Archives annuelles : 2018

Envoûtement

Ecrit pour le 2ème sujet des propositions le 16 décembre pour les Mots de Montpellier

Tautogramme en E

 

Envoûtement

L’été s’est éloigné,

Effluves évanescentes,

L’Estérel s’endort.

Enluminures enrouées,

Élégantes érosions automnales.

Espoirs ensemencés,

Engrangés et enfouis,

Échappant

Aux effets extrêmes de l’hiver,

L’espace d’un entracte.

Ensommeillées, belles endormies

Éclosent, exquis entrelacs,

 Éternel enchantement,

Épanouissement éclatant.

Éveil des êtres, tout entiers,

Échappés des enclos embrumés,

Étreintes émues de printemps,

Enlaçons nous,

Enfin.

 

 

 

 

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La dame de Séville

Ecrit pour miletune Sujet 42/2018

Brassaï (Gyula Halász) – clic et clic

L’expression à insérer facultativement est : LA BUENA VIDA: la belle vie

 

La dame de Séville

Je couds, je pique, toute la journée.

Des envolées enjuponnées.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Coudre le flou, ma destinée,

Autre chose, avait rêvé.

Je me voyais, Sévillane adulée.

En haut de l’affiche, je dansais.

En andalouse, costumée.

 

Je taille, je coupe, toute la journée

Des dentelles enrubannées.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Un beau matin, c’était l’été,

Sur un pont, il me regardait.

A danser, m’a invitée.

Nous nous sommes bien accordés.

 

Je brode, je surfile, toute la journée

Des beaux tissus en soie brochée.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Je les habille toute la journée,

Les essayages, pas cadencés.

Mon père vint nous séparer.

Et  la danse, m’a refusée.

 

Je confectionne, en secret,

La belle robe, que  l’inconnu m’a dessinée.

Ah, quelle vie, quelle drôle de vie,

Pour une cousette de qualité.

 

Je suis cousette de qualité,

Buena vida, ne cesse mon père de répéter.

Un jour, pourtant, je lui désobéirai,

Sur le pont, retournerai.

 

 

 

 

 

 

 

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Des histoires de châteaux en Espagne et les autres…

Ecrit pour le défi du 20 décembre 2018, proposé par Passiflore

Je ne vous propose pas le mot Noël ni la couleur Or mais tout simplement le mot CHÂTEAU! Qu’évoque t-il pour vous?

Des châteaux en Espagne et les autres..

Dieu, un jour, décida,

Belles demeures en France, distribuer.

Se munit d’un grand sac,

Moult châteaux, y plaça.

Au gré des vents, deci delà, quelques uns, parsema.

Mais voici que, patatras,

Le sac craqua.

Sans doute, quelque tourelle, ou clocher pointu,

La toile déchira.

Tous les châteaux, restant à distribuer

Par la fente s’échappèrent,

Et sur le territoire périgourdin s’implantèrent.

Par ma foi, s’y complurent,

Y rester, décidant.

C’est ainsi, qu’à ce jour, en ce département,

Dordogne, nommé,

On peut mille et un châteaux.

Compter et admirer.

Qui l’eut cru, avant de l’avoir bu, le château…

Si, par un des départements voisins, passez,

Que l’on nomme Gironde,

Au détour d’un chemin,

Mention « château » lirez

Si, cette indication suivez,

Parfois ,grande, voire modeste bâtisse rencontrerez,

Ou somptueux châteaux, dénicherez.

A perte de vue, entourés,

De vignes, rangées,

A l’assaut d’un vallon, grimpant,

Une plaine vaste, sillonnant.

Un plateau, quadrillant.

En Pays Bordelais,

Parcourez

Graves, Sauternais

Côtes de Bourg, Blayais

Entre Deux Mers,

Médoc viticole.

Avec des raisins, sur le domaine, récoltés, et vinifiés,

Pour un vin, produit uniquement sur la propriété,

Quelle que soit son importance

 Plus de  neuf mille,

Ont droit de s’appeler château.

Un château peut en cacher un autre*

Venue  de son Allemagne natale,

En France, désormais habitante,

 D’une charmante bourgade,

D’y faire une balade, eut le désir.

De ses enfants, accompagnée.

Leur  attention, par un  panneau « château », fut attirée.

Sitôt, d’aller le découvrir, décidèrent.

Suivirent les indications,

Et quelle ne fut pas leur étonnement,

Devant eux se dressait

Un château d’eau.

* Anecdote vécue et racontée par ma professeure d’allemand.

Sur cette commune existe un autre château, , celui du baron Haussmann, mais propriété privée, il n’existe aucun panneau l’indiquant. La tour aperçue en arrière-plan est le sommet d’un…château d’eau.

 

Et pour bien finir cette année,  je vous souhaite un Noël enchanté avec ou sans…

À toutes et à tous,

 

 

 

 

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Un pur moment de délices

Avant, pendant, après votre petit déj. de ce lundi, et commencer la semaine en gaieté.

Bonne journée

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« Micheline, Renée, Irène, Aglaé et Mélinda… »

Ecrit pour Nouveau thème :

Prochain thème, à publier chez vous le samedi 15 décembre :

« Micheline, Renée, Irène, Aglaé et Mélinda… »

 

Il y avait eu Micheline,

Il l’avait rêvée, une nuit de pleine lune.

Épanouie, fragile en même temps que divine.

Craignant que trop vite elle ne se fane,

Il y eut Renée,

Ce matin-là, il l’avait imaginée,

Il la découvrit, à peine rosée,

Toute en splendeur immaculée,

A peine l’eut il effleurée,

Qu’elle perdit tout attrait.

Vinrent Irène, Aglaé,

A peine respirées,

Déjà oubliées.

Un parfum,  ses sens, troubla,

Avait-il atteint le nirvana,

Un instant, il douta,

Mille questions se posa,

Les attraits contempla,

Teint velouté, reflets incarnats

Attirant son regard, un sourire béat,

Frémit tout entier, la vénéra,

Passèrent les jours, point ne changea

De ses appâts ne se défit pas,

Plus vif encore, était son éclat.

Troublé, de patienter encore, décida,

Enfin, de la nommer, osa,

Et ce fut la rose Mélinda.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Agenda ironique décembre 2018

Ecrit pour l’Agenda Ironique de décembre2018, proposé par PATCHCATCH

CHIEN-MAÎTRE

Voyez que se trouble l’onde,

À la surface de l’eau, des rondes

Sont-ce les canards qui vagabondent,

Önd venus d’Islande respirer, d’ici, le grand air.

S’en frotte les mains, monsieur Cheeseburgers:

« Nom d’un créaginaire!

Des eiders !

Au pied, Molière ! »

Ainsi, part, allure guerrière,

Tenue de chasse à  l’avenant

Son chien l’accompagnant.

 » Ond, peste celui-ci, intérieurement,

Mes parents, tu as  oublié,

Suédois, étaient.

Et de ce nom, Molière, m’a affublé.

Jamais de ma vie, canards, encore moins eiders,

N’ait chassé. »

Ainsi, dans le rôle qu’on veut lui faire jouer,

Notre Dansk Svensk Gardshund,  chien ratier

Ne se complait.

Mais voici, dans une tourbière,

Tombe notre chasseur d’eiders.

 » Molière ! hargneusement, hurle-t-il

Ça t’amuse de faire l’indocile !

Pour une fois, rends-toi utile. »

Molière jubile,

De ce spectacle, se délecte.

 » Mon maitre, vous voilà bien mignon

En cette fâcheuse position.

Je ne sais, si je dois en rire,

Ou vous secourir,

Si vous saviez, comme je n’en ai point le désir.

M’avez acheté, sans tenir compte de mes soupirs,

Moi, chien berger,

Comme un vulgaire minet,

M’avez employé.

Soit, patientez. »

Tout ceci, en suédois, pensé,

Que la narratrice, sachant votre temps compté,

Car autres textes avez à lire,

Ne va point vous traduire.

Et fermer la parenthèse. De l’aventure,

Ayant laissé  en  méchante posture,

Ce chasseur, qui ferait bien pire  figure,

S’il savait  que son chien n’en a cure.

Or, voici que le temps de cet aparté,

Un vent dArctique venu, s’est levé.

Du fond de son fossé, supplie notre infortuné:

 » Je te promets, ta place de chien rendrais,

Comme il se doit,

Oh’ mon berger mirifique, et suédois,

Je t’en supplie, de là, sors moi

Il y fait trop froid. »

« Mergnifique, songe, rieur

Molière, en son for intérieur.

Un peu encore,

Laissons-le prendre leçon en l’étude

De cette malfaisante insolitude,

Cela n’étant pas dans  ses habitudes,

Écouter conseil,

De ses pareils.

Plutôt à eux,préférer  leur tirer  l’oreille.

Marinez, mon maitre,

Et  que je ne vous envoie paitre,

Ou décide, sur le champ, de disparaitre,

Sachez vous en satisfaire.

Comme nullement, avec moi,  n’hésitâtes à le faire.

Mais, sans doute,  moins mauvais,

Que vous, suis-je, et d’une affreuse fin, à vous sauver,

Vais-je me dévouer…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mary à tout prix !

Ecrit pour miletune Sujet 41/2018

René Julien – clic et clic(image Mil et une – Beaune)

Le mot à insérer facultativement est : MAIRIE

 Mary à tout prix !

  • Mary ?
  • Tu ne veux plus  qu’on se marie à l’église ?
  • Mary ? Je ne comprends pas
  • John, tu le fais exprès! Je sais que tu ne voulais pas te marier à l’église; mais ma famille…
  • Okay! C’est Okay, Mary.
  • Oui, John, et église après.
  • Oh! Yes, Mary, après, église!
  • Non John ! En France, église après mairie.
  • Yes ! Mary  devant église. Je veux.
  • Oh, John, I love you !
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Une bouffée de fraicheur

BONNE SEMAINE

 

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NEZ EN L’AIR

Ecrit pour Les Mots de Montpellier,

Atelier 15-2018,

Un lipogramme sans u

NEZ EN L’AIR

Dans le ciel, flottent brins de coton

S’étirent, se gonflent,

Nostalgies infinies et  célestes.

Nez en l’air,  des croisières, j’imagine.

Balancée, gondole improvisée,

Deci-delà, transportée,

En silence, glisse, délicate.

A mon doigt s’accroche l’étoile passagère,

Scintille, éphémère

Éclair doré, volage,

S’éclipse bientôt.

Nez en l’air, je m’endors,

Apaisée, l’esprit libre,

 Dans des contrées, vagabondant,

Rien ne vient m’y déranger.

 

 

 

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Souvenirs desséchés

Écrit pour les impromptus Semaines du 26 novembre au 9 décembre 2018 – Le chemin de l’école

Était-ce du fait du poids du Larousse dans le cartable, Andiamo dans un commentaire écrivait il y a peu : « le chemin de l’école était interminable ».
Nous avons choisi de parler de ce chemin de l’école, réel ou symbolique, vécu ou imaginaire.

 

Souvenirs desséchés

Café au lait avalé,

Au-revoir à mes poupées.

Elles en avaient de la chance,

Pas d’angoisse de ne pas bien savoir leurs leçons.

De réussir les divisions,

Toujours bien habillées, le sourire aux lèvres,

Elles ne se saliraient pas pendant la récré,

Pas de taches sur le cahier, ni d’accrocs au tablier.

Réprimandes et punitions,

Privée de récréation.

Vite, vite, les retrouver le soir.

Oublier les mauvais moments,

Raconter, entre copines, instants privilégiés,

Confidences et secrets,

Du lourd fardeau de la journée se débarrasser,

Enfin jouer.

 

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