52 nuances de vert

52 nuances de vert printanier

Par les 52 nuances de vert de la Jument verte, inspirée, voici:

 

« Demandez le « Printemps! »

Par une  journée prometteuse en soleil et bonnes nouvelles, à l’heure où verdit la campagne, un petit vendeur de journaux brandissait son Printemps, claironnant des nouvelles fraichement cueillies:

 » Sous nos toits, hirondelles font leurs nids.

Après s’y être reposées et restaurées,

Les grues, nos vertes prairies, survolant,

Caquetages annonciateurs de beau temps,

Voyagent au Grand Nord.

Un « coucou, coucou, coucou, coucou, coucou »

L’entendez-vous?

Il est revenu, notre messager,

Nous le chanter, notre printemps est arrivé. »

Demandez le « Printemps »!

  • C’est quoi ces salades? l’apostrophe un malotru.
  • C’est le « Printemps », m’sieur, répond notre marchand.
  • C’est qu’des belles paroles tout ça! Du vent!OLYMPUS DIGITAL CAMERA
  • Du vent dans les branches de sassafras.
  • Tu m’insultes! Sais tu à qui tu as affaire, mon gaillard?
  • A quelqu’un qui n’y connait rien en laurier des iroquois.
  • Ce jeune homme a raison, monsieur », intervient une jeune personne. « Le sassafras, tenez, sentez cette huile. Alors, je parie que vous allez mieux, maintenant. »
  • Mêlez-vous de ce qui vous regarde, jeune effrontée!  Sassafras! Ha, ha, ha! J’en aurais entendu des vertes et des mûres, ce matin! Mais fichez moi la paix! Vous commencez à me courir sur le haricot! Je la sentirai pas votre saloperie d’huile. Tout ça pour me faire acheter une feuille de choux. Quoi, encore?
  • Rien, monsieur. Si juste, que vous êtes un cornichon.

Et main dans la main, notre vendeur de journaux et la jeune demoiselle s’en vont en riant; pendant que le mal embouché, prenant à témoin les passants « Vous avez vu; les jeunes aujourd’hui, rien que des malpolis! »

Mais les passants,   sourires tendres et joyeux, nez en l’air, l’ignorent. Une brise légère embaume l’air, odeur d’orange et de vanille, agitant les feuilles des arbres du parc. Et voici que l’un d’eux se met à parler:

« Oh! Respirer l’odeur des sassafras et des liquidambars, aller  du petit jour saluer la lumière. »*

  • Des liquidambars, maintenant. C’est quoi, ce truc!
  • Chuuuuuuuuuuuuuuuuut! lui intiment les promeneurs. Ecoutez, respirez, vivez!

Secouant la tête, le bonhomme s’éloigne, maudissant ces ignorants, leur souhaitant rhume de foin, piqûre d’insectes, grippe aviaire…laissant derrièreLiquidambar-styraciflua-foliage lui quelques glaçons fondus.

* Chateaubriand Les Natchez ; Tome I

« Renérespire l’odeur des sassafras et des liquidambars, salue la lumière de l’orient… »

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52 nuances de vert- Aux marches du printemps

 Inspirée par 52 nuances de vert, chez Valentyne et écrit pourBANIERE LES DEFIS de LA PLUME d'EVY.

Défi n° 52 thème  » Que vous inspire cette image « 

Défi n°52 Escalier vert

Aux marches du printemps

Inspirée par le soleil renaissant,

Descendre en mon jardin,

Aller cueillir le romarin.

Trois marches en souriant,

O’ le gentil  printemps!

Trouvé en descendant,

Un escalier sans fin.

Où donc était passé mon jardin?

Un jardinier mutin,

M’aurait-t-il joué farce de lutin?

Me voilà donc au soleil levant,

Les marches, trois par trois, dévalant,

Comme quand j’étais petit enfant,

Espérant trouver dans le romarin,

Ou caché dans les bouquets de thym,

L’espiègle et blanc lapin.

Pourquoi, aujourd’hui, un si long chemin?

Je n’avais plus mes jambes de gamin.

M’assoyais, me reposant un instant.

Tournoyaient mouettes et goélands.

Mille fleurs ornaient bords joliment.

Délassée, j’observais le paysage environnant.

Entraînée par mes pas impatients,

Ne l’avais point perçu auparavant.

Ma course se fit promeneur  flânant,

Un boulevard de senteurs arpentant,

Un tableau aux mille fleurs admirant,

Une musique, mes oreilles, flattant,

Venue des murmures océans.

En douceur atterrissant,

Dans mon jardin,

Verte prairie, m’y étendant.

C’était le retour du printemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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52 nuances de vert-Animal de compagnie

Inspiré des 52 nuances de vert pour le cinéma, chez Valentyne, et pour Le thème de la semaine des impromptus du 14 au 20 mars 2015

 Mettez un coup de projecteur sur l’animal de votre choix. 
Qu’il soit à poils ou à plumes, à deux, quatre ou mille pattes, à chair froide ou chaude, sauvage ou de compagnie, réel ou imaginaire, donnez-lui le premier rôle, le bon ou le mauvais. 
Vous opterez pour le style et le genre littéraire de votre choix.
Montaigne disait : « Il se trouve plus de différence de tel homme à tel homme que de tel animal à tel homme. » ; La Fontaine en a fait son œuvre…
A vous de nous conter la bête 🙂
Voici

Animal de compagnie

Micro-trottoir.

  • Bonjour. C’est pour une enquête, sur les animaux, pour « Les impromptus littéraires ». Auriez-vous une préférence, animal domestique, sauvage?
  • Moi, mon préféré c’est un crocodile.
  • Pourriez-vous m’en dire plus?
  • Au sujet de Mon crocodile vert? Y’a pas grand chose à en dire. Les mots parlent d’eux-mêmes. C’est un crocodile, il est vert.
  • Je vous remercie, monsieur. Oui, vous vouliez rajouter quelque chose?
  • Et bien, avant, j’avais un Chien vert, enfin que j’avais repeint en vert; mais il est mort empoisonné.
  • La peinture, sans doute?
  • Non, à cause de ma femme. Elle pensait que le vert porte malheur, et pour me persuader qu’elle avait raison, elle a empoisonné le chien.
  • Vous avez dû être très malheureux.
  • Oui, mais pour lui donner tort, j’ai fait semblant d’être indifférent.
  • Même pas versé une petite larme.
  • De crocodile, si bien sûr.
  • Expliquez-moi comment vous avez pu alors adopter un crocodile vert, malgré la superstition de votre femme.
  • Nous avons déménagé. Nous habitons près d’un élevage spécialisé dans les animaux de couleur, qu’ils  dressent pour le cinéma.
  • Comme La jument verte?
  • Oui, nous avons d’ailleurs assisté depuis chez nous, au dressage des chevaux pour le tournage de ce film. Ensuite, il y eut le Singe vert, Le mouton vert, Une souris verte. Ma femme s’intéressa de plus en plus, si bien qu’un jour, elle décida d’aller voir de plus prés. Craignant qu’elle ne nourrisse de noirs desseins, je la suivis. Je n’eus pas le temps de la prévenir. Elle fut happée par un crocodile, se dorant au soleil.
  • Et la superstition eut raison d’elle.
  • Le crocodile fut promptement capturé. Le propriétaire de l’élevage me fit cadeau de son corps, tout en me faisant part de ses condoléances. Je décidais de les faire empailler.
  • « Les faire empailler »? Vous n’avez parlé que d’un seul corps. Ne me dites pas que vous avez fait empailler votre femme?
  • Si, bien sûr. Je n’avais pas le choix.Elle n’est jamais ressortie des « Vertes demeures » du crocodile.

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Catégories : 52 nuances de vert, Impromptus, Jeux d'écriture | 3 Commentaires

52 nuances de vert- Le rayon vert-

Inspiré par Les 52 nuances de vert, poésie, chez Valentyne et pour Les jeudis en poésie chez Asphodèle.

 

Le rayon vert

Sur la céleste toile,

Son pinceau,

Un peintre a laissé trainer.

Trace éphémère,

D’un rayon vert.

 

 

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Catégories : 52 nuances de vert, C'EST TOUT UN POEME, les plumes d'Asphodèle | 8 Commentaires

Agenda ironique de mars 2016 en 52 nuances de vert

Inspiré du défi de Valentyne, 52 nuances de vert, un conte pour l’agenda ironique et ses nouveaux proverbes martiens..

 

Pour le meilleur et pour le citron vert

Nivoikedubleu naquit un jour de grand vent. Le ciel, d’un bleu intense, on y vit un présage. On l’enveloppa de bleu.

Il devint grand maître des bleuets. Vécut une bluette avec mademoiselle Ryjône.

La famille de Nivoikedubleu mit le holà à cette amourette; prétextant que la demoiselle n’était pas de sang bleu.

Dés lors, on le vit  errer, insouciant, en apparence, cachant aux yeux de tous ses bleus à l’âme.

Ses amis, le connaissant bien, tentèrent de le distraire; l’emmenèrent voyager en Bleu de Prusse, le firent naviguer en Bleu Outremer, lui firent découvrir les volcans de Bleu d’Auvergne.

Nivoikedubleu appréciait les efforts de ses amis, montrait un regain d’intérêt pour tous ces Bleus; mais en son for intérieur, il riait jaune. Il aurait préféré voguer sur le Fleuve Jaune, ou participer à la Croisière Jaune.

De dépit, il se fit Casque Bleu, s’habilla désormais d’un bleu de mécanicien; et offrit ses services au premier venu.

Ainsi, il devint tour à tour conducteur de taxis jaunes à New York, éleveurs de canaris dans les iles du même nom, goûteur de petit jaune pour un mandarin, vendeur de mimosa, cueilleur de citrons …et là, il découvrit le citron vert.

Il rapporta ce qui, pour lui, était un phénomène; on goûta, on trouva cela bon; on fit germer les graines; poussa à perte de vue un verger embaumé.

On dut embaucher; vinrent de tous les coins de la planète des gens. Les récoltes étaient très gaies, très colorées. Chacun y allait de sa recette.

Nivoikedubleu se fit des amis rouges, noirs, blancs; il rêvait de jaune. Cette couleur lui manquait. Il interrogea les gens. Ceux-ci en avaient bien rencontré, mais c’était loin, ou il y a longtemps.

Un beau matin, il crut rêver. Là, devant lui, auréolée des rayons pâles de l’aube, si bien qu’il crut à un mirage, se tenait Ryjône. Elle sentait bon le mimosa, ses cheveux étaient doux comme les plumes d’un canari, et ses lèvres avaient le goût d’un citron vert.

Alors, il comprit, que ces fruits n’étaient pas un hasard, mais nés de sa rencontre, lui Nivoikedubleu, elle Ryjône.

Il la fit tourbillonner dans les airs, tournant avec elle; et voilà que les gens d’en bas ne virent plus que du vert.

La famille de Nivoikedubleu fut verte de rage; voulurent  séparer les  amoureux.

C’est à ce moment-là, qu’un vent terrible souffla, tant et si bien que citrons verts et citronniers fortement secoués, les fruits tombèrent en grêle sur le père et la mère de Nivoikedubleu. Pendant ce temps nos tourtereaux, sur un nuage bleu, éclairé du jaune d’un soleil levantin, se mangeaient des yeux et des lèvres. Mains nouées, corps  fondus l’un dans l’autre, des reflets verts auréolaient l’unique silhouette.

On releva les parents, couverts de bleus,  toujours furieux, et rouges de colère. Si bien, qu’ils en devinrent violets. On eut très peur pour eux; une ambulance les emmena à l’hôpital. Ils y restèrent quelques temps. On avait diagnostiqué une jaunisse versicolore.  Nivoikedubleu leur rendait visite, accompagné de Ryjône. De même qu’ils prenaient leur mal en patience, ils finirent par s’habituer à elle.

Et puis, à quoi bon se  faire un sang d’encre; ils voyaient où ça les avaient menés. Cette petite n’était pas de sang bleu, certes, mais y  avait-il péril jaune en la demeure?

Lorsqu’ils furent complètement rétablis, le mois de mars était installé. Ils sortirent le vingt mars, journée internationale du bonheur; et sans attendre, déclarèrent officiellement leur accord à l’union de leur fils et de Ryjône, pour le meilleur et pour le citron vert.

 

 

Catégories : 52 nuances de vert, Agenda Ironique, E comme écriture | 5 Commentaires

52 nuances de vert- etcetera

Participation à 52 nuances de vert chez Valentyne et à miletune Sujet semaine 08/2016

SUJET SEMAINE 8 ETCETERA

Sandy Skoglund – clic 
LE MOT A PLACER EST : ETCETERA

52 nuances de vert-etcetera-

Il y eut d’abord La Verte.
Peau luisante, douce à la caresse.
Devint ventrue, prête à rouler.
Naquirent alors,
Le Vert, La Vertu, Le Vertueux,
Le Vertugadin,
Tous mignotant, mignonton, mignontaine,
Le Vertueux ne le resta pas très longtemps.
La Vertu mit bas.
Gambadèrent et ronronnèrent alors,
Vert Galant, Verte Ma Vallée, Vertigo.
C’est là, que nous nous aperçûmes
Que Vertugadin,
Répondait aux avances de Vert Galant,
Qu’à cela ne tienne!
Des amours de notre verdoyant Vert Galant et de notre transsexuel Vertugadin- gadine
Une portée généreuse vit le jour.
Inverti, Extraverti, Introverti, Invertébré
Crûrent, se multiplièrent,
Envers et endroit.
Vert Moussu, Vermoulu, Vertement,
Il y en eut pour tous les goûts,
Nous en firent voir de toutes les couleurs,
Des vertes et des pas mûres,
Vert de Gris, Vert de Rage, Vertige, Vert Amande, Vertèbre, Verveine, Vermine, Verdict.
Il y eut la série des Histoire Verte, Haricot Vert, Langue Verte, Verlan.
Nous eûmes un Verdeur,
Alors, celui-la! Fallait le voir à l’oeuvre!
Tant et si bien, que même nous évertuant à baptiser tous ces rejetons,
Notre mémoire divergente
Nous fit faire maintes confusions invérifiables.
Nous nous disputions sur la véritable identité de nos amis versatiles,
Jusqu’à nous insulter, nous traitant de verrat, verrue, verre à dent, verroterie, vermifuge…
Averse de mots sans vergogne.
A force de tergiverser, nous finîmes par ne plus nous parler.
D’autres créatures vinrent au monde.
Puis un jour,
Caressant l’un ou l’autre,
Ensemble ou séparé,
Nous prononçâmes le même mot: Etcetera.
Catégories : 52 nuances de vert, Jeux d'écriture, Miletune | 4 Commentaires

52 nuances de vert- Rêve for ever-

Sur une proposition de Valentyne, notre jument verte préférée, ou bien La jument Verte, notre Valentyne préférée, voici, pour la proposition du 20 février 2016

Rêve for ever

 

D’abord j’écrirai toujours rêve avec un accent circonflexe; non mais!

Oui, mais pour une défenderesse de la langue française et du beau parler, tu nous mêles (hi, hi, accent circonflexe) français, anglais sans vergogne.

La version française « Rêve pour toujours » ne convient pas à l’histoire qui suit. Ecoutes et tu vas comprendre.

Mon océan. « Quoi?  Je ne l’ai pas acheté! Il appartient à tout le monde! Je le sais qu’il n’est pas à vendre! Il s’est donné à moi! »

  • J’en ai entendu dans ma vie, des vertes et des pas mûres, mais celle-là on me l’avait jamais faite.
  • On dit amure.
  • Quoi?
  • Amure. Bâbord amure et tribord amure.
  • Amusant, mais pas convaincant.
  • Bon tu veux quoi; me faire la conversation; ou écouter mon récit.

Mon océan. Je plante le décor. Tu comprends. Mon océan, ses eaux turquoise, rouleaux et franges d’écume blanchie et nacrée, charrient mille petits riens, morceaux de verre, coquillages polis, infimes grains de l’usure millénaire.

Ma plage. »Quoi? Oui, justement, elle s’est donnée à moi! Oui, elle aussi! T’es jaloux? »

  • Non, non.
  • Mais si, je le vois. Tu ris jaune!
  • Continue.
  • Tu es sûr? Tu ne m’interromps pas avec des considérations triviales de propriété, qui, que, quoi, etc…

Ma plage. Je plante le décor. Jusque-la, tu comprends. Ma plage. Mon océan. Ses eaux irisées lèchent le sable chaud, fusionnant un instant, frissons crépitant, bulles coquines, se retirent gourmandes, va et vient incessant comme une caresse. Au loin, promesses renouvelées en ces flots si changeants, où le ciel se mire à loisir, ravi de se trouver ainsi paré, bleus infinis;   il ondule,  transparences aigues-marines,  étalant délicatement sur la plage une broderie translucide.

Mon fils. Quoi? Oui, il s’est donné à moi! Et toi, tu me crois! Si, si, tu es devenu vert! Non, mon fils, je l’ai trouvé dans une pochette surprise! Heu, non, je l’ai gagné à la loterie! Tu dis plus rien! Tu préfères écouter la suite de mon récit; plutôt que de m’entendre dire des bêtises. Je peux continuer?

Mon fils. Je plante le décor. Jusque-là, tu c…Tu as compris et tu trouves que je me répète?! Si tu te mets sans cesse en travers…quoi? Vent de travers? Ça va bien pour mon histoire? Pour le décor! Pour l’envers du décor, que je n’ai pas peint. C’est quoi ce délire? Pour me faire remarquer qu’il n’y a pas de ver…au fait tu l’écris comment ce mot? Comme je veux? Alors, si tu voulais bien m’écouter, jusqu’au bout, sans m’interrompre, et me faire des remarques vermoulues, tu l’auras voulu. Je continue?

Mon fils. Je plante le décor. jusque-là, tu comprends. Mon fils. Ma plage. Mon océan. Alanguie sur ma serviette de bain. Oui, c’est un cadeau. De quelle couleur? Celle de la mer…ou plutôt, celles de la mer, quand elle se peint camaïeu vert, alliant de fragiles bleutés, nuances émeraudes, lapis-lazuli, je ne m’en lasse pas.

Ma serviette de bain. Mon fils. Ma plage. Mon océan. Ma peau chaudement dorée du soleil marin, oui, j’ai mis de la cr… ma crème protectrice; une brise océane me frôle, l’odeur résinée des pins réjouit mon odorat. « Maman, regarde ce que j’ai trouvé! »

Gouttelettes d’eau ruisselant gaiement sur son corps robuste, cheveux emmêlés, jambes poudrées de sable fin, il me montre un coquillage? Une étoile de mer? Un jouet? Un trésor?

En tous les cas, cette chose, au bout de ses doigts, pendouille, molle et mouillée. Je me rapproche. On dirait un morceau de chiffon. Ou peut-être un bout de papier. On dirait… on dirait un message.  Ou bien…déposant délicatement la trouvaille bien à plat sur un coin propre de la serviette, mon fils me dit: « T’as vu, c’est un billet vert! »

Nom de nom, mon rêve!

Mon rêve. Petite fille, je passais mes vacances d’été au bord de ce bel océan, horizon sans limites, propice à des vagabondages illuminés, à des désirs de se projeter au delà de cette ligne scintillante, de découvrir cette Amérique qui était sûrement la-bas, en droite ligne de mon regard. L’Amérique de mon enfance, splendeurs et merveilles inconnues, qu’il n’y avait pas ici, en France, aura d’un monde enchanté, moderne, où tout était possible.

J’ai grandi. Et compris que cette Amérique-la…Juste laisser errer mes yeux, accompagnés de mon imaginaire au delà de ce splendide infini, me perdre en lui,  ne plus penser à rien, juste emplie de cette beauté, au delà de mes rêves.

  • Je suis bouleversé! Renversant! Un billet vert! Tu en as fait quoi?
  • Je suis allée à la Banque de France l’échanger contre des francs. Et mon fils les a mis dans sa tirelire.
  • Ah, bon! C’est tout!
  • Tu aurais voulu quoi?
  • Je sais pas; l’encadrer!
  • Et écrire en dessous: trouvé vers quatre heures du matin, au diable vauvert, sur la plage du Cap Vert, venue admirer le soleil vert…
  • Rayon vert…

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