Burano upon Thames

© Leiloona

Burano upon Thames

Ici, femmes de rugbymen,

Après moult embarrassants quiproquos,

Se réunirent,

Afin que plus jamais ne se reproduise,

La terrible nuit,  ci dessous, relatée.

  • John, votre barbe, qu’en avez-vous fait ? Rupert, vous, dans mon lit! Oh, my god! « Allo, Jenny, aurais-tu vu John? »
  • « Non, je ne l’ai pas, Barbara, par contre, oh, my god! Sur mon oreiller, j’ai aperçu une moustache. Oliver est imberbe, n’est-ce pas! »
  • « C’était Albert! »
  • « Oui, c’était, Barbara
  • « Mais alors, que fais-je de Rupert? Dois-je le dire à sa femme? Je suis en gênante situation. Il est couché entre mes draps.  Ne raccroche pas. On sonne à la porte. »
  • Hello, Mary, que veux tu? Ai-je vu Georges? Non, je ne l’ai pas. Ton mari, aussi, a disparu? N…non, le mien est là. Rentré bien tard, comme d’habitude…Que dis tu?L’homme qui se promène à poil chez moi,  mon mari n’est pas? Où était ma tête? J’avais oublié, Rupert a passé la nuit chez nous, pour ne pas réveiller Margaret qui attend un bébé. Margaret, qu’y a-t-il? Les contractions! Oh, my god! Et Rupert! Il n’est pas avec vous? Bien sûr, j’allais oublier; il a dormi dans mon l…, ici. Rupert, ta femme est en train d’ac…de perdre les eaux!

« Allo, Jenny, tu es toujours là? Margaret perd les eaux. Rupert est nu dans ma cuisine. Mary cherche Georges. Attends, ne raccroche pas. -« Comment, Mary? Mon mari a couché av…chez toi! C’est maintenant que tu me le dis! Comment! Je n’avais qu’à pas te mentir! Imagine un peu, cette gênante situation! N’est-elle pas?  » Tu as tout entendu, Jenny! J’ai une idée. Viens chez moi, avec Albert, oui, bien sûr. Oliver? Non, pas de nouvelles. Chez toi, avec mon mari! Mary, tu ne pouvais pas le dire plus tôt. Jenny, je l’ai retrouvé. Chez Mary. Non, je suis chez moi. C’est elle qui cherche Georges, chez moi. Enfin, j’ai retrouvé John, chez elle; et toi aussi. A tout de suite. »

Ainsi, à l’instar des femmes de pêcheurs,

De la  vénitienne île,

Elles convinrent,

Cette situation, ne pouvant perdurer, n’est-t-elle pas,

De peindre en différentes couleurs,

Les trop identiques façades  de leur home.

Afin, qu’après des bien arrosées sportives rencontres

Leurs chers maris,

Plus jamais les maisons ne confondent.

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Catégories : Bricabook | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Burano upon Thames

  1. Quelle cocasserie, j’ai adoré. J’y ai retrouvé un peu d’absurde tel que Ionesco savait si bien le faire.

  2. Toi et le mexicain jaune avez puisé votre inspiration à la même source et toi aussi tu y as mis beaucoup d’humour. Ton texte est très amusant et j’aime ta référence à Burano que j’adore.

  3. Ah marrant, ton texte ressemble à celui du mexicain jaune ! Va voir, tu comprendras ! 😀

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