E comme écriture

Ecrire Comme un Roman Inventer Tout Un Récital en Ecriture

Généalogie tourmentée( Totaugramme, la suite 3)

Un feuilleton tautologique endimanché, commencé le 8 novembre 2015, avec Calamité bien ordonnée, suivi de Pots au roses,  édité le dimanche matin, à 10heures trente, environ.

Généalogie tourmentée

Gélatineux en ce matin d’hiver,

Gel sur mes cheveux,

Généreusement laqués.

Gérard, le jardinier,

Généralement matinal,

Gêné de se retrouver dans mon lit, ne sait que répéter:

Gélatineux en ce matin d’hiver.

Générique du film de la nuit,

Généalogie perturbée,

Gérontophobie mal assumée,

Génie, ma mère, de son vrai prénom Guenièvre,

Génitrice mal intentionnée,

Géôlière de mes troubles adolescentes,

Gésine infatigable de tourments maternels,

Gesticule dans cette chambre,

Géante et malfaisante.

Gestation avortée,

Gérard, le jardinier,

Généreux, n’a point voulu me déflorer.

Publicités
Catégories : E comme écriture, Feuilleton tautologique endimanché, Jeux d'écriture | Un commentaire

Pot au roses (suite de Calamité bien ordonnée) (Tautogramme la suite, 2)

La suite en totaugramme. Le premier épisode, ici.

Pot aux roses

Potins, je ne les écoute point.

Popotin distingué et hautain,

Port altier en lambeaux,

Poline G. de Saint Martyr, comtesse,

Polit ses ongles cassés.

Potins, répète-t-elle. Je ne les entends point.

Pots pourris, fleurs fanées s’éteignent dans les vases d’argent

Pommes flétries, ses joues sont devenues.

Postiche, jadis élégamment poudré

Posé de travers, décoiffé,

Portrait de ma chère mère.

Posément, je contemple les ravages.

Pochés ses yeux, qui me menaçaient,

Postillonnante sa bouche, coassant

Polaire et me traitait de catin.

Positivement déchue, chère mère.

Potins, se désagrège-t-elle. Je vous hais!

Catégories : E comme écriture, Feuilleton tautologique endimanché, Jeux d'écriture | 2 Commentaires

Calamité bien ordonnée

En ce dimanche 8 du mois onzième de l’an 2015, je me suis essayée au totaugramme.

Calamité bien ordonnée

Caché à demi derrière le rideau,

Caresse du regard mon image,

Cachemire et pantalon moulant.

Camouflée dans une vaste houppelande,

Catastrophe, ma mère!

Catin maudite, hurle-t-elle. Au couvent!

Carmélite contre mon gré, au carmel, suis retenue.

Cavalière émérite, à m’en échapper, ai réussi.

Carol près de la rivière m’attendait.

Cabrioles dans l’herbe tendre,

Cascades de rires emmêlés,

Camarades innocents deviennent amants.

Cadeau de la vie retrouvée.

Capoté, votre plan, ma chère mère.

 

Catégories : E comme écriture, Feuilleton tautologique endimanché, Jeux d'écriture | 3 Commentaires

Poussez, poussez l’escarpolette (4)

Suite de « Le cauchemar de Gisela »

Poussez, poussez l’escarpolette

Un plumeau nonchalant, la poussière retombe. Il caresse une main, chatouille une joue.

Des monocles, l’air sérieux, observent, cherchent la patte  Fragonard; se retirent en silence, l’air dubitatif. « Nous repasserons. »

Gisela est partie, achetée par un collectionneur de porcelaine: « Oh! Un d’Isigny! Cela fait longtemps que j’en cherche! »

Elle fut emballée avec précaution, dans du papier journal:  » J’étouffe! Sortez-moi d’ici! A-a-atchoum! Je suis allergique à l’encre d’imprimerie! Vous me…

Le reste de ses paroles  couvert par le grelot de la porte.

La redingote noire a retrouvé fière allure, lorgne vers Bergère, tout en surveillant les beaux étalons piaffeurs.

Pierrot,  la disparition de Gisela, l’a rendu nostalgique. Il se voit, trônant sur la cheminée, chez la vieille dame. Lorsqu’elle invitait la famille, elle l’ornait de sucettes, pour le plaisir des petits enfants, mais les grands ne résistaient pas, non plus. Un autre, aussi, ce petit aboyeur, prétentieux, frétillant à la vue des friandises, lui cassait les oreilles avec ses glapissements couinés.  » Mon petit trésor, ce n’est pas pour toi, tu gâterais tes dents; et puis, pense à ta ligne. » Déjà qu’il est gras de partout, je me demande comment il arrive encore à marcher. Bientôt, il roulera le Boud…Patatras, petit trésor a sauté sur la cheminée, volé une sucette, bousculé Pierrot, qui se retrouve au sol. On le remet en place. Petit Bouddha, ainsi l’a surnommé Pierrot, a filé, la queue entre les pattes, mort de trouille, abandonnant son butin.

On constate les dégâts. « Mamie, je t’achèterai de la peinture dorée. Tu pourras le repeindre. Ça ne se verra pas. »

Mamie n’a jamais peint. On a passé une annonce pour donner Petit Bouddha. Pierrot eut de la chance, de ne pas finir à la déchetterie. Il pouvait encore servir.

Pierrot lisse sa mèche, tâte ses égratignures. Plus de peur que de mal, tu dois l’oublier, pense-t-il. Oublier la chute ou Bergère?

Voilà que reviennent les monocles: « Nous l’emportons et celui-ci aussi. » désignant redingote noire.

Bergère se démène sur sa balançoire, s’agite. Tous, témoins muets de la scène, se tournent vers elle.

« La petite a un problème. Il faut savoir pourquoi. » Tout cela chuchoté, passé de bouche en bouche.

Déjà l’Antiquaire a décroché l’élégant; s’apprête à en faire autant de Bergère…

 » Remettez la tout de suite en place! Ce n’est qu’un simple sosie de la demoiselle peinte par Fragonard. » Une voix puissante a retenti dans la boutique. D’où vient-elle?

« Ecoutez-moi bien, messieurs les monocles, monsieur l’élégant, qui cachez si bien vos jeux. Vous ne toucherez pas un cheveu de Bergère! Foi de ramoneur! »

Les paroles venaient du chemin sinueux, on crut apercevoir survolant les collines coiffées de bosquets en plumeaux, un immense oiseau.

Le voici qui tourne, menaçant au-dessus des acheteurs. Sous l’oeil courroucé du marchand, ils prennent la porte, l’élégant sous le bras.BALANçOIREDSC_0366

Un jour l’oiseau viendra
Un jour il m’emmènera
Retrouver mon ramoneur, aussi petit, qu’il soit
Goûter le bonheur, on y aura bien droit.

Quand l’odieux ravisseur
A jamais, de nos vies, disparaitra.
Et l’ oiseau est venu
Bel oiseau te voilà,
La liberté enfin, m’as redonné.

Bergère chante, se balance: « Aidez-moi les amis. »

Et voici tout le monde qui pousse, tire, efforts déployés, souffle coupé, visages rougis sous l’effort. Plus haut, toujours plus haut, dans un bruissement de jupon soyeux; au diable si Bergère en perd ses deux escarpins. Pousse, tire…

Enfin, elle atteint les larges ailes de l’Oiseau.  » Merci, les amis; je vais retrouver Ramoneur. Je suis libre!!! » Et d’envoyer à tous des baisers, tandis qu’Oiseau la dépose doucement au bord de la rivière zigzagante.

« Ramoneur devrait être arrivé » dit Oiseau.

 » Il aura voulu te faire une surprise. »

Tous deux appellent: « Ramoneur! Ramoneur! »

Et tandis que s’écoulent les eaux murmurantes de la rivière, ne revient que l’écho.

Notes de Jacou: les mots en italique sont empruntés au texte « En vis-à vis » écrit par carnets paresseux.

Catégories : E comme écriture, Les mots scénographent | Poster un commentaire

Le cauchemar de Gisela (3)- après Suite pour Sucre d’Orge

Après Suite pour Sucre d’Orge (2), voici

Le cauchemar de Gisela

Ainsi passaient les jours, poussiéreux, de même que les nuits. Ainsi passait le temps, ennuyeux, de même que la pluie.

Pierrot, Gisela ne se parlaient plus. Elle tentait vainement de relacer son chausson, pestant en silence. Il prenait son mal en patience, regrettant le temps béni, où objet d’ornement adulé, il trônait sur…

Tiens, une nouveauté. Tous les regards se portèrent sur elle. Grand tableau, genre dix-huitième siècle, paysage ennuagé, délicieux et folâtre, angelots fripons, fleurs indiscrètes et cet escarpin! Oh! Lancé par un pied mutin; et puis, oh! il y en a un autre, toujours chaussé, et ces bas blancs si troublants, et ce jupon, une merveille qui dévoile, sans dévoiler; et ces bras parfaitement dodus, qu’on aimerait…et le tour de  cou ; oh! embrasser, dénouer tout cela, être l’escarpin, les jupons, la chemise, toutes ces frivolités…

SONY DSC

Pierrot ne dit mot. Arrange sa mèche. Il se méfie un peu. Ne voudrait pas tomber amoureux; car cette  apparition, si jolie soit-elle, n’en est pas moins une bergère. Tombé une fois, de Sucre d’Orge en Gisela, il n’a pas du tout envie que cela recommence. A celle-ci, c’est décidé, il ne donnera pas de prénom, se contentera de Bergère.

La demoiselle, affable, sourit à tout, dans la boutique; continuant à se balancer, comme si de rien n’était.

Les esprits échauffés, se mettent à rêver; s’endorment, espoirs au coeur.

« Oh! Mais, ça suffit ces grincements! Je voudrais dormir! »

Réveillés en sursaut, tout le monde se tourne vers Gisela. « Elle arrête jamais de se balancer? Jamais elle dort? Vous entendez  ce boucan! »BALANçOIREthumb_mozart_amis_fragonard-300x300

Une voix douce se fait entendre: » Pardonnez-moi, Gisela, si je vous import…

 » Mais un peu que vous m’importunez! Dans la journée, passe encore…mais la nuit! Et puis vous avez de la chance, vous, vous n’avez pas de lacets à vos chaussures. Le peintre, il  vous a pas demandé de poser pliée en deux! »

Tout le monde,  tout à fait réveillé, suit la conversation.

 » C’est que, justement, je ne devais pas arrêter de me balancer. Il voulait prendre le mouvement  de mes jupons…

 » C’est pas une raison pour « s’en balancer et se moquer de nos nuits blanches! »

 » Désolée, si je pouvais…

 » Mais dites quelque chose, les autres! Voyez si vous pouvez pas l’arrêter! Je sais pas, moi! Attrapez les cordes, retenez la! »

D’un coin de la brocante, une voix, un brin moqueuse, chante:

« Une bergère sur une balançoire,

 Se balançait, nuit et jour, dans les branches.

Elle était belle, et l’on pouvait voir

Ses jolis pieds, soulever son jupon de moire. »

Et tout le monde, de reprendre en choeur. Même l’homme en redingote s’y met.

Bergère pousse un cri:  »  Je le reconnais! C’est lui! » Et  s’évanouit.

Alors l’homme à la redingote, levant sa canne à pommeau d’argent:  » Je me présente. Hercule Granger. Enfin, je la retrouve. » Et tout en lissant ses favoris, se dirige, allure  conquérante vers Bergère.

Y’en a qui ont de la chance. Ce n’est pas à moi que cela arriverait. Hé, qui sait? se met à espérer Gisela.

 » Monsieur, pourriez-vous m’aider à lacer mon chausson. Oui, je suis danseuse étoile. Vous ne m’avez pas encore vue? Sans doute, mon cher ami, étiez vous en voyage, quand je me produisais. »

 » Mademoiselle.  » Il s’incline bien bas, poursuivant sa route.

Ses lorgnons sont sales ou quoi, à ce … Aïe, mon dos!. La prochaine fois, pour les heures de pose, en plus du salaire, je négocierai des séances chez le kiné! pense Gisela; qui n’en surveille pas moins notre élégant.

Les chevaux jaunes piaffent de plus belle, se cabrent, hennissent, et d’un seul élan, approchent Bergère, freinent des quatre fers, barrant le passage à l’inconnu. Celui-ci s’époussette, manteau couvert  d’une mince pellicule de  terre ocre.

Bergère ouvre enfin les yeux. La balançoire ne s’agite plus.

 » Bergère, enfin, je vous retrouve. »

Bergère s’agite, veut s’élancer; lance des regards désespérés.

 »  Ma chère, vous ne m’échapperez plus. J’ai donné ordre que toutes les escarpolettes du pays soient empêchées de s’envoler. »

A ces mots, sous des hennissements déments,   pattes menaçantes, dressées haut, poitrails puissants, naseaux furieux, les chevaux retombent brutalement sur l’inconnu à la redingote. Il s’en fallut de peu qu’ils ne l’écrasent. Celui-ci recule, heurte Pierrot, chute, entraînant celui-ci, se redresse, lisse ses favoris en désordre, remet tout en place, effaçant une grimace douloureuse, et claudiquant, réintègre, essayant une allure digne,  son cadre. Adieu impeccables gilet bleu très clair, cravate gris perle. Le lorgnon pend lamentablement.

 Stupéfait et saisi, l’instant d’avant, tout le monde, maintenant, éclate de rire.

Bergère se penche vers Pierrot: « Oh! mon pauvre Pierrot. Vous ne vous êtes pas fait trop de mal? »

Pierrot frotte sa tête: « Ce n’est rien, jusque quelques égratignures. » Pas seulement à ma tête, songe-t-il, un peu pantois.

Gnagnagna, gnagnagnagnagna, murmure rageusement Gisela.  » Bon, maintenant que tout est rentré dans l’ordre, on peut dormir?! »

 » Mademoiselle Bergère, j’ai une question à vous poser. Pourquoi avez-vous eu peur de la redingote; je veux dire d’Hercule Granger. Maintenant qu’il a compris que  vous êtes protégée, vous pouvez bien nous le dire? »

 » Ne croyez pas cela, cher ami; cet homme a plus d’un tour dans son sac. »

« M’étonnerait qu’il quitte son cadre de sitôt, le bonhomme! »

« C’est fini! Y’en a qui veulent dormir! »

Quelques heures de sommeil, encore, et le jour se lèverait.

 

Notes de Jacou: tous les mots en italique sont repris de la description des chevaux et de l’homme à la redingote, faite par Carnets Paresseux dans son texte En vis-à-vis.
Et merci à Gibulène pour sa suggestion, quand à la chanson.
« 
Catégories : E comme écriture, Les mots scénographent | 6 Commentaires

Et pis trop c’est trop!

  • Mesdames et messieurs, à la demande de mademoiselle Epito…
  • Epitrochasme, monsieur le Président.
  • Mademoiselle Epito…
  • Epitrochasme, monsieur le Prés…
  • Epitrochasme a déposé une plainte pour épitrophobie, à l’encontre de monsieur Smith, ici présent. Elle aurait surpris l’accusé, en train d’écrire sur sa porte le mot: épitrochiante. Qu’avez-vous à dire pour votre défense, monsieur Smith?
  • Si on peut plus s’amuser!
  • Monsieur le Président! Je proteste! Mon nom ne se prononce pas Epitroch…Epitrochasme, mais Epitrokasme. Ce nom vient du grec  épitrokhaikos. Veuillez le prononcer correctement.
  • Vous voyez m’sieur l’Président, j’ai pas tort; la preuve, et puis avouez qu’avec un nom pareil…
  • Monsieur Smith, je n’ai rien à avouer du tout, contrairement à vous!
  • Pardonnez-moi, monsieur le Président.  Ne trouvez-vous pas Smith…, c’est un peu suspect, comme patronyme.
  • Mais de quoi elle se mêle l’autre, mademoiselle Epitrochose?
  • Vous entendez, il m’insulte!
  • On se calme, on se calme. Monsieur Smith…
  • Fier de son nom, Smith, de père en fils…
  • Ne m’interrompez-pas! Monsieur Smith, reconnaissez-vous les faits?
  • Qu’est-ce que j’ai fait?
  • Vous avez bafoué mon nom, un nom grec, de la première antiquité.
  • M’étonne pas.
  • Au moins il n’y en a pas cinquante par page au kilomètre. Y’a pas de quoi être fier! Smith, Dupont, Durand. Il y a plus d’un âne au marché qui s’appel…
  • Mais elle m’insulte! Monsieur le Président! Vous êtes témoin. Je porte plainte.
  • Greffier! Notez!
  • Oui, monsieur le Président? Je note quoi?
  • Que Epitrochameau m’a insulté.
  • Monsieur Smith! Encore un dérapage de la sorte, et vous quittez la salle.
  • J’appelle le SAMU, monsieur le Président?
  • Notez greffier!
  • Mais, sauf votre respect, vous  avez dit que quelqu’un a dérapé. Je pensais qu’il s’était blessé.
  • Ne pensez pas, greffier, ne pensez pas. Notez!
  • Je note quoi, monsieur le Président?
  • Que Smith et Epistrochamelle se sont insultés mutuellement. Que les débats sont clos. Qu’ils aillent s’épistrochamailler ailleurs…
  • Epistrokamailler, monsieur le Président!
  • Comme vous voulez! De toute façon, avec un tel nom, me demande pourquoi elle en change pas, épitrochapeau.
  • Epitrokapo, monsieur le Président.
  • Monsieur le Président, je porte plainte contre vous pour diffamation! Notez greffier.
  • Je peux, monsieur le Président?
  • Je vous avais prévenu, c’est une Epitrokatastrophe, monsieur le Président.
  • Smith, la f…
  • Je note, monsieur le Président?
Catégories : E comme écriture | 6 Commentaires

Epi quoi?

Epi quoi?

Epi trop cramé

Epitre o’ tu manques de charme

Eh! Pitre au caramel,

Tu m’interpelles, m’ensorcelles, m’entortilles,

Ne reste plus qu’une guenille.

Epitochrasme, fantasme, fantaisie, fanfreluche de poète,

Que nenni.

Epitrochrasme, tu grinces, pinces,

Indigeste,

Et pour cause, révolté, incompris, mal écrit,

Tu es EPITROCHASME.

Alors là, tout s’éclaire, s’écrit, se crée,

Heu, non, il faut chercher,

Les méninges, se creuser.

Epi, en plus,

Avec trokhaikos, faire la course.

Emule du haïku,

Que ne me l’as-tu dit plutôt,

Haikos, mais c’est bien sûr!

EPIHaiku

Epi trop mûr

Fruit de l’été

 Enchâsse mes idées.

あまりにも機が熟した耳(成熟してください)

夏の果物

私の考えを設定してください。

EPIjapon-par-tagadiane

L’épitrochasme (substantif masculin), du grec epi (« sur, en plus ») et trokhaikos (« propre à la course »), désigne une figure de style fondée sur une accumulation de mots courts et expressifs, fréquemment utilisée dans l’invective. Elle est proche des autres figures de l’accumulation comme l’asyndète ou l’énumération.(Wikipédia)

Catégories : C'EST TOUT UN POEME, E comme écriture | 4 Commentaires

Où il est question de robots…

ROBOTS MOT489

Karel Èapek, èeský spisovatel.

Karel Èapek, èeský spisovatel.

ROBOT LIVRETrente deuxième édition du Nouveau Petit Larousse Illustré, année 1936, je ne trouve pas ce mot.

Dictionnaire étymologique Albert Dauzat, Larousse-Paris, année 1938, entre « roboratif » et « roc », voici: « robot, automate (vers 1935), mot tiré du tchèque robota, travail, corvée, par l’écrivain tchèque K. Tchapek

dans sa pièce R.U.R. (les Robots Universels de Rossum)*Voir le résumé, en fin d’article.


Petit Littré, dictionnaire de la langue française, abrégé du Dictionnaire de LITTRE, année 1959, pas de robot, même en abrégé; mais pour aller de roboratif à roc (il y en a deux**), il faut passer par robre, robuste, robustement.

Dictionnaire Universel du Livre de Poche avec une pub »CHAUSSLAND c’est le pied », de 1999, entre « roboratif » et « robotique », voici: « robot, nm 1 Machine automatique, capable de se substituer à l’homme pour effectuer certains travaux. 2 Qui agit comme un automate. »

Robot, suivi de sa famille: robotique, robotisation, robotiser.

Mais par deux fois, robot est accompagné d’automate.

Dans le dico, précédemment nommé: « automate nm 1 Appareil présentant l’aspect d’un être animé et capable d’en imiter les gestes. 2 Personne dénuée d’initiative, de réflexion. 3 Appareil exécutant certaines tâches sans intervention humaine. »

Dans le dico étymologique, année 1938, Dauzat, Paris, etc…: « automate (1534, Rab.), empr. au grec automatos, « qui se meut lui-même ». – Dér. : automatisme (XVIII° s., Réaumur); automatique (fin XVIII° s.) »

ROBOTRabelais_-_PortraitRab. pour Rabelais (1495- 1553)? Cela se pourrait bien. Sinon, il y aurait Rab., lat. rabies, rage.

C’est cette dernière qui m’a amenée à me pencher sur ce mot robot. Mais non, je préfère penser à Rabelais et son automate, plutôt qu’à cette invasion de « Prouvez que vous n’êtes pas un robot. »

Trouvé sur TOPITO, « Top 10 des mots et expressions inventés par Rabelais, le king du néologisme. « Le king!? Oui, bon passons, je n’ose imaginer ce que Rabelais en penserait. « Automate : Eh oui les gens, c’est Rabelais qui a utilisé pour la première fois ce terme dans Gargantua pour désigner des petits engins qui se meuvent par eux-mêmes. Attention toutefois à ne pas vous méprendre : la technique de l’automate existait bien avant Rabelais,ROBOT DALI00133-28622_large François a simplement inventé un mot simple et clair pour désigner cette technique. »

Lu dans La nouvelle fabrique des excellents traicts de verité: … Philippe d’ Alcripe :« Alcripe connaît le mot automate, qu’il écrit sous cette forme attestée tout d’abord chez Rabelais, et issue d’un intermédiaire latin, et non pas aftomate qui est encore usuel au XVII°siècle. »

La langue de Rabelais (extraits): Aƒtomate (άυτόματοε) et automate, ce dernier attesté tout d’abord chez Rabelais, est seul resté en vigueur. Le premier était usuel au XVII°siècle. Quand à la forme rabelaisienne, elle accuse un intermédiaire latin (automatus, qui agit de soi-même) qu’on lit chez Pétrone et Servius.

ROBOT13a_lRobutus, toi avoir pour ancêtres Aƒtomate, automate, automatus. Toi se dire robot en français.

Moi, pas être un robot, comme toi. Mais moi doit prouver que moi, pas être robot, quand laisser commentaires, avec articles autres blogueurs.

Ils moi demandent reconnaître oeufs, girafe, gâteaux, chapeaux de clown, et j’en passe.

Toi pas connaître oeufs de girafe?

Hihi! ça être normal, girafe pas pondre oeufs, girafe être vivipare. Toi ni vivipare, ni ovipare. Toi, rien du tout.

Comment? Je t’utilise quasiment tous les jours? Pour battre les oeufs en neige, laver le linge- Dis-donc, tu ROBOTDCOUVRIRpourrais enlever toutes les taches!- aspirateur -Ouais, quand tu tombes pas en panne, tu t’approches pas trop des coins…

Dis donc robot, je te parle là, alors que déjà, j’aurais dû vider le lave-vaisselle, la ranger…ça, toi, tu sais pas faire; moi si, mais c’est d’un ennui! Tu saurais pas…Zut, c’est vrai, t’es qu’une machine automate, conçue grâce à l’intelligence humaine, tellement intelligente, figure-toi, qu’il y a des petits plaisantins qui s’en servent, rien que pour embêter d’autres plaisantins, tranquilles, eux, qui cherchent qu’à s’amuser, communiquer avec les autres, partager, se cultiver. Déjà qu’on a les caméras de surveillance, les alarmes, les radars, les…,en plus il faut se barricader dans nos blogs!

Note de l’auteur de l’article: si je peux comprendre la méfiance chez certains blogueurs, je reconnais que ça me gonfle je trouve fastidieuses toutes les opérations à accomplir, afin qu’un commentaire soit accepté. Bientôt cela prendra plus de temps que de lire un texte!

C’était le quart d’heure de lucidité chez Jacou33.

robotfemme-robot-ok

 

 

*Résumé de RUR

ROBOT afficheRUR

La pièce se déroule dans le futur, dans l’usine de fabrication de robots R.U.R. Les robots de la pièce sont proches de ce qu’on appelle aujourd’hui des androïdes ou des clones : ce sont des machines biologiques à l’apparence humaine, à l’origine dénuées de sensibilité et de sentiments, et fabriquées dans une usine située sur une île. Afin de les rendre moins fragiles et plus polyvalents, l’ingénieur de R.U.R les dote d’une sensibilité limitée et d’une intelligence un peu plus développée. Au bout de dix ans, ils finissent par se révolter et anéantir l’humanité. À la fin de la pièce, après avoir perdu le secret de leur fabrication, deux d’entre eux découvrent l’amour et le dernier être humain leur remet la responsabilité du monde.

ROBOTRURplay1

 

ROBOTSNous-sommes-tous-des-robots

Publié en 2014

**roc(persan rokh), sm. Anciennement, la tour au jeu d’échecs.

 

Catégories : E comme écriture, Les mots graffiti | 5 Commentaires

Un kayak ça esquimaute

Un kayak, ça esquimaute

Un kayak, sachant esquimauter,

Dame Baleine, ne put éviter.

Folâtrant dans ses eaux,

De sauter sur un bateau,

Décida.

Nos kayakistes,

Sur le coup, assomma.

De tous côtés, secours

S’empressèrent,

Tandis que notre cétacé,

Sa promenade continua.

Sachez marins,  que si  de sirène,

La baleine  porte le nom,

Son tour de taille,

Ne l’a pas pour autant.

 

sirene-collioure-b

Ci-dessous, cliquez.

http://tempsreel.nouvelobs.com/videos/55vlvf.DGT/une-baleine-a-bosse-saute-sur-un-kayak.html

Heureusement, qu’elle n’a qu’une bosse!

BALEINEVideo-Baleine-a-bosse-Paddle-board

 

 

 

 

 

 

Catégories : E comme écriture, Evénements | 3 Commentaires

Suite pour Sucre d’Orge (2)- après Amours dans une vitrine

Après Amours dans une vitrine(1) , inspiré par le texte « En vis à vis », chez Carnets Paresseux, voici

Suite pour Sucre d’Orge

 

Sucre d’Orge, de son vrai prénom, Gisela*, en a assez d’être figée dans cette posture. Non pas qu’elle ait mal au dos, ni même qu’elle n’apprécie pas la prestance donnée à son corps. Elle se trouve gracieuse, penchée, ainsi, sur ses pieds. Sa nuque élégamment inclinée, son cou gracile, sa taille bien tournée, son corsage avantageusement rempli, ses bras, lianes souples, cette cheville fine la font ressembler à une… « Pourquoi il arrête pas de me regarder, le gros nénuphar ? Il veut peut-être  mon portrait ! Ça risque pas. D’abord, j’en ai pas ; et si j’en avais, c’est pas à lui que je le donnerais. Que m’arrive-t-il ? Que, quoi ? C’est pas possible. Ça y est, je… je fais les pointes, mes bras, oh, mes bras en collier au-dessus de ma tête, je danse, je suis danseuse étoile. Mon rêve ! Je tourne, tourne, tourne, je ne peux plus m’arrêter ; je vais tomber. Aidez-moi s’il vous plaît ! Ma tête, je n’en peux plus ; je suis étourdie.»

ChaussonQueen_Victorias_Wedding_Shoes_(4209061536)
Dans son coin, Pierrot chante ; ce n’est qu’un murmure ; mais Gisela* perçoit parfaitement les paroles :
« Deux petits chaussons de satin blanc,
Sur le cœur d’un nénuphar dansaient gaiement.
Ils tournaient, tournaient, tournaient, tournaient,
Tournaient toujours. »
« Je vous en prie, taisez- vous ; cessez cette stupide chanson. Vous voyez bien que je vais tomber. Je vous promets, monsieur le Nénuph… ; heu monsieur comment ? »
« Pierrot Gourmand, chère Sucre d’Orge. Vous disiez ? Deux petits chaussons de satin blanc, Sur le cœur d’un nénuphar dansaient gaiement. Ils tournaient, tournaient, tournaient, tournaient…

« Sucre d’Orge?!. Je m’appelle pas Sucre d’Orge, Bouf…heu monsieur Pierrot, arrêtez, je vous en supplie. Je n’en peux plus. Savez- vous monsieur, que je suis en porcelaine. »
« Limoges, Saxe, Sèvres, Chine ? Deux petits chaussons de satin blanc, Sur le cœur d’un nénuphar dansaient gaiement. Ils tournaient, tournaient, tournaient…

« C’est bien le moment de faire de la géographie. »
«Tournaient, Tournaient toujours. Chelsea, Nymphenburg, Isigny ? Deux petits chaussons de sat…
« Pff ! Isigny ! C’est les caramels ! Regardez un peu l’état dans lequel vous m’avez mise ; tellement j’ai la tête qui tourne, je n’arrive plus à me pencher sur ma sandale. Monsieur, monsieur ? Vous ne chantez plus ? Elle était quand même jolie votre chanson. Dommage qu’elle me tournait le tournis. Non, non, ne chantez plus ; je vous en supplie. Pourquoi vous souriez ? »
« Parce que j’ai cessé de vous aimer. Vous étiez un joli rêve, Sucre d’Orge. Au fait, comment vous appelez-vous ? »
« Gisela*, espèce de malotru ! J’y arrive ! Vous avez vu ? J’ai retrouvé ma place. Et puis, je sais pas pourquoi je vous dis ça ; vous vous en fichez, n’est-ce pas ? »

Chaussons2448-6513-thickbox*Prononcer Guiséla

Catégories : E comme écriture, Les mots scénographent | 6 Commentaires

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.