L’Arche de Noé

Ecrit pour le JEU 21 : A la façon de proposé par laLICORNE
En ce mois de septembre, nous délaisserons un peu l’alphabet: je vous demanderai cette fois un petit exercice de style
Il s’agira de raconter une histoire bien connue de tous »à la façon de »…
Le thème imposé sera: L’Arche de Noé
Vous avez toute latitude pour choisir l’auteur ou le poète que vous avez envie d’imiter…ainsi que le point de vue sous lequel vous souhaitez traiter le sujet…Ce peut être un texte historique, un délire plein d’humour…un documentaire animalier…ou un drame…Pour éviter toute surcharge de l’embarcation… la longueur du texte sera limitée à 1000 mots.
Je me suis essayé à la façon de Corneille.
Je devais déménager
La grande maison familiale,
Depuis des générations, habitée.
De la cave jusqu’au grenier,
Tout trier, classer.
Je découvrais,
Un parchemin, un tant soit peu malmené,
Que je parvins à déchiffrer.
Voici ce que je lus:
Chargé de menaces, sur nous le ciel s’avançait,
Et de son courroux n’allait point nous épargner.
Nous embarquâmes cinq cents; la nef remplie à ras.
Nous arrivâmes trois mille sur le Mont Ararat.
Tant de monde, soudain, quel était ce miracle?
Les moindres recoins avaient servi d’habitacle.
Autant, n’en avais pensé avoir recueilli.
Par de stupéfiantes images, fus assailli.
Les animaux, par paire, étaient montés.
Et voilà que trios, ils descendaient.
De ce mystère, j’en tirais supposées conclusions.
Durant la traversée,  nombreuses copulations,
De jour comme de nuit, avaient dû s’accomplir.
Aujourd’hui, je contemplais les fruits de ces désirs.
Par précaution, j’inscrivis les nouveaux venus.
A l’origine,  chat ne fait pas  chien, cela est  connu.
Volontaire stratagème de la nature,
Habilement, se chargeant de cette sinécure,
Evitant  fatales consanguinités,
Et trop conséquentes difformités.
Ainsi, caracolant, poneys d’Australie,
Côtoyaient cochons d’Inde, chiens de prairie.
La grue du Canada, prenant son envol,
Aussitôt ses pattes posées sur le nouveau sol.
Suivaient promptement un léopard des neiges,
Un chevalier solitaire, arborant grand plumage,
Accompagnés d’un tigre de Sibérie,
Sitôt, d’un fier berger allemand, suivi.
Des cales ventrues de l’arche, ininterrompu,
Un flux  d’êtres vivants, inédits et incongrus,
Livrait curieuses variétés  animales.
L’affaire, pardi, s’avérait peu banale.
S’il fallait encore que j’en fusse convaincu,
Par ma foi, notais-je un canard branchu,
Un urubu à tête rouge, une veuve noire,
Un gorfou sauteur, un guillemot à miroir,
Un courlis corlieu, un ratufa indica,
Un trombidion soyeux et un caracara.
Le jour avait accompli sa révolution,
Puis plusieurs s’étaient écoulées en succession,
D’autres créatures en nombre,  apparaissaient,
Nos hôtes, leur temps migratoire, avaient bien usé
Vaillamment, chacun se mettant sitôt en chemin,
Par delà les monts et les plaines, vers  leur destin.
Voici, que du dernier, le patronyme inscrivis.
Il me dit s’appeler diable de Tasmanie.
Devais-je y voir, céans, mauvais présage?
 Je n’ai pu lire la suite de ce récit, les pages semblant avoir été déchiquetées.
 



 

 

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