A l’Elbe, rien de nouveau.

A l’instar de Glomérule Néphron, de Carnets Paresseux, je me suis penchée sur ces rimes orphelines

A l’Elbe, rien de nouveau.

Hostile et inhospitalier monde d’aujourd’hui,

voilà encore, et jusqu’à ce jour, je l’ignorais,

victimes innocentes de notre franc parler.

Comment ne pas s’intéresser au sort, si singulier,

de mots portés, que dis-je, transportés,

tout au long de temps immémoriaux,

tout du moins, depuis qu’homo sapiens,

tutti quanta usent de la langue, orale, écrite, et j’en oublie…

Ils seraient donc pluriels, au nombre de dix neuf,

mais seuls en leur genre,

privés, que dis-je, défendus de rimer.

A ce jour, un Paresseux, ce dogme,

le bousculer a expérimenté,

en ses Carnets,notant, de chacun des orphelins, scrupuleusement,

toute ressemblance physique, avec Pierre, Paul ou Jacques.

A l’instar de notre Dodo inspiré, je me suis lancée

dans une morpho-sciento-pseudo recherche.

Babebine inspirée,

avec orpheline rime.

Ainsi  déterrais-je un bulbe,

d’un intéressant galbe,

et ce mot gravé: Elbe.

Sitôt je traçais un cercle,

définissant cet endroit, pour que j’y sarcle,

le diamètre, décomptant  une verste,

en long, en large, et en traverste.

Echauffant mes muscles,

sitôt le matin, enduits de camphre,

j’aperçus une gracieuse nymphe, Euphre*.

Cette dernière, se tenait au sommet d’un tertre,

accompagnée d’une martre,

que d’abord je pris pour un monstre.

Devant mon air frustre,

elle m’invita d’une voix simple,

le geste ample,

de m’approcher, gardant une distance humble.

L’animal, démarche amble,

me flaira, reconnut en moi le clephte,

me lécha de sa langue sans aphtes,

avant d’aller se rouler dans un champ de sanves.

Euphre, parfumée à la guimauve,

Me tendit sa main, moi, tout mièvre,

ne me sentit plus pauvre.

Elle m’ensorcela,

divine

et puis voilà,

j’en oubliais mes babebines…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Plus exactement Euphraise, car née dans un champ d’Euphraises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Catégories : ORPHELINES | Étiquettes : , | 9 Commentaires

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9 réflexions sur “A l’Elbe, rien de nouveau.

  1. super ! quelle imagination ferutile ! J’M

  2. je n’ai pas compris grand chose, ma foi j’avoue, mais j’admire l’exercice.

  3. J’adore. Les rimes orphelines ont une famille maintenant 🙂

  4. Si orpheline rime quand même avec vaseline, il n’en va pas de même effectivement pour belge, dont je suis, et qui vous dit bravelge !

  5. J’ai vu que tu avais mis un raccourci sur chachachire pointant vers prose pipe etc, avec glomérule néphron entre parenthèses. chachachire n’est pas glomérule néphron, puisque c’est moi. 🙂 CQFD

  6. Pingback: Persanve (Dictionnaire des orpherimes) | Carnets Paresseux

  7. Pingback: Le petit dictionnaire des orpherimes illustré-es | Carnets Paresseux

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