayer la véracité des dires de ma grand-mère, il faut bien constater toutefois, des prédispositions familiales à pratiquer aisément la langue anglaise…Why not? 😉
Plus sérieusement et sans conteste, des racines périgourdines, plutôt Périgord Vert, lignée de cultivateurs, d’enseignants, religieuses et prêtres.
D’un autre côté, des désirs d’Océan Atlantique, mêlés à quelques ancêtres gasconnant, suivi de la rencontre de deux milieux bien différents.
Des ouvriers, une brodeuse, et un conducteur de train, ce dernier issu d’une famille BCBG arcachonaise, vivant de ses rentes, que de vilains bruits de bottes  collaborationnistes, de par et d’autre de la frontière franco-allemande, obligèrent à se dessaisir de leurs biens, en même temps que d’arborer cette constellation à six branches, faisant d’eux des êtres, considérés, différents.
Il était une fois une petite fille, portant en elle, ces différences, profondément attachée à sa Gironde natale, bercée par les vagues de l’océan, courant sur les longues plages atlantiques, dévalant la dune, écoutant les histoires de sa grand-mère maternelle, dans une langue française roulant joliment les R, dormant dans des draps magnifiquement brodés par sa grand-mère paternelle…
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Traditions

 

Ecrit pour le JEU des allitérations grossières  proposé par laLICORNE
Choisir deux ou trois des sons suivants
B, D, G, N, R, S, T
et les utiliser le plus souvent possible dans votre texte.
Inspiré d’une conversation avec mon petit fils, voici
 Traditions
Sitôt son repas refroidi, le roi Raoul, rapidement,  rota, et   illico presto, en public, sur la place du Parlement, péta.
roi-1
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Chut, ne le dites à personne

Ecrit pour les impromptus Semaine du 17 au 23 octobre 2016 – Ce matin trois cheveux blancs
« Dans la glace en me levant
Ce matin trois cheveux blancs… »

Vers ou prose, comme vous le souhaitez.
Bien entendu, cette phrase est l’idée directrice de votre texte …

Chut, ne le dites à personne !

« Dans la glace en me levant

Ce matin trois cheveux blancs,

Et des rides, tout autant.

Enfin, bien plus qu’auparavant.

Sans mes lunettes, en les ôtant,

De moi, retrouve un portrait charmant.

Que faut-il donc que je fasse,

De tout ce corps à l’avenant?

Crèmes, mon cerveau, amincissant,

D’éternelle jeunesse, mes espoirs s’envolant.

Même si, ces trois poils, les coloriant,

Et d’un miroir non grossissant, usant,

Ne pourrais du temps,

Ses outrages empêcher,

Ni la vérité farder.

Voilà donc, si longtemps que je suis née,

Aujourd’hui, fanée,

Et c’est nature qui le fait.

Parfois, trompe-couillon, userai,

Suffisant, mes états d’âme, transformer.

Alors, en ce matin,

Trois poils blancs de plus ou de moins,

Ne me font pas chagrin.

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Un peu de pub ne nuit pas à la culture

Vendredi 14 octobre 2016, ouverture de la saison culturelle  communauté Canéjan- Cestas, avec à 20h30 une représentation théâtrale.

LE LOCATAIRE
« Comment vous sentez-vous, nous sommes bien, non ? seul, avec soi, et
toutes ces choses, tout cet espace, ce vide, ce trou, cette étrange
mélancolie qui nous transperce de part en part, nous sommes bien, non? »
Un spectacle, film muet (hormis quelques paroles chuchotées), avec humour, poésie, magie, danse, acrobatie, mime, tragédie, où passent amour, passion, rêve, mélancolie, colère, haine, souffrance, peur, angoisse, doute, égoïsme; joués par trois comédiens, exprimant tout cela par la gestuelle, expression du visage, manipulation d’objets, accompagnés de musique.
Après la représentation, un entretien avec les acteurs( issus du cirque, de la danse…) nous apprenait que ce spectacle n’avait été joué que trois fois, faute de programmation.
 » LE LOCATAIRE », espérant qu’il revienne sur les scènes, allez le voir. C’est un théâtre inhabituel, inattendu, mais auquel, on ne peut rester indifférent.
Et si je vous disais, que lorqu’un des comédiens tremblant de peur, approchait de sa victime, mon corps s’est mis à trembler! 
Bonne fin de semaine.
cIEL bORDEAUX SOURIREurl
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La vieille maison tremblait sous le poids de la neige

Ecrit pour « LA MAGIE DES MOTS » chez Mandrine.

Chaque fois que je commencerai un nouveau livre,

je vous donnerai

la première phrase de la première page de ce livre, et ce sera à vous de broder à partir de cette phrase.

Aujourd’hui je commence par un livre de Sarah McCoy

mandrine

“ La vieille maison tremblait sous le poids de la neige.”

Silencieusement, elle me nargue, belle, blanche, aérienne; n’en finit pas de tomber.

J’ai la trouille, la peur à mon ventre qui gargouille. Ecrasée par cette magie maléfique, ce manteau blanc, cliché bien réel sous les pneus de ma voiture, jouet de glissades impromptues et terrifiantes. Mes doigts, auxquels j’ai communiqué mon angoisse, s’agrippent au volant.

Dans ce pays, qui n’est pas le mien, pays vanté pour ses paysages montagneux, les beaux sapins, pistes de skis à faire rêver, je cherche ma route, direction une petite école,  pour y faire un remplacement. Cette neige qui n’en finit pas, elle était belle et bienvenue dans mon pays natal, tellement rare; cet évènement,  certes, source d’embarras, mais que de jeux, bonshommes de neige, glissades sur les coteaux, réjouissements inattendus et inhabituels.

Et me voilà à la détester, obligée de la subir, envahie d’ anxiété,  et pour couronner le tout, les panneaux indicateurs rendus inutiles.  Délestés par mes soins de l’épaisse couche poudreuse,  je peux lire les indications. Enfin, la direction du village, route étroite, grimpant dans la montagne, rideaux de neige épaisse, une école, et un accueil chaleureux.

Durant une semaine, il ne cessa de neiger; un soir, à la fin des classes, un mur de neige coinçait ma voiture; je suppose créé par le chasse-neige, du moins son conducteur, avec qui, le matin même, j’avais échangé des mots aigre-doux; je montais, lui, descendait, m’obligeant à reculer sur cette route étroite, dont je ne voyais ni centre, ni bas côtés; la manoeuvre dura un certain temps, provoquant l’ impatience du conducteur, me lançant « T’as trouvé ton permis dans une pochette surprise? », amabilité à laquelle je répondis par une grossièreté, chose qui n’est pas dans mes habitudes. Mon véhicule, toujours immatriculé 33, attache sentimentale, petite R….ault 5, jaune de surcroit, ont dû les inspirer, lui et son collègue.

Bien que lui devant la priorité, je trouvais anormal cette attitude, eux du pays, habitués à circuler sur cette neige, de plus avec un véhicule autrement plus sûr que le mien, sans pneus neige, ni chaines. Pour moi de parfaits connards…et c’est avec l’aide d’une instit et des mamans que, soulevant ma voiture, garée dans la montée, nous l’avons mise dans le sens de la descente et du retour vers mon domicile.

De retour dans ma Gironde natale, lorsque tombe la neige, évènement heureux, surtout lorsque l’on peut rester chez soi, ou circuler sans souci,  reviennent à mon esprit ces moments où la neige n’était pas une amie,  sachant qu’il peut-être dur de vivre dans ces conditions, pas seulement en pays de montagne, pas seulement dans une vieille maison tremblant sous le poids de la neige, mais quand la vie jette sur les routes, ces êtres humains malmenés, guerres, dictatures, restriction des libertés, absence des droits les plus élémentaires, menaces d’esclavagisme, manque de travail, tous ces maux, qu’un joli manteau de neige n’effacera jamais .

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Rencontres horsblog, partagées

Tout d’abord, merci à Geneviève, et pour la belle rencontre, et d’avoir été la première à lancer l’appel à rencontres avec d’autres personnes habitant la région Aquitaine, et la France et au delà.

Notre première rencontre racontée par Geneviève.

Mardi dernier, il était prévu une rencontre entre deux blogueuses de la région de Bordeaux. Les quais étaient animés, le soleil brillait. Il a même fait 27° ce jour là.
Les mots autographes
le nom du blog de jacou ainsi que moi-même, nous nous sommes retrouvées en plein après-midi près du Pont de Pierre.
Une bienheureuse rencontre de part et d’autre.
Beaucoup de sujets furent abordés et ceci dans de nombreux chemins variés et multiples. Je ne dirai que mon ressenti. Parler à sa place je ne le ferai pas.
Un échange rempli d’empathie, et j’ai ressenti un échange riche et vraiment sympathique. Il fut un peu question des blogs et de la facilité de pouvoir autant écrire et prendre ce temps, ce que je pense de son écriture🙂
Lorsque j’ai ouvert brindille33, il y avait les ancienn(e)s ami(e)s de filamots qui m’avaient suivis. Elle fut la première à s’inscrire à ce deuxième blog. Avec le chiffre 33 qui suivait son pseudo, j’ai su qu’elle faisait partie de la même région🙂

Et la proposition.

Je me permets d’écrire que nous aimerions mettre sur pieds une rencontre entre personnes si elles le désirent et qui ont un blog de leurs environnements habitant Bordeaux ou la CUB ou au-delà, ou sur la Gironde ou au-delà. J’en connais quelques unes.🙂 L’appel est lancé

Voilà, tout est dit. A vous!

cIEL bORDEAUX SOURIREurl

 

Catégories : Les mots biographent | 10 Commentaires

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