MA VIE en OEUVRES

Avant de continuer sur Jacqueline dans tous ses états, je consacre un peu de temps à ma vie du jour d’ aujourdhui…

576439-les-vignobles-de-girondeRevenus enfin en Gironde;  venant juste de prendre ma retraite, les débuts furent un peu difficiles. Cela faisait une trentaine d’année que nous étions partis; ayant peu de famille, les connaissances, collègues de travail, les relations espacées avaient fini par ne plus exister. Pour autant, je ne regrettais pas de ne plus travailler. Juste, ce sentiment de non-appartenance, de non-partage de cette vie  active, où des relations s’instaurent de par un même statut social.

Cette situation ne s’éternisa pas. Je donnais mes livres de pédagogie à l’école maternelle de mon quartier; proposant mes services sous forme d’accompagnement à des sorties. Mon offre fut aussitôt transformée; je serai bénévole pour les séances en piscine des enfants la grande section. Je dus passer l’agrément premier degré. Cela me fit sourire; instit, personne ne s’était inquiété de savoir, si oui ou non, je savais nager, pour les séances natation avec mes élèves.

Banque Alimentaire de la Gironde s’ajouta à mon bénévolat; puis Resto du coeur de Pessac. Le centre social de l’Alouette m’ouvrit ses portes, pour des ateliers cuisine, couture, et surtout, animé par Cécile Layer ,un atelier chant, Courants d’air,  qui hélas dura seulement deux ans. Et puis, et c’était cela qui m’avait fait adhérer à l’Espace Social et d’Animation  Du Haut Livrac, l’atelier théâtre Linoléum.

ecfb4bf2c6« C’est l’été », fête du centre; chaque atelier présente un spectacle. Celui de l’atelier théâtre adulte, me séduit.Je m’inscris. Première séance, prise de trouille, j’ y allais à reculons; avant la retraite, j’avais pensé à nombre d’activités; pour une personne timide, coincée comme moi, le théâtre ne m’avait jamais effleuré l’esprit.

Depuis, je n’ai jamais arrêté.

Cela a commencé par « A l’auberge du Peugue ». Théâtre d’improvisation, animé par Cécile

A l’époque, j’avais voulu dire mon enthousiasme, mes réflexions.

Les apprentis saltimbanques

 Voilà, ils sont tous là. Roger dit Ernest-Antoine, Ludivine, Louise, Roger, Bernadette, Joséphine, Elvire, Marie-Joconde, Jeanne.

Qui sont-ils ? Employés, prothésiste dentaire, emploi-jeune, CES, militant cégétiste, retraitée de l’Education Nationale, étudiante, travailleur social, jeune paumée, assistante maternelle.

Pourquoi sont ils là ? Pour le plaisir du jeu, pour le théâtre, pour devenir acteur, pour échanger, rencontrer et accepter les autres, pour s’exprimer autrement, pour dire leurs peurs, peines, joies, envies, préoccupations ?

Pour se surpasser, gagner un pari envers eux-mêmes ?

Pour combattre leurs inhibitions, lutter contre une part d’eux-mêmes qu’ils n’aiment pas ?

Pour gagner enfin une meilleure estime de soi ? Cette estime remise sans cesse en question par une éducation du doute, par des jugements comparatifs et montrant en exemple des soi-disant « héros », par des tentatives de moralisation, d’obligation « de rentrer dans un  moule  moral » et « bourgeoisisant ».

Cécile arrive, jeune, vive chaleureuse, encourageante, enthousiaste, pleine d’humour, clown parfois, entraînante.

Et tout se met en place : la vie de tous les jours, les déceptions, soucis multiples s’envolent pendant que nous jouons, improvisons, souffrons, rions partageons.

Jamais nous ne sommes en compétition, nous nous aimons, nous nous acceptons, nous nous soutenons, encourageons, nous sommes une famille.

Quand cela se termine, et qu’il faut remettre notre habit de tous les jours, même si la réa   lité est toujours présente, les difficultés sont plus légères à affronter, il devient plus facile de faire face aux angoisses, et les solutions aux problèmes paraissent plus simples à mettre en place.

Nous sommes plus résolus, plus énergiques. Nous nous sentons plus légers, plus ouverts, soulagés d’un poids, ayant envie et, se sentant le pouvoir d’aimer la terre entière.

Marie-Joconde

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Marie-Joconde, premier personnage, marchande de fleurs ambulante, amoureuse du patron de cette auberge, où rien ne va plus, du cuisinier, réparant sa mobylette près des fourneaux, à la serveuse, comédienne ratée…

Il y eut Momo, engagé dans une compétition, opposant deux équipes, devant illustrer quelques expressions familières.

En voici quelques-unes:  Avoir le moral dans les chaussettes- Ne pas être dans son assiette- Se regarder le nombril- Passer du coq à l’âne- Être malade comme un chien…, le public étant convié à voter pour les meilleurs…

Il y eut Pamela, -Jeannine-pour Le Trou de France. Grand-mère nymphomane, prise avec six autres automobilistes dans un embouteillage, causé par le passage du Tour de France.

DSCN1326pamela trou de france

Ce spectacle, intergénérationnel, nous l’avons joué plusieurs fois; au Festival des Arts de la rue à Carcans, en ouverture de la saison culturelle de la ville de Pessac. Que des bons souvenirs…

IMG_4943« Dans les bois, il y a », joué en nocturne, folle aventure, à IMG_4947plusieurs tableaux de ce qui peut se passer dans un bois. Cela allait de la promeneuse au besoin pressant, en passant par deux amoureux derrière un buisson, une décharge sauvage, enterrement d’un cadavre, rencontre des sept nains…Instants inoubliables…

Photo 195L’institut Grunderche, ses soins autant surprenants qu’inattendus; Photo 196Vera Kitchoukrout, sans papier, exploitée par madame Grunderche, faisant test-diagnostic- boule de cristal, icônes, réflexions slaves-couronné de conseils de soins, assortis d’une facture aussi  exorbitante que fantaisiste. D’autres surprises attendaient les soignés.

Cécile arrêtait cette année-là son intervention dans l’atelier théâtre.

La compagnie BougrelasCécile Maurice, dans Les Fillharmonic von strasse. Un des nombreux spectacles de la Compagnie Bougrelas, celui que je préfère.

ecrit ECRITURE hiéro

Un bonheur, n’arrivant jamais seul, enfin je trouvais un atelier d’écriture, à l’époque, il s’appelait » Pré textes », riche d’échanges, d’écoutes, de poésies, découverte d’auteurs, de lieux différents d’écriture. J’appris, dans un jardin, au cours de la « Journée de l’éphémère » à écrire des haïkus.

Eclaboussures

Les enfants dans la piscine

Vie

Je connus et admirais« Les Sourires et les Baisers d’Odile ».

« Les Sourires et les Baisers d’Odile Colcombet évoquent l’idée de précarité du plaisir. Chacun de ses Baisers ou de ses sourires montre juste ce moment furtif mais intense, cet instant émouvant, voire pathétique tant il est par nature éphémère.

BAISER d'ODILE

Le support très fin, par sa singulière fragilité, accentue encore l’émotion de l’instant attrapé au vol……L’effet flou produit par la matière fluide évoque autant les troubles ou les frissons étouffés qu’un état de sérénité ou de félicité éthérées.

La couleur, lumineuse, douce et moelleuse est travaillée tout en transparence…

Ces images toutes simples, fantasmes de tendresse et d’amour… »

G.ROY

AUTRE bAISER

Ils me donnèrent envie d’écrire

Je participais à des ateliers ponctuels.

Pour Le Printemps de l’Ecriture, il y en eut un à la médiathèque Jacques Ellul de Pessac. Sujet l’INTERDIT;

Atelier multimédia, cela me permit de me familiariser avec l’usage et la complexité de l’outil informatique;

Les dix séances, animées par  Michel Ducom, un des créateurs du GFEN.

Occasion de rencontres d’échanges. Journaliste au chômage,  animateur d’une radio, future animatrice d’ateliers d’écriture, conteuse, étudiante en philo, employé Cofinoga, retraité, institutrice…

Autre atelier à la médiathèque, animé par une journaliste.

Thème: l’EAU

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