Alessandro ou la guerre des chiens

Lu pour le,

4ème de COUVERTURE

Florence, novembre 1496 : la révolution intégriste, qui a provoqué la chute des Médicis, est à son apogée. Sous l’impulsion de Jérôme Savonarole, prophète et visionnaire halluciné, une véritable  » terreur blanche  » sévit en Toscane. Une théocratie catholique impitoyable dresse les pauvres contre les riches, manipule les enfants, dont elle fait des voleurs et des assassins, soulève une partie de la chrétienté contre le pape Alexandre Borgia. Le peintre Alessandro Botticelli est déchiré entre l’humanisme qui a inspiré son oeuvre et le carcan dans lequel la révolution emprisonne les artistes florentins. Hanté par le souvenir de Fiola del Lama, sa tendre amie disparue, et par la peur de l’Enfer, il cherche en vain l’apaisement. Dominicains compagnons de Savonarole ; artistes rivaux et apprentis avides de succès et de gloire… autour de Botticelli évoluent des personnages pris dans une folie collective que rien ne paraît capable d’arrêter. Bientôt, dans Florence déjà éprouvée par une épidémie de peste, l’opposition politique s’organise… Le sang ruisselle et la fumée des bûchers noircit le ciel. Alessandro, ou la Guerre des chiens est un roman d’une actualité tragique. C’est aussi l’occasion de découvrir un Botticelli méconnu dont l’oeuvre prend soudain une autre signification.

 

Mon avis

Dans la ville de Florence règnent fanatisme et intégrisme religieux; Ce qui se passa au 15ème siècle à Florence, nous le vivons, encore aujourd’hui, dans un monde « moderne ». L’épidémie de peste, prétexte à condamner la ville si florissante, et tout ce qui fait sa richesse de pensées et de culture, il n’en faut pas plus pour embrigader les pauvres et les miséreux, qui espèrent mener une révolution, apportant l’égalité et une vie meilleure et plus juste; peu importe les moyens pour y parvenir. Terreurs, assassinats, dénonciations, autodafés, cohortes d’enfants tuant, se sacrifiant pour cette République proclamée par Savonarole, qui sait si bien manipuler les foules affamées, se complaisant à la vue de ces buchers où l’on brûle la connaissance, le savoir, des chef d’oeuvre.

Botticelli va sacrifier certaines de ces oeuvres, attiré par cette république, tout en doutant de son bien-fondé. Il créera « La résurrection de Lazare » approuvé par la République, continuant dans son atelier d’autres oeuvres, qui risqueraient mettre sa vie en danger.

J’ai aimé cette histoire, et j’ai frémi aussi, en pensant que rien, aujourd’hui, n’a changé; que le fanatisme règne toujours, que les injustices, inégalités toujours criantes, en sont le terreau. Et  victimes d’une épidémie mondiale, je souhaite que les conséquences ne soient pas l’émergence d’une autre sorte de dictature.

EXTRAITS

La troisième année de la république des moines touchait à sa fin.
Aux brumes d’octobre avaient succédé les pluies glacées de novembre. La nuit, quand l’averse ne les gorgeait pas d’eau, les champs vers San Miniato et les collines du midi se couvraient de givre et le gel blanchissait les branches des arbres dénudés. Les greniers à blé se vidaient.

Le maître, qui tenait un pinceau, se retourna. Il portrait des lunettes. Une écharpe était nouée autour de son cou. Des mèches de cheveux, plus grises que blondes, sortaient en désordre de dessous son bonnet.
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