Au sud, l’ Incognito

Le 14 avril 2015, j’envoyais une carte postale d’ENVERS à TUDINESCESOIR.

  J’ y raconte d’étranges  manières de se déplacer, voir la vie la tête en bas…réfléchir à des mots totalement inutiles, lorsque l’on est en vacances…

…et voici que « tudinescesoir », nous demande  un texte sur le voyage de type rapport d’ethnologue/ ou de scientifique, bien sûr dans un autre style, avec d’autres mots imposés, tels que paisible / représentatif / effrayant / rabattre, et surtout, ce voyage ne doit se passer ni dans le pays précédent, ni sur le même continent. J’allais oublier, et citer un objet parmi les 10 indispensables, à emporter dans un voyage!

Bon, pour le continent, étant donné que mon voyage en Envers, s’est fait à l’insu de mon plein gré, déboussolement garanti, étais-je à l’est, au nord, à l’ouest, au sud. Un reste de raison me fait pencher pour l’ouest.

Scientifique, moi, je ne l’ai jamais été. Ce sera une première. Si j’optais pour le sud, ses oliviers multicentenaires, sa sardine grillée qui sent bon le thym et la farigoulette, que l’huile d’olive, elle sert à fabriquer un savon, patin couffin, que quand tu te laves avec, tu te sens tellement bien, que tu te laverais toute la journée. Et puis après, se mettre un brin de lavande derrière l’oreille, que tu sens tellement bon, que même les roses à la  mamée, elles en tournent jalouses.

Les cigales, qué cigale, qu’elles osent demander les fourmis, qu’elles passent leur temps à faire des trous dans la garrigue, et des monticules que quand, toi, tellement le nez en l’air, que tu fous le pied dedans et qu’elles te piquent, pire qu’un serpent, les garces. C’est effrayant comme ces sales bêtes s’y entendent pour gâcher une paisible journée.

Alors que les cigales, bonne mère, ça te chante le soleil, avec des mots dorés, tu sais, dorés comme le sable chaud, qu’on n’a plus qu’à se laisser porter. Et le matin, tu viens juste de rabattre les persiennes, pour pas que la chaleur, elle t’ensuque de trop, tu te refais le film de la veille, le jeu de hier au soir, à la fraîche, représentatif pour les touristes des coutumes de ton pays, sauf que ce qu’ils ne savent pas, c’est que toi, tu préfères y jouer assis sur une chaise.

Tiens, le vent s’est levé, tu t’en aperçois, rien qu’il s’amuse à rabattre les volets mal accrochés de la voisine. Alors là, tout s’envole, le vent, il a tellement de force, que même les cadenas ils s’ouvrent; le vent, il a pas besoin de code, pour ça; té, il est bien trop fort. C’est qui cette folle dans la rue; elle voit pas qu’elle y arrivera pas à l’attraper son foulard.

 » Madame, ho, c’est pas la peine de vous escagasser comme ça; quand le vent, il s’arrêtera, votre foulard, peuchère, il s’arrêtera aussi. »

« Mais je ne cours pas après un foulard, monsieur, c’est mon coussin gonflable qui s’est envolé. »

 » Un d’envolé, dix de retrouvés. »

« Mais vous ne comprenez pas, monsieur, ce n’est pas un vulgaire coussin, c’est un coussin en U. » Et la voilà partie comme une folle à la chasse au coussin en U

Coussin en U, qu’es aco? Je connais les coussins ronds, carrés, les coussins de belle-mère, mais en U? Je vais pas me compliquer la vie plus que ça. Demain est un autre jour.

Voilà, chers confrères ce que j’ai pu constater dans ce sud inconnu; j’avais envie de connaître le pays d’ origine de ma famille paternelle; il n’y a pas très longtemps,  j’ ai retrouvé une carte dessinée par mon arrière grand père, originaire de ce pays l’INCOGNITO. C’est pourquoi,  submergé par les émotions, vous me pardonnerez ce récit qui n’a pas grand chose à voir avec un rapport de voyage  scientifique, ou ethnologique.

J’ai glissé quelques objets utiles, apportés là par le vent: cadenas à code, foulard, *coussin gonflable en U.

*Mes collègues, heu, mes amis ethnologues et scientifiques m’ont fait part de leur ignorance, quand à ce coussin gonflable en U.

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Catégories : Jeux d'écriture | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Au sud, l’ Incognito

  1. Trop drôle 😉
    Moi je connais les coussins de Lyon, miam trop bon. La lavande, hmmm quel plaisir pour le nez. Quant aux fourmis moi je les aime depuis que j’ai lu le livre de Werber 🙂

  2. Pingback: Aller retour d’écho | Les mots autographes

  3. Pingback: No Problem | Les mots autographes

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