Corvée de pluche

En scrutant le calendrier d’avril, j’ai noté comme dates remarquables :
le 1er avril, Pâques et la fête de Marc le 25 avril. Par ailleurs, selon Ovide, le mois d’avril, qui fait suite à Mars (mois et dieu de la guerre), est dédié à Vénus. C’est donc le mois de l’amour; cependant, il ne faut pas se découvrir d’un fil.
Je ne vais infliger à personne un concours de blagues du 1er avril et on ne va pas faire de chasse aux oeufs ni parler chiffons. Reste la fête et le mois de l’amour, la fête à nos amours, peut-être… Mais cela vous inspirera-t-il? Ne suis-je pas en train de me fourvoyer dans un quiproquo?
Et pourquoi pas? Donc le thème sera :
_________________
le quiproquo
_________________

Le règlement du jeu-concours:
1 – un texte
Où il est question du « quiproquo ». Pas de forme imposée : journal, comptine, conte, fait-divers, lettre, poème, dialogue… Tout est bon ! On peut l’illustrer avec une image. On peut ajouter un épilogue ou un prologue.
2 – de la concision :
Le texte ne dépassera pas 800 mots
3 – du calendrier :
Le texte doit être publié avant vendredi 17 avril à 18 heures, ce qui laisse donc deux semaines pour écrire et publier le texte. Merci de déposer les liens vers vos textes ici, dans les commentaires.
Le vote commencera le lendemain, samedi 18 avril, dès que j’aurai compilé les liens dans un nouvel article et mis en place la machine à voter.
Le scrutin sera clos le samedi 25 avril, à 18 heures.
Les résultats seront proclamés le lendemain.

Corvée de pluche

– Bonjour madame. Il fait beau aujourd’hui. Madame a quelque chose de particulier à me faire faire ?
– Oui, Jeannette, nous avons du monde à dîner ce soir. Vous éplucherez les pommes de terre. Je préparerai un gratin dauphinois.
– Bien, madame. Bonne journée, madame.
– Merci Jeannette ; vous aussi.
– Madame ne m’a pas dit la quantité à préparer.
– La quantité ? C’est écrit sur le mot que je vous ai laissé. Je pensais être partie avant que vous n’arriviez. Pas beaucoup, nous serons six.
………………………………………………………………………………………………………………………………………………
– Pas beaucoup?. Elle se rend pas compte, ou quoi ? Je sais pas si j’aurais le temps de faire mon ménage. En plus c’est le jour du repassage. Bon, traînes pas Jeannette. Pour sûr, t’as pas de temps à perdre. Je m’allume la radio. Il y a un super feuilleton qui commence. « Les amours de Vénus ». Vénus comme ma petite fille. J’espère qu’elle fera autre chose que moi, comme métier. Enfin, comme dit Jean Pierre « Ya pas de sot métier, ya que les imbéciles pour penser cela. » Il est gentil Jean Pierre. Ah, si on s’était mariés! Il était si attentionné, si prévenant avec moi, que j’en étais toute retournée ; tu étais amoureuse de lui, Jeannette, dis pas le contraire ! Tu croyais aussi que c’était réciproque, et le jour où tu as compris qu’il t’aimait bien, mais qu’il venait pour ton frère… Le Gastounet, il était aux anges, chaque fois, et les parents…alors quand ils ont appris ça ! Un silence et en plus des airs de reproche qu’ils m’adressaient…comme si c’était de ma faute ! J’te jure.
Y va manquer des patates. Mais c’est qui ses invités ? Des ogres, ou quoi ?
Je savais bien. Yen a pas assez. Bon je lui laisse un mot pour lui expliquer.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
– Mais qu’est-ce qu’elle a fait ? C’est quoi, ça. « Madame, j’ai épluché toutes les pommes de terre en réserve. Je les ai comptées. Ça fait cinquante trois, exactement. J’espère que cela ira, même s’il n’y en pas 99, comme c’est écrit sur le papier. »
– 99 pommes de terre ; c’est du délire ! J’ai jamais écrit ça. Où il est ce mot ? 99 patates. Elle nous prend pour des ogres ? Voilà : « Bonjour Jeannette, pour ce soir épuchez qq pommes de terre. Merci. Bonne journée. » Je ne comprends pas.
………………………………………………………………………………………………………………………………………………
– Jeannette, qu’est-ce qui vous a pris d’éplucher toutes ces pommes de terre, hier ?
– Madame en a eu suffisamment, alors ?
– Mais Jeannette je ne vous en ai pas demandé 53, encore moins 99. Vous vous rendez compte de ce que cela fait ? Six personnes, nous étions six, hier soir. J’ai partagé le surplus avec eux , les voisins, mes collègues.
– Pourtant c’est bien ce que vous avez écrit. Regardez, là : c’est bien écrit 99. Vous le lisez comme moi.
– Mais non Jeannette, ce ne sont pas des chiffres, mais  q,  q, c’est une abréviation pour quelques.
– Au moins, avec vous, j’en apprends tous les jours. Euh, vous m’avez gardé des pommes de terre à moi aussi ?

– Quelques unes, bien sûr.

 

 

 

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Catégories : Agenda Ironique, Jeux d'écriture | 10 Commentaires

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10 réflexions sur “Corvée de pluche

  1. Marlaguette

    Sourire 🙂

  2. Ton quiproquo de pommes de terre est très amusant. Il y en a même deux pour le prix d’un : je pense aux visites reçues par Gastounet et que tu pensais t’être destinées… 😉

  3. Pingback: Concours agenda ironique d’avril : le quiproquo | Au jardin de Mo et Marc

  4. Joli ! Et ça donne la patate !

  5. Quelle frite ! Non sans rire, j’aime beaucoup ton texte ! 😉

  6. laurence délis

    Une corvée de pluche fort réjouissante pour le lecteur ! 🙂

  7. Pingback: Concours agenda ironique d’avril (le quiproquo) : les votes | Au jardin de Mo et Marc

  8. ha ces maitres qui croient qu’on doive abrèger ce qui n’est déjà que trop bref… le temps passé à parler avec leur semblable.

  9. Ah ces abréviations, sources d’incompréhensions 🙂
    Bisessss Jacou 🙂

  10. Un quiproquo qui a la patate !!

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