les plumes d’Asphodèle

A la recherche du guilledou

Ecrit pour LES PLUMES 47 – résultats de la collecte chabada !

Espoir, guimauve, comédie, musique, plage, liaison, mièvre, baragouinage, égalité, classique, chanson, inspiration, balai, (essuie-glace : facultatif), navet, louche, roman, abracadabrantesque (facultatif), amoureux(se) et batifoler.

A la recherche du guilledou

Etrange était la musique,

Lointain chabadabada.

Habitués à la morne égalité

De chansons, pour rituels sans surprise,

Ce chabadabada, lointain,

Bousculaitt nos mièvres pensées,

Dérangeait nos classiques espoirs,

S’emparait de nos sagesses,

Pimentait nos jours couleur guimauve.

Chabadabada, soudain proche,

Nous captivait, envahissait nos vies,

Nous faisait amoureux,

Unis dans une commune inspiration,

Plus rien ne nous semblait louche.

Avant, tu me disais tête de balai, je répondais sang de navet.

Voilà que tu étais Chaba, j’étais Dabada.

A nouveau, sur la plage retrouvée,

ChabaDabada, nous batifolions,

Parlions le même baragouinage.

Abracadabrantesque roman,

Chabadabadantesque comédie,

Pour une liaison sublimée,

La musique en était étrange.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Une vie de plume

Ecrit pour les plumes d’Asphodèle  LES PLUMES 46 – résultats de la collecte pour « échapper »…

belle, gardien, lapin, destin, envolée, fermer, souffle, partage, quitter, s’abstraire, voyage, cavale, réchapper, chose, respirer, poète, nid, rêve, vie, doux, fugue, oiseau, imaginer, balles, poudre,  bercé.

Une vie de plume suite de Dans le vide et la bonne humeur , écrit pour les plumes45

Une vie de plume

« Rêve, rêver et le dire.

S’échapper dans une fugue,

Souffle de cavale  libérée.

S’abstraire de cette vie,

Lui donner congé.

Fermer les yeux sur ici.

Elle m’a oubliée; ces moments où je quitte le nid de ses mots, redevenant oiseau.

Mis  entre parenthèses le voyage sur la page, je me fais poète.

Envolée des belles choses, rimes douces, messages d’espoir,

Je déploie mes ailes, je m’imagine, je suis elle.

Destin de plume pour mots partagés.

Je respire, chaque point, chaque lien, idée gardienne,

Sentiments, images, faux et vrais-semblants,

Noirceur et bonheur, amour et souffrance

Les idées, rebondissent dans l’instant présent

La voici, qui m’annonce, chagrin, que son petit lapin s’est sauvé dans le lointain.

Je lui réponds:

« J’ai cru voir, ce matin,

Passer un grand cerf dans le jardin.

Celui- la, même, je m’en souviens,

Poursuivi, hier, réchappé des balles de ces gredins.

Vers la cabane, était en chemin;

Nul doute qu’en ce lieu, pour se revoir, et se serrer la main,

Et remercier son bon samaritain,

Notre conil lutin. »

 

Quelque peu rassérénée, une autre question, malgré tout, me pose:

« Vaillant et cerf aimable,

N’a-t-il point,  encore, des chasseurs,

Odieux et condamnables,

Quelque chose à craindre? »

 

Je m’entends prononcer paroles, qui se veulent apaisantes:

 » Ces tristes personnages,

La poudre d’escampette,

Rapidement ont pris.

Disparus, quelque part enfuis.

De ce triste roman,

Gardons le moment émouvant,

Où simples bêtes, comme gens,

Ouvrent leurs portes et leurs bras,

Aux plus démunis que soi. »

 

Soulagée, bercée par mes paroles consolatrices, elle me  propose, voix souriante et émue:

« Et si nous écrivions tout cela…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Tour de Pise n’a jamais été penchée.

Ecrit pour LES PLUMES 32 – Résultats de la collecte du Silence: Essentiel, réserve, regard, félicité, observer, musique, minute, nuit, agneau, son, muet, méditation, apaiser, angoissant, justesse, jacaranda, jouer.

La Tour de Pise n’a jamais été penchée

Ce texte fait suite à un texte écrit et publié dans Désir d’histoires chez Olivia Billington, intitulé Tragédie.
Résumé : Trois comédiens, sur un tournage ; Julie, pas du tout inspirée par son texte ; Antoine disparaît à chaque pause pour fumer… ; Jean Claude retardé par une tempête. Aucun des trois n’est très concentré ; Julie entraîne Jean Claude dans ses facéties langagières et détournements de texte.

– Silence sur le plateau ! « La Tour de Pise n’a jamais été penchée. » Vingt troisième.
« Regardez-le venir. Il porte sur son dos tous les fardeaux de l’énigme terrienne. Oh, Maître des aériens, ton cœur de vieillard ne s’émeut-il pas à sa vue. Je t’en supplie, détourne de lui le courroux de cette loi injustifiée. Je me donnerai à toi, sans tricher. Je t’en prie, délivre le. Tu hésites ? Ne vois-tu pas combien cet homme interroge nos habitudes. Je sais, il te dérange. Oh Maître… »
« Il a détourné l’attraction vers lui, apporté la désobéissance dans ce royaume, semé des interrogations. Sans incertitude aucune, je déclare : il doit être puni! Que sur le champ s’accomplisse la sentence.»
« Adieu, Maître, mes pas m’entraînent vers lui, mon corps sera à lui. »
« Garde Zélé, empare-toi d’elle. Le Maître des Aériens est La Loi Une. Garde Zélé ? »
« Mon Maître, si son corps est à lui, le mien la suit. Rien n’y puis. »
« La Litanie des Oublis livre aux vautours celui qui se détourne à son tour. »
« Maître, j’en perds mon latin, j’entends ici une mélodie, …je ne contrôle plus rien, de la tour, j’observe un troupeau…
– Coupez ! Antoine ! TON texte ! On reprend. « La Tour de Pise n’a jamais été penchée. » Vingt quatrième. Silence, Julie, ton portable ! « La Tour de Pise n’a jamais été penchée. » Vingt cinquième. Qu’on arrête cette sonnerie !
– Primo, j’ai perdu mon portable. Deuxio, ce n’est pas la même musique. Troisio…
– Tu as pensé à faire une déclaration de perte. Non, parce que là c’est essentiel…
– D’où il sort celui-là ?
– Mon rêve ! Un inca ! M’endormir dans tes bras ! Au son de ta flûte, Atahualpa, Allongés sur le sol, jonché de fleurs de jacaranda.
– Julia ! Que l’on fasse taire cet énergumène et qu’on le renvoie dans sa réserve ! Qui est-ce qui hennit ! C’est malin ! Des…des agneaux, il ne manquait plus qu’eux.
– Des lamas ! Maître, heu, David. Ce sont des lamas, plus précisément des alpagas. Moi avec toi, toi avec moi, mon bel inca, , Grimper le Machu Pichu, Se réveiller tous les deux nus, Enroulés dans une couverture en alpaga.
– Elle est folle. Antoine, où est encore passé Antoine ?
– Il nage en pleine félicité. Je veux dire, il fume. Il est au nirvana.
– Voir le septième ciel, Avec toi mon nirvana, heu, mon bel inca, Etre ta bergère fidèle, Nous connaîtrons une éternelle lune de miel.
– Faites la taire ! Jean Claude, c’est quoi ce regard ? Non ne me dis pas que TOI AUSSI, tu as fumé !
– Maître, j’avoue ;  ce tournage est angoissant au possible. J’y joue ma carrière. Cela m’apaise ; me permet de continuer.
– Ressaisis toi JC, tout va bien. Tout le monde en place. Silence. On t…Qu’est-ce que !?!
Dans un coin du décor, Julie embrasse goulûment son berger, qui a endossé les vêtements d’Antoine.
– Que cet olibrius disparaisse  de ma vue, sur le champ !
– Mais, David…
– Déshabillez-le. Allez me chercher Antoine ; ramenez le moi par la peau des c …s’il le faut !
– Mais David…
– Ferme-là, Julie, pour une fois, fais la muette, la carpe, tu entends. Plus un mot. Motus et bouche cousue.
– Maître, on a cherché, fouillé partout, on a appelé ; nous n’avons pas trouvé Antoine.
– Volatilisé, parti en fumée ! Pfuitt ! Vous allez me le trouver, dussiez-vous y passer le reste de la nuit.
– Monsieur, permettez-moi de me présenter.
– Pas encore parti, celui-là ! Il reste une minute de plus et c’est moi qui le fous dehors.
– Monsieur, je remplace Antoine, il est part…
– Comment, ce rastaquouère a la prétention de remplacer Antoine ! Celle-là, on me l’avait pas encore faite.
– David, tu vas m’écouter. C’est ce que j’essaie de te dire depuis un moment. Antoine est parti avec le troupeau, retrouver les compagnons d’Atahual…Guaritito, comédien dans son pays, venu se ressourcer quelques temps, parmi des bergers de son village natal. Et puis, on s’adore…
– Guaritito?. Va pour Guaritito. Vous connaissez votre texte ? Déjà ! Vous avez écrit le roman, dont on a tiré le scénario ? Silence. On tourne.Tout le monde en place. « La Tour de Pise n’a jamais été penchée. » Vingt sixième !
« Maître, ce vautour me comble d’amour. Voyez donc tout autour. Bientôt va tomber le jour. Ria sera à moi pour toujours. »
« Maître, que vous arrive-t-il ? Vous tremblez ? De froid ? D’effroi ? Pourtant ne souffle point le vent de norois. »
« Adieu ma belle Pocahontas, je me meurs. Ma tour s’effondre.  »
« Garde Zélé, faites quelque chose. Empêchez-la de tomber. Ne voyez-vous pas comme elle penche. »
« Il est trop tard, belle Pocahontas, La Tour de Pise jamais ne pencha, Son destin de s’effondrer sera. La Loi Une à jamais s’effacera. Que vive la Liberta-d ! »
– Excellent. Guaritito, Julie, toi aussi. La justesse du ton, les gestes. On la garde. Et on vous garde aussi, mon cher Guaritito.

 

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